FBF : le comité transitoire a (enfin) tenu une réunion  

Installé depuis décembre dernier, le comité transitoire de la fédération béninoise a enfin tenu sa première réunion travail aujourd’hui au siège de la fédération béninoise de football. Prévu pour le mercredi dernier c’est finalement ce jour que la séance s’est tenue en présence de tous les membres. Une première. A l’ordre du jour, sous la houlette du président Moucharafou Anjorin les questions relatives à la reprise des compétitions locales ont été  notamment abordées. Un quatuor  composé de Victorien Atolou , Jonas Gbian , Bruno Didavi et le président du comité exécutif lui-même est chargé d’établir la feuille de route.

 

FBF : les premiers pas réussis de la transition

La FBF a tenu un congrès extraordinaire ce matin au siège de l’institution à Porto-Novo , les différents points à l’ordre du jour ont été ratifié. Faisons le point.

Suite à la signature du protocole d’accord pour la transition le 23 décembre dernier, le bureau exécutif de la fédération béninoise de football a convoqué une assemblée générale ordinaire afin de statuer par rapport aux différentes modifications annoncées pour la bonne marche de la transition.

Les  30 délégués présents se sont prononcés sur trois grosses décisions et elles sont toutes passées avec succès. D’abord la cooptation des six nouveaux membres du comité exécutif a été approuvée à l’unanimité. Ainsi, Valère Glèlè , Athanse Boco , Jonas Gbian, Victorien Attolou , Augustin Ahounavoebla et  Sylvain Lawson intègre le bureau en tant que membre. Le bureau de la FBF est désormais composé d’un président, six  vice-présidents et quatorze membres.

Ensuite le retour des clubs qui avait boycottés les championnats depuis 2009 a été aussi approuvé. Ces clubs réintègrent les différentes divisions au même niveau de compétition où ils étaient.

Enfin, la révision des textes de la FBF a été aussi autorisée par les délégués.

Quant à la réaction Fifa, le président Moucharafou Anjorin s’est montré très serein « La Fifa ne peut pas dire non à ce que nous allons faire ici si elle le faisait on dirait qu’elle fait de l’ingérence aussi »

Les principales décisions sont  donc passées comme une lettre à la poste, maintenant place au travail de fond.

Géraud Viwami

FBF : un bureau de transition pour 18 mois !

Les « clans » en conflit dans la crise du football au Bénin ont tenu hier une rencontre à la présidence de la république. Un conclave qui avait pour but principale de trouver les solutions de réconciliation avant la relance des compétitions locales.  Selon nos informations, au bout des discussions il a été décidé la mise en place d’un bureau de consensus pour les dix-huit prochains mois. En plus des quinze membres actuels du comité exécutif, les « clans »  de l’ancien président de la FBF Augustin Ahouanvoebla, du mécène Sébastien Ajavon , du président Valère Glélè et Francis Gbian fourniront six  représentants qui porteront le bureau à vingt-et-un  membres.  Ce dernier bureau sera chargé pendant la période transitoire de travailler sur de nouveaux textes pour le football béninois. L’acte officiel de cette décision devrait être signé ce jour même au palais de la Marina en présence du président de la république Patrice Talon.

Géraud Viwami

FBF : rencontre entre les trois « clans » et le président Talon !

Après l’élection controversée d’Anjorin Moucharafou à la tête de la fédération béninoise de football le 10 juin dernier, la crise est loin d’être fini et les trois clans sur initiative du ministre des sports ont rencontré le président Patrice Talon ce jour. Compte rendu.

Le ministre des sports Oswald Homeky poursuit sa médiation afin de réconcilier les principaux acteurs du football béninois. Divisé en trois clans majeurs, le premier conduit par l’ex-président de la FBF Augustin Ahouanvoebla , le deuxième regroupe les alliés du mécène Sébastien Ajavon et le dernier qui a sa tête Anjorin Moucharoufou, les clans se sont rencontrés une voile fois ce mercredi . C’est d’ailleurs l’élection de ce dernier pour présider aux destinées du football béninois qui est inacceptable pour les deux autres clans.

Transition recommandée par le président Talon

Les trois clans étaient représentés ce jour lors d’une rencontre de haute importance initiée par le patron des sports national avec le président de la république Patrice Talon. Le locataire de la Marina a recommandé une solution transitoire demandant à chacun des trois clans de recommander trois représentants afin de former un comité de gestion transitoire de deux ans tout en respectant la volonté de la Fifa et de la Caf. Suspendu pour un mois du 11 mai au 10 juin dernier, le Bénin ne veut plus s’attirer les foudres des instances faitières. Reste à savoir si une proposition pareil reste applicable dans le contexte actuel où le nouveau bureau exécutif de la FBF peine à prendre fonction puisque la justice locale s’insurge publiquement contre sa légitimé. La crise est loin d’être terminée si les actes ne suivent pas la parole du président de la république.

Géraud Viwami.

Ecureuils : Le ministre Homeky appelle à l’union sacrée et s’engage à poursuivre la médiation.

Après l’élection controversée d’Anjorin Moucharafou hier à la tête de la fédération béninoise de football, le ministre des sports Oswald Homeky a effectué une déclaration de presse ce midi à son département au sujet de la situation.

L’agitation générale déclenchée par la tenu des élections à la FBF hier qui se serait tenues à l’encontre de l’ordonnance du tribunal de Porto-Novo, n’a pas laissé le ministre de sports insensible, Oswald Homeky a effectué une sortie médiatique afin d’éclairer sur la position de son ministère.
En somme il a confirmé que son ministère n’était pas représentée dans la salle pendant la tenue du congrès électif comme annoncé et que l’ordonnance qui interdit la tenue du congrès a été notifiée à son département jeudi après-midi donc la veille des les élections. “Nous avons pris acte de la décision et nous avons décidé de ne pas participer à l’assemblée générale… le ministère des sports n’a donc pas bravé de décision de justice” a-t-il déclaré.
Mais le comité de normalisation n’a reçu ledit courrier à son tour que le lendemain après les élections.

Un appel aux supporters !
L’autre aspect important évoqué concerne la rencontre décisive de demain qui opposera les Ecureuils à la Guinée Equatoriale comptant pour la 5e journée des qualifications de la Can Gabon 2017, Homeky a demandé qu’on “sépare le sportif du politique ” et invite le public à faire le déplacement pour encourager les Ecureuils demain. Enfin il s’est engagé à poursuivre les discussions de médiation afin de régler les différends. Et il a conclu en ses termes ” j’invite donc le public a faire massivement le déplacement pour la stade Mathieu Kerekou demain en attendant que la médiation ne se poursuive”
Géraud Viwami

Foot national : annonce des dates des championnats locaux et des élections à la FBF, le Comité de Normalisation accélère !

 

A la faveur d’une conférence de presse animée ce matin dans un hôtel Cotonou, le Comité de normalisation sous la direction de son président Rafiou Paraiso a dévoilé plusieurs décisions dont les plus attendues étaient : la date de lancement des prochains championnats et celle congrès électif à la FBF.

Mandaté jusqu’en avril prochain, par la Caf et la Fifa pour assurer les destinées de la fédération béninoise de football noyé par une énième crise, le comité de normalisation installé en novembre 2015 tient à terminer sa mission dans les délais.

Après les rencontres avec les différents acteurs, actifs comme en retrait dans le football local et l’invitation adressée aux clubs pour participer aux prochains championnats, le Comité de normalisation va passer dans une phase plus active.

Lancement des championnats locaux   le 2 mars prochain

Une cinquantaine de clubs ont répondus à l’appel du Comité de normalisation pour la saison à venir. Même la liste de ces derniers n’est pas encore publiée, une première division à 19 clubs et une deuxième division selon les mêmes standards de participants sont dans les tuyaux. La seule certitude révélée lors de la conférence de presse liée au championnat est sa date de lancement le 2 mars prochain ! Nous aurons d’amples informations dans les jours à venir sur  les clubs participants, le calendrier et autres conditions de participation. La commission de gestion des compétitions devraient être conduite par Quentin Didavi. Le bout du tunnel n’a jamais été aussi proche pour les joueurs locaux restés sans compétitions depuis mars 2015.

Congrès électif le 30 mars !

Autre date importante révélée par le président du comité de normalisation , Me Rafiou  Paraiso , la date du congrès électif à la fédération béninoise de football , le scrutin est prévu pour le 30 mars prochain. Les futurs candidats devraient donc s’activer dans les jours à venir.

Mais avant  cette élection tant attendue, le comité de normalisation  invitera tous les acteurs du football au forum de réconciliation qui se tiendra les 12 et 13 mars prochain. Une rencontre sans douté décisive dans la marche vers la réunification.

Motivé, le comité de normalisation accélère la marche vers le renouveau du football béninois à moins d’un énième rebondissement.

Géraud Viwami

Comité de normalisation : Houndégnon démissionne !

Après les exclusions de Médard Sessinou et Laurent Hounigbo par la FIFA en début de semaine,  hier nous avions assisté à la démission  de Louis-Phillipe Houndégnon.

Louis-Phillipe Houndégnon a donné une conférence de presse hier à Cotonou afin d’annoncer officiellement sa démission du Comité de normalisation du football béninois. Houndégnon lors de sa conférence a exposé le contenu de sa lettre de démission adressée à la FIFA. Il fustige la gestion du comité par le président Rafiou Paraiso enclin à une vendetta plutôt qu’une opération de réunification des dirigeants du football béninois.  Et sa désapprobation sur plusieurs décisions du président. Bref un climat de travail loin d’être apaisé.

Réduit à cinq membres après les exclusions de deux membres  par la Fifa le Comité de normalisation est désormais composé officiellement de quatre membre en attendant l’avis de la FIFA au sujet du départ de Hounédégnon.  Le comité de normalisation a du plomb dans l’aile !

Géraud Viwami

FBF : Deux membres exclus du comité de normalisation par la FIFA

 

Dans un courrier adressé au comité de normalisation, hier, la FIFA a notifié les exclusions de Laurent Hounigbo et Médard Sessinou dudit comité pour attitude non coopérative.

Composé de sept membres le comité de normalisation a été réduit cinq membres hier. La FIFA a exclu décidé de mettre sur le flanc Laurent Hounigbo et Médard Sessinou.Dans le courrier signé par le secrétaire général adjoint de la FIFA, Marco Villiger,  il est reproché au désormais anciens membre « un manque total de coopération et d’une intention délibérée d’empêcher le travail du comité de normalisation » Pour rappel ces deux membres avaient vivement contesté l’éviction de l’ancien secrétaire général de la FBF, Bruno Dossou et même exigé sa réhabilitation puis boycotté une réunion selon nos informations.  Une attitude jugée « malvenue que la FIFA et la CAF ont mis sur pied un comité  qui se voulait consensuel avec contribution des parties prenantes mais aussi en tenant pour acquis que prévaudrait un esprit constructifs ».

Ils ne seront pas remplacés, le comité poursuivra son travail qui devrait aboutir aux élections au plus en avril prochain, à cinq.

Géraud  Viwami

Comité de normalisation

Président : Rafiou Paraiso

Vice-président : Louis-Philippe Houndegnon

Membres : Quentin Didavi , Alain Adjovi , Marius Dadjo

Conor : Limogeage du secrétaire de la fédé, reprise du championnat, réconciliation et rencontre avec le sélectionneur national ; les premiers pas du Comité de Normalisation.

En fin de semaine, le comité de normalisation (CoNor) a effectué sa première sortie publique à la faveur d’une conférence de presse dirigé par son président Maitre Rafiou Paraiso. Reprise du championnat, départ du sécrétaire général de la FBF et rencontre avec le sélectionneur Omar Tchomogo, voici les principales informations à retenir.

 

Les destinées du football béninois ont été confiées au comité de normalisation par la Fifa jusqu’à fin avril 2016 date butoir pour élire un nouveau comité exécutif à la tête de la fédération béninoise de football.

En attendant, les élections le Conor a carte blanche pour gérer les affaires courantes. Une première réunion a été tenue cette semaine six des sept membres du Conor  y ont pris part. Rafiou Paraiso , président du Conor a également  tenu a rencontré tout le personnel de la Fédération.

Plusieurs points clés ont été évoqués lors de la conférence de presse tenue par le président lui-même,  dont l’organisation du championnat national  de football ,Quentin Didavi, membre du Conor , s’est vu confié la responsabilité de piloter les démarches devant conduire à la reprise des championnats de premières et deuxième division. Pour rappel la saison 2014-2015 avait été stoppée après la 10e journée en Mars 2015. Quels clubs seront autorisés à prendre part à la compétition ? Dans quelle formule ? Et quand ? Ces nombreuses questions restent floues pour l’instant.

Me ¨Paraiso a annoncé que le Conor devrait rencontrer le sélectionneur des Ecureuils Omar Tchomogo prochainement et a il également évoquer les préparatifs des élections à venir et la réconciliation entre les principaux acteurs du football local.

Pour finri , il a aussi annoncé officiellement le limogeage du secrétaire général de la FBF Bruno Dossou.

Géraud Viwami

 

Comité de normalisation : Paraiso président, les membres connus

Cinq étaient annoncés, ils seront finalement sept à constituer le comité de normalisation qui devra diriger et ranimer le football béninois. Ce comité sera présidé par Rafiou Guy-Charles Paraiso. On y retrouve quelques habitués des instances footballistiques comme, Quentin Didavi , ancien secrétaire général de la FBF et Marius Dadjo également. Ce comité a été validé par les émissaires de la caf-Fifa et sera officiellement installé dans les 72 heures à venir. Pour rappel, le comité aura pour missions principales de gérer le football local ainsi que les sélections nationales pour finir par organiser de nouvelles élections à la fédération béninoise au plus tard le 30 avril 2016.

Le comité de normalisation du football béninois
Président : Rafiou Guy-Charles Paraiso
Vice – Président : Louis Philippe Houdégnon
Membres : Marius Dadjo , Quentin Didavi, Alain Adjovi , Médard Sessinou

FBF : le comité de normalisation installé avant le 12 novembre ?

Un peu plus d’un mois après la décision de la Fifa d’installer un comité de normalisation afin de gérer les affaires courantes de la FBF jusqu’à l’élection d’un nouveau comité exécutif d’ici avril 2016, une mission spéciale Caf-Fifa devrait atterrir à Cotonou en cette fin de semaine afin d’installer le comité de normalisation.

Le duo Prosper Abéga – Constant Omari, mandaté la Caf et la Fifa , est attendu à Cotonou ce dimanche avec pour mission principale l’installation officielle du comité de normalisation qui conduira les destinées du football béninois jusqu’à l’élection d’un nouveau comité exécutif de la FBF.

Les différents clans en conflit devraient proposer des représentants respectifs, les experts de la CAF et la Fifa en désigneront les cinq qui siègeront dans le comité. Les tendances claniques se dessinent en trois parties. Une première conduite par l’ex-président élu de la FBF l’Honorable Augustin Ahouanvoebla , une seconde conduite par ses dissidents dont la tête de liste est Magloire Oké, président de l’Uss Kraké enfin une dernière soutenue par le ministère des sports. Chacun de ses clans auraient proposés une shortlist de dix noms à examiner par la mission. Le comité de normalisation devrait être mis en place avant la double confrontation face aux burkinabès le 12 et 17 novembre prochain.

Pour rappel , le comité de normalisation sera notamment chargé de gérer les équipes nationales et aussi réunir les protagonistes de la crise pour organiser de nouvelles élections. A suivre

Géraud Viwami

FIFA/CAF : une nouvelle mission conjointe attendue à Cotonou !

Depuis le retrait de l’agrément par le ministère des sports, la fédération béninoise de football n’existe plus et le football local est plongé dans une nouvelle crise. La Fifa et la Caf vont dépêcher une mission conjointe à Cotonou le mercredi prochain pour réexaminer la situation.

On avait espéré une décision de la Fifa sur le cas du Bénin lors du congrès de l’institution en Suisse, en mai dernier, mais rien n’a été fait. Le compte rendu de la mission de Primo Corvaro qui avait écouté les acteurs du football béninois quelques semaines plutôt, fédération et ministère, n’aura pas eu l’incidence souhaitée.
Le mercredi prochain, une mission similaire sera à Cotonou pour des raisons identiques. L’objectif sera d’écouter les membres de la fédération et le ministère à nouveau. La particularité de cette nouvelle mission est qu’elle sera menée par deux émissaires. Le premier sera mandaté par la Caf et le second par la Fifa.

Pas de miracle en vue…

Si la Fifa exige que le ministère rétrocède l’agrément à la fédération, la probabilité qu’on arrive à cette conclusion s’affaiblit sérieusement. Car le ministère compte s’appuyer sur les conclusions du travail du comité de réunification et d’orientation nouvelle du football béninois, mis en place par l’autorité ministérielle le 14 avril dernier et dirigé par Jérôme Carlos. Le rapport devrait être disponible dans les jours à venir puisque le délai fixé au comité est déjà arrivé à expiration le 15 juillet dernier.
Ce document tant attendu devrait amener à un forum national sur le football pour définir les bases futures de gestion et de développement de notre football.
D’un autre coté, les tendances claniques naissantes entre les membres de la fédération dont certains applaudissent le retrait de l’agrément complique la donne.
Si le ministère maintient le retrait d’agrément, la Fifa pourrait rapidement suspendre le Bénin pour ingérence politique.

Géraud Viwami

Arrivée de la mission de la Fifa : le gouvernement devra se montrer convaincant

Le gouvernement béninois pourra enfin discuter avec des représentants de la Fifa pour expliquer sa vision après le retrait d’agrément à la Fbf. La fédération internationale fidèle à elle-même a annoncé une mission pour le 3 ami prochain.

Aubay

3 semaines après le retrait d’agrément à la fédération béninoise de football par le gouvernement, la Fédération internationale (Fifa) a envoyé un 2e courrier. L’instance relève l’interférence directe du gouvernement dans les affaires internes de la Fbf et également la violation des articles 13 et 17 de ses statuts. On est habitués à ce discours de la Fifa.
La grande information est l’arrivée le 3 mai prochain d’une mission chargée de rencontrer les différents acteurs, notamment le ministre des sports. Quand on se souvient des crises de 1999 et de 2010-2011, on sait que les missions de la Fifa ont pour premier objectif de faire respecter les statuts de la Fifa. Ensuite de convaincre les acteurs de s’entendre. Le point angulaire reste le comité exécutif qui a son mandat en cours qui est souvent protégé par la Fifa.
Il faudrait s’attendre donc à un dialogue de sourds entre une Fifa souveraine dans le domaine du foot mondial et un gouvernement béninois libre de prendre ses décisions. La réalité est que le comité de réunification mis en place par le ministère des sports peut être vu d’un bon œil par la Fifa, même si in fine, cette dernière ne s’intéresse qu’aux fédérations et à ses présidents. Le gouvernement tient en tout cas l’occasion de se montrer convaincant et persuasif.
Une fois encore, on part dans une période de procédures, de rencontres, d’encre et de salive pour finalement revenir aux principes sacrosaints de la Fifa : interférences et ingérences zéro ! Le congrès de la Fifa qui se tiendra fin mai sur fond d’élection à la tête de l’instance mondiale du foot se penchera certainement sur le rapport de la mission du 3 mai prochain.

FBF: 7 personnalités pour réconcilier les acteurs

(Jérôme Carlos présidera le comité de réconciliation)

Après le retrait d’agrément du 27 mars dernier et les réactions qui ont suivi, le ministère des sports va passer à une étape suivante : la mise en place ce matin du comité de réconciliation du football béninois.

Aubay

Pour réconcilier les acteurs du football béninois, ce sera finalement un comité de 7 membres dirigé par Jérôme Carlos (photo) qui sera mis en place ce matin. Une semaine avant l’arrivée de la mission de la Fifa, l’installation de ce comité est une nouvelle étape. Avec un mélange de personnalités indépendantes et de proches de différents camps, ce Comité semble sur le papier, très crédible pour convaincre les différents acteurs de s’écouter, d’échanger et de changer les choses en profondeur.

 

Réconciliation, réunification, orientation nouvelle et non Normalisation

En ce début de cycle de crise, les termes sortent de partout. Normalisation. Voilà un terme utilisé au Togo et au Cameroun. Seule la Fifa est habilité à mettre en place ce type de comité. Elle prend cette décision dans les cas où existe un vide juridique. Quand un mandat expire et que les acteurs ont du mal à s’entendre par exemple.  Dans le cas béninois, on en est très loin par exemple. La fédération n’a pas connu de vide juridique suite à une crise interne, et n’est pas sans comité exécutif. La situation provoquée est selon la Fifa une ingérence extérieure et non une implosion interne.

A la lueur de ces observations, le Comité mis en place ce matin est un organe de Réconciliation et non un Comité de Normalisation. Son rôle est d’une grande importance. Mais il aura besoin de l’onction de la Fifa pour être légitime aux yeux de cette dernière. Que pourra-il changer par rapport à la Fbf ? La question aujourd’hui reste posée. Sa réussite dépendra des personnalités qui la composent. Elles sont de grande qualité pour la plupart. Jérôme Carlos, ancien athlète de haut niveau, journaliste, écrivain, a les arguments nécessaires pour mener à bien la mission.

 

Les membres

Président : Jérôme Carlos (Personnalité indépendante)

Vice-Président : Soumanou El Farouk (Passionné de foot, ancien président de Club et responsable de la ligue de l’Atlantique, Directeur du FNDAJSL)

Rapporteur : Bernard Hounnouvi (ancien footballeur, proche de Sébastien Ajavon)

Appolinaire Dassi (Président Elite pour le Sport, Procureur de la République au Tribunal de Calavi, personnalité très intègre)

Adonis Leila-Deiis

Maxime Adanhodé

Cnosb (1 membre)

 

 

Lettre de la Fifa : Le gouvernement contraint d’aller plus loin ou de reculer…

La réaction attendue de la Fifa est intervenue jeudi dernier pour donner une autre envergure à la crise qui secoue à nouveau le football béninois. Le gouvernement béninois est désormais face à des choix clairs devant les menaces de la fédération internationale.Une mission de la Fifa attendue la semaine prochaine

Aubay

« Sans préjuger des raisons ayant motivé le ministère des sports à agir ainsi des conséquences concrètes de la mise en œuvre de ses décisions, la fédération internationale insiste sur le fait que l’Etat béninois en agissant ainsi viole les statuts de l’instance reine du football mondial en ses articles 13 et 17. » Voilà qui nous installe dans le fond du débat. Le gouvernement devra à présent se montrer soit ferme, soit flexible. Qu’a-t-il à perdre ? Voir le Bénin isolé sur la scène internationale. Ceci passera par de longues années de « football domestique » avant une réintégration. Le gouvernement béninois dans ce cas de figure aura à faire un choix clair. Se retirer pour une période qui va au-delà du mandat actuel en cours. Augustin Ahouanvoébla et son bureau étant élus pour quatre ans (septembre 2013 à 2017), la période de retrait du Bénin si c’était réellement le cas devra être plus longue. Ceci afin de créer un nouvel ordre ou un nouveau système footballistique. Mais si le retrait d’agrément était juste une astuce, une façon de se séparer d’un président devenu indésirable pour des raisons obscures, le gouvernement voudra se précipiter pour hisser un nouveau groupe à la tête de la Fbf. Là sera le piège.

Pour tous ceux qui rêvent de changement dans le football béninois, la crise enclenchée, ou plutôt la transition voulue sera plus longue que prévue, d’une manière ou d’une autre. Une chose est sure, il serait difficile de convaincre la Fifa de reconnaître un autre bureau tant que le mandat de celui d’Augustin Ahouanvoébla n’aura pas expiré. C’est la logique qui a toujours guidé la Fédération internationale.

Combien de temps durera cette situation ?

Reculer ou changer de stratégie ? Il faudra vraiment empêcher Augustin Ahouanvoébla de convoquer son assemblée générale en 2017 (ou avant) ou trouver le moyen de le réduire en minorité. Ses options sont les seules viables. La guerre de l’intérieure seule peut convaincre la Fifa de réintégrer le Bénin.

Toute main réelle ou supposée du gouvernement rendra la méfiance de la Fifa plus accrue. Le Bénin peut choisir aussi de reculer, de négocier avec la Fifa dont les représentants sont annoncés pour les jours à venir. Le Bénin dans ce cas devra revenir sur sa décision. Chose peu probable pour l’instant. Le temps reste donc le facteur le plus important avec ce qu’il contient au Bénin comme paramètres politiques et électoraux. La question qui vaut chère à notre avis, est celle-ci : Ceux qui au cœur des administrations publiques ont profité de l’argent de l’équipe nationale de football depuis 10 ans voudront-ils de 3 à 5 ans de retrait du Bénin ?

La capacité de l’Etat à aller au bout de sa logique est déterminée par la capacité des profiteurs du système à résister à la tentation de l’argent facile et construire un modèle solide pour notre football. La Fédération en elle-même est donc loin d’être le problème !

Malgré le retrait d’agrément à la Fbf : L’Etat toujours prêt à dépenser ?

De façon formelle et officielle, le Bénin ne s’est pas retiré de la coupe d’Afrique des nations 2017. Est-ce une volte-face du ministère des sports, prêt à investir les milliards de l’Etat dans le foot une fois encore ou bien une légèreté administrative qui coûtera chère en amende ?

Aubay

Le 27 mars 2015, le gouvernement béninois a retiré à la fédération béninoise de football l’agrément. Ceci se traduit directement par une suspension des subventions de l’Etat à la Fbf et devrait aussi être un signe d’arrêt momentané du financement des équipes nationales. La sélection nationale A est souvent engagée dans les compétitions par la Fbf après avis du gouvernement. On se demande alors ce qu’il se passe.

Au dernier congrès de la Confédération africaine (Caf) tenue en début avril, le tirage au sort des groupes a révélé que le Bénin est bel et bien en lice. Pourquoi ?

Deux pistes sont possibles. La première est que le gouvernement serait toujours prêt à investir comme d’habitude dans la sélection nationale A, comme si de rien n’était.

La deuxième serait que dans la précipitation du retrait d’agrément, le ministère des sports n’a pas, avant le congrès de la Caf, su trouver la formule pour informer la Caf du retrait du Bénin.

Si le Bénin après le tirage au sort décide de se retirer, ceci ne serait pas sans frais. Une amende importante sera infligée par la Caf. Evidemment cette somme n’égalerait pas le budget d’un match des Ecureuils. Mais elle serait la preuve d’incohérences autour de la gestion du football par le ministère des sports et de la fédération béninoise de football.
PHOTO: Idrissou Safiou Affo, ministre des sports
 

 

 

Après le retrait d’agrément, La lettre de la Fifa…

fifa

 

 

Comme on pouvait s’y attendre, la Fifa a réagi clairement en invoquant les menaces de sanctions pour cause d’ingérence. Le ministère des sports devra désormais montrer sa détermination ou non à demander directement à la Fifa un retrait de toutes les compétitions pour une durée précise ou non.

Une chose est sure, le mandat (2013-2017) en cours du comité de la Fbf sera respecté par la Fifa selon toute vraisemblance. Autrement dit, pas de nouvelle fédération reconnue par la Fifa avant…septembre 2017.

L’affaire va se compliquer…

FBF: Augustin Ahouanvoébla contre ministère des sports, une histoire d’argent ?

Le député qu’il est connait plutôt bien le fonctionnement de l’Etat en matière de finances publiques. Cette fois-ci, le mode de décaissement des fonds de l’Etat en faveur de sa fédération a changé et cela ne semble pas plaire à tout le monde…
« Avoir refusé de partager des fonds auxquels la Fbf a directement droit directement auprès du ministère des finances, voilà mon péché.»
Etablir avec le ministère des finances un lien direct pour que la Fbf ait un accès direct aux subventions de l’Etat sans passer par le ministère des sports, cette nouvelle donne est mal vécue au Mjsl. Voilà une déclaration qui jette le pavé dans la marre et donne à la crise une connotation financière et pécuniaire.
En ce qui concerne les dénonciations répétées de sa gestion par le ministre des sports, il renvoie la balle au Mjsl où « sont gérés les milliards du football » a contrattaqué le président de la Fbf. Le Mjsl ne peut auditer la Fbf qui ne reçoit aucun fond direct.
Aubay

FBF: Valère Glèlè dénonce le train de vie des cadres du ministère des sports

Comment un employé de l’Etat qui en moyenne durant sa carrière gagne 200.000 FCFA par mois et donc 72 millions sur 30 ans peut-il construire plusieurs maisons à étages et avoir des camions ? J’invite les organisations en charge de la lutte contre la corruption à s’intéresser à ces personnes-là. Ces derniers qui nous font passer pour des voyous, nous qui investissons dans le foot chaque année à peu près ce qu’ils gagnent en 30 ans. Tout en rappelant que la Fédération internationale ne donne pas plus de 125.000 dollars par an à la Fbf, l’homme d’affaires et promoteur d’université a réaffirmé que « la crise du foot arrange aux cadres du ministère des sports. » L’institution qui tend à prendre, selon le 1er vice-président de la Fbf, la place de la fédération en matière d’animation du football des jeunes et de gestion des académies par exemple.
Aubay

Urgent : Le Bénin n’a plus de fédération de football (Le gouvernement retire l’agrément à la Fbf)

Retrait d’agrément, création d’une commission pour connaître des dessous de la suspension des équipes de jeunes du Bénin aux compétitions africaines, et réconciliation de la famille du football. Trois points évoqués par le gouvernement dans sa décision du 27 mars 2015. Les interprétations peuvent commencer, le football replonge dans la crise.

Beaucoup de personnalités avaient déjà évoqué cette éventualité au plus fort de la crise à la Fbf entre 2010 et 2012. Mais rien n’y fit. Cette fois-ci, c’est fait. Retrait d’agrément.

Ce terme fait penser à une rupture de confiance. La Fédération béninoise de football, comme toutes les autres fédérations, exerce une activité qui lui est cédée par l’Etat à travers le ministère des sports. Cet agrément accordé à chaque fédération peut être retiré. Mais à quel prix ?

Le Bénin n’a plus, de fait, de fédération de football

Dans la logique de cette décision, la fédération béninoise de football devient une coquille vide. C’est une dissolution de fait, en clair. La première conséquence serait l’arrêt des championnats en cours. La suite s’annonce forcément houleuse. La Fédération internationale (Fifa) devrait rapidement donner sa position sur cette décision.

Le même Etat béninois il y a quelques années, avait déjà soutenu la thèse selon laquelle la fédération de football serait une ambassade de la Fifa au Bénin (selon les termes de l’ancien président Moucharafou Anjorin). Cette fois-ci, le gouvernement a compris l’enjeu, après avoir investi quelques 30 millions d’euros (environ 20 milliards) depuis 2006..

(Affaire forcément à suivre)