10 dernières ligues des champions : Pourquoi l’Afrique noire manque de régularité ?

TP Mazembé pour un projet dans la durée?

Les performances ou tout au moins la présence dans le dernier carré sont un exploit réussi par quelques trop rares équipes d’Afrique noire. Les victoires finales sont de 4 pour les pays Sub-sahariens contre 6 pour les pays du Nord. Les clubs ayant atteint le dernier carré sont Coton sport, Heartland, Kano Pillars (1 demi-finale chacun), Asec (2), Enyimba (3) et Tp Mazembé (3). En face, on retrouve Al Ahly (6 demi-finales), l’Espérance de Tunis (4) et l’ Etoile du Sahel (4). La comparaison n’est plus à faire. Les clubs du Nord sont présents au faîte du football africain avec une régularité de métronomes, et, souvent, ce sont les mêmes que l’on retrouve dans le quatuor de tête alors que ceux du Sud changent souvent. Plusieurs facteurs expliquent cet état de fait : les infrastructures, le mode de fonctionnement et de gestion des clubs et les mécanismes de financement.

Peut-on comparer deux mondes différents ? Où des clubs sont gérés comme des sociétés, et d’autres, dans la plupart des cas, sont dirigés comme des associations où le vent m’emporte ? C’est bien difficile. La qualité des infrastructures peut permettre aux équipes du Nord de retenir plus longtemps leurs meilleurs éléments. Ceci explique en partie leur régularité au plus haut niveau national et donc continental. Pour investir dans les infrastructures, il faut avoir des moyens financiers importants et bien gérés. Sur le premier aspect, il suffit juste de suivre un match de championnat à la télé pour comprendre l’écart entre le Nord et le Sud. Les panneaux publicitaires et les sponsors maillots sont des dizaines en Algérie, en Egypte, en Tunisie ou encore au Maroc. Dans les championnats d’Afrique noire, le sponsoring et le financement sont deux handicaps majeurs.

Les grandes entreprises ont encore du mal à consacrer des budgets au sport en Afrique. Même les multinationales ayant des filiales sur le continent. Ceci n’est pas forcément lié à la qualité du football, mais souvent à la fiabilité des compétitions et des responsables. D’autre part, les marchés locaux africains sont trop exigus pour qu’un annonceur rentabilise son investissement dans le sport subsaharien, et la santé économique en général des pays explique la tiédeur des opérateurs économiques. L’exemple à suivre reste le championnat sud-africain qui mobilise autant de moyens que les plus grands d’Europe alors que les clubs sud-africains ne sont pas les meilleurs du continent. Le lien entre le tissu économique et les ressources captées par le football est tangible, même si les clubs ivoiriens ou encore nigérians ne mobilisent pas des ressources proportionnellement aux tissus économiques de leurs pays respectifs.

Le manque de ressources financières n’explique pourtant pas tout. La mauvaise gestion des retombées du succès n’est pas indifférente à toutes les hésitations.

La dernière apparition d’Enyimba à une demi-finale remonte à 2008, celles de l’ASEC Mimosas sont, hélas, plus épisodiques encore. De gros efforts restent encore à fournir pour bâtir et consolider de vrais projets à long terme en Afrique noire. Le club nigérian de l’Etat d’Aba et son gouverneur ambitieux se sont comme évanouis après deux sacres de rang dans la Ligue des champions. On pensait à une nouvelle puissance du football africain, mais hélas il a fallu déchanter.

Enfin, la question de l’exode des joueurs de l’Afrique noire, largement moins bien payés que leurs collègues du Nord, est la plaie majeure du football africain. Les talents non confirmés s’en vont pour des aventures sans suite, laissant leurs clubs contraints à un éternel recommencement.

Sur les 10 dernières années, les Congolais du TP Mazembé et les Nigérians d’Enyimba restent les seuls d’Afrique noire à avoir pris part à 3 demi-finales et remporté 2 titres. Les premiers ont su conserver leurs meilleurs éléments. Maintenant, il en faudra plus pour montrer que quelque chose a vraiment changé et que l’Afrique Noire peut être mieux qu’ensemble voué à un rôle d’outsider. Pour équilibrer les débats sur le continent, entre le Nord et le Sud, il faudra faire preuve de rigueur dans la gestion et la programmation du football au Sud du Sahara. C’est le prix à payer.

Aubay

Les coupes du monde au cœur des règlements de compte

 

(Sanctions contre 6 dirigeants africains)

Nos hommes de football seraient-ils des voyous comme pourrait l’indiquer le récent scandale qui a éclaboussé la FIFA ? Que certains le soient est une vérité connue de tous. Mais ils ne sont pas les seuls. L’appétit de pouvoir suppose une cassette pleine pour mieux acheter les consciences, les votes, pour dominer ceux qui sont démunis de tout et qui, à leurs yeux, doivent le rester. Dès lors il n’y a pas de raison que le football soit épargné car, hyper populaire, il propulse au devant de la scène des dirigeants pour une bonne partie d’entre eux ignorants tout des règles de ce sport mais en quête de reconnaissance publique. 

 Sur le continent, le football est un domaine où le pourcentage d’anciens footballeurs à la tête des fédérations est faible. Les hommes d’affaires sont les plus nombreux. Au cœur des systèmes nationaux, ils progressent au fil des années, grâce aux cooptations et réseaux qui les emmènent jusqu’à la confédération puis à la fédération internationale. Ce sont comme des députés de leurs pays respectifs, au service de leur football, mais surtout d’un système.  Des clubs de quartier jusqu’au comité exécutif de la Fifa, ils franchissent les étapes pour se retrouver dans le cercle de décision. Le mal et la gangrène font donc du chemin.

Les institutions sportives internationales sont de vastes coteries au sein desquelles il s’agit de plaire au président et de se taire pour ne pas attirer son attention sur des sujets, des questions qui auraient l’heur de lui déplaire. Nous sommes dans un royaume féodal entre le roi et les courtisans. Chacun des affidés cherchent à préserver ses privilèges et à rester le plus longtemps possible sur sa chaise. Si problème il y a, il ne faut surtout pas parler même à demi-mot. La règle est de laver son linge sale en famille. C’est le propre de toute famille bien organisée.

Depuis longtemps, l’argent n’a cessé de gangrener le monde du football. Et quand le pot-aux-roses est brusquement découvert on fait mine de tomber des nues et on sanctionne les coupables, piégés cette fois, pour deux d’entre eux, par des organes de presse qui leur a tendu un guet-apens. Pour un corrompu ou plus exactement pour un corruptible potentiel, combien d’autres passeront entre les mailles d’un filet qui, curieusement, se resserre toujours sur les ressortissants des pays pauvres.

Les sanctions prononcées aujourd’hui le sont parce que des tentatives, des approches de corruption ont été faites par des médias. Sinon, on en aurait rien su. La Fifa elle-même a souvent lavé son linge sale en interne. On comprend. C’est le propre de toute « famille».

Mais les années passant, le « gouvernement mondial » du football est exposé et victime du succès de sa principale activité : la coupe du monde. Les enjeux augmentent et les intérêts de grands groupes financiers mettent en vedette des membres de la Fifa. Les plus vulnérables viennent des pays pauvres. Ou plutôt c’est ce qu’on laisse transparaître dans ce feuilleton. L’Afrique est en première ligne. Corruptibles, parce que pauvres. Les dirigeants les plus respectés du continent ont maintenant prouvé qu’ils sont faillibles face à toute tentation, peut-être comme bien d’autres d’Europe ou d’ailleurs.

La Fifa peut aujourd’hui se remettre en cause et remettre en cause ses systèmes de désignation et surtout de gestion du football dans les pays pauvres. Les cas de mauvaises gestions des fonds publics et des subventions de la Fifa sont souvent dénoncés par des Etats. La Fifa a toujours protesté et protégé ses « amis » en bravant les sanctions. L’argent de la Fifa est souvent mal géré en Afrique par des présidents superpuissants, car jamais inquiétés, puisqu’électeurs. L’impression d’invulnérabilité part de là. La corruptibilité des représentants africains en ce qui concerne les coupes du monde 2018 et 2022 n’est que la résultante de pratiques tolérées par la Fifa en Afrique.

Si son image est aujourd’hui écorchée par cette affaire de tentative de corruption à grande échelle, la Fifa ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Au final, c’est une fois encore un nettoyage sur fond de règlement de comptes entre le président de la Fifa et celui de la Caf. L’étape suivante est attendue.

L’Afrique encore une fois sévèrement mise en accusation aurait-elle une sorte de monopole de la corruption ? Certainement pas comme certaines affaires à caractère strictement politique sont en train de le démontrer en France. Mais l’Afrique est victime de sa pauvreté et de la voracité de ceux qui, déjà riches, souhaitent le devenir davantage. Leur problème, c’est qu’ils ne peuvent s’empêcher d’étaler leur standing car il leur confère le pouvoir.

Aubay

Zone Afrique : Si le TP Mazembe peut, nous pouvons

 

Au centre de l’Afrique, ils sont aussi au cœur de l’actualité depuis plus d’une dizaine d’années. La guerre qui n’ose pas dire son nom mais qui fait chaque jour des dizaines de morts dans la quasi-indifférence générale. La RD Congo est un des grands malades de l’Afrique. Il ne suffit pas de dire que son sous-sol est riche, très riche. Qu’a-t-on fait de ces richesses ?

La plus belle pépite de ces dernières années n’est pas sortie du sol, mais est due à l’imagination et à l’argent d’un homme, Moïse Katumbi, gouverneur de la province du Katanga qui est la grande dépositaire des minerais les plus rentables. Et cette pépite, c’est le Tout Puissant Mazembe, connu autrefois sous l’appellation Englebert du nom du célèbre manufacturier de pneumatiques qui finançait l’équipe.

A Lubumbashi, le succès, ou plutôt le doublé du Tp Mazembé en ligue africaine des champions 2009 et 2010 a sonné comme un réveil. Une révolution de rose. Dans une Afrique où le football se hisse au rang de religion populaire, les performances régulières du Tp Mazembé s’inscrivent en lettres d’or. Au lendemain du sacre de la Rd Congo lors du premier Championnat d’Afrique des nations début 2009, le club de Lubumbashi a maintenu le pays au sous-sol paradisiaque, dans le firmament du football continental. Il s’agit du plus spectaculaire retour au premier plan d’un club qui avait végété depuis les années glorieuses du TP Englebert, première équipe à avoir remporté deux fois le titre de champion d’Afrique, première équipe à disputer quatre finales consécutives. Et puis ce fut le trou ou presque quatre décennies durant

Cette réussite prend tout sens dans un contexte de conflits, de viols, de réfugiés, bref d’instabilité. Avec cette fonction politique et une vocation de club populaire, on espère une meilleure pérennité au Tp Mazembé au sommet du football africain, bien que le football soit une activité fragile. 

Tout repose sur le projet et une continuité dans la mise en œuvre de véritables structures. Il ne faut pas chercher ailleurs la grande différence entre les grands clubs du Nord et les clubs des pays subsahariens. En Afrique noire, il y a des générations de dirigeants et de joueurs qui offrent à un moment donné à leurs clubs, des titres et la gloire. Sans aller au-delà de l’instant, au-delà des primes et des médailles. C’est, hélas le plus fréquemment, le triste lot des hommes du Sud à la merci d’un revers de fortune ou d’un désamour du public. Le héros de la veille est souvent le premier haï du lendemain. Ici, plus qu’ailleurs, on vit dans l’instant sans se soucier de l’avenir

Bâtir un projet sur le long terme afin de montrer la voie à tout un continent. Telle est la base de la problématique qui s’offre au Tp Mazembé. Les infrastructures mises en place ces derniers mois dressent le lit d’un projet ambitieux qui peut réveiller l’ensemble des clubs du Sud. Le Tp Mazembé peut servir de référence, de modèle, à condition de maintenir le cap et d’avoir constamment en tête que chaque jour, il remet sa notoriété en jeu, que les victoires d’hier ne sont pas garantes des victoires d’aujourd’hui et que le public, impitoyable, pardonne rarement les échecs quand ils se présentent, si grand soit le club qu’il a chéri la veille.

Aubay

Niger : Un sacre logique, presque programmé

Le Niger favori de son « tournoi ». Notre titre à la veille de la compétition s’inspirait de l’ascension exemplaire d’un pays pauvre qui a décidé il y a 5 ans d’organiser son football. 3 finales au tournoi de l’Uemoa en 4 éditions, c’est une régularité qui présageait d’une issue heureuse. La victoire historique face à l’Egypte lors de la 2e journée des qualifications de la coupe des nations 2012. Le parcours de l’Asfan en ligue des champions, puis en coupe de la confédération. Le club de Niamey s’est qualifié pour la phase de poules grâce à son succès 2-1 en tour de cadrage retour, ce samedi 31 juillet, face aux soudanais d’Al Merreikh après un nul 2-2 à Khartoum. Deux matches nuls et 4 défaites en 6 confrontations.

Le Mena en toute logique s’est adjugée pour une première fois le trophée de l’Uemoa et démontre ainsi qu’il est devenu une puissance émergente du football ouest-africain. C’était presqu’écrit.

Aubay

Tous les résultats

Dimanche 7 2010, Groupe A

  

16 H: Burkina Faso – Togo 2-0

 

18H Niger – Guinée Bissau 1-1

 

Lundi 8 novembre 2010, Groupe B

 

 16H: Côte d’Ivoire – Mali 2-0

 18H: Sénégal – Bénin 0-1

Mardi 9 novembre 2010, groupe A

16 H: Guinée Bissau – Burkina faso 2-2

18H: Niger – Togo 3-0

Mercredi 10 novembre 2010, groupe B

16H: Côte d’Ivoire – Bénin 1-3

18H: Sénégal – Mali 1-1

Jeudi 11 novembre 2010, groupe A

16H: Togo – Guinée Bissau 3-1

18: Niger – Burkina Faso

Vendredi 12 novembre 2010, groupe B

16H: Mali – Bénin 0-0

18H: Sénégal – Côte d’Ivoire 1-0

Samedi 13 novembre 2010: repos

Finale: dimanche 14 novembre

16H: Niger – Bénin 1-0

Cérémonie de clôture

Les vainqueurs

Côte d’Ivoire 2007, 2008

Sénégal 2009

Niger 2010

Les classements de l’édition 2010

Groupe   A

1-Niger 5 pts + 5

2- Burkina Faso 3 pts +0

3-Togo 3 pts -2

4-Guinée Bissau 1 pt -3 

Groupe B

1-Bénin 7 pts + 4

2-Sénégal 4 pts + 0

3-Cote d’Ivoire 3 pts – 1

4-Mali 2 pt – 3

A votre avis, comment s’échauffent les hockeyeurs ?

 

Je ne m’attendais pas, après environ dix ans passés dans la couverture de divers sports, à tomber sous le charme d’un autre que je ne connaissais presque pas : le hockey.

Emmené par un guide de choix, Philippe Ducarroz, je découvre par un mardi, un derby : Berne-Langnaü. Le champion contre un petit poucet qui va emporter la partie aux tirs aux buts…

Quelques jours passent. Je me retrouve à Fribourg. L’équipe locale s’est fait plaisir en dominant son ennemi juré bernois 4-2.

Deux jours après les fribourgeois se déplacent à Zug. Place financière réputée, mais aussi dotée de la Bossard Arena, la plus patinoire la plus neuve de hockey inaugurée en Suisse (août 2010).

Cette arène à ceci de particulier, que le chauffage est réglé de telle sorte à permettre aux spectateurs comme moi de rester au chaud, pendant que plus près de la patinoire, la température est plus basse.

Avant un duel presqu’au sommet entre deux équipes en forme, j’ai découvert une pratique pour le moins surprenante pour le profane que je suis.

A moins de deux heures du match, Les joueurs de Fribourg, quelque part derrière les camions de télé, commencent s’agglutiner autour d’un ballon. Pas le « palais » du hockey, mais un ballon de foot ! Un échauffement en jonglant.

Ah…pour moi qui me sentais perdu, je trouvai un lien entre foot et hockey. Enfin ! Patrick Andrey aux côtés duquel j’étais, m’explique que pendant les vacances, beaucoup d’équipes de hockey jouaient contre des petites formations de foot, afin de garder la forme.

Je me rends aussi compte qu’en dehors de la patinoire, ils sont des mecs charmants au physique de footballeurs, pour certains. Comme le gardien français de Fribourg Gotterron, Cristobal Huet, par exemple, qui a un faux-air de Robert Pires…

Je compris bien de gestes des hockeyeurs qui du reste on des jeux de jambes très « foot » !

Aubay

liens photos :

http://aubay.skyrock.com/photo.html?id_article=2937798825&id_article_image=2580369

http://aubay.skyrock.com/photo.html?id_article=2937801349&id_article_image=2581121

Football béninois, un contexte particulier

Quand vous lisez ces lignes, faites – le avec votre clairvoyance, et non à la lueur de la conscience des autres.
Une dissolution en février, annulée en juillet. une équipe junior dissoute de fait et une autre montée en quelques jours. on part de quelques intentions intéressantes pour en arriver à des finalités peu concluantes.
si derrière chaque acte le projet était concret, je comprendrai.
J’ai connu 6 ministres des sports, 3 président de fédération et des centaines de joueurs internationaux. Ne personnalisons pas les débats. oublions aussi les petits sous qui circulent.
ajavon n’a pas eu raison de dissoudre les Ecureuils sous couvert du comité exécutif. il est vite aller, il a fait des erreurs, il s’est rebiffé. Cela pose un problème de ligne d’action.
En décidant de détruire l’équipe de Gaspoz tout en essayant de prendre ce dernier pour le fautif, il joue au jeu dangereux.
D’un côté, il y a l’icône Gaspoz. de l’autre il y a le « poiticien » Ajavon. Le peuple en huant les dirigeants dimanche 25 dernier au stade, a montré qu’entre le fils revenu pour aider e pays, et le milliardaire, le choix est sans équivoque.
Faire un projet dans le foot en s’opposant à une icône, en décidant de détruire son image sur une sélection de moins de 20ans, c’est limite…
il n’y a pas de projet derrière cette équipe emmenée par d’Almeida et qui a fait un 0-0 à la maison. C’est une des pires de toutes les générations. les joueurs, pour certains ayant plus de 20 ans, ne sont pas en cause. leurs parents ont volé bas, avec quelques coups en dessous de la ceinture. C’est un cirque financé, qui déçoit beaucoup.
Je suis très déçu aujourd’hui. c’est ma liberté de le dire. chacun peut avoir son avis, et son camp comme c’est le cas dans le système foot. Pourvu que la suite soit bonne pour nous tous. Sinon, ce serait encore des errements sur des errements.

Samuel, on est fier de toi, symbole de l’Afrique qui gagne!

Le Barça a Messi, mais en perdant Eto’o, il a peut-être perdu quelque chose qui ne se quantifie pas en millions d’euros. Car faire 25 tirs et ne marquer que sur une action litigieuse, c’est une preuve de fébrilité rare chez les grandes équipes. L’Inter a montré les limites du Barça qui jusque-là, reconnassons-le, était resté la meilleure équipe du monde.

Eto’o : « On savait qu’on allait souffrir dans ce merveilleux stade, mais le plus important a été fait.»

Sur Canal+Il a gagné deux fois le trophée-roi avec le Barça, il s’offre une finale avec l’Inter de Milan la saison qui suit son deuxième sacre. Samuel Eto’o a tout simplement réussi trois fois, ce que des grands joueurs ont rêvé d’avoir une fois, juste une fois.

Il devient ainsi le symbole fort du football africain, le symbole fort de l’Afrique qui gagne. Il devient une légende tout simplement.

Il sera trois fois une légende quand il va brandir dans quelques semaines le trophée à Madrid. Forza Eto’o ! Forza Milano !

Guardiola avait décidé les yeux fermés dès son arrivée à Barcelone d’écarter Eto’o. Le Camerounais répondu par un défi en fixant à 30 buts son quota de buts. La saison terminée, Guardiola décide quand même de le brader. Le vendre à seulement 25 millions d’euros à un grand rival européen. Il n’avait d’yeux que pour Ibrahimovic, mais surtout haïssait au fond de lui le camerounais. Ceci a montré ses limites. En matière de stratégie, il ne faut jamais armer un rival direct. Le Barça a Messi, mais en perdant Eto’o, il a peut-être perdu quelque chose qui ne se quantifie pas en millions d’euros. Car faire 25 tirs et ne marquer que sur une action litigieuse, c’est une preuve de fébrilité rare chez les grandes équipes. L’Inter a montré les limites du Barça qui jusque-là, reconnassons-le, était resté la meilleure équipe du monde.

Tant pis pour Guardiola, tant pis pour le Barça. Eto’o continue sa route pour une 3e ligue des champions…L’Afrique est fière de lui, car au-delà du foot, il donne la force à chaque africain noir de savoir que le travail peut donner des fruits. Merci Eto’o et que le 3e trophée soit tien.

Samuel Eto'o va retrouver pour la finale, le stade de Madrid, le club qui l'a détecté et laissé filer...

Gaspoz, coach Aspac : « Kraké n’a pas assumé sa supériorité hiérarchique »

C’est un grand jour, c’est une récompense pour les joueurs qui ont travaillé et qui y ont cru sans aucune aide extérieure. Si on en est là, c’est le mérite de l’équipe. Ils peuvent profiter une semaine au classement. Mais attention, le championnat n’est pas fini.

Avant le match, j’avais dit aux joueurs qu’il fallait être patients, que c’est un match qui va se jouer sur des détails et d’être concrets en cas d’occasion. On aurait pu marquer par William qui par la suite s’est bien rattrapé. Maintenant, c’était tactique, on a bien joué le coup. On peut encore améliorer des choses et on va travailler pour ça.

On va dire qu’on est dans la course, même si on n’avait pas gagné on restait dans la course. Kraké le savait. Pour eux, un match nul les maintenait en position de leader. Même avec un match nul, nous on restait en course, car le championnat ne se jouait pas forcément aujourd’hui. C’est plus une position agréable de mérite, qu’une position qui vous donne directement le titre.

Maintenant, Kraké a joué avec beaucoup trop de respect. Ils nous beaucoup trop je ne dirais pas surestimé. Ils sont à la maison et je pensais qu’ils allaient être plus conquérants. Dans ce genre de match, quand on a deux points d’avance au classement, on doit assumer sa supériorité hiérarchique au classement et le montrer dans le jeu. Ils ont été un peu attentistes, ils n’ont pas osé se livrer et ont spéculé sur le match nul.

Recueillis par Aubay

Le blog de aubay: réaction à la lettre des écureuils

Beaucoup de gens se sont dit déçus. je ne suis pas pyromane pour applaudir les dissolveurs. Je ne suis pas non plus là pour dire que cette lettre des Ecureuils est une chance. Ceux qui ont dissout l’équipe ont foutu le bordel. Mais comme on est dans un pays où l’Etat se réduit à quelques individus parfois intéressés par l’argent. On entend rien. Nada.

Et là, on commençait à se poser des questions. La lettre des Ecureuils est venue pour rappeler même à certaines personnes que l’équipe nationale de football avait été dissoute. Quel pays! Quelle honte! Autant de matières grises pour si peu d’actions. Les Ecureuils ont peut-être cherché le compromis à la limite de la compromission. Mais leur mérite est de ramener à des bases simples un débat envenimé par des dirigeants parfois malhonnêtes dans leur déclaration.

Faut-il blamer les joueurs d’avoir fait cette démarche? Je n’ose pas le leur reprocher. Ils ont posé là un acte qui montre que le patriotisme n’est pas dans les grands discours des hommes politiques, mais dans des actes simples. On est déçus, d’accord, je suis déçu, oui. Mais je n’ai pas un ego aussi surdimensionné que celui de certains dirigeants pour dire que si je ne suis pas de leur avis, cela veut dire que je vais les crucifier. Désolé, je n’y arrive pas. Au-delà nos attentes personnelles, [Lire la suite…..]

Dissolution, sanctions , que faut-il faire ? Compromis ou comprimissions ?

mais la fracture aujourd’hui semble grande entre les Ecureuils et les dirigeants qui sont allés bien loin dans les déclarations, les révélations et avec les rumeurs agitées par supporters ou médias interposés.

Le public sportif béninois attend toujours d'être fixé

Un deal est possible dans un pays aussi petit que le Bénin où persone finalement ne saurait imposer quelque chose d’arbitraire aux autres.

mais la fracture aujourd’hui semble grande entre les Ecureuils et les dirigeants qui sont allés bien loin dans les déclarations, les révélations et avec les rumeurs agitées par supporters ou médias interposés.

Les joueurs sont-ils prêts à revenir ?

La réponse pourait être un oui complexe. Au nom du maillot jaune et de leur amour pour le foot, les grands matche sinternationaux, c’est évident; mais à quel prix ?

Il va falloir enfin construire quelque chose sur lequel tout le monde peut s’appuyer.

les dirigeants vont-ils pour autant changer leurs pratiques d’antan?

Rien n’est moins sûr.

si Les ecureuils acceptent revenir en présentant des excuses publiques pour des fautes pas forcément commises, c’est qu’ils auraient fait un grand pas, et ainsi résolu la crise par une démarche d’humilité. Ce serait quand même u risque de compromission plutôt qu’on compromis. car certains parmi eux pourraient ne plus revenir, car déjà « blacklisté » (?)

Le drapeau vaut bien cela me dira-t-on.

Mais la fédération qui s’est souvent compromise par certaines pratiques devra s’attendre à un retour du baton quelqu’il soit, à n’importe quel moment.

Ces Ecureuils-là vont mûrir et viendront balayer la maison. C’est d’une évidence inévitable.

acte1 samedi prochain 20 février on connaîtra les prochains adversaires des éliminatoires. la semaine prochaine on devrait connaître la position officielle d’un grand nombre d’Ecureuils. ce sera l’acte2.

l’histoire ne fait que commencer…

Où sont passés les 5% des recettes de la Can 2010 et les 4% des Can 2004 et de 2008?

« Le budget de la Can pour le Bénin est de 1milliard 700 millions de francs Cfa », a souligné Moucharafou Anjorin dimanche dernier sur les antennes de la Golfe TV. Quant aux recettes, il a affirmé que rien n’est alloué par la Caf aux équipes. Nous avons fouillé et

Coupes d’Afrique des nations

« Le budget de la Can pour le Bénin est de 1milliard 700 millions de francs Cfa », a souligné Moucharafou Anjorin dimanche  dernier sur les antennes de la Golfe TV. Quant aux recettes, il a affirmé que rien n’est alloué par la Caf aux équipes. Nous avons fouillé et nous avons découvert que l’Etat béninois a été dribblé 2 fois. Soit le président de la FBF a menti soit la CAF n’a pas rempli ses engagements vis-à-vis du Bénin et pourquoi ?.

Aubay

Le chapitre 40 du règlement de la coupe des nations stipule  en effet, en l’article 94 et suite, que la Caf cède 5% des ressources financières issues des Recettes de stades, de publicité et des droits de retransmissions à chacune des sélections nationales classée 3ème de leur groupe. C’est dire donc que le Bénin peut récupérer dans les jours à venir, si ce n’est déjà fait, sa part du gain de la Can 2010. En outre, conformément au règlement de la compétition, les sélections nationales classée 4ème de leur groupe ont droit chacune, à 4% des recettes effectuées par la Caf. Cela suppose que pour avoir été 4ème de son groupe lors de la Can 2004 en Tunisie puis au Ghana en 2008, le Bénin a eu droit à chaque fois, à 4% des recettes de la Caf. Seulement, il n’a jamais été annoncé que les fonds ont été rétrocédés au trésor public par la FBF. Puisque les dépenses relatives à la préparation et la participation des Ecureuils aux 24ème, 26ème et 27ème éditions de la Can ont été financées exclusivement par le contribuable. Dans la logique des choses, et parallélisme des formes oblige, toute redevance provenant de la Caf, devra être restituée au Trésor public.  Il semble que ce ne soit pas encore le cas.

On sait que dans les relations entre les fédérations et la confédération africaine de football, les Etats sont souvent écartés et leur immixtion interdite. Il va falloir que la fédération de Moucharafou Anjorin nous éclaire.

Extrait du règlement de la Can

Chapitre 40 Recettes de stades, de publicité et des droits de retransmissions

Article 94

94.1. Pour le tournoi final, les recettes sont constituées par la vente des billets de tous les matches officiels et les revenus des droits de télévision, radiodiffusion et de la publicité à l’intérieur comme à l’extérieur des stades et ce, pour toute la durée du tournoi.

94.2. Les droits de télévision et de radiodiffusion d’une part, les revenus de la publicité à l’intérieur comme à l’extérieur des stades ainsi que l’exploitation des symboles d’autre part, feront l’objet de contrats séparés et librement négociés entre la CAF et des agences spécialisées pour une ou plusieurs éditions successives.

94.3. Les droits de télévision, radiodiffusion et de publicité de la cérémonie du tirage au sort de la phase finale appartiennent à la CAF. Ils feront l’objet de contrats séparés et librement négociés entre la CAF et des agences spécialisées.

94.4. Les fédérations organisatrices sont obligées de donner leur consentement et l’accord préalable de leurs gouvernements pour le respect intégral, sur tout le territoire de leur pays, des engagements de la CAF en vertu des contrats signés avec les agences spécialisées et de faciliter la tâche de ces dernières.

94.5. Les droits de télévision et de radiodiffusion ainsi que les revenus de la publicité qui appartiennent exclusivement à la CAF seront répartis selon le barème suivant :

40% pour le fond commun,

20% pour le pays organisateur,

20% pour la CAF,

20% pour le fond de développement technique.

94.6. Les droits de merchandising et de l’exploitation des symboles qui appartiennent exclusivement à la CAF seront répartis selon le barème suivant :

50% pour la CAF

50% pour le fonds commun

94.7. Le montant total provenant des recettes des deux rubriques ci-dessus allouées au fonds commun sera réparti comme suit :

12% au vainqueur du tournoi,

11% à l’équipe classée deuxième,

8.5% à chacune des deux équipes perdantes des demi-finales,

6% à chacune des quatre équipes perdantes des quarts de finale,

5% à chacune des quatre équipes classées troisième dans leur groupe,

4% à chacune des quatre équipes classées quatrième dans leur groupe.

http://fr.cafonline.com/userfiles/file/CAN2010Frn(1).pdf

A la recherche d’un diplômé Uefa A

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Le Bénin qui a tourné dos à un technicien comme Michel Dussuyer, entre autres pour défaut de coaching, devra se tourner vers une solution d’élite. La Fédération béninoise de football sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur dans son choix. Selon nos sources, un diplômé Uefa A ayant connu l’élite européenne est recherché.

Aubay

Certains vous parleront en termes de degré. Le 3e, notamment dont beaucoup de techniciens béninois s’enorgueillis. Mais le monde du foot a tant évolué que les diplômes d’entraîneurs sont nivelés. Uefa A pour ceux qui doivent encadrer des seniors professionnels et Uefa B pour ceux qui encadrent des joueurs de catégories inférieures ou adjoints dans des ligues 1.

Michel Dussuyer, on le sait, n’a pas connu le haut niveau dans son pays, en tant qu’entraîneur. Son dernier club était l’As Cannes évoluant en D3 française (Le National).

Sur la place aujourd’hui, il n’existe donc pas d’entraîneur officiant au Bénin et ayant déjà encadré une équipe dans une ligue1 des 5 championnats majeurs européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne, France).

Un sélectionneur majeur pour les Ecureuils ?

Entre les faux diplômés, les amis des amis et les apprentis sorciers et les experts en tout qui n’ont jamais rien gagné dans leur carrière, l’Afrique se perd parfois. Et le Bénin était sur cette trace. Ils sont nombreux à avoir cédé aux sirènes de la ligue professionnelle béninoise. Ces entraîneurs importés sont à la hauteur du niveau du championnat professionnel expérimental. Mais sont-ils à la hauteur de la sélection nationale du Bénin où les rares talents sont déjà au-dessus du niveau de la ligue professionnelle béninoise ?

Il est des moments où il faut s’élever au-dessus pour tirer vers le haut de jeunes talents en quête d’expérience et de partage de vécu avec un entraîneur ayant connu des succès tant en tant que joueur que coach.

Le Bénin n’a jamais visé dans cette catégorie. Et le moment semble venu de rechercher un technicien qui a remporté des titres dans sa carrière, dans un championnat majeur européen. La fédération renifle sur cette piste. La Côte d’Ivoire (où l’Etat investit moins dans le foot que le Bénin !) a depuis 1992 et les années Yeo Martial décidé de se tourner vers des européens qui ont excellé dans les divisions d’élite de leur pays. Le résultat est là. Le pays a stabilisé sa progression. Le Bénin qui n’a pas le potentiel de la Côte d’Ivoire en termes de qualité de footballeurs en encore plus besoin d’un technicien de haut niveau pour montrer la voie.

Sébastien Ajavon qui a, apparemment, de grandes ambitions pour le football béninois, ne manquera certainement pas d’explorer cette piste.