Sessegnon et Bertrand Traoré : Deux hommes-clés parlent du match (Exclu)

bertrand traoré sessegnon au stade du 4 aout

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La clé du match selon Sèssegnon

« A nous d’avoir beaucoup de maitrise surtout en début de rencontre »

« A Cotonou on a eu du mal a rentré dans le match, on a su travailler là-dessus. Maintenant on joue à l’extérieur contre une équipe du Burkina Faso qui va jouer chez elle. On s’attend à un début de match avec beaucoup de folies donc à nous d’avoir beaucoup de maitrise surtout en début de rencontre. Après je pense qu’on a les moyens pour produire du jeu, mettre cette équipe burkinabè en difficulté. On a travaillé au mieux lors des deux, trois jours qu’on a eus après le match aller. On espère que demain (Ndlr : ce soir) on aura la qualification »

 

Interview exclusive de Bertrand Traoré, attaquant des Etalons

«Il faut concrétiser nos occasions »

Titulaire et auteur d’une grosse occasion manquée face aux Ecureuils mardi dernier, le milieu offensif de Chelsea, Bertrand Traoré s’est confié à nous  juste avant la dernière séance d’entrainement des Etalons.

 

Vous pensez avoir les armes pour passer le Bénin ?

On peut le faire, on est confiant.

Qu’est-ce qui vous a manqué sur le match de Cotonou?

On a manqué de réussite,  c’est tout !

Vous aviez baissé le pied en seconde période. Vous jouiez le nul ?

Non pas du tout, on a joué pour gagner.  On a manqué de réussite. Je pense qu’on était meilleurs que le Bénin dans le jeu mais à la fin ils ont gagné et c’est tout.

Qu’est ce qui pourrait faire la différence sur ce match retour?

On doit rester concentrés, concrétiser nos occasions, ce qu’on n’a pas pu faire à l’extérieur.

Quelle impression, l’équipe béninoise vous a laissé après ce match aller…

Je pense que (hésitation)… c’est  nous même qui a avions fait gagner le Bénin. Je ne vois pas ce match par rapport à l’équipe béninoise. Tout va se jouer de notre côté, si nous jouons bien  comme on l’a fait au Bénin et surtout que nous concrétisons nos occasions, nous passerons.

Entretien réalisé par Géraud Viwami à Ouagadougou

 

Match Retour- Burkina – Bénin (1-2)  : Adénon ne s’est pas entraîné lundi soir

Khaled Adenon

Après une escale à Abidjan, les Ecureuils ont rejoint la capitale burkinabè hier en début d’après-midi. Après avoir pris leur base à l’hôtel, ils se sont dirigés vers le stade du 04 aout qui accueille le duel de ce soir.

 

 

 

A Ouagadougou, Géraud VIWAMI

L’habituel séance de reconnaissance du terrain a débuté à 18 heures local et a duré une heure.  Sur la très bonne pelouse du stade, nous avions vu Oumar Tchomogo débarqué avec un groupe de 20 joueurs

Si tout le groupe s’est entrainé normalement deux joueurs sont restés sur la touche.  Le doute s’agrandit quant à leur participation au match de demain. Le défenseur Khaled Adénon souffre toujours de son tendon gauche, le capitaine d’Amiens n’a pas fait toute la séance. Le milieu de l’Aspac Mama Seibou s’est fait mal au genou gauche dès le début de la séance et a écourté la sienne.

Le groupe présent

Gardien : Fabien Farnolle, Saturnin Allagbé

Défenseurs :  Khaled Adénon , Junior , Salomon Lazadi Fousséni, Jordan Adéoti , Seidou Barazé , David Kiki

Milieux : Djiman Koukou, Seibou  Mama , Sessi d’Almeida , Babatoundé Bello ,Stéphane Sèssegnon,Jodel Dossou , David Djigla

Attaquants : Steve Mounié  , Frédéric Gounongbé , Jacques Bessan, Michael Poté, Abdel Fadel Suanon

Benin-Mali JJ-1: compo probable, Adeoti arrière droit, pas de chamboulement en vue.


Pour affronter le Mali demain au stade de l’amitié de Kouhounou, Omar Tchomogo a essayé plusieurs options dans la semaine mais demain les Ecureuils vont jouer dans une organisation similaire à celle utilisée à Bata en juin dernier. Avec Sèssegnon au cœur du jeu, la petite surprise sera le repositionnement de Jordan Adéoti au poste d’arrière droit
.

Le sélectionneur béninois Omar Tchomogo fera le choix de la stabilité dans l’organisation de son équipe. Ce sera un 4-2-1-3 avec Sèssegnon en meneur de jeu. Un choix d’équipe équilibré et offensif puisque les trois de devants pourraient être de vrais buteurs (Suanon-Gestede-Poté).
La configuration sera la même que face à la Guinée Equatoriale. Dernier arrivé, Fabien Farnolle sera dans les buts, Saturnin Allagbé pourrait retrouver une place de numéro 2. Pas de véritable suspens dans ce secteur.

Adéoti arrière droit
 

En défense, le sélectionneur devrait choisir la stabilité. La défense centrale Adénon-Salomon ne devrait pas changer. A gauche David Kiki conservera son poste. A droite, Seidou Barazé titulaire Bata étant absent, Tchomogo fera confiance à la polyvalence de Jordan Adéoti qui va occuper le flanc droit, préféré à Lazadi Fousséni. Le Caennais connait bien le poste puisqu’il a déjà dépanné à ce poste en club notamment à Laval en Ligue 2.

Sèssegnon au cœur du jeu

Essayé sur le flanc dans un 4-4-2 classique rapidement abandonné, Stéphane Sèssegnon va évoluer à un poste qu’il connait bien en meneur de jeu derrière l’attaquant. Derrière lui , Djiman Koukou sera à la récupération et Babatoundé Bello en relayeur. Somme toute le même trio aligné en juin contre la Guinée Equatoriale.

Gestede en pointe
 

La ligne d’attaque sera occupée par trois hommes. Aligné en pointe à Bata, Poté devrait glisser sur un flanc et laisser la pointe de l’attaque à Rudy Gestede. Abdel Fadel Suanon , plutôt convaincant en club , est bien parti pour enchaîner une deuxième titularisation sur le flanc gauche. Frédéric Gounongbé pourrait débuter sur le banc.

Géraud Viwami

Benin – Mali JJ-2 : Quelle est la meilleure tactique pour les Ecureuils ?


Face au Mali, favori du groupe, les Ecureuils d’Omar Tchomogo seront dans l’obligation de s’imposer pour prendre la tête du groupe après le point inaugural obtenu à Bata en Juin. Avec le retour de plusieurs joueurs cadres, le sélectionneur béninois doit composer la meilleure équipe possible. Dans quel système ? Avec quelle philosophie ? Avec quels choix ? Décryptage

Omar Tchomogo a déjà vu tout son groupe à l’œuvre, Fabien Farnolle dernier attendu est arrivé hier.

Le sélectionneur béninois va diriger son quatrième match officiel à la tête des Ecureuils, lors des trois précédents, il a aligné deux fois une équipe en 4-4-2 classique en 2013 déjà face aux Mali à Bamako et le Rwanda à Porto-Novo. En juin dernier face à la Guinée Equatoriale, il a composé un 4-3-3 muable en 4-1-4-1 avec Koukou en sentinelle et Poté en pointe.

Le 4-4-2 classique ronronne

Durant la séance de ce jeudi après-midi, Tchomogo a essayé un 4-4-2 classique avec Gounongbé et Gestede comme duo d’attaque. Intéressant mais pas du tout convaincant l’animation offensive laisse à désirer. Ce système implique des sacrifices assez importants. Par exemple le capitaine Stéphane Sèssegnon doit glisser sur un coté tout comme Mickael Poté. Le problème : le premier est plus à son aise quand il est au cœur du jeu et son travail défensif sur le flanc n’est pas garanti. Le second a une préférence pour l’axe, poste où il a toujours évolué et performé en club même s’il a souvent officié sur le côté avec les Ecureuils. L’autre interrogation reste l’axe du milieu de terrain, un peu trop friable avec Koukou et Bello, un secteur de jeu où les maliens ont de redoutables spécialistes. Le temps est compté pour trouver les repères dans ce système que très peu voire aucun joueur présent en sélection ne côtoie en club.

Remettre la même qu’à Bata ?

Si le Bénin a présenté une copie plutôt acceptable à Bata en juin dernier, on se demande pourquoi, Tchomogo ne serait pas tenté de remettre la même organisation. Pour rappel, c’était un 4-3-3 avec un trio Koukou-Sèssegnon-Bello dans l’entrejeu et deux animateurs de couloirs qu’étaient Abdel Fadel Suanon et David Djigla , Poté était en pointe. L’équipe était plus équilibrée et Sèssegnon , buteur, était dans son élément au cœur du jeu.
Mais reconduire cette même organisation face aux aigles dimanches prochains revient à faire des choix très déterminants. Ce système ne laisse qu’une seule place à la pointe de l’attaque or des buteurs Tchomogo, l’ancien attaquant en a en cinq à disposition et pas des moindres contrairement au mois de juin. Gestede , Gounongbé , Poté , Mounié et Suanon dans une certaine mesure. En ne mettant qu’un seul sur le terrain d’entrée, les possibilités de scorer pour les Ecureuils s’amenuisent-elles ? Tout dépend de l’organisation. Parce qu’au regard du match de Bata, Djigla et Suanon ont été convaincants sur leur flanc respectifs et ont été à l’origine de plusieurs situations dangereuses. En percussions et dribles, ils semblent presqu’en indispensables dans cette organisation puisqu’ils sont les seuls à occuper les flancs avec efficacité avec Poté , si ce dernier est replacé. Alors, le sélectionneur est donc face à un véritable casse-tête pour effectuer ses choix.

Un milieu en losange, la solution idéale.

Face aux contraintes générées par les deux premières options, une dernière pourrait correspondre parfaitement aux profils de joueurs à la disposition de Tchomogo, il s’agirait d’un 4-4-2 en losange , avec le modèle de l’Olympique Lyonnais. La défense restera à quatre comme d’habitude. C’est au milieu que tout sera changé, Sèssegnon serait idéal en meneur de jeu et pourra mettre toute sa palette technique à disposition d’un duo d’attaquant qui pourrait être Gounongbé-Gestede ou Pote-Gestede. Suanon et Djigla resteront également comme des options intéressantes pour apporter de la vitesse. Dans ce système, Tchomogo restera fidèles à son idée d’avoir deux buteurs devant. La base résidera dans l’organisation du triangle des trois milieux qui accompagneront Sèssegnon . Une sentinelle devant la défense pour l’équilibre d’équipe, Koukou et Adéoti savent s’y faire dans ce rôle. Il sera aidé par deux relayeurs omniprésents et prêt à se projeter, Adéoti à le profil pour le job tout comme Sèssi d’Almeida ou Chamsdine Chaona. Derrière les latéraux, Kiki et Fousséni devront mettre à profit leur qualité de contre-attaquant et nourrir les attaquants avec des centres dangereux. Une option non-négligeable quand on connait l’efficacité de Gestede dans ce domaine et Gounongbé aussi.
Cette option semble mieux correspondre aux profils des joueurs présents en sélection, Tchomogo doit vite trouver l’alchimie, au-delà des résultats le public veut voir du jeu.

Géraud Viwami

Ecureuils : Quels choix pour Tchomogo ?


Les Ecureuils reçoivent le Mali, le 06 septembre prochain pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017, à quelques jours de l’annonce de la liste des joueurs retenus par le sélectionneur Omar Tchomogo, Bjfoot.com a tenté de jeter les dés.

Une lutte pour Aifimi et Ligali ?

Le numéro un Saturnin Allagbé de Niort va tenir sa place et la hiérarchie ne bougera pas puisque Fabien Farnolle , blessé à la main il y a un mois vient de reprendre les entrainements avec LeHavre et parait trop juste pour être convoqué. En revanche, le sélectionneur pourrait bien donner une première apparition à Christophe Aifimi, le gardien ivoiro-béninois, fraîchement champion de Côte d’Ivoire avec l’As Tanda où il a aligné 18 matches sans encaisser en 26 journées de championnat. Selon les rumeurs, il figurerait dans les petits papiers du sélectionneur ivoirien, Michel Dussuyer qui pourrait bien en faire un concurrent pour Sylvain Gbohouo qui a été lancé dans des conditions similaires après son sacre national dans les cages du Séwé Sport. Chiper ce natif de Sakété aux portes des Eléphants, privé de Copa Barry retraité international, ne serait pas une mauvaise idée. Enfin Jonathan Ligali (photo) ? Tout le Bénin l’avait presque oublié avant de le revoir enchaîner quelques matches de Ligue 1 la saison dernière. Le numéro 2 de Montpellier aurait déjà donné son accord au manager de la sélection nationale, son arrivée serait une vraie plus value pour la concurrence. Ce dernier serait d’ailleurs courtisé par le sélectionneur nigérian Sunday Oliseh pour rejoindre les Super Eagles, la preuve que c’est le moment ! Tchomogo pourrait aussi choisir de renouveler l’expérience avec Steve Glodjinon , le gardien d’Energie, mais avoir un deuxième gardien sans compétition depuis février dans un match aussi important comme face au Mali est risqué vu l’enjeu du match.

Imorou forfait, quid de l’arrière droit

Ici la hiérarchie ne devrait pas être trop bousculée, de retour à la compétition avec son club, Réda Johnson absent en Guinée-Equatoriale devrait effectuer son retour. En adaptation à Niort, David Kiki lancé à Bata ne devrait pas souffrir de la concurrence sur le côté gauche puisqu’Emmanuel Imorou victime d’une élongation le week-end dernier est déjà forfait. A moins que Tchomogo prennent tout le monde à contre-pied en rappelant Isaac Louté (Ex-Kano Pillars), l’ailier replacé arrière gauche depuis deux saisons dans le championnat nigérian. L’autre quid demeure le poste d’arrière droit, si Seidou Baraze, qui devrait être logiquement présent, a dépanné lors de la première journée, il nécessaire qu’un spécialiste du flanc occupe désormais le poste. Fousséni Lazadi , fraichement recruté dans le championnat nigérian est une alternative crédible , tout comme un retour de Nana Badarou , le défenseur du Wac Casablanca serait bien plus qu’utile. Pour le reste les présences d’Adénon et Salomon titulaires en juin ne font aucun doute.

Aucune surprise en vue

« J’ai hâte de retrouver les Ecureuils » a déclaré le milieu défensif de Caen, Jordan Adéoti cette semaine même dans une interview accordé à Bjfoot.com, son vœu devrait être exaucé par Tchomogo puisqu’il n’était pas présent à Bata. C’est la seule interrogation majeure de l’entrejeu, sinon d’Almeida, Koukou , Babatoundé , Seibou et le capitaine Sèssegnon tiendront leur poste.

du beau monde en attaque

Sur la ligne d’attaque le sélectionneur pourrait bien faire face à un casse-tête. Déjà auteur de trois réalisations cette saison, Frédéric Gounongbé va certainement signer son retour chez les Ecureuils presqu’un an après ses premiers pas sous le maillot jaune, tout comme Rudy Gestede particulièrement brillant en club depuis une saison. Un duo d’attaque, jamais aligné ensemble, qui fait déjà rêver les supporters qui sera épaulé par Michael Poté , titulaire à la pointe de l’attaque en Guinée-Equatoriale. Mohamed Aoudou (CR Belouizdad) et Jacques Bessan (Ittihad Alexandrie) pourraient bien faire les frais de ces retours. Sur les flancs, intéressants face à la Guinée-Equatoriale, Abdel Fadel Suanon et David Djigla ne manqueront pas le rendez-vous. Mais ils pourraient faire avec la concurrence d’un Jodel Dossou de retour en grâce avec son nouveau club d’Austria Lustenau. Indisponible en club, Mouri Ogounbiyi sera absent.
Sauf grosses surprises, voici les choix qui s’offrent à au sélectionneur Tchomogo , rendez-vous dans quelques jours pour voir si on a vu juste.
Géraud Viwami

Urgent : Le Bénin n’a plus de fédération de football (Le gouvernement retire l’agrément à la Fbf)

Retrait d’agrément, création d’une commission pour connaître des dessous de la suspension des équipes de jeunes du Bénin aux compétitions africaines, et réconciliation de la famille du football. Trois points évoqués par le gouvernement dans sa décision du 27 mars 2015. Les interprétations peuvent commencer, le football replonge dans la crise.

Beaucoup de personnalités avaient déjà évoqué cette éventualité au plus fort de la crise à la Fbf entre 2010 et 2012. Mais rien n’y fit. Cette fois-ci, c’est fait. Retrait d’agrément.

Ce terme fait penser à une rupture de confiance. La Fédération béninoise de football, comme toutes les autres fédérations, exerce une activité qui lui est cédée par l’Etat à travers le ministère des sports. Cet agrément accordé à chaque fédération peut être retiré. Mais à quel prix ?

Le Bénin n’a plus, de fait, de fédération de football

Dans la logique de cette décision, la fédération béninoise de football devient une coquille vide. C’est une dissolution de fait, en clair. La première conséquence serait l’arrêt des championnats en cours. La suite s’annonce forcément houleuse. La Fédération internationale (Fifa) devrait rapidement donner sa position sur cette décision.

Le même Etat béninois il y a quelques années, avait déjà soutenu la thèse selon laquelle la fédération de football serait une ambassade de la Fifa au Bénin (selon les termes de l’ancien président Moucharafou Anjorin). Cette fois-ci, le gouvernement a compris l’enjeu, après avoir investi quelques 30 millions d’euros (environ 20 milliards) depuis 2006..

(Affaire forcément à suivre)

 

 

Fbf contre Mjsl, le masque est jeté…

fbf contre mjsl 2fbf contre mjsl 1A 3 mois du premier match des Ecureuils du Bénin comptant pour les éliminatoires de la Can 2017, le ministre de la jeunesse, sports, et loisirs a déclenché un ensemble d’actions médiatiques contre la fédération béninoise de football. Décryptage d’un clash.
La gestion de la fédération est directement mise en cause par Safiou Affo dans ses différentes sorties médiatiques depuis un mois. Le langage est frontal et la démarche n’a rien de policée. Elle est clairement déstabilisante pour la Fédération béninoise de football. Un temps le ministre a cru à la réconciliation des acteurs du football. Voici venue peut-être l’heure de la désillusion. Quand le président de la Fbf s’arrangeait pour que le titre de champion soit attribué aux Buffles afin de ménager les décideurs politiques, le ministre Affo a dû applaudir. Les mois sont passés et d’autres paramètres ont repris leurs droits.
Politique ?
Pendant de longs mois, Safiou Affo a ménagé la Fbf. Pourquoi déclencher aujourd’hui une série d’actions dans les médias ? Politique ? Peut-être.
Augustin Ahouanvoébla a-t-il tourné dos à la majorité présidentielle dans la confection de la liste électorale informatisée ? Lui, le vice-président de la commission chargée de réaliser une nouvelle liste électorale ? Peut-être.
Au Bénin on sait tout mélanger ou tout analyser de façon transversale. Le paramètre politique est donc important, pas essentiel dans notre analyse. Il y a 3 mois, le président de la fédération de football était intouchable. Peu critiqué et même pressenti au gouvernement. Mais la période électorale choisie par le ministre Affo est-elle juste une coïncidence ? On se pose des questions. Entre deux camps, on peut toujours se lancer quelques pics à la veille des élections…

Ollé-Nicolle, la goutte qui fait déborder le vase…
L’Etat béninois paye les entraîneurs, mais c’est la fédération qui signerait les contrats. L’expérience a été tentée avec Manuel Amoros. L’Etat acceptant verser sa subvention et laisser à la fédération le choix du sélectionneur. Si Ollé-Nicolle a été relevé de ses fonctions par le Ministère des sports, il reste, selon la Fbf (du moins en façade), le sélectionneur des Ecureuils du Bénin. Le français viré par le ministre sans consulter la Fbf est comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Safiou Affo a pris le risque de vexer la plus puissante fédération sportive. Il a certainement préservé les intérêts financiers, mais il a agi de façon unilatérale.
En courroux parce qu’écarté du choix du sélectionneur ?
En réaction à cette décision du ministre des sports, la Fbf s’est braquée. Pour le futur sélectionneur, elle a décidé de lancer une nouvelle procédure de candidatures. Seulement voilà, Safiou Affo aurait aimé que ce soit un béninois. Et pourquoi pas quelqu’un dont il aurait déjà coché le nom. Sauf qu’à la Fbf, on lui a clairement signifié que le choix du sélectionneur ne relève pas de ses compétences. Le ministre veut-il se venger parce que la fédération a décidé de ne pas faire un choix identique au sien ? On en est convaincu dans les milieux proches de la Fbf.
Safiou Affo, comme nombre de ses prédécesseurs, ne passe-t-il pas trop de temps à parler du football ? Il est vrai que les fonds importants alloués à la fédération béninoise de football et gérés par les services du ministère des sports peuvent rendre fous n’importe quel ministre. Copain ou ennemi des présidents de la Fbf, les ministres sont souvent dans les extrêmes.
Si tout le monde sait que les fédérations de football en Afrique sont intouchables, car surprotégés par la Fifa, le ministre Affo a certainement encore du mal à comprendre qu’à la veille des élections à la fédération internationale, il ne peut que perdre son bras de fer avec la Fbf. Ses tapages médiatiques répétés ne sauraient vraiment résoudre les problèmes profonds du football béninois.
Il va falloir voler plus haut, monsieur le ministre…
Aubay-Rolland ZOHOUN

Décembre 2009-2014 / 5 ans d’anniversaire : Bjfoot, la vraie histoire…

alodo sports et étoile d'agla soutiennent bjfoot.com
alodo sports et étoile d’agla soutiennent bjfoot.com

alodo sport soutient bjfoot!Durant ce mois de décembre, qui est celui de notre anniversaire, ou de nos anniversaires (5 ans de bjfoot.com, 10 ans de aubayskyblog.com), nous vous racontons notre histoire. Et espérons aussi vos messages !

C’est en 2004 que le premier blog actualisé quotidiennement sur le foot béninois a été créé. Le but étant, à la base, de sauvegarder sur internet des articles parus dans le journal pour lequel je travaillais. Des erreurs techniques sont survenues avec la suppression de fichiers (textes et photos) alors que j’avais des articles à publier. Suite à cela, j’ai donc commencé à me demander comment faire pour que n’importe quel collègue, par erreur ne supprime plus des fichiers, pour toujours. L’idée d’un blog a ainsi germé. La plate-forme n’a pas été facile à trouver. Pendant 3 mois, j’y ai réfléchi. Et enfin j’ai choisi skyblog. www.aubay.skyblog.com (aujourd’hui : www.aubay.skyrock.com ) est né en décembre 2014. Le premier article faisait le bilan de l’année des Ecureuils. Titre « Bilan 2004 de l’équipe nationale de football : Huit matches, 0 victoire : les Ecureuils au creux de la vague ».

C’était du « Tout info » avec comme sujet principal, les footballeurs béninois évoluant à l’étranger. Le blog avait donc une simple mission première : stocker des infos. Le but n’était pas forcément des visiteurs !

Mais après la Can 2005 des moins de 20 ans organisé par le Bénin, et mes premières apparitions dans les émissions tv Ortb en 2006, il n’était plus possible de priver autant de gens d’un accès illimité et permanent à des infos sur le foot béninois. Cette période de plus d’un an a marqué un tournant. Les visites ont commencé à s’accumuler et au fil des mois, et des années, de vraies relations se sont tissées avec les lecteurs assidus et sains. Beaucoup m’ont posé des questions et m’ont orienté et soutenu dans mon travail. D’autres ont fait autrement.

Les plus proches sont devenus Quentin Hoffmann, basé en France dans le temps… dont le pseudo « trogenti béninois » m’a marqué. J’ai donc commencé à échanger avec lu qui a découvert le blog grâce à Abou Maïga. Et puis, un jour, un étudiant béninois vivant au Maroc, Lookman a commencé à commenter les articles. Le Bénin allait jouer un match amical, sous Michel Dussuyer, contre le Maroc. Lookman et ses amis y étaient et m’avaient envoyé de nombreuses photos. Même si notre plan initial était de mettre les photos au fil du match, en live. Cet album-photos fut un franc-succès.

En 2009, alors que le blog est dans sa 5e année, Lookman va me proposer de passer à un format « site web ». J’avoue que comme beaucoup de lecteurs du blog, j’ai eu du mal à m’adapter à cette idée. Pendant 2 ans j’ai continué à alimenter les deux.

On a donc décidé du nom, du logo etc. Et www.bjfoot.com est né. C’était juste avant la Can 2010 en Angola. Les Ecureuils étaient en stage à Lomé et évidemment j’y étais. A coup de photos et d’articles, nous avons lancé le site et dans la foulée avec les premiers « live text » sur des matches des Ecureuils du Bénin. La Can 2010 a été une excellente rampe de lancement pour cette nouvelle aventure.

Et puis arriva Géraud. Sa connaissance de l’environnement du football a permis de maintenir un très bon niveau de couverture des événements même quand je me fais discret ou quand je suis occupé sur d’autres fronts. Géraud est aujourd’hui celui qui produit le plus d’articles sur le site, dans l’esprit bjfoot. Seul un activisme passionné peut permettre à nos sports béninois d’être exposés…Vivement que ça continue!

 

Pour accéder à 10 ans d’archives sur le foot béninois cliquez www.aubay.skyrock.com !

Le blog en date et chiffres : Création le 26/12/2004 à 13:35 – Total des visites : 149 113 visites (les visites ont continué depuis 5 ans malgré que bjfoot.com existe)

  • 5 230 articles – 1 822 commentaires

Photo: Aubay , lors de la réception du prix du meilleur journaliste de la presse écrite en en 2012