Centre de formation de football : Tanéka, 14 ans après, état des lieux….

 

Nabil Yarou, international junior,formé au centre Tanéka, défenseur central Aspac, champion 2012

 

Dans un univers où les « académies » pullulent, nous avons voulu jeter un œil critique sur une des plus en vue, située à 600 kilomètres au Nord-Ouest de Cotonou la capitale économique du Bénin. Le « Sport, études, arts et métiers » Tanékas fort de ses 14 ans d’existence doit sa renommée au partenariat fructueux et envié avec l’Aspac, le club portuaire double champion du béninois…

 

Enquête réalisée à Natitingou par Aubay

Une après-midi tranquille à Natitingou, la séance des moins de 15 ans tire à sa fin. Le jeu, sur la pelouse synthétique est un peu haché. On sent bien la rentrée, avec les hésitations, le manque de cohésion collective. A intervalles réguliers après des phases de jeu, le coach Antoine Abatan qui signe son retour cette année stoppe la partie et fait ses mises au point. 3 semaines après la rentrée scolaire, la rentrée sportive du Seam Tanéka débute… Remontant le temps.

Le carder organise un tournoi de jeunes, nous sommes en 1998 dans le département de l’Atacora. A l’issue de la compétition, le président Adrien Houandjinou suggère la mise en place d’une sélection des meilleurs talents. L’idée est acceptée, le centre Sport études, arts et métiers (Seam) Tanékas est né.

Une maison sur une hauteur de Natitingou, puis les locaux de la direction départementale des sports vont tour à tour héberger la première promotion. La dimension associative va perdre son sens au fil du temps, et seul Adrien Houandjinou, raconte son fils, aujourd’hui administrateur de l’académie, va prendre à cœur le développement du Centre.

 

Partenariat et relance de la formation

70 millions de francs Cfa (près de 110 mille euros) pour financer le centre. C’est à peu près la moitié de ce que coûtait le Cifas avant sa fermeture. Mais pour une association, cela reste un gros défi. « Qu’est-ce qu’on y gagne ? » demande l’administrateur du centre.

Deux partenaires, le port autonome de Cotonou et une société privée agro-alimentaire, permettent au Centre de tenir l’équilibre depuis quelques années. Nous évoquerons plus loin, le 3e partenaire, plutôt limité dans le temps, l’Etat béninois à travers le ministère des sports.

« Au moment où les enfants ont commencé à briller en D2 et ont été champions départementaux, nous avons eu des problèmes d’arbitrage qui nous ont recalés 3 fois de suite», rappelle l’administrateur du Centre. « C’est là où, voyant qu’il n’y avait pas d’équipe de D1 dans la région, nous avons été sollicités par l’Aspac alors en D2. Le premier contrat stipulait que 13 joueurs du centre iraient à l’Aspac contre un soutien financier annuel de 13 millions de francs Cfa. » L’Aspac n’est pas un sponsor, mais un partenaire, estime-t-il avant de préciser «Les joueurs sont considérés comme prêtés à l’Aspac. Chaque fois qu’il y a un joueur défaillant, on le remplace. Deux ou trois joueurs ont déjà été dans le même cas. Cela doit faire toujours faire 12 joueurs du Seam Tanéka chaque saison dans les rangs de l’Aspac. »

Les années sont passées, mais le Seam Tanéka n’a pu avoir une promotion aussi brillante que la première. Quelques joueurs talentueux font leur apparition de temps en temps, sans plus. Rodrigue Houandjinou dissèque : « c’est possible pour nous de placer nos joueurs venant de la D2 à l’Aspac malgré le niveau élevé du club portuaire. C’est le cas de Nabil Yarou qui s’est imposé en deux matches comme titulaire. Sur les 3 dernières années, on est restés un peu statiques. Cela n’a pas trop marché. Je pense que nous avons beaucoup regardé la D2, en trahissant un peu notre mission de formateur.»

Pour lui, l’ex-coach principal Akouess Amidou s’est un peu trop concentré sur l’équipe première sans vraiment coordonner la formation.

 

Partenariat avec le ministère des sports

18 jeunes laissés en rade cette année…

(18 millions par an, sur 3 ans)

Ces trois dernières années de statisme coïncident pourtant avec le partenariat initié par le ministère des sports. L’accord a été signé avec le ministre Etienne Kossi. Une sélection de 30 jeunes a été mise en place. A raison de 600.000 Francs Cfa (un peu moins de 1000 euros) de scolarité par an par jeune, le Seam Tanéka bénéficiait de quelques 18 millions de francs Cfa par an.

Deux problèmes se posent à ce niveau. Le ministère des sports en  initiant ce partenariat n’a pas pris les dispositions pour que le centre dispose d’un technicien d’un très bon niveau pour conduire le partenariat. Les quelques initiatives en la matière sont venues du promoteur Adrien Houandjinou qui a sollicité à plusieurs reprises l’ex-sélectionneur Edmé Codjo. Au niveau du ministère des sports, on s’est concentré sur des rapports plus administratifs que techniques.

Le deuxième problème est lié au premier. Dans un pays où on a une direction du sport d’élite, peut-on prétendre qu’en 3 ans on peut faire d’un jeune de 14 ans un footballeur déjà sur le marché ? Même les plus talentueux pris avant 14 ans on besoin de 5 ans, dans un environnement très  structuré pour éclore et s’affirmer. Le ministère des sports en tablant sur 3 ans n’a pas vraiment mûri sa stratégie. « Le partenariat devrait être renouvelé, mais nous avons écrit au ministère des sports, sans suite. Les enfants ont commencé à la veille de la rentrée à appeler. Maintenant, nous avons décidé de récupérer les meilleurs environ 12 qui sont revenus et sont là actuellement», explique Rodrigue Houandjinou. Les 18 autres ayant été priés de rentrer chez eux.

L’argent de l’Etat a servi un temps, mais n’atteindra pas le but visé. Et ce ne serait pas la première fois, car en 1999 déjà, le centre Sainte Luce des Tori avait connu un soutien financier sans une vraie coordination.

 

Le centre aujourd’hui

45 pensionnaires, 4 encadreurs

« Nous avons l’ambition cette année de redorer notre blason, et de nous distinguer dans chaque tournoi de catégorie d’âge organisé », lance Rodrigue Houandjinou. Ainsi, à l’issue de l’année scolaire 2011-2012, beaucoup de jeunes ont été remerciés pour insuffisance de résultat ou pour indiscipline. « Certains étaient juste des cas sociaux dont les parents se débarrassaient en nous les envoyant au Centre.» Durant les détections, à Cotonou, 15 nouveaux jeunes ont été repérés, 8 seront retenus. A Parakou, 6 jeunes sont recrutés par le centre. 31 anciens de l’année précédente sont restés.

Le départ d’Akouess Amidou a changé la donne au niveau du centre. Les deux parties se reprochent des choses. Cette séparation reste « le plus gros transfert » de cette année dans le monde des académies. Les choses ont donc été réorganisées au niveau du Seam Tanéka. On observe le retour d’Antoine Abatan au niveau des moins de 15 ans, de façon ponctuelle. L’ex-capitaine et très talentueux milieu de terrain des Requins de la fin des années 1980, Combiéni Elie hérite des moins de 17 ans et de l’équipe de D2.

Deux autres encadreurs, l’ivoirien Alain Digbeu et le béninois Togo Yari Emmanuel (U13) sont les deux autres membres permanents de l’encadrement du Centre.

 

Equipe D2 et formation, la quête de l’équilibre

Le recours fait à Abatan à qui les moins de 15 ans ont été confiés est jugé comme très important. « Il est un formateur avec lequel on a déjà travaillé. Il revenu avec nous pour former les jeunes. Aujourd’hui, nous comptons 200 centres de formation au Bénin (Ndlr : initiatives de formation) et pour nous, il est question d’être présent à chaque tournoi. En dehors des U13, U15 et U17, deux pôles de formation ont été lancés à Tanguiéta et Djougou. Ces deux pôles fonctionnent comme des clubs de quartiers entraînés sur les horaires libres du programme scolaire. Le but étant, explique Rodrigue Houandjinou, de récupérer les meilleurs des ces pôles dans les catégories du centre.

 

Au-delà de l’Aspac, quel rayonnement pour le centre ?

Cette histoire est typiquement béninoise et reflète le niveau réel de la formation des jeunes footballeurs dans le pays. En 14 ans, quel joueur passé par le centre a pu s’engager en Europe ? Aucun. C’est ça la différence entre un centre dit de référence au Bénin, et qui reçoit des fonds public, et un centre d’un autre pays ouest-africain quel qu’il soit. Mouftaou Adou a bien failli signer en Autriche puis s’est cherché en Suède avant de revenir à Gagnoa en Côte d’Ivoire cette saison pour se relancer…C’est le seul. Pour le reste, le bout du tunnel est long, même si Nabil Yarou et Saturnin Allagbé actuellement titulaires en équipe nationale juniors et doublures chez les A ont des chances de s’expatrier un jour…William Dassagaté parti à l’Asec la saison dernière n’aura fait qu’un tour. Les fruits n’ayant pas tenu la promesse des fleurs, le milieu de terrain est revenu au pays, sans solution, remercié par le club abidjanais.

 

 

Encadré

En savoir plus…

1999 vainqueur coupe Abimbola

2001 stage de perfectionnement en France

Victoires sur équipe des 15 ans de Lyon 2-0

U15 de Relieux-la-Pape 5-0

U17 de Relieux-la-Pape 2-1

2002 et 2004 Championne de la Division2 régionale/ 3e de la D2 nationale

2005 Recrutement de 15 joueurs par l’Aspac

2006 Mondial Saint Pierre à Nantes (France)

5e sur 24 centres de formation

2006 Vainqueur U15 Tournoi international des académies de football de Cotonou

2007 Vainqueur de la coupe filière Coton

2007-2008 Championne de la ligue Donga

Août-Sep. 2008 : demi-finaliste tournoi des centres de formation Afrique de l’Ouest U18 à Niamey, Niger

Sep-Oct 2008 : 8 joueurs (Aspac) en sélections nationales

1 en équipe Espoir ; 2 en équipe U20 ; 5 en équipe U17

 

 

 

 

Cadets et juniors : Les fleurons du Cifas éblouissent les sélections de jeunes

 

Ulrich Quenum, la perle du Cifas

 

Les Ecureuils juniors et cadets se sont produits sur ces dernières semaines et même si le système formation de jeunes au Bénin est très peu organisé, certaines individualités sont venues rappeler la référence en matière de formation de jeunes footballeurs : le Cifas.

Aubay

« Le Cifas, et après ?». Ils sont nombreux à avoir critiqué le seul centre de formation structuré et sérieux qu’a connu le Bénin durant les 10 dernières années. Les produits, c’est vrai, ce sont fait attendre. Si les premiers castings ont été peu productifs, les suivants ont apparemment eu un meilleur succès. Aujourd’hui, on remarque aisément que la politique du défunt Cifas en matière de recherche des talents et de vérification des âges porte ses fruits. Le dire, c’est respecter l’investissement tant financier, très colossal, que technique.

La fédération béninoise de football depuis 10 ans, annonce des centres de formation dont celui de Missérété reste un symbole. Des mots, et surtout rien de fait. Si à lui seul un privé a pu montrer la voie, une institution aussi riche que la Fbf, régulièrement dotée par la Fifa devrait pouvoir mettre en place une académie de grande référence.

En voyant aujourd’hui tous les jeunes talents du Cifas, on se rend compte que la fermeture du centre a causé plus de tort au foot béninois qu’à son propriétaire…

Les fleurons du Cifas évidemment ne sont pas juste les 3 dont nous parlons dans les lignes suivantes. Il y en a bien d’autres qui attendent juste qu’on leur montre la voie…

Aubay

Encadré

Mama Seïbou, le « Tigana » du Cifas…

Mama Seïbou tente une frappe des 30 mètres et fait mouche. Le public l’applaudit et se demande d’où il vient. Le premier qui essaye une réponse avance : « du Nord ». Et pourtant, même s’il a signé aux Buffles la saison écoulée, le jeune milieu de terrain a bien été formé au Cifas. En 2010, il a disputé le mondial des minimes de Montaigu en France avant d’étrenner sa première sélection chez les cadets face à la Côte d’Ivoire quelques mois plus tard. Le peuple a la mémoire parfois courte…car ce même Mama Seïbou a été régulièrement titulaire à Dakar en 2011 au tournoi de l’Uemoa. Ce choix du sélectionneur du moment, Edmé Codjo, a été vécu comme une « provocation » par les parrains de certains de ses concurrents. Le joueur, lui, a été remarqué par les plus avertis. C’est en « pompant » les listes de l’ex-sélectionneur que désormais tous les techniciens se l’arrachent…Il a failli faire un essai à Vannes en France…la crise des visas sévissait et a eu raison de l’opération.

Ulrich Quenum, passeur et buteur en herbes détecté par le Cifas

Durant la même année 2011, le petit milieu des académies de football va découvrir une perle : Ulrich Quenum. Son frère aîné, Parfait, a disputé quelques bouts de match lors du tournoi de l’Uemoa 2009 organisé au Bénin. Lui, a fait ses débuts au Cifas aussi, sous les ordres d’un certain Edmé Codjo, alors encadreur des 14 ans du centre. Le petit dribbleur va devenir buteur en série. En 2011, c’est tout naturellement qu’en leader, il mobilise ses « copains » du Cifas quand s’est présentée la présélection pour le Brésil. La seule « équipe » participante sans encadreur, le Cifas ayant été fermé quelques semaines plus tôt. Ulrich Quenum et 4 autres de ses camarades du Cifas vont faire partie de l’expédition brésilienne. 11 mois plus tard, il régale le public de Porto-Novo face au Cameroun.

 

Gaston Houngbédji, défenseur moderne remarqué au Cifas

« En général les jeunes joueurs, il faut éviter de les couvrir d’éloges, car après, ils choppent la grosse tête. » Ces mots d’un formateur français très connus résonnent dans ma tête quand j’écris cet article. Mais seulement voilà, ce défenseur central-là, a un destin particulier. Expulsé lors d’un petit match au Cifas, il était assis et isolé tout seul quand Edmé Codjo en passant au bord du terrain s’arrête pour lui parler. Le coach le récupère dans son équipe. Depuis, il est devenu le futur « Khaled Adénon », pour citer une référence béninoise…Son jeu fluide en défense central a marqué les esprits dimanche 14 octobre 2012 au stade Charles de Gaulle. Il va même se permettre de parcourir 90 mètres d’une surface de réparation à l’autre pour tirer deux penalties. Il réussit le premier, manque le deuxième…Demain, cela fera partie de son histoire. Une chose est sure, il a du caractère.

Aubay

 

Cadets et juniors : Les fleurons du Cifas éblouissent les sélections de jeunes

 

Ulrich Quenum, une des perles dénichées par le Cifas

 

Les Ecureuils juniors et cadets se sont produits sur ces dernières semaines et même si le système formation de jeunes au Bénin est très peu organisé, certaines individualités sont venues rappeler la référence en matière de formation de jeunes footballeurs : le Cifas.

Aubay

« Le Cifas, et après ?». Ils sont nombreux à avoir critiqué le seul centre de formation structuré et sérieux qu’a connu le Bénin durant les 10 dernières années. Les produits, c’est vrai, ce sont fait attendre. Si les premiers castings ont été peu productifs, les suivants ont apparemment eu un meilleur succès. Aujourd’hui, on remarque aisément que la politique du défunt Cifas en matière de recherche des talents et de vérification des âges porte ses fruits. Le dire, c’est respecter l’investissement tant financier, très colossal, que technique.

La fédération béninoise de football depuis 10 ans, annonce des centres de formation dont celui de Missérété reste un symbole. Des mots, et surtout rien de fait. Si à lui seul un privé a pu montrer la voie, une institution aussi riche que la Fbf, régulièrement dotée par la Fifa devrait pouvoir mettre en place une académie de grande référence.

En voyant aujourd’hui tous les jeunes talents du Cifas, on se rend compte que la fermeture du centre a causé plus de tort au foot béninois qu’à son propriétaire…

Les fleurons du Cifas évidemment ne sont pas juste les 3 dont nous parlons dans les lignes suivantes. Il y en a bien d’autres qui attendent juste qu’on leur montre la voie…

Aubay

Encadré

Mama Seïbou, le « Tigana » du Cifas…

Mama Seïbou tente une frappe des 30 mètres et fait mouche. Le public l’applaudit et se demande d’où il vient. Le premier qui essaye une réponse avance : « du Nord ». Et pourtant, même s’il a signé aux Buffles la saison écoulée, le jeune milieu de terrain a bien été formé au Cifas. En 2010, il a disputé le mondial des minimes de Montaigu en France avant d’étrenner sa première sélection chez les cadets face à la Côte d’Ivoire quelques mois plus tard. Le peuple a la mémoire parfois courte…car ce même Mama Seïbou a été régulièrement titulaire à Dakar en 2011 au tournoi de l’Uemoa. Ce choix du sélectionneur du moment, Edmé Codjo, a été vécu comme une « provocation » par les parrains de certains de ses concurrents. Le joueur, lui, a été remarqué par les plus avertis. C’est en « pompant » les listes de l’ex-sélectionneur que désormais tous les techniciens se l’arrachent…Il a failli faire un essai à Vannes en France…la crise des visas sévissait et a eu raison de l’opération.

Ulrich Quenum, passeur et buteur en herbes détecté par le Cifas

Durant la même année 2011, le petit milieu des académies de football va découvrir une perle : Ulrich Quenum. Son frère aîné, Parfait, a disputé quelques bouts de match lors du tournoi de l’Uemoa 2009 organisé au Bénin. Lui, a fait ses débuts au Cifas aussi, sous les ordres d’un certain Edmé Codjo, alors encadreur des 14 ans du centre. Le petit dribbleur va devenir buteur en série. En 2011, c’est tout naturellement qu’en leader, il mobilise ses « copains » du Cifas quand s’est présentée la présélection pour le Brésil. La seule « équipe » participante sans encadreur, le Cifas ayant été fermé quelques semaines plus tôt. Ulrich Quenum et 4 autres de ses camarades du Cifas vont faire partie de l’expédition brésilienne. 11 mois plus tard, il régale le public de Porto-Novo face au Cameroun.

 

Gaston Houngbédji, défenseur moderne remarqué au Cifas

« En général les jeunes joueurs, il faut éviter de les couvrir d’éloges, car après, ils choppent la grosse tête. » Ces mots d’un formateur français très connus résonnent dans ma tête quand j’écris cet article. Mais seulement voilà, ce défenseur central-là, a un destin particulier. Expulsé lors d’un petit match au Cifas, il était assis et isolé tout seul quand Edmé Codjo en passant au bord du terrain s’arrête pour lui parler. Le coach le récupère dans son équipe. Depuis, il est devenu le futur « Khaled Adénon », pour citer une référence béninoise…Son jeu fluide en défense central a marqué les esprits dimanche 14 octobre 2012 au stade Charles de Gaulle. Il va même se permettre de parcourir 90 mètres d’une surface de réparation à l’autre pour tirer deux penalties. Il réussit le premier, manque le deuxième…Demain, cela fera partie de son histoire. Une chose est sure, il a du caractère.

Aubay

 

Can cadets Maroc 2013 : Bénin – Cameroun 4-1: Les Ecureuils atomisent les lionceaux camerounais

 

la danse des « bébés »ecureuils



Le Bénin a accueilli dimanche au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo le Cameroun dans le cadre du 2e tour des éliminatoires de la Can Cadets Maroc 2013. Motivés et vernis les locaux ont laminés une équipe camerounaise peu tranchante  4-1.


Les buts

431-0: Aron Ibilola décalé à droite dans la surface crochète son défenseur pour se remettre dans le sens du but mais  il est déséquilibré, pénalty. Gaston Houngbédji, marque parfaitement malgré le bon plongeon du gardien camerounais.

50e 1-1 : Mbvouvouma déborde à droite de la surface béninoise et centre pour Hermann Kekambus seul dans les six mètres au second poteau qui place une tête victorieuse.

61e, 2-1 : Nouveau pénalty pour le Bénin, suite à un tir de Pacifique Gbaguidi qui a heurté le bras de Nouhou Tolo. Cette fois-ci, c’est Roussos Makou qui prend le gardien à contre-pied parfait.

71e, 3-1 : Coner camerounais dégagé par les béninois, le contre est amorcé, le cuir est envoyé par Latifou Tadjou dans le dos de la défense camerounaise, Hassan Ndam en position de dernier défenseur manque son dégagement qui profite à Roussos Makou. L’attaquant part seul des trente mètres, il résiste au retour de Jores Nlend dans la surface puis l’élimine d’un crochet intérieur avant de conclure d’un tir à ras de terre au premier poteau, le gardien touche mais le cuir ira au fond ! Le break est fait.

90+3e, 4-1: Bon travail de Pacifique Gbaguidi à droite dans la surface, presqu’à terre il coulisse le cuir pour Koudous Radji qui catapulte au fond dans les six mètres. Le match est plié.

Quenum la lumière, Makou le joker

Le Bénin a connu un début de match difficile face à des camerounais plus apte athlétiquement. Les Ecureuils font la différence grâce aux individualités, Ulrich Quenum fraîchement rentré de Botafogo au Brésil, se révèle au-dessus du lot. Accélérations, dribles, ouvertures, l’ex-pensionnaire du Cifas était dans tous les bons coups, d’une équipe qui a manqué de solidarité et de collectif. A noter également les prestations remarquées de Gaston Houngbédji en défense centrale, de Pacifique Gbaguidi sur le côté droit et Roussos Makou auteur d’un doublé précieux.

A noter également le pénalty manqué par Gaston Houngbédji à la 59e.  Les Béninois prennent quand même une bonne option en attendant le retour.

En face l’équipe camerounaise a souffert de son manque d’organisation offensif, même si l’équipe était bien en place. Elle aura été tranchante seulement en début de seconde mi-temps avant de s’effondrer après l’égalisation. La défense trop incisive et en manque d’expérience a concédé  trois pénaltys. A  noter l’expulsion du capitaine Brian Anouga.

Les lionceaux devront batailler dur pour renverser la vapeur à domicile, une mission pas si facile.

Feuille de match

Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo

Arbitre : Lathbridge Regina

Buts : Hougbédji (43e,sp) , Makou (61e sp , 71e) , Radji 90 + 3 pour le Bénin

Kekambus 50e pour le cameroun

Expulsion : B. Anouga pour le cameroun

Bénin

1-A. Kokou- 4-G. Houngbédji , 5. G. Houadjeto,3- H. Kassa, 18- P. Idohou (14- I. Adinsi)- 8- L. Tadjou , 2- B. Tokoumbo, 7- P. Ainadou (R. Makou), 10- P. Gbaguidi- 11- U. Quenum , 6- A. Ibilola (13-K; Radji)

Coach: Yessoufou Lafiou

Cameroun

22- F. Ohoulo- 4- H; Ndam,5- J. Nlend 2- N. Tolo, 3- A. Lemaleu,7- H. Kekambus,9- E. Abiacho, F. Mvouvouma, 6- B. Anouga , 11- K. Ketu, 10- D. Lamkel.

Coach: Richard Towa

ubay & Géraud Viwami

 

Préparation du tournoi Portelais : Dimension-Foot suit son bonhomme de chemin

 

Ce vendredi après-midi, un gros morceau : le leader  invaincu de la D1 après 11 journées, l’Aspac. L’équipe des moins de 17 ans de Dimension Foot  va passer un cap dans sa préparation du tournoi portelais.

Aubay

Le haut niveau c’est déjà à 17 ans et dans le tournoi portelais édition 2012, le casting ne laisse pas la place à la faiblesse. Pour la première participation d’une équipe béninoise, c’est Dimension Foot qui a été choisi. Encadrés par Béhir Mahamat et Sylvestre Obinné, les  jeunes de moins de 17 ans ont débuté jeudi 1er mars leur préparation face au Mogas, tout doucement. Un test match remporté 3-2 alors qu’ils ont été menés 0-1.

Mercredi 7 mars face à l’Unb, le groupe s’est déplacé à Calavi pour un match sous une forte chaleur. Une défaite 0-2 face à l’équipe de Fortuné Glèlè a permis de voir le travail qu’il reste à accomplir. Deux buts encaissés sur corners. Un à chaque mi-temps. L’équipe qui a enregistré le retour de blessures de plusieurs de ses pièces-maîtresses n’a pas affiché son meilleur niveau de jeu, même si physiquement elle aura tenu bon. Mais à côté des deux premiers matchs disputés sur terre battue face à des équipes de second plan des championnats de D1 et D2, le match de l’Aspac fait office de grand test.

 

Au révélateur de l’Aspac

Mogas club de D1, Unb, club de D2 et cet après-midi, l’Aspac. 11 matches sans défaite, et un leadership sans partage. L’Aspac survole la D1 cette saison, et le choix de Béchir Mahamat ne semble pas anodin « Nous espérons avoir leur meilleur onze entrant pour être bien maltraiter ». Le but n’est pas une victoire, mais évaluer un groupe dynamique où des détails restent à régler avec le 3 avril prochain. Le jeu léché de l’Aspac sur un terrain synthétique stabilisé est comme un profil idéal pour Dimension Foot et ses jeunes en quête d’opposition de qualité. Ce 3e match de préparation en une semaine marque le premier tournant sur la configuration de l’effectif. Les 3 semaines à venir seront cruciales pour le staff technique de Dimension Foot. Une bonne prestation passe forcément par là.

Aubay

 

Tournoi des U17 de Portel, Boulogne-Sur-Mer (France) : Dimension-Foot invité à un tournoi international

 

 

Pour le centre de formation Dimension-Foot de Christian de Souza, le compte à rebours est enclenché. Début avril, soit dans un mois, les moins de 17 ans seront à Portel dans la banlieue de Boulogne-sur-mer.

 

Aubay

Annoncé il y a quelques mois, la participation d’une académie de foot du Bénin au tournoi de Portel s’est confirmée. Mounirou Daouda, franco-béninois résidant en France qui a fait le lien entre l’organisation et le centre présidé par Christian de Souza n’a pas caché sa satisfaction. «Pour le Bénin il s’agit d’une opportunité de montrer ses jeunes talents. Ces derniers auront l’occasion de jouer face à d’autres styles de foot, bien différents du foot local», explique Mounirou Daouda. Cette compétition qui en est à sa 22e édition accueille pour une première fois le Bénin.

Il faut souligner qu’après Tanéka, Usp et la sélection des 15 ans il y a deux ans au tournoi de Montaigu, c’est la 4efois qu’une équipe de jeunes béninois va évoluer dans un tournoi d’une envergure internationale.

 

Le soutien du ministre Didier Aplogan

«Dès que nous avons informé le ministre Didier Aplogan, il a été ravi de l’invitation et promis son soutien financier à Dimension Foot », se réjouit Mounirou Daouda. Il espère que d’autres partenaires vont suivre pour appuyer ceux déjà disponibles.

 

Des anglais et des biélorusses comme adversaires

FC Gillingham (Angleterre) et Dinamo Minsk (Biélorussie). Si les premiers sont moins connus, les seconds sont de plus en plus en vue sur l’échiquier du foot européen. Dimension-Foot emmené par son directeur technique Béchir Mahamat aura donc fort à faire face à deux footballs différents. Enfin, le Stade Portelais, hôte du tournoi, est également adversaire de Dimension Foot.

 

 

Les groupes

Groupe A: Boulogne-sur-Mer, FC Dieppe (France), Karpaty Lviv (Ukraine), Timisoara Craiova (Roumanie).

Groupe B: Stade Portelois (France), Dimension foot (Bénin), FC Gillingham (Angleterre), Dinamo Minsk (Biélorussie).

 

Début de préparation

Selon nos informations, Dimension-Foot a disputé jeudi matin un match amical face au Mogas. Match gagné 3-2. Les quatre semaines serviront désormais à préparer le déplacement sur la France. D’autres matches devraient suivre pour préparer l’expédition.

 

Football / Formation des jeunes talents : « Jimmy » Adjovi-Boco revient au Bénin…avec Diambars !

Jimmy adjovi-bocco, le béninois revient chez lui!

 

 

Il a disputé les éliminatoires de la Can 1998 avec la sélection béninoise. Mais la suite n’a pas été reluisante. Malgré tout, l’appel de sa terre natale a été plus fort. « Jimmy », Jean-Marc Adjovi-Boco va bâtir le projet Diambars au Bénin.

 

« Je suis parti en claquant la porte. En fait, j’avais été très mal traité. Mais je n’ai pas envie de ressasser le passé. Aujourd’hui, je constate qu’il y a une réelle volonté politique au Bénin et je souhaite monter au Bénin, un projet identique à celui de Diambars », a déclaré hier aux médias, Adjovi-Boco. Le président co-fondateur de l’institut Diambars compte donc participer à la formation de jeunes joueurs béninois. « Je sais que c’est difficile. Mais avec une bonne rigueur et une bonne organisation, on peut y arriver. Je peux vous dire que c’est un projet de vie. Ce sera un projet sport-études et les enfants vont y entrer à 13 ans », a-t-il confié. Au cours de la conférence de presse organisée au ministère des Sports, Jean-Marc Adjovi-Boco a clairement affiché sa volonté de réussir au Bénin. D’ailleurs, l’expérience de Dakar (Sénégal) l’a bien édifié. Il rappelle que Diambars compte déjà 11 joueurs professionnels évoluant en Europe, 20 joueurs inscrits dans des universités au Sénégal et en France pour leurs études supérieures et 23 joueurs évoluant en Ligue 1 au Sénégal. En effet, le club a rejoint cette saison l’élite. « Le club offre un football de qualité », a-t-il fait savoir. Pour la mise en place de Diambars au Bénin, une étude de faisabilité a été lancée. Cette phase prendra six mois. Ensuite, le projet sera vraiment mis en œuvre. Mais pour y arriver, il faut une meilleure organisation du football au plan local. Pour ce faire, il a sollicité Jérôme Champagne, ancien directeur des relations internationales à la Fifa.

Rappelons que dans notre édition du mardi, vous avez pu avoir une idée large du projet avec l’interview de Moussa Kamara, directeur de Diambars Sénégal.

(Avec Epiphane Bognaho)

Formation/ Right To Dream au Ghana : 4 jeunes béninois immergés dans une académie de haut niveau

Abdou, ce jeune béninois aura peut-être la chance d'être formé par une aussi prestigieuse académie

 

 

C’est à Old Akradé, petit village sur les bords du lac artificiel volta que 4 jeunes footballeurs béninois âgés de 12 à 15 ans, élus parmi 1200 autres supervisés, découvrent le haut niveau de demain. Les yeux pleins de rêves dans le centre de formation Right to dream au Ghana, ils ont deux semaines pour s’imposer.

Aubay

Abdou, le plus jeune âgé de 12 ans, tente une accélération avec à ses trousses quelque 4 défenseurs…Il se procure deux coups francs dans ce premier match sous une pluie battante. De loin, ceux qui l’ont détecté à Cotonou pour ce stage de deux semaines l’observent. D’autres membres du staff aussi, pour confirmer ou non le potentiel du jeune béninois. Comme lui, Raphaël, Firas et Nicolas se débattent comme ils peuvent. Seulement 24 heures sont passées depuis leur arrivée et déjà, ils en sont plus loin qu’aux premières repères, malgré la barrière de la langue. Et pourtant…

Dimanche soir au moment d’intégrer le campement à Cotonou avant le départ très tôt lundi, les visages étaient tout aussi serrés que les cœurs. Quelques larmes, quelques sourires figés échangés avec leurs parents, et c’est la séparation pour deux semaines. Ces « trialists » (mis à l’essai) comme on les appelle dans l’académie vont dîner en compagnie d’Abraham Quenum, leur guide du moment afin de prendre des forces pour la nuit. Elle fut courte. Le petit malin Abdou, va réveiller tout le reste du groupe jurant au nom d’Allah qu’il est 5h30. La télévision affichera 3h30 du matin. Pas grave, racontent-t-ils plus tard dans le véhicule qui les emmène à Lomé. Leur nuit de sommeil, ils la rattrapent dans le véhicule, couchés les uns sur les autres. Ils ont fait connaissance, très rapidement. Quelques heures passent, et autour d’un jeu de cartes, ils vont se taquiner comme de vieux copains…le temps d’attendre le bus de l’académie qui viendra les chercher à la frontière pour les emmener quelque part, si loin de chez eux. Le trajet de 3 heures ne les perturbe pas tant que ça, car dans ce bus de 32 places mis à leur disposition, ce n’est pas l’espace qui manque pour dormir.

 

Sur les bords du lac Volta

Le lac Volta, le plus grand lac artificiel du monde, s’étend du Barrage d’Akosombo au sud-est du Ghana jusqu’à la ville de Yapei à 520 kilomètres au nord. Ce lac produit de l’électricité, permet le transport fluvial, et est une ressource potentielle pour l’irrigation et la pisciculture. Au fin fond d’un petit village, Old Akradé, leur seul repère sera le foot ou presque. Akossombo n’est pas loin, les belles pelouses de l’académie non plus. A Cotonou, le nom Akossombo est aussi celui d’un pseudo-quartier tout près du stade de l’Amitié où ces quatre jeunes ont été finalistes des détections. Akossombo rappelle les barrages hydroélectriques situés au Ghana et qui alimentent le Bénin et le Togo. Une histoire d’énergie électrique entre le Ghana pourvoyeur, et le Bénin, consommateur depuis des décennies. Le chemin emprunté par l’énergie électrique n’est pas celui du foot, c’est sûr !

Dans ce village loin et calme commence, ou se concrétise une partie de leur rêve de jeunes footballeurs. Joe Mulberry les appelle par leurs prénoms respectifs. Le « head of recruitement » de l’Académie Right to Dream au Ghana est physionomiste on doit dire. 10 jours sont passés, mais avec leur talent, les quatre jeunes béninois ont marqué des points on dirait. Il va falloir désormais concrétiser le rêve, être plus forts que les pensionnaires du centre ou tout au moins tutoyer leur niveau pour espérer rester au-delà des 2 semaines d’essai. «  To be exceptional » (être exceptionnel) comme ils le disent entre membres du staff. Le compte à rebours est lancé, paré sur 2 semaines. Et comme c’est le cas depuis leurs détections dans leurs quartiers respectifs, tout va vite. Ils sont accueillis très chaleureusement par leurs pairs et installés par tout le comité de gestion. Tout cela en mode accéléré, car la première séance d’entraînement débute dans moins d’une heure !

 

Deux semaines pour convaincre tout le staff

Tour à tour, tous les « patrons » du centre vont se succéder autour de la pelouse pour voir ces premiers jeunes béninois qui foulent le sol de l’académie Right to dream au Ghana. Ils apprécient, mais espèrent bien plus encore. Pour les 4 jeunes footballeurs, l’avenir se joue ici et maintenant. La suite, c’est un bon plat de riz à la ghanéenne qui le raconte ! Abdou écoute à peine le speech de Joe Mulberry qui présente Harry, chef de dortoirs. Les autres suivent et posent quelques questions traduites en anglais. Raphaël a froid. La fatigue ? Le mal du pays ? Il assure que non ! Le premier dîner fini, avec le programme du lendemain enregistré, ils vont filer en rang avec leurs nouveaux copains vers leurs nouveaux lits.

Au deuxième jour, bien loin de Tankpè (dans la commune de Calavi voisine de Cotonou) et de la terre rouge, la belle pelouse attend le jeune Firas. Dans son groupe d’âge, Abdou essaye de rester concentré sur ce bon terrain qui ne lui rappelle pas celui de Gbégamey à Cotonou. Raphaël et Nicolas de l’autre côté semblent plus alertes en cette deuxième séance avec leur groupe. La séance du matin semble plus intéressante, le match de l’après-midi sera leur premier vrai test. Bienvenue au haut niveau !

 

Encadré

Ils ont réussi, ils doivent des points à la communauté !

Le centre est gratuit. Tant le cursus scolaire validé et certifié par le très respectable Cambridge que l’académie de foot. La seule chose que vous devez à la communauté à la fin, au bout du succès, ce sont des points. Dans la peau du guide, c’est Joe Mulberry qui nous fait visiter les installations et nous raconte les belles histoires des gamins issus de milieux défavorisés qui se sont exportés. Les bourses d’études aux Etats-Unis et en Angleterre, les contrats professionnels en Finlande, Norvège, Suède, Angleterre pour les meilleurs en foot. En huit ans, ils sont plus d’une trentaine à s’exporter. Joe explique avec son anglais « so british » (si britannique) qu’un pensionnaire du centre cumule en fait des points au fil des années de formation. Chaque enseignement qui lui est donné est un point qu’il reçoit suivant des critères précis. Une sorte de dette envers la communauté. Il va lui falloir solder son compte une fois ayant réussi par le biais du centre à trouver sa voie.

Supposons qu’un joueur qui réussit en Europe sa carrière revienne en sélection nationale : il aura ainsi fait une belle action au service de l’Afrique. Il peut donc se voir retrancher 100 points de sa « dette globale » vis-à-vis de la communauté. S’il offre des livres à un orphelinat, il se verrait retrancher encore des points, le but étant de ramener le compteur global de sa dette à zéro. Ceci afin d’être quitte vis-à-vis de la communauté et de l’académie qui l’a formé pour soutenir le développement de l’Afrique, sa terre d’origine. Cette noble philosophie est l’essence même de la création du projet Right to dream. Elle résume à elle seule les raisons de la réussite de nombre de pensionnaires dans un centre où même les meilleurs qui s’apprêtent à filer dans des clubs de premiers plans en Europe gardent les pieds sur terre et la tête pleins de rêve pour l’Afrique de demain.

Aubay

 

 

 

Didier Akplogan : « La fédération de football est très importante »

Didier Akplogan, ministre des sports

 

Pour la crise du football, quels sont vos sentiments  par rapport à cette crise qui paralyse le sport-roi et comment envisager régler cette cacophonie pour éviter le gaspillage des énergies et l’amour du public pour le football?

Avant d’aborder la crise, je voudrais poser des principes, des bases. Le premier est que je suis ministre de la jeunesse des sports et des loisirs. Je ne suis pas que ministre des sports, même si je faisais abstraction du reste, et que je suis ministre des sports uniquement, aujourd’hui j’ai 22 fédérations à gérer, et le football n’est qu’une discipline. Et si j’avais décidé de faire abstraction des 21 autres disciplines pour ne retenir que le football…Si je n’étais que ministre du football, rien que dans le football, j’ai le football des jeunes, des femmes, de formation, des étudiants, des militaires, j’ai les infrastructures. Il y a un paquet de choses dans le foot. Donc la fédération de football, est très importante. Mais je n’ai pas que ça à faire, je vais lui consacrer le temps qu’il faut mais  cela ne va pas occuper l’essentiel de mon temps et occulter les autres fédérations qui ont aussi besoin d’attentions. Ceci dit, mon choix n’est pas d’ignorer la crise qui secoue le foot. Et le foot ne peut pas se développer dans la crise. D’entrée, je vous dis que moi je ne suis pas juge, je ne suis pas magistrat. Donc je ne peux pas juger de qui a raison ou non. Et je réalise aujourd’hui que c’est ce que les gens attendent de moi et ils n’auront pas ça avec moi. Et même s’il y a eu des fautes à des endroits, il y a des personnes compétentes pour décider dans notre pays. Le pouvoir judiciaire est séparé de l’exécutif. Les fédérations sont des associations régies par la loi 1901. Elles ont leurs règles bien précises, il existe également des structures faîtières, comme la Caf et la Fifa pour le foot qui ont leurs principes et méthodes. Nous avons le devoir de faire un certains nombre de choses qui permettent de concorder pour y arriver. Aujourd’hui s’ils ont un conflit, qu’ils règlent ça entre eux, qu’ils aillent aux tribunaux, à la Caf et la Fifa s’ils le veuillent. Mais nous avons le droit de veiller à l’ordre public. Tant qu’ils n’ont pas troublé l’ordre public nous n’intervenons pas. Je veux dire que le fond de la question est en cours d’analyse, que le TAS statue. Tout ce que nous voulons c’est que le football continue, c’est qu’il n’y ait plus de bruits, qu’on puisse se donner la main. Nous voulons que les deux parties puissent se parler afin que nous ayons un seul championnat. Pour que les enfants qui sont derrière, puisque nous donnons priorité à la formation, puissent avoir de l’exemple. Il faut qu’on puisse libérer, dégager le terrain. »

 

 

l’intégralité à lire

La France refuse les visas aux footballeurs, le gouvernement béninois interpelé

 

(Un an après la fugue d’un jeune international)

 

Les jeunes footballeurs béninois en partance pour la France pour effectuer des essais dans des clubs qui les ont invités sont bloqués à Cotonou. Depuis la fugue d’Affo Gnambo Bari, le football béninois est sur liste noire et le gouvernement devra réagir.

 

Aubay

Affo Gnambo Bari, c’est par lui que le scandale arrive. Ce jeune international béninois vient de fermer une année de fugue en France. Depuis, le consulat a mis l’embargo sur les visas pour les footballeurs. Le Bénin a eu le privilège d’être invité au mondial des minimes de Montaigu en France en avril 2010. L’expédition s’est bien déroulée. La sélection nationale béninoise a appris bien de choses au contact des meilleures du monde. Mais c’est à Paris, sur le chemin de retour que se produit un incident. Après avoir échappé à la vigilance des responsables de la délégation au retour du mondial des minimes (moins de 16ans) de Montaigu. Depuis, c’est la course contre la montre. De Paris à Bassila, de la justice béninoise jusqu’à l’Interpol, c’est d’abord Félix Côme d’Oliveira alors membre de la fédération béninoise de football qui va entreprendre les démarches et recouper les informations. La complicité des parents, papa et frère, du jeune international étant établie, c’est la justice béninoise qui a été saisie. Mais les pesanteurs sociologiques étant, c’est dans les hautes sphères qu’il a été décidé de faire taire l’affaire et baisser la pression sur le père. Les interventions sont bien bonnes, mais le Bénin est mal barré sur ce coup.

 

La défaillance de l’administration du ministère des sports

Face à une situation comme celle-là, il faut comprendre que les cadres de l’administration du ministère des sports sont restés impassibles. Une fois la mission terminée et les frais empochés, l’incident a été pris à la légère. Aucun rapport du ministère des sports n’a été fait au gouvernement pour signaler qu’un mineur ayant été autorisé à voyager dans une délégation officielle a disparu. L’affaire est considérée comme un épiphénomène. La course pour le retour ou tout au moins la localisation du jeune international est devenu l’affaire de la fédération, puis du Cifas, centre auquel il appartenait avant de porter les couleurs nationales. Une année passe et toujours rien.

 

Le consulat dans un souci de clarté, le gouvernement béninois interpelé

Les autorités françaises après avoir cumulé les informations sur les fugues de jeunes internationaux béninois depuis les deux stages des Ecureuils juniors en 2004 et 2005 ont constaté que le cas Affo était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le Bénin désormais au pied du mur, devra réagir au plus haut niveau pour atténuer les effets de cet incident quasi-diplomatique. Car après une année, 4 jeunes du Cifas ont la chance d’aller s’essayer dans des clubs bretons qui les ont régulièrement supervisés puis invités.

(A suivre : Les effets néfastes de la crise des visas sur le football béninois)

 

Eliminatoires Can cadets 2011 / premier tour : Le Bénin sorti par la cote d’ivoire

Après le nul 1-1 enregistré, il y a 15 jours les écureuils cadets n’ont pas réussi l’exploit en terre ivoirienne. Les poulains d’Edmé Codjo ont obtenu un nul vierge insuffisant pour passer ce premier tour. Le but encaissé à Cotonou coute donc très cher aux écureuils cadets.
Au prochain tour les éléphanteaux de la cote d’ivoire joueront la Sierre-Léone .
G.Viwami

http://www.news24.ci/?parcours=actu_photo_detail&media_item=1626&sport

Etat Civil / La fédération béninoise de football lance la chasse aux tricheurs !

Le communiqué signé du directeur exécutif qui nous est parvenu hier annonce la création d’une commission dénommée « Confession et réintégration ». Une chose est sure, l’initiative est bonne. On a constaté que l’équipe béninoise des moins de 16 ans qui s’et rendue en France au mondial minimes de Montaigu était composée de joueurs contrôlés à Lomé au Togo par des analyses pour révéler leurs âges. C’est bien beau. Dans les années 1980, les béninois comme Expédit Dossougbété ou encore Raoul Zamba n’ont pas jugé utile de baisser leurs âges, car ils avaient du talent. Mais dans les années 1990, leurs jeunes frères ont été incités et surtout aidés à le faire par les dirigeants, car le modèle était devenu le Nigéria. Tout est parti de là.
Dans un pays comme le Bénin où les responsables de clubs qui sont à la base de la pratique se retrouvent aussi dirigeants dans les instances, on a du mal à suivre tout ce qui est annoncé. Franchement. Des joueurs sont guinéens, ghanéens ou nigérians le matin, et l’après-midi, ils sont béninois. Des exemples sont légions. Peu de joueurs sont déclarés comme étrangers dans nos championnats de football, alors qu’on sait que notre football est devenu la vitrine des « rejetés » de la Cedeao. L’initiative est bonne, mais pour être efficace, la police et donc la justice béninoise doivent être associées, car dans cette affaire de changement d’âge ou même de fausse identité, les mairies sont au cœur du système. La chasse aux tricheurs telle qu’annoncée par Bernard Hounnouvi risque d’éclabousser les 99% des responsables du football béninois. Si on est prêt à faire cette salubrité, alors qu’on aille jusqu’au bout. Sinon, qu’on ne vienne pas distraire les béninois.
Aubay

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FBF

Dans le cadre de la dynamisation de son football à la base et conformément aux dispositions de la FIFA en ce qui concerne le projet des licences informatisées et aux directives de la CAF, le Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football au cours de sa réunion du 23 avril 2010, a décidé de faire le ménage en allant à la chasse aux joueurs qui trichent sur leur âge.

A cet effet, une Commission dénommée «Confession et Réintégration» sera mise en place pour assainir le milieu footballistique du Bénin. La Commission travaillera d’arrache pied toutes les fois que les joueurs cadets et juniors seront appelés en équipe nationale du Bénin. Des tests de détection d’âge auront lieu par moments pour démasquer les tricheurs et les exclure du football national. La Fédération entend ainsi miser sur l’avenir (les vraies valeurs) pour relancer le football béninois en se donnant l’opportunité d’exploiter les joueurs sur une plus longue période de leur carrière sportive.

Par conséquent, la Fédération Béninoise de Football invite tous les joueurs ayant trafiqué leur âge à se présenter à son siège afin de rectifier le tir afin qu’ils soient intégrés avec leur âge réel. Les joueurs qui reconnaissent avoir diminué leur âge et qui ne se manifesteront pas d’eux-mêmes, seront mis devant leurs responsabilités une fois démasquée par la Commission. Ces derniers s’exposeront à des sanctions allant jusqu’à leur exclusion des compétitions de la fédération pour une période de allant de cinq à dix ans.

Fait à Porto-Novo, le 23 juin 2010

Signé le Directeur Exécutif
Bernard HOUNNOUVI

Après le tournoi de Montaigu : Quatre béninois de France offrent du matériel aux jeunes Ecureuils

 

Ils étaient au Tournoi de Montaigu qui s’est déroulé début avril en France. Ils ont suivi de près les moins de 16 ans béninois. Et à la fin, ses anciens footballeurs et passionnés de foot ont décidé de faire un geste. Parmi eux, notre chroniqueur William Chidikofan qui avait fait une belle analyse sur le match France – Bénin (4-0).

«Rémi, Ilias, Morille et moi-même avions fait ce geste pour marquer le coup par rapport à la première participation des béninois au tournoi de Montaigu. Cela a été une fierté pour nous de voir le drapeau béninois flotter dans le ciel Montacutain et d’entendre l’hymne national. La prestation des joueurs nous a aussi poussés à ce geste pour les encourager à travailler davantage», explique William Chidikofan.

20 ballons pour l’équipe, 25 sacs de sports. Voilà le petit geste venant de quatre béninois de la Vendée. C’est un geste qui montre la grande générosité de Nagnonhou ilias, Chidikofan William, Kpotanmè Rémi et Codjia Moril.

Aubay

Retour sur France – Bénin 3-0, L’analyse de William CHIDIKOFAN, depuis Montaigu

« J’étais à Montaigu mercredi et j’ai pu suivre le match du Bénin contre la France qui s’est soldé par la défaite des nôtres 0-3. Plusieurs facteurs ont été à la base de cette défaite des béninois à mon avis. Il faisait 10 degrés au stade Maxime Bossis de Montaigu ce qui n’a pas favorisé les béninois qui sont habitués à jouer sous une orte chaleur. Le stress de jouer devant le millier de spectateurs et sur une pelouse impeccable, et n’arrivant pas à bien doser le ballon. Avec un système de jeu en 4 – 4 – 2, les minimes béninois occupent bien le terrain avec de belles intentions d’aller défier la défense française, mais il leur manquait l’agressivité et n’étant pas assez costauds dans les duels les français ont pu utiliser cette force pour trouver le chemin des filets à trois reprises 7e, 58ème et 63ème minutes. Mais dans l’ensemble, l’équipe béninoise n’a pas du tout démérité car y a un fond de jeu, des individualités appréciables qui prouvent vraiment que ces jeunes viennent de centres de formation. L’encadrement technique dirigé par la paire Edmé CODJO – Moussa Latoundji n’a pas arrêté de donner des consignes à ces jeunes qui au retour des vestiaires ont développé un jeu meilleur, avec trois tirs même si cela n’a rien donné.

Les minimes béninois ont eu droit à des applaudissements du public à la fin du match ce qui prouve que c’est une équipe d’avenir. Mais il faut maintenant que les autorités de mon pays prennent les choses en main afin que cette génération ne soit pas sacrifiée. De mon œil de footballeur, je finirai en disant que les minimes béninois même avec cette défaite ont impressionné plus d’un.»

Nos remerciements à William CHIDIKOFAN qui nous a également gratifié des photos exclusives du premier match du Bénin.

Montaigu 2ième journée: pluie de buts!!

Le festival de buts continue dans le mondial minime à Montaigu cette deuxième journée, avec dix buts par groupe soit en tout 20 buts pour 4 matchs en une journée!!

Le Bénin s’est logiquement incliné face au Portugal 4-0 (La baisse de température a eu raison des pauvres petits), la France a pour sa part assuré sa qualification en disposant des Emirats 5-1, après avoir été tout de même mené.

Dans le groupe B, le Gabon n’a pas pu s’empêcher d’en prendre 2 fois plus que la veille 6-0, (c’était le champion en titre après tout en face), et l’Ukraine aura été la seule équipe vaincue la veille qui se sera imposée (4-0) face au japon.

La compétition continue demain, ou les Béninois auront une chance de sauver l’honneur face aux Emirats, qui ont au moins pu marquer à chacune de leurs rencontres.

Standing

Pos   Equipe J G N D ButsDif Pts
1 France 2 2 0 0 8+7 6
2 Portugal 2 2 0 0 7+5 6
3 E.A.U. 2 0 0 2 3-5 0
4 Bénin 2 0 0 2 0-7 0
Pos   Equipe J G N D ButsDif Pts
1 Angleterre 2 2 0 0 9+8 6
2 Ukraine 2 1 0 1 5+2 3
3 Japon 2 1 0 1 3-1 3
4 Gabon 2 0 0 2 0-9 0

Montaigu: Le point sur la première journée

Les deux équipes africaines engagées dans le tournoi de Montaigu (Gabon, Bénin), ont toutes les deux pris l’eau dès leur entame de la compétition, en s’inclinant toutes par le score lourd de 3 buts à zéro. Les gabonais ont sombré

Les deux équipes africaines engagées dans le tournoi de Montaigu (Gabon, Bénin), ont toutes les deux pris l’eau dès leur entame de la compétition, en s’inclinant toutes par le score lourd de 3 buts à zéro. Les gabonais ont sombré face au Japon, et les béninois face aux hôtes français pas non plus dans leur plus brillants jours d’après le coah français: Notre plus mauvais match depuis que je suis à la tête de cette équipe… J’ai trouvé mes joueurs émoussés physiquement, hors-sujet tactiquement, faisant les mauvais choix, contre un adversaire limité sans lui faire injure. Il va falloir se reprendre ! »

Dans les autres rencontres les Emirats ont perdu 3-2 face au Portugal, et l’Angleterre double tenante du titre, et forcément favorite s’est défait de l’Urkraine sur un score de 3 -1.

Il faisait donc bon être vainqueur hier (3 buts pour chacun).

Rien ne présage du bon pour le Bénin et le Gabon qui auront respectivement à affronter le Portugal et l’Angleterre.

Le classement après la première journée

Groupe A:

Pos   Equipe J G N D ButsDif Pts
1 France 2 2 0 0 8+7 6
2 Portugal 2 2 0 0 7+5 6
3 E.A.U. 2 0 0 2 3-5 0
4 Bénin 2 0 0 2 0-7 0

Groupe B:

Pos   Equipe J G N D ButsDif Pts
1 Angleterre 2 2 0 0 9+8 6
2 Ukraine 2 1 0 1 5+2 3
3 Japon 2 1 0 1 3-1 3
4 Gabon 2 0 0 2 0-9 0

Tournoi de Montaigu U16: Le Bénin perd 0-3 face à la France

Romain Davigny ouvrait la marque pour les Tricolores dès la 7ème minute. Au retour des vestiaires, Abdallah Yaisien doublait la mise peu avant l’heure de jeu (58ème) avant qu’Hadi Sacko ne parachève le succès français dans la foulée (63ème).

Abdallah Yaisien, son but, le deuxième de la rencontre, a changé la donne

Dans l’autre match, le Portugal s’est imposé 3-2 face aux Emirats Arabes Unis.

Tournoi de Montaigu, Edmé Codjo et Latoundji en terrain connu ?

En 2005, Edmé Codjo, alors adjoint du français Serge Devèze a été un acteur majeur de la préparation des moins de 20 ans béninois pour la coupe du monde aux Pays-Bas. Ces derniers avaient affronté l’équipe de France des moins de 18 ans face à laquelle ils avaient fait match nul

En 2005, Edmé Codjo, alors adjoint du français Serge Devèze a été un acteur majeur de la préparation des moins de 20 ans béninois pour la coupe du monde aux Pays-Bas. Ces derniers avaient affronté l’équipe de France des moins de 18 ans face à laquelle ils avaient fait match nul 1-1.

A travers donc son expérience avec les Ecureuils juniors de 2005, et son passage il y a deux ans à Bordeaux, et à Auxerre quelques années plus tôt, le technicien a « pu comprendre qu’à 16 ans, c’est des joueurs déjà qui tapent à la porte des équipes professionnelles de leur pays.»

Ce qui n’est pas forcément le cas ici, d’où la difficulté du travail entrepris à la tête de cette équipe des moins de 16 ans, explique en substance le sélectionneur national.

Mais avec le soutien de son adjoint Moussa Latoundji qui une dizaine d’années durant a pu analyser de l’intérieur le style de jeu européen, Edmé Codjo espèrera y arriver. «  Il croit en ce qu’il fait et j’espère qu’à des gens comme lui, on laissera le temps de démontrer son savoir et ainsi, beaucoup apporter au Bénin. »

Le mode de sélection expliqué par Edmé Codjo

Les centres sont où ? Sont-ils déclarés ? Ce sont les questions que se pose le sélectionneur Edmé Codjo quand on évoque le cas des directeurs de centres de formation qui se disent mis à l’écart.

Dans un passé récent, c’est-à-dire en 2009, il y a eu un tournoi des centres. « C’est depuis lors que ceux-là devraient se rapprocher du ministère des sports pour se faire connaître » en tant que tel, explique Edmé Codjo.

Les responsables de centres qui se plaignent du mode de sélection, à l’analyse du technicien, sont donc ceux qui ne disposent pas des autorisations auprès des structures compétentes.

A l’avenir la base de sélection sera plus large, promet Edmé Codjo, afin de faire moins grincer les dents. « Nous les invitons à remplir les formalités», conclut-il.

Aubay

40 joueurs au départ, 22 joueurs en stage, 18 à l’arrivée

Même s’ils auraient souhaité avoir un mois de stage, Edmé Codjo et Moussa Latoundji ont depuis presque deux semaines débuté un stage de préparation avec les moins de 16 ans pour le tournoi international de Montaigu en France.

38e Tournoi de Montaigu / Bénin

Même s’ils auraient souhaité avoir un mois de stage, Edmé Codjo et Moussa Latoundji ont depuis presque deux semaines débuté un stage de préparation avec les moins de 16 ans pour le tournoi international de Montaigu en France.

Aubay

Au Centre international de formation Ajavon Sébastien, c’est avec 40 joueurs venus de plusieurs centres de formation reconnus, que le travail a débuté. Ceux qui ont été retenus pour la dernière ligne droite sont actuellement de 22. A l’arrivée, ils seront 18 jeunes béninois à participer au tournoi des moins de 16 ans de Montaigu en France.

Selon Edmé Codjo, le sélectionneur national des moins de 17 ans qui va diriger l’équipe, l’évaluation préliminaire des 40 joueurs retenus s’est basée sur la technique individuelle. « Crochets, contrôles orientés et en pivot » ont été des points importants du travail, insiste Edmé Codjo.

La maîtrise du ballon a donc été le point le plus important au début du stage. L’ex-patron des Ecureuils seniors confie avoir travaillé dans un second temps, l’aspect collectif. L’accent a donc été mis sur l’animation défensive, donc la récupération de balle et aussi l’animation offensive.