Décembre 2009-2014 / 5 ans d’anniversaire : Bjfoot, la vraie histoire…

alodo sports et étoile d'agla soutiennent bjfoot.com
alodo sports et étoile d’agla soutiennent bjfoot.com

alodo sport soutient bjfoot!Durant ce mois de décembre, qui est celui de notre anniversaire, ou de nos anniversaires (5 ans de bjfoot.com, 10 ans de aubayskyblog.com), nous vous racontons notre histoire. Et espérons aussi vos messages !

C’est en 2004 que le premier blog actualisé quotidiennement sur le foot béninois a été créé. Le but étant, à la base, de sauvegarder sur internet des articles parus dans le journal pour lequel je travaillais. Des erreurs techniques sont survenues avec la suppression de fichiers (textes et photos) alors que j’avais des articles à publier. Suite à cela, j’ai donc commencé à me demander comment faire pour que n’importe quel collègue, par erreur ne supprime plus des fichiers, pour toujours. L’idée d’un blog a ainsi germé. La plate-forme n’a pas été facile à trouver. Pendant 3 mois, j’y ai réfléchi. Et enfin j’ai choisi skyblog. www.aubay.skyblog.com (aujourd’hui : www.aubay.skyrock.com ) est né en décembre 2014. Le premier article faisait le bilan de l’année des Ecureuils. Titre « Bilan 2004 de l’équipe nationale de football : Huit matches, 0 victoire : les Ecureuils au creux de la vague ».

C’était du « Tout info » avec comme sujet principal, les footballeurs béninois évoluant à l’étranger. Le blog avait donc une simple mission première : stocker des infos. Le but n’était pas forcément des visiteurs !

Mais après la Can 2005 des moins de 20 ans organisé par le Bénin, et mes premières apparitions dans les émissions tv Ortb en 2006, il n’était plus possible de priver autant de gens d’un accès illimité et permanent à des infos sur le foot béninois. Cette période de plus d’un an a marqué un tournant. Les visites ont commencé à s’accumuler et au fil des mois, et des années, de vraies relations se sont tissées avec les lecteurs assidus et sains. Beaucoup m’ont posé des questions et m’ont orienté et soutenu dans mon travail. D’autres ont fait autrement.

Les plus proches sont devenus Quentin Hoffmann, basé en France dans le temps… dont le pseudo « trogenti béninois » m’a marqué. J’ai donc commencé à échanger avec lu qui a découvert le blog grâce à Abou Maïga. Et puis, un jour, un étudiant béninois vivant au Maroc, Lookman a commencé à commenter les articles. Le Bénin allait jouer un match amical, sous Michel Dussuyer, contre le Maroc. Lookman et ses amis y étaient et m’avaient envoyé de nombreuses photos. Même si notre plan initial était de mettre les photos au fil du match, en live. Cet album-photos fut un franc-succès.

En 2009, alors que le blog est dans sa 5e année, Lookman va me proposer de passer à un format « site web ». J’avoue que comme beaucoup de lecteurs du blog, j’ai eu du mal à m’adapter à cette idée. Pendant 2 ans j’ai continué à alimenter les deux.

On a donc décidé du nom, du logo etc. Et www.bjfoot.com est né. C’était juste avant la Can 2010 en Angola. Les Ecureuils étaient en stage à Lomé et évidemment j’y étais. A coup de photos et d’articles, nous avons lancé le site et dans la foulée avec les premiers « live text » sur des matches des Ecureuils du Bénin. La Can 2010 a été une excellente rampe de lancement pour cette nouvelle aventure.

Et puis arriva Géraud. Sa connaissance de l’environnement du football a permis de maintenir un très bon niveau de couverture des événements même quand je me fais discret ou quand je suis occupé sur d’autres fronts. Géraud est aujourd’hui celui qui produit le plus d’articles sur le site, dans l’esprit bjfoot. Seul un activisme passionné peut permettre à nos sports béninois d’être exposés…Vivement que ça continue!

 

Pour accéder à 10 ans d’archives sur le foot béninois cliquez www.aubay.skyrock.com !

Le blog en date et chiffres : Création le 26/12/2004 à 13:35 – Total des visites : 149 113 visites (les visites ont continué depuis 5 ans malgré que bjfoot.com existe)

  • 5 230 articles – 1 822 commentaires

Photo: Aubay , lors de la réception du prix du meilleur journaliste de la presse écrite en en 2012

Suite à la visite des experts de la Fifa à Cotonou : Athanase Bocco dénonce une démarche unilatérale

La conférence de presse tenu par Prosper Abéga et Primo Corvaro n’ont pas laissé insensibles, les alliés de Victorien Attolou, dont particulièrement Athanase Bocco, coordonateur des Requins qui réagit ici aux propos des mandatés de la Fifa et de la Caf. Entretien.

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Crise à la Fédération béninoise de football : La Fifa annonce la révision des textes

Primo Corvaro et Prosper Abéga , en mission à Cotonou au nom de la Caf et de la Fifa ont tenu une conférence de presse au Novotel. Comme substance de cette rencontre avec la presse locale on peut noter la  révision annoncée des textes de la Fédération  béninoise de football en vue des élections d’Aout 2013. 

Propos recueillis par Géraud Viwami

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Après la décision de la cour d’Appel et ses dernières sorties : Les risques encourus par Moucharafou Anjorin

 

 

(Rébellion à une décision de justice et usurpation de titre)

La décision du conseil des ministres n’annule pas la sentence de la cour d’Appel, a reconnu le chef de l’Etat lui-même il y a quelques jours. Et pourtant, Moucharafou Anjorin se croyant protégé de la justice pose des actes en tant que président de la Fbf. Rébellion à une décision de justice, usurpation de titre, mise sous astreinte…voilà les risques majeurs que prend celui qui a déjà eu démêlés avec la justice…

Aubay

 

La décision de la Cour d’Appel est plus que jamais en exécution. La décision rendue dans l’affaire Fbf est soumise à une exécution sur minute. Moucharafou Anjorin qui a transmis les documents de la fédération par exploit d’huissier à Victorien Attolou et qui a aussi reconnu avoir fait « une exécution volontaire » d’une décision de justice est revenue sur son respect de la sentence des juges béninois. En signant des communiqués en date du vendredi 27 juillet, et en agissant comme président de la Fbf à différentes occasions ces derniers jours, l’ex-président de la Fbf, selon la justice béninoise, se rend coupable de rébellion à une décision de justice. C’est selon les spécialistes du droit, une démarche maladroite, tant que son pourvoi en cassation n’a pas été concluant. Selon d’autres sources, Moucharafou Anjorin pourrait être assigné pour usurpation de titre. Ironie de l’histoire, c’est lui qui en 2011 avait fait cette démarche auprès de la justice béninoise, contre Victorien Attolou. Il a perdu le procès.

La même décision de justice selon certains juristes comporte un risque en cas de non respect, ce sont les astreintes. Cette dimension financière de l’affaire est individuelle et on parle de quelques 50 millions de francs Cfa par jour de résistance.

Dans une affaire complexe aux dimensions sportives, politiques et financières, l’aspect juridique reste le plus délicat, car la justice a de la mémoire, et Moucharafou Anjorin joue avec le feu. Pour encore combien de temps ? Les jours et semaines à venir nous édifierons.

Fédération béninoise de football : Victorien Attolou et la carte de l’apaisement

 

17 mois d’attente et enfin décision de justice plus solide que les précédentes. Quels sont les réels enjeux aujourd’hui où la crise de la Fbf a rebondi vers un dénouement ?

Aubay

Les forces pacifistes doivent entrer dans la danse pour empêcher les faucons des deux camps de s’exciter. Le football c’est la passion et cela se ressent à tous les étages en général. Le gouvernement béninois, par la voix du ministère des sports avait décidé d’interpréter la décision du tribunal arbitral du sport pour ouvrir la voie à Monsieur Anjorin et son bureau coopté.

Les mois sont passés, et voici que la justice béninoise, pas celle de Lausanne en Suisse, vient ouvrir la voie à la prise de pouvoir de Victorien Attolou. Faut-il encore manœuvrer ? Au Bénin, tout est possible. Courant 2011, le tribunal de Porto-Novo avait déjà demandé à Monsieur Attolou et son bureau de prendre service. La police a été du côté du gouvernement, évidemment, et a protégé monsieur Anjorin. Cette fois-ci, la cour d’Appel a rendu une décision très claire et sans ambages.

 

Attolou, un tournant historique

Je me replace dans le contexte politique du Bénin il y a 22 ans. La conférence nationale a ménagé le sortant, pour favoriser les chances de réconciliation et d’alternance au sommet de l’Etat. Mathieu Kérékou sûr d’une retraite apaisée a laissé le pouvoir pacifiquement à Nicéphore Soglo. Nous en sommes là en fait dans notre football. Sans concession, sans amnistie, on sait que les faucons du camp Anjorin vont monter la tête à ce dernier, jusqu’au bout. Faire tourner en rond le pays, prendre en otage le foot, agiter la menace Fifa…pour gagner ou perdre du temps.

Quand on a raison, c’est difficile de rester patient, mais quand on a à faire à un groupe complexe d’individus, on doit avoir du tact et de la diplomatie. C’est l’obligation du vainqueur. Victorien Attolou a pu tenir de longs mois, avec anxiété pour attendre des décisions de justice. Je pense qu’il a beaucoup appris de ces attentes-là et qu’il sait manœuvrer en bon diplomate, bon rassembleur, pour obtenir gain de cause par finir. Il est l’une des clés de ce tournant. Son comportement et ses paroles pèseront lourds. Sa modestie habituelle est une arme face à tant d’entourloupes de ses amis d’en face. Les jours peuvent être très courts ou longs, mais au bout, seule la justice et le peuple béninois doivent être clamés comme vainqueurs. Attolou est come l’ange de la paix qui a fait un combat pour le peuple, il s’est montré jusque-là très digne des béninois, patients dans la souffrance et confiant en l’avenir. Il saura, à notre avis, prendre de la hauteur pour montrer qu’on peut diriger le foot sans être roublard pour deux sous et excité pour un oui ou pour un non. Quand la justice vous donne raison, vous êtes si fort que c’est votre calme qui fait peur à vos adversaires !

 

 

Décisions de justice et obligations du gouvernement

Notre justice a parlé. Mais cela ne s’appliquera pas par lui-même. Là commence le plus dur. Au-delà du football, d’autres considérations vont-elles venir pourrir encore plus l’ambiance ? La justice, si elle est appuyée par le gouvernement, peut ne pas avoir à rendre d’autres actes, des astreintes par exemple, pour faire appliquer sa décision. Le gouvernement béninois est donc face à une nouvelle responsabilité. La première pièce maîtresse de cette responsabilité demeure le ministre des sports et sa présentation des choses au Conseil des ministres. Didier Aplogan, à ce niveau, aura un rôle important, mais surtout difficile. Etre réaliste avec ses amis de plus de 20 ans en leur expliquant que la justice est un pouvoir à part, libre, et dont les décisions sont au-dessus du gouvernement. C’est difficile, mais tenable quand on est légaliste.

Aubay

 

 

 

Ecureuils : la légion étrangère rallie déjà Cotonou

 

Depuis dimanche dernier, le bal des professionnels bat son plein. Pas moins de dix joueurs évoluant  à l’étranger ont déjà foulés le sol béninois. Aux nombres de ceux-ci on peut noter l’arrivé du néo-Ecureuils Jordan Adéoti et les grands retours d’Anicet Adjamonsi et d’Abou Maiga. Le capitaine emblématique des Ecureuils, Stéphane Sessègnon est déjà à Cotonou depuis lundi. Mardi soir, Fabien Farnolle, Wisdom Aka, inconnu du public sportif et Bello Babatundé étaientattendus. Le reste de la troupe ralliera Cotonou d’ici samedi. Les joueurs présents ont déjà mis le cap sur Natitingou où se déroulera la préparation proprement dite.

 

Can 2012 : Le show avant le foot

 

A 18h30, l’écran géant du stade de Libreville projette 4 personnalités. On distingue les deux présidents des pays co-organisateurs, Obiang Nguema Mbasogo, et Ali Bongo. Aux côtés de ces derniers, Issa Hayatou, président de la Caf, Joseph Blatter, président de la Fifa et Boni Yayi, président en exercice de l’Union africaine.

En compagnie de Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine, les patrons du foot et les présidents gabonais, guinéens et béninois vont marcher du tunnel de sortie des joueurs jusqu’au centre du terrain. L’hymne de l’Union africaine va résonner pendant quelques secondes. Ensuite, c’est à Issa Hayatou qu’échoient l’honneur et le privilège d’allumer la flamme de la paix en Afrique.

5 minutes, et puis ce sera tout pour cette cérémonie fort simple, mais chargé du symbole d’unité d’action entre dirigeants politiques et sportifs pour servir l’Afrique.

18h35, les présidents échangent, au bord du terrain entre 18h35 et 18h37 minutes. Joseph Blatter va remettre un fanion de la Fifa et une médaille, à chacun des deux présidents, co-organisateurs de la Can 2012. Ceux-ci recevront les félicitations de Boni Yayi, président de l’Union africaine. Ce dernier reçoit à son tour un fanion de la Fifa, des mains de Joseph Blatter.

Le président béninois de l’Union africaine va ensuite échanger durant le retour dans les tribunes, avec le président de la Fifa.

Aubay, à Libreville

 

 

L’UA prend conscience du pouvoir du football

Loin de mélanger la politique au football, c’est un symbole que représente cette flamme. L’Union africaine, en 2010 avait marqué de sa présence la coupe du monde en Afrique du sud avec une vingtaine de chefs d’Etat lors de la cérémonie d’ouverture. Cette fois-ci, le football va voler au secours de l’Union africaine en offrant 150.000 dollars pour la lutte contre la famine en Afrique.

La présence du président en exercice de l’Union africaine lors de cette finale de la coupe d’Afrique aux côtés des présidents co-organisateurs est un autre signe que les dirigeants de l’Union africaine saisissent le foot comme fédérateur.

Aubay à Libreville

 

 

Akon, Dabany, le feu au stade !

La mégastar du rap rnb américain Akon a ouvert le show final de la Can mettant le public en ébullition. Patience Dabany, l’ex-première dame en compagnie du Magic system et de X-Maleya va entonner l’hymne de la Can. Aux sons de dizaines de tonneaux, le public va exulter et chanter avec sa « Mama ». Pendant ce temps, une centaine de figurants armés des drapeaux de chacun des 16 pays participants vont sprinter sur la pelouse du stade de l’Amitié. Place enfin au spectacle réalisé par Marketplace.

Aubay à Libreville

 

 

Can 2012 : Le bouquet de fin avant la finale…

 Sons, lumières et couleurs

Quatre jongleurs partent de chaque poteau de corner et finissent autour du rond central. L’image se brise peu à peu pour laisser place à l’Afrique, une carte qui vibre au son des tam-tams avec des danseurs qui se succèdent.

Les tableaux s’enchaînent avec les grandes figures de l’histoire de l’Afrique et des visages de braves gens. L’image plus que grandeur nature de Feu Omar Bongo, l’ex-président décédé en 2009  va ensuite surgir pour quelques secondes d’applaudissements du public. Elle précède les drapeaux des deux pays organisateurs.

Les feux d’artifice vont débuter avec un autre tableau très colorés sur fond de voile blanche recouvrant la pelouse.

Place à la nature avec le charme de l’Afrique, et notamment du Gabon à travers monts, vallées et chutes.

Des milliers de figurant, torches en mains, aux sons des tam-tams et feux d’artifice et des lumières colorées vont ensuite défiler sur la pelouse.

 

Hommages aux capitaines

Les photos des 16 capitaines des sélections nationales ayant participé à la Can vont être projetées sur la pelouse pendant une dizaine de secondes.

Et pour finir, les photos de Christopher Katongo et Didier Drogba, capitaines respectivement de la Zambie et de la Côte d’Ivoire, apparaissent sous les applaudissements des supporters des deux pays présents.

Le show va se terminer sur un dernier tableau aux sons d’une chorale et d’une salve de feux d’artifice du haut des deux arches métalliques du stade. Enfin, place au foot et à l’échauffement des deux finalistes.

Aubay à Libreville

 

 

 

 

 

Le bouquet de fin avant la finale…

Sons, lumières et couleurs

Quatre jongleurs partent de chaque poteau de corner et finissent autour du rond central. L’image se brise peu à peu pour laisser place à l’Afrique, une carte qui vibre au son des tam-tams avec des danseurs qui se succèdent.

Les tableaux s’enchaînent avec les grandes figures de l’histoire de l’Afrique et des visages de braves gens. L’image plus que grandeur nature de Feu Omar Bongo, l’ex-président décédé en 2009  va ensuite surgir pour quelques secondes d’applaudissements du public. Elle précède les drapeaux des deux pays organisateurs.

Les feux d’artifice vont débuter avec un autre tableau très colorés sur fond de voile blanche recouvrant la pelouse.

Place à la nature avec le charme de l’Afrique, et notamment du Gabon à travers monts, vallées et chutes.

Des milliers de figurant, torches en mains, aux sons des tam-tams et feux d’artifice et des lumières colorées vont ensuite défiler sur la pelouse.

 

Hommages aux capitaines

Les photos des 16 capitaines des sélections nationales ayant participé à la Can vont être projetées sur la pelouse pendant une dizaine de secondes.

Et pour finir, les photos de Christopher Katongo et Didier Drogba, capitaines respectivement de la Zambie et de la Côte d’Ivoire, apparaissent sous les applaudissements des supporters des deux pays présents.

Le show va se terminer sur un dernier tableau aux sons d’une chorale et d’une salve de feux d’artifice du haut des deux arches métalliques du stade. Enfin, place au foot et à l’échauffement des deux finalistes.

Aubay à Libreville

 

 

 

Zambie – Ghana 1-0 : Mayuka propulse les Chipolopolos en finale !

 

(Asamoah Gyan encore un penalty raté)

Pour ce dernier match de la Can à Bata, le stade est garni par-ci par-là par des dizaines de lycéens et lycéennes. Un penalty manqué de Gyan n’augure rien de bon pour le Ghana. En coupe du monde comme à la Can. La Zambie a souffert pour réaliser au finish un joli hold up avec Mayuka dans le rôle du sauveur. 1-0. Depuis 1994, elle cherchait cette finale.

Aubay à Bata

 

Le coup d’envoi est donné sous une fine pluie par la Zambie. Le Ghana récupère le ballon et Addy tente tout de suite de trouver Gyan, ce sera une touche pour la Zambie (1e).

Première action ghanéenne à l’entrée de la surface ghanéenne, mais Gyan suivi par un défenseur est contraint au looping imaginaire sans destinataire (4e).

 

Penalty : Gyan échoue devant Mweene !

Jordan Ayew à l’entrée de la surface garde le ballon et le Ghana joue court dans les 16 mètres jusqu’à Kwadwo Asamoah fauché dans la surface. Penalty. Gyan asamoah hésite et tire. Mweene se détend et met en corner (7e).

 

Mweene stoppe encore

Gyan ! Il se défait du marquage et frappe dans les 20 mètres. Mweene stoppe (9e). Jordan décalé récupère le ballon mais la défense se regroupe bien.

La reprise de Jordan sur ce centre ! Le ballon contré lui revient avec cette faute de deux défenseurs zambiens à l’entée de la surface (14e). Derek Boateng tire, la défense se dégage.

La pluie devient plus forte. Le Ghana a un meilleur contrôle du match, passe par les côtés, mais les centres pour le moment ne sont pas réussis.

 

Jordan se rate, Katongo aussi…

La Zambie a du mal et tout le banc s’échauffe, pendant qu’Ayew obtient un coup franc dans les 40 mètres. Il centre pour son frère Jordan au second poteau. Ce dernier manque sa reprise et a du mal à comprendre (30e).

Enfin la Zambie réplique avec Kalaba qui dribble quelques défenseurs et sert idéalement Katongo quasiment face à face avec le gardien dans les 10 mètres. La frappe est à côté ! (32e).

 

Mweene et sa défense rompent sans céder

La Zambie tient parce que le Ghana est inefficace dans cette première période. Illustration avec ces quelques actions. André Ayew ! Il déborde à droite et à 10 mètres des buts, sert royalement Gyan qui manque de réactivité et se fait chiper le ballon avant de frapper (24e). Le Ghana s’installe et Gyan puis André Ayew voient leurs frappes contrées par une défense zambienne bien en place (28e).

Jordan Ayew  slalome et se fait contrer de justesse, pour un corner. André tire au premier poteau pour Jordan qui obtient un deuxième corner. Gyan est dans les airs, Mweene se rate complètement, mais Boye ne peut pousser le ballon dans les buts ! (35e).

Kwadwo Asamoah ! Il se démène bien et frappe dans les 16 mètres. C’est contré, Mweene semblait battu (39e). La pluie s’est arrêtée depuis quelques minutes.

 

Mayuka, formule magique

C’est le premier match du tournoi qu’il débutte sur le banc. Et c’est dans ce match-là qu’il va être le plus décisif.

Mayuka entre et annonce un changement de style pour la Zambie  (46e). Accélération de Jordan Ayew qui rentre dans l’axe et frappe sur Mweene qui avait réduit son angle. C’est bien capté (50e).

Jordan Ayew encore. Il élimine deux défenseurs, le 3e le fauche et c’est un coup franc dans l’angle gauche des 16 mètres. Le ballon rebondit et Boye à la reprise va manquer le cadre (52e).

En cette seconde période, le stade continue d’accueillir des spectateurs, bonne nouvelle pour l’image de la Can.

Boye dégage devant son camp ! La Zambie un peu roublarde sur ce coup avait joué le coup franc très rapidement pour un centre dans les 6 mètres ghanéens (56e).

André Ayew opportuniste récupère le ballon à 25 mètres des buts ghanéens, mais le regroupement massif de la défense fait obstacle devant le brillant ghanéen (58e).

 

Mweene au travers, le Ghana ne cadre pas

La tête de Mensah ! Le coup obtenu et joué par André Ayew au second poteau, a encore laissé Mweene sur le marbre. Le Ghana n’était pas loin (62e).

Gyan y croit et tout seul parmi 4 zambiens dans un angle impossible, il tente quand même la frappe. Mweene capte le ballon sans souci (65e).

La Zambie contre-attaque et va obtenir une faute pour un coup franc très disputé dans les 16 mètres ghanéens. Les zambiens réclament une faute qu’ils n’auront pas.

Centre d’Inkoom devant les buts zambiens. Sunzu dégage de justesse en corner devant Gyan. Le Ghana en profite pour s’installer dans le camp zambien. Deux duels aériens de suite perdus par Mweene, mais Gyan ne cadre pas et se tient la tête en signe de regret (68e).

 

Gyan et Mensah « out »

70e Mensah va quitter les siens. Encore un 3e match qu’il ne finira pas, cette fois-ci il est blessé. Isaac Vorsah le remplace.

 

Un éclair de Mayuka

Sur un tacle dur, André Ayew reste au sol. Tout le reste du jeu va se dérouler sur son côté et ce sera une occasion pour Emmanuel Mayuka dans les 18 mètres. La frappe enroulée au second poteau est imparable (1-0 ; 77e).

Le Ghana réagit avec centre de Jordan Ayew. Mweene cette fois-ci repousse bien le ballon dans les 16 mètres et va même parvenir à dégager sous la menace d’un ghanéen (78e).

 

Muntari pour la fin…

André Ayew touché va quitter le terrain. Muntari devient le maître à tirer  des coups de pieds arrêtés. Seul problème, les pieds zambiens ne laissent rien passer, surtout devant Kwadwo Asamoah et quatre coéquipiers au point de penalty (90e).

Le Ghana va pousser, mais la Zambie ne cède rien.

 

Feuille de match

Estadio de Bata

Temps pluvieux

Arbitre : Mohamed Benouzza

But :  Emmanuel Mayuka 77e minute

 

Avertissements

Francis Kasondé (9e) ; Sunzu (53e), Isaac Chansa (69e)

John Boye (15e), Derek Boateng (62e; 83e)

 

Expulsion

Derek Boateng (83e)

 

Les équipes

Zambie 

16 Kennedy Mweene ; 6 Davies Nkausu, 13 Sunzu Stopila, 5 Hichani Himoonde, 4 Joseph Musonda; 8 Isaac Chansa, 19 Nathan Sinkala, 2Francis Kasonde (Lungu Chisamba 66e); 17 Rainford Kalaba, 20 James Chamanga (20 Emmanuel Mayuka 46e), 11Christopher Katongo

Coach : Hervé renard

Ghana

16 Kwarasey –, 7Samuel Inkoom, 21 John Boye, 5John Mensah (15 Isaac Vorsah 71e), 17Lee Addy – 9Derek Boateng, 20Kwadwo Asamoah, 6Anthony Annan – 13Jordan Ayew, 10André Ayew (Sulley Muntari 86e ),3Gyan Asamoah (Prince Tagoe 73e)

Coach : Goran Stefanovic

Zambie – Ghana, l’avant-match / Jordan Ayew d’entrée, Paintsil sur le banc

le zambien Rainford kalaba
les black stars
l’équipe zambienne à l’échauffement
l’équipe ghanéenne à l’échauffement
Kwarasey à gauche et les deux autres gardiens ghanéens à l’échauffement
Mweene à gauche et les deux autres gardiens zambiens à l’échauffement
de grandes toiles cirées blanches pour recouvrir la pelouse en cas de besoin

 

La pelouse de Bata arrosée

15h18 : La pelouse va mieux, elle est arrosée très partiellement à moins de deux heures du match. Le ciel reste très nuageux. Côté public, le stade est garni par-çi par-là par des dizaines de lycéens et lycéennes. Cette opération ne devrait pas non plus faire remplir le stade de 40 mille places…

15h38 Les équipes précédées de la sirène ont rallié les vestiaires. La pluie s’invite au rendez-vous.

On verra si elle serait aussi intense que le 25 janvier où les débuts de Zambie – Libye et Guinée eq – Sénégal ont été décalés…

 15h44 La pluie s’est arrêtée, elle n’aura duré que quelques minutes.

15h55 Une fine pluie arrose maintenant la pelouse du stade

16h0 La pluie s’est définitivement arrêtée. Voici les compos.

 

Zambie : James Chamanga débute à la place de Mayuka

C’est la surprise d’Hervé Renard : la non-titularisation de Mayuka pour la première fois dans cette compétition.

16 Kennedy Mweene ; 6 Davies Nkausu, 13 Sunzu Stopila, 5 Hichani Himoonde, 4 Joseph Musonda; 8 Isaac Chansa, 19 Nathan Sinkala, 3Francis Kasonde; 17 Rainford Kalaba, 20 James Chamanga, 11Christopher Katongo

 

 

Ghana

Jordan Ayew d’entrée, Paintsil sur le banc

C’est depuis le premier match face au Botswana, qu’il attendait cela. Jordan Ayew y est. Il débutera la demi-finale. Paintsil à la touche, c’est Inkoom qui va reculer d’un cran et rejouer comme arrière gauche. Lee Addy prend la place de Agyemang Badu, blessé.

 

16 Kwarasey – 6Anthony Annan, 21 John Boye, 5John Mensah, 7Samuel Inkoom- 9Derek Boateng, 20Kwadwo Asamoah, 17Lee Addy- 13Jordan Ayew, 10André Ayew,3Gyan Asamoah

 

 

LES ECHAUFFEMENTS

 

16h15 L’équipe Zambienne au complet est à l’échauffement…

16h18 Les Black Stars arrivent ensuite, ils attaquent le ballon, pendant que les zambiens faire des accélérations. Le Ghana se ménage, pour avoir eu moins de jours de récupération.

 16h27 Les deux équipes s’activent sur le terrain. Capitaine John Mensah encourage les siens rassemblés autour de lui.

16h34 Les deux équipes ont une chose en commun : les coaches ne sont pas à l’échauffement. Hervé Renard et Goran Stéfanovic sont restés aux vestiaires.

16h42 Les ghanéens ont quitté les derniers la pelouse. Les échauffements sont finis. Bon match à tous.

Demi-finale Ghana-Zambie / André Ayew «Ce match sera difficile»

 

André Ayew, serein et confiant

 

Disponible et très correct, André Ayew a été le meneur de la conférence de presse et a joué les prolongations pour répondre des dizaines de questions. Avec sérieux et sourires aux lèvres.

Aubay à Bata

 

« Nous sommes là pour prendre la coupe »

« Je pense que nous sommes là pour prendre la coupe. Depuis le début, dans tous les matches on est les favoris. Ce match sera difficile.

Le prochain match est toujours le plus difficile. La compétition est trop serrée. Il n’y a pas de différence entre les équipes.

 

« La Zambie et le Mali méritent d’y être »

 

La Zambie est en demi-finale, mais tout le monde parle du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Si la Zambie et le Mali sont là, c’est que ces équipes-là méritent d’y être. 

 

Plan anti Ayew ?

Je ne pense pas qu’il fasse un plan contre moi. Sinon contre le Sénégal il aurait pu faire quoi ? Un plan anti-Demba Ba, Niang etc ? Il va juste se concentrer sur le jeu de son équipe, pas sur un joueur. Voilà. Après, on verra.

 

Pour mon épaule on attendra la fin de saison

Tout a commencé à Marseille, maintenant je ne peux pas m’arrêter en cours de saison, car cela reviendrait à perdre 2 mois. Je vais attendre la fin de saison et régler ce problème de déboitage.»

 

 

Goran Stevanovic, coach du Ghana : «Chaque match est plus difficile que le précédent»

 

Goran Stefanovic, sélectionneur national du Ghana

Conférence de presse/ Ghana

 

C’est après leur premier déjeuner à Bata que les Blacks stars ont ouvert leurs portes pour l’ultime conférence de presse d’avant demi-finale.

 

Aubay à Bata

 

 

La récupération, un problème ?

« Nous jouons contre une équipe qui a un jour de repos de plus et 30 minutes de jeu en moins par rapport à nous. Mais tous nos joueurs ont le moral.

 

La Zambie ?

La Zambie est forte et disciplinée. Je respecte toutes les équipes. C’est une équipe qui joue bien.

 

Des blessés ?

Après le match contre la Tunisie, c’est difficile de dire que tout va bien. Pour moi, l’important est que les joueurs jouent.

 

Un match plus dur

Chaque match pour nous est plus difficile que le précédent. Le Mali plus dur que le Botswana etc.

 

 

 

 

 

 

Rémi Amavi, ancien international béninois : « Les Eléphants ont été exemplaires »

 

Rémi Amavi avec Didier Drogba dimanche au lendemain de la victoire ivoirienne

De retour de Malabo où il s’était rendu pour suivre ce match, Rémi Amavi qui depuis 8 ans vit en Guinée Equatoriale analyse ici cette défaite du pays co-organisateur.

« Ce qui a fait la différence dans ce match, c’est le professionnalisme ivoirien. On a vu un comportement exemplaire de la part des ivoiriens. Des joueurs qui ont envie sérieusement, de gagner quelque chose pour leur pays.

La Guinée équatoriale a fait son meilleur match

Personnellement, je m’attendais à un score du genre. Je savais que si la Côte d’Ivoire mettait un but avant la pause, on risquait d’avoir un score aussi lourd. Je crois que la Guinée équatoriale, tactiquement a fait son meilleur match. Mais quand on prend deux équipes bonnes tactiquement, c’est la plus forte sur le papier qui l’emporte.

Sauf surprise, le prochain vainqueur

Malheureusement le football réserve des surprises. Sinon, la meilleure équipe du tournoi sur tous les plans, c’est la Côte d’Ivoire et je pense qu’elle va remporter la Coupe, sauf cas imprévisible et elle pourrait même remporter 2013. »

 

Propos recueillis par Aubay à Bata

 

Can 2012- Rémi Amavi : Les grandes nations reviendront au devant de la scène

rémi amavi, l’ancien portier international béninois

 

 

Interview avec Rémi Amavi, ancien international béninois vivant en Guinée Equatoriale

 

Quand on évoque son nom, beaucoup de personnes se souviennent des Cadets 1997 qui ont failli disputer une Can avant les seniors de 2004. A part parler de la communauté béninoise de Bata dont il est le vice-président, Rémi Amavi, l’ancien gardien de but n’a pas parlé de football dans un media depuis plus de 10 ans ! Exclusif !

Réalisée à Bata par Aubay

 

Vous vivez en Guinée équatoriale depuis plusieurs années, comment s’est préparée cette Can sur le plan des infrastructures ?

Je pense que cette Can s’est surtout préparée par rapport à une volonté politique. Le chef de l’Etat a été la locomotive qui a tiré tous les wagons. C’est pourquoi sur le plan des infrastructures, c’est une réussite totale. Vous voyez un peu la cérémonie d’ouverture,  ça a été fait en grand. C’est une réussite qui vient du gouvernement.

 

Quand vous voyez les prestations du « Nzalang Nacional » qui arrive en quarts de finale, est-ce que c’est une surprise pour vous ?

Il faut faire une rétrospective pour constater que les éliminatoires nous ont montré ce que serait à peu près cette Can-là. Le Cameroun, le Nigeria et même l’Egypte triple vainqueur ne sont pas là. On remarque qu’il n’y a plus de petites équipes en Afrique.

Les équato-guinéens qui se retrouvent aujourd’hui en quart de finale, ce n’est pas surprenant. C’est vrai qu’Henri Michel a démissionné à un mois de la Can. Maintenant, il faut reconnaître qu’il a préparé quelque chose durant un certain temps. Il a fait un travail de base, puis après on a greffé à cela quelques 4 joueurs qu’il refusait d’intégrer. Ensuite, les gars sont super motivés. On leur fait une promesse de 500 millions s’ils gagnent le premier match et la même chose s’ils gagnent le deuxième match contre le Sénégal. C’est normal qu’ils carburent autant.

 

Le Sénégal selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Ce qui fait la différence dans une équipe, ce sont les individualités et quand il n’y a pas le collectif, cette différence ne peut pas se faire sentir. Vous parlez du Sénégal, voilà une équipe dans laquelle le collectif n’était pas au rendez-vous, pour bien révéler les individualités.

 

Quels sont les favoris désormais dans cette Can indécise où le pronostic est risqué?

Vous l’avez bien dit, tout pronostic reste risqué, mais on voit aujourd’hui, avec le match de la Côte d’Ivoire lundi dernier, que malgré la qualification, cette équipe a joué avec tant d’envie qu’on se demandait si elle était qualifiée. Ensuite, le Ghana qui par expérience peut faire quelque chose, après ça, il faudrait attendre le quart de finale Côte d’Ivoire – Guinée Equatoriale pour savoir qui serait réellement vainqueur.

 

Sur un plan général, comment voyez-vous cette co-organisation de la Can ?

C’est une très bonne organisation. La Caf a donné une organisation combinée parce qu’elle ne croyait ni au Gabon, ni à la Guinée Equatoriale pour réussir. Ces deux pays-là séparément on démontré aujourd’hui que même si on leur confiait cette organisation globale à l’un ou l’autre, il aurait réussi. Je leur dis bravo ! Ils nous ont surpris agréablement. Je félicite la Caf pour ce risque gagnant, car personne n’y croyait.

 

Quand vous prenez cette Can qui marque une étape charnière avec l’absence de grandes nations, est-ce à dire que c’est un vrai tournant ou bien c’est un épiphénomène ?

Un tournant, je ne crois pas. Il y a eu un souci au niveau de ces grandes nations qui n’ont pas su compter sur leurs jeunesses. En effet, on sait qu’au Cameroun, il y a beaucoup de centres de formations, en Egypte et au Nigeria, pareil. Mais on a voulu composer avec des vieux. Je pense qu’avec ces absences, les dirigeants de ces pays vont se réveiller et on va découvrir de nouveaux jeunes. Aujourd’hui, la Guinée équatoriale et le Gabon font des merveilles, mais qu’a-t-il derrière ces joueurs-là? Rien. Les grandes nations reviendront, à mon avis.

 

 

Deuxième partie : Rémi Amavi et le football béninois

« On ne permet pas aux jeunes d’évoluer »

Rémi, cette fois-ci, le Bénin n’est pas à la Can. Vous étiez déjà ici quand les Ecureuils ont fait leurs premiers pas. Qu’est-ce que l’ex-international que vous êtes a ressenti ?

Fier ! Imaginez-vous que le Bénin soit présent aujourd’hui, on se sentirait fier ! J’étais tellement content quand le Bénin était en Tunisie, on voit le drapeau flotter, vous avez envie de suivre les matches de votre pays. Aujourd’hui malheureusement le Bénin n’est pas là. Ceci n’est que le fruit de tout ce qu’on a eu à faire comme problème autour du football béninois. C’est regrettable mais c’est la triste réalité.

 

Rémi Amavi est un nom qui rappelle de bons souvenirs aux spécialistes du foot béninois. Théoriquement on se dit que vous seriez quelque part dans un club en train de jouer. Eh non, ce n’est plus le cas…

…Non, il s’est passé qu’à un moment donné il n’y a avait pas une bonne politique du foot au Bénin et on ne voulait pas encourager les jeunes qui se donnaient à fond au sport. Le footballeur béninois était considéré comme un délinquant alors qu’être footballeur ne veut pas dire avoir la tête vide. Nous on a sus trouver un autre chemin. On s’est consacré un peu plus à nos études, à une formation professionnelle et voilà.

 

Vous avez su trouver votre voie professionnellement. Qu’avez-vous fait durant ces dix dernières années pour qu’on ne vous retrouve qu’aujourd’hui !

C’est vrai qu’il y a quasiment dix ans je suis rentré dans une société au Bénin comme directeur commercial. Cela m’a servi de tremplin pour me retrouver en Guinée équatoriale il y a 8 ans où j’ai occupé un poste de service Manager combiné avec la direction commerciale. Après j’ai été recruté par un groupe international qui compte environ 595 bureaux dans le monde. J’ai occupé divers fonctions. Aujourd’hui je suis chef d’agence sur la partie continentale de la Guinée Equatoriale.

 

Le football fait-il toujours partie de votre vie ?

J’ai toujours un engagement dans le football. La preuve est qu’en 2008, j’ai fait al conception et la réalisation de la mascotte de la Can féminine. J’ai été très impliqué auprès des autorités équato-guinéennes pour ce qui concerne l’organisation et le management des activités sportives. Maintenant, depuis deux ans, j’ai pris de nouvelles responsabilités au niveau de ma société. Mais de temps à autre j’apporte mon soutien à la fédération équato-guinéenne qui me sollicite souvent. En novembre dernier, j’ai fait venir des arbitres internationaux béninois pour le match Guinée Equatoriale – Cameroun.

 

Avez-vous des regrets ?

Sur le plan personnel, non parce qu’il faut constater qu’avec 1m77 comme gardien de but, je ne servirai pas à grand-chose. Le football a tellement évolué qu’on a besoin des gardiens qui font au moins 1m90 pour le haut niveau ! Je l’ai très tôt compris, j’avais certes des qualités, mais pas les aptitudes pour le haut niveau. Maintenant, sur le plan général béninois, j’ai beaucoup de regrets, car on est en train de tuer la poule dans l’œuf. On ne permet pas aux jeunes d’évoluer. Il faut mettre en place une bonne organisation et après on peut évoluer.

Réalisée à Bata par Aubay

 

Hervé Renard, coach de la Zambie : « L’essentiel est d’être efficace »

 

Quart de finale/Zambie – Soudan 3-0

 

C’est en compagnie de tout son staff technique qu’Hervé Renard s’est rendu en salle de presse après avoir réalisé ce qu’il appelait son rêve de demi-finale d’une Can.

Aubay à Bata

« J’aimerais remercier mon staff. On ne travaille pas tout seul. C’est toujours le head-coach qui vient en conférence de presse tout le temps. »

 

Eclair de génie de Kalaba

C’est le jeu auquel on s’attendait. On savait que ce serait difficile. Nous connaissons cette équipe dans la Cecafa. Cette une équipe qui vous endort par de petites passes. C’est ce qui est arrivé en début de seconde période avant que Rainford Kalaba sur un éclair nous a donné la lumière. Après, cela a été plus facile.

 

Des détails importants

Le piège c’était de ne pas respecter cette équipe-là. On a bien observé cet adversaire. On marque sur coup de pied arrêté et c’est des détails qui sont importants dans le football. »

 

« L’essentiel est d’être efficace »

On a joué 3-0 contre une équipe face à laquelle la Côte d’Ivoire a gagné 1-0. L’essentiel c’est d’être efficace même si tout n’est pas parfait ce soir.

 

« La star, c’est l’équipe »

Tout le monde oublie la Zambie dans ce tournoi. Mais on est tout le temps qualifié pour la Can. L’avantage c’est d’avoir des joueurs qui jouent ensemble depuis 6 ou 7 ans. Notre avantage c’est que la star est l’équipe.

 

Demi-finale : Ghana ou Tunisie ?

C’est deux équipes qui sont très bonnes. Maintenant, le Ghana pour moi c’est le meilleur des meilleurs actuellement en Afrique. Je n’ai pas peur de le dire, pour moi le Ghana est le grandissime favori. Je connais cette équipe avec laquelle j’ai travaillé en 2008 comme assistant.

Ce serait un match à jouer comme face au Sénégal, que ce soit le Ghana ou la Tunisie. Pour la Zambie, c’est une première demi-finale depuis 1996. On espère ensuite passer au tour suivant pour aller au Gabon. Ce serait bien pour l’histoire.»

Par Aubay à Bata

 

 

 

 

Soudan

 

Mohamed Abdallah « Mazda »

«  Il nous fallait plus d’expérience »

 « Notre objectif a été atteint. En 2008, nous avons juste participé. Cette fois-ci, nous sommes en quart. Nous avions besoin de plus d’expérience pour passer en demi-finale.

Maintenant quand vous perdez des joueurs-clés en début de match, c’est difficile ensuite, mais c’est le football. »

Aubay à Bata

Premier quart de finale de la Can 2012 : La logique Zambie corrige le Soudan 3-0

 

zambie-soudan

 

 

C’était l’un des affiches les moins attendues dans cette coupe des nations. Et cette fois-ci, il n’y aura pas de surprise, la Zambie plus expérimentée s’imposant logiquement. Le Soudan n’a pas su hisser son niveau de jeu. 3-0.

Aubay à Bata

 

Kalaba ! Il récupère le contre favorable et décale à gauche Lungu. Akram est contraint de sortir et de se dégager de justesse devant le zambien (7e). Première alerte sur les buts soudanais.

Himoonde dévie le dégagement soudanais en corner. Le coup de pied arrêté est dégagé par capitaine Katongo (9e).

Le Soudan s’offre une belle série de passes dans les 30 mètres zambiens, mais la défense adverse est bien organisée (11e).

 

Sunzu bat Akram au premier poteau

Mayuka ! Il part dans le dos de la défense et se retrouve face à Akram dans un angle fermé. Il frappe, c’est repoussé. (14e). L’action  se poursuit et donne un coup franc. La tête de Stopilla Sunzu surprend Akram au premier poteau. C’est au fond (1-0 ; 15e).

L’impact physique devient très rude pour les soudanais qui subissent des chocs sur les duels. En témoigne la sortie de Yousif Ala Eldin (30e).

La réplique soudanaise intervient avec un corner repoussé par la Zambie. Les esprits s’échauffent sur ce tacle de Kalifa Ahmed sur Katongo (36e).

La Zambie enchaîne bien sa série de passes, mais Chansa décalé à gauche ne parvient pas à passer le dernier soudanais (40e). La civière rythme quelque peu ce match où les soudanais restent régulièrement au sol après les duels. En témoigne le 2e changement soudanais dans cette première période.

La bêtise de Sinkala qui se met en danger tout et concède un coup franc dans les 25 mètres (45+1). Chaude alerte avec une main réclamée par les soudanais et une simulation dans la surface de Mohamed Tahir sanctionnée  par Monsieur Bakary Gassama (45++2).

 

Christopher Katongo en deux temps…2-0

Le premier centre est soudanais, mais Mweene capte bien son ballon (48e). Le Soudan construit patiemment cette action avec une dizaine de passes et pour conclure, cette frappe dans les 16 mètres de Kalifa Ahmed, légèrement au-dessus (52e). Mayuka va répliquer pour la Zambie, mais il contrôle ballon de la main. C’est du moins ce que signale l’arbitre (53e). Le Soudan profite des erreurs de placements en s’infiltre de mieux en mieux avec cette lourde frappe de Mudather qui n’inquiète pas Mweene sur la trajectoire (55e).

La Zambie laisse le ballon au Soudan qui a du mal face au regroupement massif adverse (61e). Alors que Mayuka sort et que le jeu semble s’endormir, c’est l’accélération de Kalaba qui change la donne. Il est fauché et ce sera un penalty. Katongo tire, Akram repousse, Katongo tire à nouveau et marque ! (2-0 ; 65e).

James Chamanga régale, 3-0

Katongo très actif désormais tente le une-deux plein axe et suit son action. Ce sera un corner pour la Zambie. Les bonnes situations s’enchaînent, mais Akram reste vigilant. D’abord devant trois zambiens dans sa surface et puis sur cette frappe lointaine au-dessus. Enfin, c’est sur Katongo qu’il sort plus violemment après une attaque bien menée par les zambiens plein axe (72e, 75e).

Longue ouverture pour Kalaba plein d’audace devant Akram qui ne laisse pas dribbler facilement. Le 3-0 n’était pas loin (77e).

On dira que c’est un coaching gagnant de Renard avec ce but intelligent de James Chamanga qui décalé à gauche dans les 16 mètres enroule une belle frappe au second poteau (3-0 ; 86e).

 

4 dernières minutes

 

 

Feuille de match

Estadio de Bata

Temps nuageux – 300 spectateurs

Arbitre : Bakary Gassama (Gambie)

But : Sunzu (30e) ; Katongo (sp 65e), James Chamanga (3-0; 86e)

Avertissements

Soudan : Ali Idris Saif Eldin (34e, 65e); Kalifa Ahmed (36e), Mohamed Tahir (45+2)

Zambie : Nathan Sinkala (45+1)

Expulsion

Ali Idris Saif Eldin (65e)

 

Les compos

Zambie

16 Kennedy Mweene ; 6 Davies Nkausu, 13 Sunzu Stopila, 5 Hichani Himoonde, 4 Joseph Musonda; 8 Isaac Chansa, 19 Nathan Sinkala, 3 Chisamba Lungu (Francis Kasonde 56e); 17 Rainford Kalaba, 20Emmanuel Mayuka (James Chamanga 63e), 11Christopher Katongo (21Joshua Titima 90e).

 

Soudan

21 Elhadi Salim Akram, 15 Ahmed Kalifa, 9 Ali Idris Saif Eldin, 3  Bashir Muawia, 6 Omer Musaab; 5 Yousif Ala Eldin (13Kamal Suliman Amir 30e puis 7Ramadan Agab 43e), 8 Mostfa Hitham (12Aldod Eldin 68e, 23Hamid Nazar ; 19 Ahmed Mohamed Bashir, 17 Eltaib Mudather, 10 Mohamed Tahir,

 

Ecureuils: Retour d’Angan, Ahoueya, Omotoyossi, Djidonou et Ogoubiyi.

Manuel Amoros a publié  une liste de 17 joueurs convoqués pour les éliminatoires de la CAN 2013. Le Bénin jouera l’Ethiopie le 29 février prochain. Le sélectionneur Français des Ecureuils a tout de même surpris un  peu  en rappelant  des joueurs fréquemment laissé sur le carreau ses derniers mois. Il s’agit notamment du grand retour de Pascal Angan, le milieu offensif du WAC Cassablanca, absent depuis la CAN 2010, et de Yoann Djidonou  le gardien de FC Mulhouse  lui aussi oublié depuis la CAN. D’autres habitués tels que Ogounbiyi, Omotoyossi absent lors des dernières rencontres des éliminatoires précédents font aussi leurs retours. Seul petite surprise la présence de William Dassagaté, le milieu offensif de l’Asec d’Abidjan et la non-sélection de Junior Salomon son coéquipier en club. Sinon le reste c’est l’ossature habituelle !

Gardiens : Guillaume Bèmènou (Chambéry/CFA2, France) , Yoann Djidonou (FC Mulhouse/CFA France)

Défenseurs : Khaled Adénon (Lemans/France), Emmanuel Imorou (SC Braga/Portugal), Réda Johnson (Sheffield Wednesday/Angleterre), Arsène Menessou ( Eupen/ Belgique)

Milieux : Jocelyn Ahoueya (Beauvais/France),  Djima Koukou (Belenenses/Portugal), Stéphane Sèssègnon (Sunderland/Angleterre), William Dassagaté (Asec/ Cote d’ivoire), Pascal Angan (WAC Casablanca/Maroc) , Mouri Ogoubiyi (Nîmes Olympique/France)

Attaquants : Michael Poté (Dynamo Dresde/Allemagne), Razack Omotoyossi (Zamalek/Egypte), Nouhoum Kobéna , Isaac Louté (Manga Sport/Gabon) Sidoine Oussou (Valerenga/Norvège) .

 

Géraud Viwami

 

Mohamed Abdalla évoque le quart de finale

 

Mohamed "Mazada" Abdallah, sélectionneur du Soudan
Mohamed "Mazada" Abdallah, sélectionneur du Soudan

 

 

Soudan

Mohamed Abdalla : «Contre la Zambie ? Difficile de prévoir »

C’est au début de sa dernière grande séance d’entraînement d’avant quart de finale que Mohamed « Mazda » Abdalla a bien voulu nous accorder cette interview sur les bords du terrain annexe du stade de Bata jeudi après-midi.

 

Réalisée par Aubay à Bata

Quel est votre état d’esprit à la veille de ce quart de finale ?

Personne n’attendait mon équipe ici à ce stade de la compétition, en quart de finale. Maintenant, je pense que mes joueurs ont l’ambition d’aller plus loin dans cette compétition. Nous devons donc donner le meilleur de nous-mêmes pour une parfaite préparation du match du samedi.

 

Pensez-vous que le Chan disputé l’année dernière a été une bonne occasion de préparer l’équipe ?

Je pense que oui, car cela a donné à bon nombre de mes joueurs beaucoup d’expérience de la compétition, dans la mesure où mes joueurs pour la plupart évoluent dans le championnat local. Il faut aussi relever que la moyenne d’âge de mon équipe est de24 ans, et j’ai 7 de mes joueurs également qui ont évolué en équipe nationale des moins de 23 ans. Toutes ses expériences leur ont donné un bon coup de pouce dans leur volonté de jouer au haut niveau.

 

Pour la plupart, vos joueurs viennent de deux grands clubs du pays. Ils se connaissent bien dans le championnat où ils se croisent. Est-ce plus simple de trouver la cohésion ?

C’est un avantagez considérable de savoir que tous les joueurs évoluent dans le championnat local. Je pense que ceci est d’autant plus intéressant pour nous que tous ces joueurs-là ont une mentalité de professionnel et travaillent dans cet esprit-là en visant plus haut. Toutefois, l’un de mes objectifs est qu’un bon nombre de mes joueurs puissent évoluer en dehors du continent.

 

Peut-on comparer la victoire d’il y a 40 ans en 1970 avec les performances réalisée à la Can 2012 ?

Non, parce qu’en 1970 les joueurs africains qui disputaient la Can n’évoluaient pas en Europe.  Et le Soudan a donc affronté des pays dont les joueurs évoluaient majoritairement en Afrique. Là, c’est complètement différent, car les joueurs présents à la Can s’inspirent du haut niveau mondial sur les plans physiques, techniques et tactiques.

 

Parlons de la Zambie à présent. Comment pensez-vous qu’elle jouerait ?

Nous sommes prévenus, car la Zambie est une bonne équipe avec des joueurs qui évoluent dans grands clubs en Afrique et pour nous c’est du haut niveau. Cette équipe a montré de bonnes choses depuis le début de la compétition et joue un football plaisant. En quart de finale, je pense que chaque équipe a encore plus envie de donner le meilleur, de hisser son niveau plus haut.

 

Comment vous projetez-vous dans ce match ?

C’est difficile de prévoir, on ne peut savoir comment sera ce match-là. Pour ce que je sais, la Zambie est une équipe très intéressée par l’offensive. Elle a des joueurs qui aiment attaquer afin d’avoir des opportunités de marquer des buts.

 

Zambie / Hervé Renard : « Mon rêve est de disputer une demi-finale ou une finale”

 

Hervé Renard, vendredi en fin de matinée à l'hôtel de l'équipe zambienne

 

 

A la veille d premier quart de finale de la CAn 2012, Aubay-Rolland ZOHOUN a interviewé pour footafrica365.fr, mais aussi pour vous Hervé Renard, le sélectionneur français des Chipolopolo de la Zambie.

Aubay à Bata

 

Comment sentez-vous vos joueurs avant ce quart de finale ?

Je les sens déterminés comme je ne les ai jamais vus, parce qu’on a acquis de l’expérience pour avoir subi en 2010 un échec. Et des échecs, on apprend beaucoup. C’est ça qui reste important. On ne veut absolument pas refaire ce qui est arrivé en 2010, pas à juste titre selon nous. C’est une question de résultat, il faut savoir faire une bonne production. Au bout de la nuit, l’important est de sortir vainqueur quelque soit le moyen, la durée. Peu importe.

 

On sent qu’un nouvel échec serait très dur à encaisser…

Ce ne serait pas facile, mais en Zambie on n’a pas la pression comme en Côte d’Ivoire ou au Sénégal. Etre dans le top8 des nations africaines pour la Zambie, c’est déjà quelque chose de fantastique. En 2010, ça faisait 14 ans que la Zambie n’était pas allée en quart, et en 2012 on réédite la même expérience. Maintenant, notre rêve c’est d’aller plus loin. La dernière équipe zambienne à aller en demi-finale c’était en 1996. Voilà, tout est dit.

 

Par rapport au quart de 2010, c’est dur d’affronter une équipe comme le Soudan supposée faible par rapport au Nigeria ?

Oui, mais s’il avait fallu affronter l’Angola, je ne sais pas qui aurait été favori. Je ne pense pas que la Zambie soit plus favorite que le Soudan. Elle a un petit peu plus d’expérience. Le Nigeria avait de l’expérience et nous avait battus, j’espère que ce sera notre cas maintenant face au Soudan.

 

L’expérience peut donc faire la différence dans ce match en votre faveur ?

Oui, c’est important dans un match capital comme celui-ci. On sait qu’il y a deux issues possibles : rentrer à la maison ou continuer la route. Et nous on veut absolument continuer la route.

 

Cette marche à franchir, cette demi-finale, elle représenterait quoi pour la Zambie ?

Elle représenterait quelque chose de fantastique et d’inespéré, parce que je pense que personne n’aurait parié sur la Zambie à ce niveau vue la poule très difficile dans laquelle on était. Maintenant on a prouvé non pas seulement par le nombre de points qu’on a eu, mais aussi par le jeu produit, qu’on mériterait d’aller en demi-finale.

 

L’adversaire soudanais a de grosses qualités…

Oui, s’il est là c’est qu’il a de la qualité.

 

Qu’est-ce que vous avez observé alors ?

Une énorme solidarité, beaucoup de détermination pour défendre et obtenir un résultat positif, et une faculté à jouer le contre assez bonne. C’est une équipe qui a deux ou trois joueurs de très bonne valeur, ce qui fait les ingrédients pour avoir une bonne équipe comme la Zambie.

 

Deux équipes joueuses donc face à face. Qu’est-ce qui peut faire la différence ?

L’organisation. L’équipe qui sera tactiquement la meilleure à maîtriser le ballon. Jusqu’à présent mes joueurs ont été parfaits, ils vont le rester et on va se qualifier.

 

Par rapport à 2010, est-ce que l’équipe est plus forte ?

Beaucoup plus forte dans la détermination et la confiance acquise dans le premier tour, de par l’attente et l’engouement qu’elle suscite. Je pense que tous ceux qui méconnaissaient la Zambie ont été impressionnés par la qualité de jeu de cette équipe. Voilà, ça fait beaucoup de choses qui donnent beaucoup de confiance. Avoir la confiance c’est bien, mais il faut rester humble et il faut avoir qu’une seule idée en tête, c’est que le match sera difficile, mais au bout de la nuit, il faut aller en demi-finale.

 

Malgré les absences de certains cadres, peut-on dire que l’équipe a réussi ?

Oui, on a réussi, mais on aurait été encore plus forts avec eux.

 

 A quoi est due cette réussite ?

Par la chance donnée à certains qui avec la présence des absents n’auraient pas eu d’opportunité. C’est toujours ce qui fait la beauté du football. On pense qu’on a des absences et que ça va être très difficile, qu’on est beaucoup moins forts qu’avant et ensuite de par les résultats obtenus, notamment face au Sénégal, on se dit pourquoi ne pas aller au bout.

 

 

« La Suspension de Mulenga ? Un message fort envoyé au groupe »

 

 

La suspension de Mulenga a-t-elle eu un bon effet ou est-elle négative?

Si cela avait été négatif, je ne l’aurais pas fait.

 

Et le groupe, comment le vit-il ?

Le groupe l’a vécu en étant choqué, et c’est un signe. C’est un message pour tout le monde. Un entraîneur se doit de passer des messages, pas seulement oraux, mais très forts.

 

Une carte personnelle dans ce tournoi ?

Un entraîneur joue toujours une carte personnelle. Un entraîneur qui est qualifié pour une demi-finale aura toujours des retombées positives. Tout le monde joue une carte personnelle.

 

Vous dites que c’est le match le plus important de votre carrière…

Oui, parce que mon rêve c’est de jouer une demi-finale, et pourquoi pas, une finale de coupe d’Afrique. Je n’ai pas envie de laisser la chance à quelqu’un d’autre.

 

 

 

 

 

Quels enseignements peut-on tirer de la CAN 2012 pour les écureuils…

1- On peut bâtir une équipe solide avec juste quelques professionnels venu d’Europe et de bons joueurs évoluant en Afrique.

Le Gabon a beaucoup de joueurs évoluant dans son propre championnat et qui

Soudan
Soudan à l'entrainement avant son quart de finale

ont un très bon niveau, la Zambie a des joueurs évoluant presque tous en Afrique noire, le Soudan a des joueurs évoluant presque tous au soudan et le résultat est là…

2- Il y a de bon club en Afrique pour ceux qui veulent jouer au football. Au lieu d’évoluer dans certains championnats en Europe comme le font certains, ils gagneraient à venir jouer dans de vrai championnat en Afrique. Un joueur qui est titulaire au TP mazembe, Enyimba, coton sport de Garoua, Asec mimosa, Al hilal ou autres club en afrique noire n’a rien a envier au plan niveau de jeu a un joueur qui évolue en D2 maltaise, en D2 chypriote ou en D2 grec… l’exemple du Gabon et de la zambie et du Soudan nous le confirme. On se souvient d’un Mouri à Enyimba avec un niveau supérieur à beaucoup d’écureuils d’Europe.

3- On peut quitter l’Europe et revenir jouer en Afrique sans que cela ne soit considéré comme un échec. Dans l’effectif du Gabon, Daniel cousin et Stéphane Nguéma entre autre ont joué a des niveaux élevé en Europe mais sont revenu dans le championnat gabonais et on voit leur niveau n’a pas pour autant baissé. Certains de nos joueurs qui ne veulent pas rentrer en Afrique et qui s’enterre dans les championnats de pays qu’on ne connaît pas devrais prendre exemple sur ces cas.

Si nous voulons voir les écureuils aux prochaines CAN, nous supplions nos dirigeant qui prenne le football béninois en otage de penser à organiser un bon championnat et on ne sera pas obligé d’aller chercher des joueurs en Europe qui finalement ne nous apportent rien (Glèlè, Tchegnon Zola….) Mais vu ce qui se passe comme championnat actuellement… ce ne sera pas pour les 3 prochaines CAN. Autrement on pourra toujours naturaliser des joueurs qui viendront « aider le Benin » comme ils le disent eux même. Pensons donc plus au long terme et rompons avec la spirale de l’improvisation et de la médiocrité.

Thagli