Chan Kenya 2018 : Pourquoi le Bénin doit y croire

Demain à 16h le Bénin jouera à Kano face au Nigeria le match retour du second et dernier tour des qualifications du championnat d’Afrique Kenya 2018, vainqueur au match aller à Cotonou dimanche dernier 1-0, voici trois raisons qui devraient amener les béninois à croire en une première qualification pour ce tournoi continental.

 

Parce qu’un un nul suffit

Sans vouloir être minimaliste, le Bénin n’a besoin que d’un match nul pour se qualifier pour la phase finale. La victoire du match aller est précieuse parce que les Ecureuils seront qualifiés au coup d’envoi. La pression va donc changer de camp, ce sera le Nigeria qui va courir après le score. La défense béninoise a réussi un clean sheet à Cotonou et si elle peut faire autant demain après-midi ce serait l’idéal. Quant à l’attaque béninoise, depuis mars que l’équipe est mise en route, en dix matches (amicaux et qualifications confondus) elle a toujours marqué au moins un but par match.

Parce que le Bénin l’a déjà fait

Ce n’est pas la première fois que le Bénin joue un match décisif pour une qualification à l’extérieur. En octobre 2007, l’équipe fanion était allée chercher son billet pour la Can Ghana 2008 à la faveur d’une victoire 2-0 à Freetown face à la Sierra Leone. Cet après – midi là, l’actuel sélectionneur Omar Tchomogo était capitaine et buteur d’une équipe béninoise conduite par un technicien local Wabi Gomez. En octobre 2012, les juniors ont signé un exploit similaire en allant battre le Sénégal à Dakar sur but de Kola Raimi, qui fait partie du groupe du Chan, pour décrocher une première historique pour les Ecureuils dans cette catégorie sous les ordres d’Ulrich Alohoutade. Pour l’anecdote Mama Seibou était buteur lors de la victoire 3-1 à l’aller.

Parce que Tchomogo joue sa tête

On a beau apprécié les efforts consentis dans la mise en place de sélection locale mais une qualification serait une vraie bouffée d’oxygène pour le sélectionneur Omar Tchomogo. L’ancien guingampais n’est plus en position de force depuis la triste élimination avec les A à Bamako en septembre 2016. Et ce n’est pas la copie rendue lors de la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019 contre la Gambie en juin dernier qui a arrangé son image. Décrocher une première qualification pour les A’ le fera entrer dans un cercle restreint de performance et lui offrira un sursis pour négocier une prolongation de son bail qui se termine en décembre. Parce que la phase finale du Chan se joue en janvier et il pourrait être prolongé en cas de qualification. Il y a enjeu à tous les étages.

Géraud Viwami

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