Ecureuils : ce qu’on aimerait voir pendant ce  stage

Les Ecureuils débutent cet après-midi leur stage de préparation en vue d’affronter la Gambie dans une semaine pour la première journée des qualifications de la Can Cameroun 2019, à domicile. Après avoir échoué si près de but de lors des qualifications de la Can 2017, le groupe d’Omar Tchomogo  entre dans une phase décisive. Voici  trois choses qu’on aimerait bien voir pendant ce stage de préparation.

 

La remobilisation du groupe

L’élimination de Bamako a laissé des séquelles émotionnelles chez  les joueurs, sur les 23 convoqués  112  étaient dans la capitale malienne en septembre dernier. La charpente de l’équipe va devoir relever  la tête et se remotiver pour cette nouvelle campagne. L’état d’esprit des joueurs sera scruté. Certains comme Khaled Adénon l’homme de base de la défense a manqué l’unique match amical disputé en Mauritanie en mars dernier, Jodel Dossou habituel titulaire est resté sur le banc sans entrer en jeu à Nouakchott, Saturnin Allagbé auteur d’une saison régulière à Niort n’a disputé la moindre minute. Tchomogo devra trouver les mots pour  rassembler et redynamiser l’équipe. Une communion indispensable pour faciliter l’intégration aux néos internationaux que sont Olivier Verdon, Moise Adilehou et Cédric Hountondji qui vont vivre un première à Cotonou. Titulaire et peu convaincant à Nouakchott  où il a été sorti à la mi-temps, Richard Bakary cherche encore ses repères dans le cocon des Ecureuils.  Quand on sait le sélectionneur doit gérer également l’intégration des huit locaux dont six néophytes propulsés en sélection A, l’ancien guingampais  et son staff ont du boulot

La progression dans le travail

En poste depuis juin 2015, Tchomogo peine encore a installé son identité de jeu.  Même si l’équipe a rendu des copies très correctes comme face au Mali en septembre 2015 à domicile (1-1) où face au Sud Soudan en mars 2016, on a du mal à identifier la philosophie de jeu propre au sélectionneur. Après l’échec de son 4-4-2 qui n’a tenu qu’un quart d’heure face au Burkina Faso en novembre 2015 lors du tour préliminaire  des qualifications du Mondial Russie 2018, il s’est rabattu sur son 4-3-3  qui est son système le plus utilisé. Au Sud Soudan en mars 2016, il a mis en place un 4-4-2 en losange avec deux attaquants de pointe qui a été plutôt concluant avec une victoire à l’extérieur et un match assez maitrisé. En mars dernier face à la Mauritanie, le sélectionneur a essayé un nouveau schéma en avec un trio défensif en 3-5-2.  Un système inhabituel dans lequel l’équipe avait peu de ressources. Tchomogo a reconduit le même dispositif avec les A’ il y a quelques semaines contre le Burkina Faso à domicile.  Les choix tactiques du coach seront attendus et sa semaine de travail devrait laisser entrevoir des indices. Mais il est évident que les Ecureuils ont des progrès à faire en terme de jeu dans un groupe où il y deux clients de la taille du Togo et de l’Algérie, élever son niveau de jeu est un minimum si on veut faire mieux que lors de dernières qualifications et effacer le drame de Bamako des têtes. Le capitaine Stéphane Sèssegnon et ses acolytes sont avertis.

Le niveau des locaux

Enfin on s’interroge tous sur le niveau réel des locaux convoqués. Malgré les cinq  matches de préparation internationaux disputés dont quatre le mois dernier ces jeunes, sans championnat,  découvriront le haut niveau international et peuvent être lancé en fonction de la situation. Inconnus du grand public on ne demande qu’à être éblouit. On a déjà vu de belles histoires comme celle de Jocelyn Ahoueya lancé avec réussite en sélection A en 2003 alors qu’il était encore dans le championnat local au Mogas 90. « Kini Kini » avait même été titulaire lors de la Can 2004 en Tunisie. Donner la chance aux jeunes de se frotter aux cadres de la sélection est une manière subtile de préparer l’avenir mais en auront-ils  les moyens ? On ne demande qu’à voir.

Géraud Viwami

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