Ecureuils : Tchomogo «Je vais faire monter cinq à six jeunes chez les A. »

Dans sa chronique hebdomadaire sur le foot africain sur FranceFootball , Frank Simon a consacré son sujet du jour à une rencontre avec le sélectionneur des Ecureuils Omar Tchomogo hier à Abidjan. 

 Désormais âgé de 39 ans, l’ancien capitaine et attaquant du Bénin, passé par Grenoble, le Portugal, les Emirats et le Qatar, est sélectionneur national de son pays depuis mai 2015. Croisé lors de son passage en Côte d’Ivoire, il nous a raconté son quotidien.

Stade Robert Champroux d’Abidjan. Quartier de Marcory, 19h30. Il y a quelques minutes à peine, sur ce synthétique usé qui voit passer la majorité des matches du Championnat, les Ecureuils du Bénin ont décroché un nul plus qu’encourageant face à la Côte d’Ivoire (1-1), grâce à un but de Nabil Yarou, le joueur de l’ASPAC. Les deux formations, engagées en éliminatoires du CHAN, ne présentaient que des joueurs issus de leurs Championnats respectifs. Sur le banc béninois, une figure connue, l’ancien attaquant de Grenoble et de Valence, Oumar Tchomogo. Pendant 90 minutes, il n’a pas économisé sa voix. Et le Bénin, comme quelques jours plus tôt au Ghana (1-1) ou face au Burkina Faso (2-2), a tenu en respect un adversaire qui a déçu.

Sélectionneur des Sessègnon, Farnolle, Adenon, Mounié et Allagbè, Tchomogo a accepté de coiffer cette double casquette (A + locaux) à la demande du président de la fédération.
«On prépare à la fois les éliminatoires du CHAN 2018 (le Bénin affrontera le Togo) ainsi que les éliminatoires de la CAN 2019, précise Tchomogo. Ces rencontres me permettent de donner leur chance à nos jeunes, d’autant qu’il n’y a pas de Championnat au pays». Une situation qui a amené certains joueurs à s’expatrier en l’absence de compétition nationale. On pense à Giscard Tchato par exemple, qui évolue depuis l’an passé au MFM FC de Lagos (NGA), mais qui n’a pas été rappelé chez les A.

Sélectionneur des Sessègnon, Farnolle, Adenon, Mounié et Allagbè, Tchomogo a accepté de coiffer cette double casquette (A + locaux) à la demande du président de la fédération. Non sans hésiter. «J’ai réfléchi et puis j’ai posé mes conditions, en particulier des matches de préparation et des regroupements, ce qui a été accepté. Depuis un mois, on est en stage. J’essaie de voir un maximum de joueurs, on est parfois 25 ou 28 !»

«Faut en vouloir !»

A peine le temps d’avaler un diner après match, avant de reprendre la (longue) route, en autocar luxueux, celui de la sélection, qui va les faire traverser le Ghana puis le Togo. «Faut en vouloir !» sourit Tchomogo, qui débute dès dimanche la préparation du match contre la Gambie en éliminatoires de la CAN 2019. «Je vais faire monter cinq à six jeunes chez les A. Après, je reprends les stages avec les locaux».

Rien en vérité ne prédestinait Tchomogo, buteur et soliste, à une carrière de technicien. Et pourtant, il est l’un des rares anciens pros africains – à l’instar d’un Aliou Cissé au Sénégal – à occuper actuellement un poste de sélectionneur. Explications. «Vers la fin de ma carrière, Michel Dussuyer m’a demandé de continuer sur le terrain puis d’intégrer progressivement le staff. J’ai été son adjoint pendant deux ans. J’ai aussi bossé en club à Valence et à Montélimar, et je rejoignais la sélection ponctuellement. Par la suite, je suis devenu adjoint d’un autre sélectionneur, Manuel Amoros, en équipe nationale. Après sa démission, j’ai été « parachuté » à la tête de l’équipe en 2015. Je n’avais pas le choix !» Comme on dit, l’appel du pays, ça ne se refuse pas.

Source : Frank Simon pour Francefootball

1 pensée sur “Ecureuils : Tchomogo «Je vais faire monter cinq à six jeunes chez les A. »”

  1. l’appel du pays ne se refuse pas. Comme dirait l’autre la patrie ou la mort. Mais Omar peux et doit mieux faire surtout progresser sur le plan tactique. un fin technicien c’est aussi celui qui sait adapter son schéma de jeu en fonction de l’évolution d’un match ou de l’équipe en face. il peut le faire et il doit le faire… encore que comme il le dit si bien il faut en vouloir. alors à lui de nous montrer qu’il en veut.

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