Ecureuils : plus rien dans le ventre ? (A la quête d’une âme)

Après la tragique élimination à Bamako il y a six mois, les Ecureuils n’ont relevé la tête ni par le jeu, encore moins par le score hier face à la Mauritanie. Ils se sont tristement inclinés face à un adversaire très modeste et pourront à nouveau se cacher derrière un prétexte : le penalty accordé par l’arbitre.

Quand on est passé si près de la qualification à la Can Gabon 2017, on a le droit de rêver pour les prochaines campagnes.

Un penalty dans un match de foot qui plus est un match amical, c’est un détail. Oubliez le débat sur le pénalty un instant. On a vu des arbitres désigné le petit point blanc pour moins que ça. Djiman Koukou qui a plus de cent matches en Ligue 2 française et deux Can à son actif  doit mieux défendre sur une action pareille. On est tous d’accord.  L’arbitre guinéen du match d’hier était devenu le bouc-émissaire idéal. Mais soyons un instant sérieux et conséquent. Quand on voit des joueurs essayer de quitter le terrain pour protester contre le penalty, on comprend mieux à quel niveau on est en train de tomber.

Que retenir du contenu du match d’hier ? L’équipe a livré un match passable, la patte du technicien on l’attend toujours si vous la voyez dites-nous parce qu’il fera bientôt deux ans la tête de la sélection en juin prochain. Et nous n’avons toujours pas d’identité de jeu.

Quel est le niveau actuel de notre sélection nationale ? Staff et joueurs y compris. Les Ecureuils ne font plus rêver et ce n’est pas défaite d’hier qui va arranger cette image. Notre dernière coupe d’Afrique remonte à sept ans et à l’allure où vont les choses, ce délai d’attente peut être prolongé.

Oumar Tchomogo le sélectionneur le mieux payé de l’histoire et ayant l’effectif le plus riche

Oumar Tchomogo a obtenu un contrat revalorisé par ses parrains il y a un peu plus d’un an. Il est ainsi au sommet de la grille des salaires payés à ses différents prédécesseurs. Malgré tout, il a du mal à transcender son groupe, et provoquer un réel changement du courant alternatif sur lequel se sont mis certains joueurs, quand d’autres ne sont pas carrément hors du coup.

Et pourtant, quand on a Steve Mounié, meilleur buteur africain de Ligue 1 française avec 13 buts et Michael Poté  40 buts sur les deux dernières saisons en deuxième division turque et qu’on n’arrive pas à produire du jeu et marquer au moins un but à Nouakchott, on peut se poser des questions. Tant sur l’état d’esprit ou l’animation du jeu, ou encore plus largement sur le projet de jeu du staff technique des Ecureuils. Oumar Tchomogo est le premier sélectionneur national du Bénin à disposer de joueurs évoluant à de meilleurs niveaux en Europe. La génération à laquelle appartenait Oumar Tchomogo en tant que joueur a disputé 3 coupes d’Afrique des nations (dont celle de 2010 sans lui). Cette génération avait des joueurs de 3e et 4e zone, mais elle avait quelque chose qui faisait rêver. Elle avait une âme.

La stabilité de l’effectif actuel devrait être un atout supplémentaire pour passer un cap, mais on se demande sérieusement si cette sélection n’est pas juste devenue un cercle d’amis auquel s’ajoutent quelques nouveaux et jeunes peut-être ambitieux, mais que rien n’oblige à aller au-delà de leurs capacités.

Que valent-ils quand ils ne sont pas capables de faire bonne figure devant la Mauritanie ? Oui Poté, Sèssegnon et Bessan ont eu des occasions mais ça s’arrête là. Entre les anciens « sénateurs » et une nouvelle génération qui peinent à prendre ses responsabilités, la sélection manque d’âme et ça n’a pas l’air d’inquiéter ses responsables.

Une bande d’amateurs

Prenez un sélectionneur sans expérience professionnelle qui plus est, recruté sans appel à candidatures et auquel vous ajoutez un environnement amateur.

Quand on a dans son groupe de qualification l’Algérie et le Togo qui étaient tous deux à la dernière Can et qu’on n’arrive pas à se préparer convenablement en zappant des journées Fifa ou en faisant service minimum quand on se décide à jouer, les Béninois peuvent se poser des questions. Le Bénin ne s’est pas éduqué à participer aux matches amicaux des journées Fifa.

Oumar Tchomogo est certainement responsable à 80%, parce qu’il est le sélectionneur. Il a improvisé une défense à trois avec les nombreux absents. D’ailleurs il s’est déplacé un groupe de 16 joueurs. Vous avez déjà vu ça quelque part ? Une sélection nationale qui dispute un match international avec un groupe pareil ?

Les conditions de voyage des joueurs on en parle ? Quand deux joueurs du même club viennent en sélection avec des billets d’avion différents avec des escales à n’en point finir, on appelle cela du Bordel. Et pourtant le Bénin dispose désormais d’un service spécialisé dans les voyages officiels. Ce n’est pas vraiment étonnant quand on se rappelle qu’il y a un an il a fallu vingt quatre heures dans les airs pour rentrer de Juba après avoir affronté le Sud Soudan lors de la 3e journée des qualifications de la Can 2017. Nous en sommes toujours là avec l’éternel débat sur la qualité de l’organisation autour de la sélection.

Bjfoot

 

11 pensées sur “Ecureuils : plus rien dans le ventre ? (A la quête d’une âme)”

    1. Oui je suis entièrement d’avis, mais la fédé fait quoi pour arrêter ce cycle infernal ne voyons pas seulement la partie visible de l’iceberg… On n’a pas de Directeur Technique National de puis le décès du dernier, on n’a plus de championnat, les soit disant formations qu’on va faire du coté du Brésil servent à quoi? Que deviennent ses enfants? Je n’ai jamais vu un membre de la fédération venir sur la chaine nationale venir nous expliquer leur plan d’action ou leur stratégie pour faire émerger le foot au Bénin et on se dit “Quartier Latin de l’Afrique” moi je commence à penser qu’on est dans un bateau qui va sans capitaine sans direction on est perdu dan la mer profonde…. Quels tristesse! J’ai le cœur meurtri de voir que dans mon pays plus les années passent et personne ne trouve la solution idéale….

  1. bel article. Je pense exactement pareil. Le Benin mérite vraiment mieux. Pas de fond de jeu. C’est à l’entraînement de trouver les moyens pour obtenir le meilleur de chaque jours. Il montre vraiment ses limites. Je suis désolé je n’ai absolument rien contre lui mais franchement il faut que ça change. Nous un effectif mieux que celui du togo sur le plan individuel mais dans ses conditions je me demande si nous pouvons même battre la gambie. C’est vraiment dommage

  2. Il y a des pays qui n’ont même pas des qualités de joueurs dont le Bénin possède mais ils s’organisent bien et participent a la can même s’ils ne gagnent pas la coupe;le Congo ,Zambie,mali et d’autres ne sont pas mieux que le Benin.il est temps d’arrêter de s’amuser et de prendre les choses aux sérieux

  3. Stéphane sessegnon un grand joueur avec autant de qualités n’a pas pu s’afficher sur le continent a cause de la mauvaise organisation du Benin et avec ça on espère Didavi et autres de venir détruire leurs étoiles ✨ avec une équipe remplie de talents et mal organisée

  4. L’effectif actuelle des écureuils assez bonne pour gagner la can .jeter un coup d’oeil sur l’équipe camerounaise et avouons qu’ils ne sont pas mieux que les écureuils du Benin

    1. je valide.. la génération actuelle de
      joueurs est la meilleure que je Bénin n’a jamais eu.. le Bénin s’est qualifié avec des joueurs qui n’ont pas la trempe de ce que nous avons actuellement… et qu’es qui se passe ?

  5. La réduction des écureuils de 23 a 16 est causée pas une mal organisation au sein de la fédération et non du coach les billet d’avion ne sont pas livrés a temps

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