Entretien : Allagbé « on se serre les coudes »

A 23 ans, Saturnin Allagbé a découvert la Ligue 2 en fin de saison dernière dans les buts des Chamois Niortais. Propulsé numéro un cette saison suite au départ de Paul Delecroix, le gardien béninois laisse augurer de belles promesses. A mi-championnat, l’occasion de faire le bilan se présentait pour un joueur loin d’être étranger aux bons résultats de sa formation.

 

 Vous avez démarré cette nouvelle saison comme numéro 1, qu’est ce que cela a changé au quotidien et dans votre approche des matchs ?

Tout a changé. Ce n’est plus la même configuration. Quand on est titulaire on a une autre pression, ça demande une régularité au niveau des performances, être capable de rassurer sa défense, même aux entraînements. Travailler plus pour élever le niveau. Et prendre du plaisir sur le terrain.

Le début de saison fut très complexe avec pas mal de buts encaissés : à votre niveau, avez-vous douté et comment avez vous su franchir ce cap avec l’équipe ?

C’est vrai que le début de saison n’a pas été tel qu’espéré. Personnellement, je n’ai jamais douté, comme toute l’équipe d’ailleurs. On a continué à y croire et à bosser dur pour s’en sortir.

Depuis que l’équipe va mieux, vous prenez à peine un but par match. Et on vous sent en confiance sur votre ligne de but, vous prenez vous aussi vos marques match après match ?

C’est l’une des clés de mon poste, quand les matchs s’enchaînent et que les résultats sont là, on avance avec la confiance. Je suis content de ce que nous sommes en train de faire jusqu’à présent, on doit continuer a travailler. Je dois faire plus encore, maintenant on compte sur moi et c’est à moi de continuer à travailler plus pour que cette confiance perdure. Je souhaite faire autant de matchs que possible, être décisif pour l’équipe, progresser et qu’on atteigne les objectifs collectifs fixés.

Vous êtes international béninois, vous suivez donc de près la CAN 2017 ? Quels sont vos favoris pour cette compétition ?

Évidemment je suis la compétition. C’est dommage que le Bénin ait été éliminé de justesse mais bon… Dans mes favoris, il y a l’Algérie, la Cote d’Ivoire et le Ghana qui sortent du lot. Après, en Afrique, il n’y a plus de petites équipes, les matches sont très serrés et on a déjà eu des surprises avec la Guinée-Bissau et le Zimbabwe.

D’ailleurs, le Bénin est représenté en force aux Chamois. C’est plus facile pour s’intégrer au club et dans l’effectif ?

Quand j’étais arrivé, Djiman Koukou était là pour me guider. J’habitais même avec lui au début pour avoir plus de repères. Ensuite les deux David sont arrivés, ce qui fait qu’on n’est pas totalement dépaysés. On se croise aussi en sélection. On constitue une petite famille et on se serre les coudes.

Enfin, Niort est l’un des seuls bons élèves de Ligue 2 en Coupe de France : vous jouerez à Sarreguemines qui prend un malin plaisir à éliminer les clubs de Ligue 2, vous allez sortir le costume de Zorro et venger tous les autres ?

(rires) Nous, on ne venge personne ! En Coupe de France tout est possible, ils ont montré qu’ils avaient la capacité d’éliminer les clubs de Ligue 2. C’est à nous de bien de se préparer au moment opportun pour aller chercher un bon résultat. De toute façon, ce qui comptera, ce sera la qualification.

Source : Maligue2.fr

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