Can 2017 : ce qu’il faut retenir des quarts

Les quarts de finale ont pris fin hier, on connaît désormais le dernier carré de la compétition. Le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana et l’Egypte sont passés. On vous résume tout ce qui s’est passé pendant ce second tour précédent. C’était chaud.

Bancé a fait danser, Nakoulma opportuniste 
Quand il rentrait en jeu à la 78e minute, il ignorait encore ce qu’il l’attendait jusqu’à ce qu’il marque ce coup franc qui délivre tout un peuple, deux petites minutes plus tard. Aristide Bancé, l’homme à la coupe peroxydée qui était déjà une vraie star dans les rues d’Ouaga n’est pas loin de rentrer dans la légende du foot au pays des hommes intègres. L’attaquant de l’Asec a montré la voie d’un succès bien mérité face à des tunisiens qui se sont endormis en seconde période, samedi dernier à Libreville. Préjuce Nakoulma en a aussi profiter pour signer son troisième but du tournoi. Co-meilleur buteur avec Junior Kabananga, désormais éliminé, le nouvel attaquant de Étalons pisté par des clubs de Ligue 1 française aura deux matches pour devenir soulier d’or. Le Burkina Faso fera face à un ordre nord africain pour sa troisième demie-finale de Can , l’Egyote.
Aboubakar le facteur X, Mané pas verni
L’affrontement le plus attendu opposait le Sénégal au Cameroun. Un match de Lions, samedi dernier à Franceville. Ceux de la Téranga ont dominé dans le jeu en se créant de grosses occasions sans faire mouche. En face, les Indomptables ont résisté à leur manière et n’étaient pas loin de marquer aussi dans le temps réglementaires et même en prolongations. Que de frissons et d’émotions pour un nul vierge au terme des prolongations. C’était un match déconseillé aux cardiaques.
Ça s’est terminé aux tirs aux buts, Fabrice Ondoa qualifie le Cameroun en stoppant le tir de Sadio Mané, pourtant brillant pendant la rencontre. On a eu de la peine pour l’attaquant de Liverpool qui s’est effondrée en larme ensuite.
Dans l’autre camp le tir au but décisif a été transformé par Vincent Aboubakar , devenu remplaçant de luxe , l’attaquant du Beskistas a été sorti du banc en prolongation. Dernier tireur de la série, c’est lui qui ouvre la porte des demies aux Lions Indomptables où ils joueront le Ghana.
Attention au Gang Ayew
Après avoir dominé un groupe où figuraient les champions d’Afrique en titre, les congolais n’ont pas pu renverser les ghanéens en quarts. Privés de leur capitaine-buteur Asamoah Gyan , les Blacks Stars s’en sont remis aux frères Ayew. D’abord Jordan ouvre le score peu après l’heure de jeu avant qu’André, capitaine du jour ne plante le but décisif sur pénalty. Entre temps Mpoku a redonné espoir aux Léopards sur une belle frappe de loin. Bousculé, le Ghana va disputer une sixième demi-finale d’affilée, énorme régularité. On a presqu’envie de dire qu’il est tant de la gagner parce que le dernier titre des Ghanéens en Coupe d’Afrique date de 1984. La RD Congo est tombé avec d’énormes regrets et son « Fimbu » à la main. Dieumerci Mbokani a sûrement passé la nuit à penser son tir sur le poteau alors que Braima Razak était bien battu en première période avant le réveil du Gang Ayew. Et ça a fait mal.
Ces Pharaons là font peur
Après avoir manqué trois Can, l’Egypte a envie de rattraper le temps perdu. Dans un choc nord africain attendu face aux Lions de l’Atlas, qui étaient loin de démériter, les Pharaons ont signé un succès assassin avec un but à trois minutes du terme. Imprenables derrière, l’Egypte a certes concédé des occasions mais n’a pas craqué. Essam El Haddary n’a toujours pas encaissé. L’Egypte est d’ailleurs la seule équipe du tournoi dans ce cas. Défensivement ils sont difficiles à prendre. En plus et ils ont une efficacité maladive avec un brin de chance quand même n’est-ce pas Hervé Renard ?
A Port-Gentil , Géraud Viwami

Can 2017: Benatia « on a tout donné»

Le défenseur de la Juventus, Medhi Benatia n’a pas caché sa déception après la cruelle éliminations des Lions de l’Atlas face aux Pharaons. Le capitaine marocain a aussi jeté un regard sur l’avenir.
Mehdi Benatia, défenseur-capitaine du Maroc
sur l’effectif
« on n’a un groupe très jeune , par rapport à nos capacités, personne n’a triché on n’a tout donné. on avait envie de mettre ce but, on aurait pu se contenter de rester derrière. de jouer comme en première mi-temps, pas beaucoup jouer mais défendre. On avait envie d’être ambitieux, on avait l’impression qu’on pouvait marquer. On n’a été les inquiéter, regarder la barre , les centres qui passent à deux trois mètres du but. on a eu les occasions malheureusement on n’a pas concrétisé. Tout le monde a fait un grand travail et c’est ce qu’il faut retenir. prendre un but sur coup de pied arrêté bien sûr que c’est rageant mais je peux vous dire qu’on a beaucoup appris en tous cas.»

message aux supporters
«leur dire qu’on est déçu de sortir en quart de finale , même si il y a deux mois on nous aurait dis ça , on aurait été content de faire ça. mais dans la compétition on a vu qu’on pouvait rêver mieux , il y a eu une réelle ambition dans ce groupe d’aller en finale. Le coach nous a dit depuis le début ne vous inquiétez pas , vous avez les capacités pour aller loin. Personne ne nous attendait là. lui il a cru en nous et on a cru ce qu’on pouvait faire. on est resté soudé. Aujourd’hui on ne passe pas mais ça se joue à pas grand chose. On est déçu pour nos supporters, on aurait aimé les voir faire la fête. on est loin un peu de tout mais on a tous vu les vidéos des familles, sur les téléphones entrain de voir les marocains faire la fête c’était magnifique. on joue pour le football aussi pour des moments comme ça. malheureusement on avait envie de répéter ça. On est éliminé c’est dur. »
sur le scénario
«ça s’est joué sur un coup de pied arrêté comme j’ai dis. c’était un match fermé. En seconde période c’était plus débridé on a eu des occasions de part et d’autre. Après il faut dire que le terrain facilitait pas pour jouer. Mais le plus important on a l’impression qu’on a tout donné c’est un sentiment qui fait plaisir »
A Port – Gentil, Géraud Viwami

Can 2017 : Renard «on voulait rendre le peuple marocain fier»

Battu par l’Egypte hier soir en quart de finale de la Can Gabon 2017 à Port – Gentil, le sélectionneur du Maroc, Hervé Renard est revenu sur l’élimination de son équipe avec beaucoup de lucidité.

Hervé Renard , sélectionneur Maroc

sur le réalisme de l’Egypte
«il n’y a pas de secret dans le football, on ne gagne pas huit coupes d’Afrique par hasard. Il y a une culture du football égyptien. Vous pouvez voir les joueurs sur le terrain ils ont une maturité, ils pensent à tout. Aux moments faibles, aux moments forts. Ils ne mettent jamais le ballon là oú il ne faut pas. c’est toujours juste ce n’est pas par hasard. C’est parce qu’ils ont un énorme football et sur un match qui se joue à de petits détails comme ça. Ça fait la différence, malheureusement on aurait dû la faire bien avant. »

sur le groupe marocain
« on est resté ensemble un mois on a travaillé , ils ont travaillé comme des acharnés. Ils ont donné le meilleur d’eux mêmes, c’est dommage qu’ils ne soient pas récompensés mais la défaite c’est toujours le coach qui l’assume et je suis fier d’eux »
sur les objectifs de départ
«l’objectif c’était d’atteindre premièrement les quarts de finale et bien sûre on veut toujours aller plus loin. J’ai connu comment aller plus loin donc je ne voulais surtout pas sortir ce soir. Ils ont su faire la différence, un tibia qui met le ballon en coner ou dans le but. il y a eu un match énorme des joueurs, à l’image de Medhi Benatia qui a emmené ce groupe ont été exceptionnels. sincèrement ce n’est pas pour passer la pommade. J’ai vécu dans beaucoup de groupe et ils ont tout donné. On voulait rendre le peuple marocain plus fier de ce qu’on a fait. mais c’est comme ça c’est le football parfois on perd pour apprendre. Avec la Zambie j’ai perdu en 2010 aux tirs aux buts en quarts de finale contre le Nigéria et en 2012, ça nous a pas empêché d’être champions. donc c’est comme ça qu’on progresse. Je pense que tout un peuple est déçu ce soir mais fiers de nous»
A Port-Gentil, Géraud Viwami

Can 2017 : L’Egypte brise le cœur au Maroc et rejoint le dernier carré

Devant un peu plus de dix mille spectateurs ce soir au stade de Port-Gentil , l’Egypte est venue à bout du Maroc sur un but en fin de match de Soliman dans un  quart de finale très engagé . Les Pharaons filent en demi-finale où ils défieront les Etalons du Burkina Faso.

Homme du match : Mahmoud Soliman

Entré en jeu en seconde période dans une position de neuf et demi, il a été discret jusqu’à ce qu’il devienne le héros de tout un peuple. Pour avoir fait l’essentiel c’est-à-dire donner la victoire aux siens dans un match compliqué. Il est logiquement l’homme du match.

 

Que d’engagement

Ce choc nord africain comme on pouvait s’y attendre s’est révélé très tactique dès l’entame. Le sélectionneur marocain Hervé Renard est resté fidèle à son 3-4-3 sans chamboulement. Chez les Pharaons, privé de Mohamed Eleneny , Hector Cuper a replacé Fathmy Ahmed (34 ans) , l’un des plus expérimentés du groupe habituel arrière droit en milieu de terrain.

Dans le premier quart d’heure la possession sera marocaine, le bloc égyptien est en place comme d’habitude autour d’Ahmed Hegazy, toujours impérial en défense centrale.  Plus direct dans son jeu, l’Egypte va s’offrir la plus grosse occasion de ce premier acte. Sur un centre d’Ahmed Eissa l’arrière droit, la défense marocaine se troue, Mahmoud Hassan esseulé  frappe dans un angle fermé au second poteau. Munir Kajoui sort une parade en fermant ses jambes. (15e). première alerte du match.

Le match se densifie au milieu avec beaucoup fautes (27 au total sur la première partie), les débats sont très engagés et équilibrés. Les Lions de l’Atlas s’infiltrent par les côtés. Nabil Dirar bien inspiré dans son couloir droit va signer deux percées de qualités (22e et 42e) mais ses centres ne trouveront pas preneurs.

A dix minutes de la pause, le Maroc aussi enfin sa grosse occasion sur une action menée par deux de ces trois défenseurs centraux.  Manuel Da Costa s’arrache à droite pour gagner son ballon et centre fort devant le but, la défense égyptienne cafouille, Romain Saiss en profite mais sa tête lobée atterrit sur la transversale (35e). Les centaines de supporters marocains qui chantent dans le stade y croyaient.

L’Egypte va perdre son attaquant, Fahmy visiblement touché au genou, il cède sa place à Mahgoub juste avant la  pause (42e).

On s’est presque ennuyé dans ce premier acte, même si c’était engagé et  fermé.

Les regrets de Bouhaddouz , le coaching payant de Cuper

Après une seconde partie bien plus animée que la première on avait déjà la tête aux prolongations jusqu’à ce que Medhi Benatia ne concède ce coner fatal de la 87e minute. Soliman entré en jeu en seconde période profite d’un léger cafouillage pour marquer l’unique but du match. Mais les marocains peuvent avoir des regrets.

D’abord pour leur gardien El Kajoui, auteur d’un match exceptionnel.

Salah chipe un ballon à Saiss à gauche puis file au but , sa frappe est enlevée d’une manchette incroyable par El Kajoui (49e) Enorme opportunité et arrêt de grande classe pour le gardien de Numancia.

Après cette alerte des Pharaons, les lions de l’Altlas vont enflammer le match.

Action marocaine bien construite, initiée par Boussoufa , Bouhaddouz n’était pas loin de reprendre un centre à ras de terre de Fajir , El Haddry était bien sorti(53e)

Boussoufa envoi un missile enroulée des  rentres mètre sur la transversale. (54e) dans la foulée Mendyl dépose un centre sur Bouhaddouz mais la tête décroisée de l’attaquant de Saint Pauli n’arroche pas le cadre (55e). L’Egypte n’était pas loin de craquer. Une reprise très chaude.

Fajr centre très fort devant le but, Bouhaddouz est contrée dans la reprise in extremis par Mosaad. El Haddary était battu (60e)

Encore Bouhaddouz,  qui décroise trop sa tête alors qu’El Haddary était pantois, le ballon passe à quelques millimètres de la cage. Le centre était signé de Dirar (68e)

A dix minutes du terme, épuisé, il cède sa place à El Kadourri.

L’Egypte n’était pas loin de craquer, elle reviendra dans le match dans le dernier quart d’heure.

D’abord sur un coup franc  décomposé, Bekhit sert Salah derrière le mur, l’ailier de la Roma à bout partant n’arrive pas à battre, El Kajoui qui sort encore une énorme parade (75e). Avant que Soliman ne porte le coup fatal à trois minutes du terme.

Le dernier coup franc de Fajr meurt dans le petit filet tout comme les derniers espoirs marocains.

Solides, l’Egypte passe ce quart, toujours sans encaisser dans ce tournoi et  va affronter le Burkina Faso en demie finale. L’autre affiche opposera  le Ghana au Cameroun.

A Port-Gentil , Géraud Viwami

Egypte

El Haddary- Hegazy , Mosaad, Seifeldin (Soliman 63e), Eissa- Ahmed Ibrahim , Tarek Ibrahim – Salah , Hassan, Bekhit – Fahmy (Mahgoub 42e)

Coach : Hectoir Cuper

Maroc

El Kajoui – Benatia ,Mendy , Da Costa, Dirar – Saiss (Alioui 90e ) , El Hamady , Boussoufa – En-Nesry , Fajr, Bouhaddouz (El Kadouri 78e)

Coach : Hervé Renard

Bjfoot Awards : plus que trois jours pour voter  (URGENT)

 

Dans quelques jours nous allons clôturer les votes du public pour les Bjfoot Awards 2016. Vous pouvez toujours faire un tour sur l’onglet dédié sur bjfoot.com pour donner votre voix à votre nominé préféré.

Pour rappel, le vote du public comptera pour trente pour cent dans le décompte final et la fin des votes c’est dans trois jours,  le 31 janvier prochain. Les vainqueurs seront connus le 10 février prochain.

La Rédaction

Koweït-Emirat Cup : Badarou buteur

Nana Badarou (25 ans) a marqué son troisième but de la saison avec Burgan SC  hier soir contre Khaitan  pour le compte de la quantième journée du premier tour de l’Emirat Cup. L’international béninois a ouvert le score sur pénalty à la 4e minute. Burgan concèdera l’égalisation en seconde période. 1-1 score final. Le club est dernier de son groupe de qualification avec un point au tableau. Replacé en milieu défensif, l’ancien roc de l’Aso Chlef compte déjà trois buts et deux passes décisives dans son nouveau rôle cette saison.

Géraud Viwami

Can 2017: Kabananga, l’invité surprise

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre onzième et dernier coup de cœur.

Kabananga (27 ans, Astana/ RD Congo) l’invité surprise
Il a trois buts et une passe décisive, c’est sans aucun doute le joueur de cette première phase de compétition. Ce n’est pas Mahrez , ni Aubameyang ni Boni ils sont déjà éliminés. C’est l’inconnu de dernière minute qui porte la RD Congo , sans lui les Léopards n’auraient pas franchit ce premier tour en tête du groupe C. Auteur du but de la victoire face au Maroc, il a remis ça contre la Côte d’ivoire où il a marqué et délivré une passe décisive. Enfin face au Togo, il a montré la voie des quarts en ouvrant le score. Aligné sur flanc gauche, il se balade sur la ligne offensive et surprend agréablement à chaque titularisation. Il nous a fait apprécier sa patte gauche face au Maroc, puis son jeu tête contre les ivoiriens et sa puissance et justesse technique face aux togolais. Où pourra-t-il s’arrêter ? On le saura lors du prochain tour contre le Ghana. C’est que du plaisir pour un joueur dont Florent Ibengué a couché le nom en dernière position sur la liste des 23. Ce n’est pas la position d’arrivée sur la liste qui compte, c’est la vérité du terrain ou bien Kabananga?

Géraud Viwami 

 

Can 2017: Partey, the New boss 

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre dizième coup de cœur.

Thomas Partey (23 ans, Ghana/Atlético Madrid), the New boss 
L’Europe l’a découvert grâce à ses entrées en jeu fracassantes avec les Colchoneros mais l’Afrique est entrain de tomber amoureux du nouveau chef du jeu du Ghana. Associé à Mubarak Wakason au milieu de terrain , il n’a peur de diriger son équipe. C’est lui qui oriente , donne le ton chez les Black Stars. Son intélligence de jeu illmunine son équipe et favorise ses coéquipiers positionnés plus haut. C’est un relayeur de grand talent qui a poussé Emmanuel Badu sur le banc. Face au Mali , il a tout fait dans l’entrejeu , au point d’être nommé homme du match par la Caf. Mis au repos, lors du troisième match , son absence s’est rapidement senti dans le jeu ghanéen. Il est déjà devenu indispensable dans le dispositif d’Avram Grant. Il devrait faire son retour dans le onze type, on a hâte de le revoir sur le terrain face à la RD Congo. Le Ghana tient peut être le successeur de Michael Essien.

Géraud Viwami 

Can 2017: Bassogog, le bijou

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre neuvième coup de cœur.

Christian Bassogog (21 ans, Cameroun/Aalborg), le bijou
Hors mis le capitaine Benjamin Moukandjo , il est le seul joueur offensif qui a conservé son poste sur les trois matches de groupe du Cameroun malgré les nombreux changements du sélectionneur Huguo Broos. L’ailier d’Aalborg s’est imposé en douceur dans le onze des Lions indomptables mais de façon méritée. C’est un gaucher comme on les aime sur le côté, rapide, dribleur facile, percuteur et aussi un très bon coup de pied, il est difficile à arrêter. Passeur décisif sur le but de la victoire contre la Guinée Bissau,  Sans marquer, (encore) dans le tournoi il est bien l’un des hommes forts de l’animation offensive dans la tanière. Certains le surnomment déjà le « Messi Camerounais », il aura tout intérêt à confirmer lors des quarts face au Sénégal. Pour le moment il a bien réussi sa première partie de tournoi et son figure sur la shortlist de plusieurs recruteurs. Aalborg peut se frotter les mains à l’avance.

Géraud Viwami 

Can 2017: Sliti, le prince du Nord

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre huitième coup de cœur.

Naim Sliti (24 ans, Lille/Tunisie) , le prince du Nord
Le Lillois est à l’image de son équipe. Pas très chanceux lors de la défaite inaugurale face au Sénégal, il s’est remis dans le sens de la marche lors des deux matches suivants. Face à l’Algérie sa bonne forme a coïncidé avec le réveil des Aigles et ce n’est pas un hasard. Aligné derrière l’attaquant contre le Sénégal, il a été replacé avec succès son coté gauche comme en club, sur les matches suivants.
Le milieu offensif a fait un bon match dans son registre de meneur offensif et a emporté ses coéquipiers dans son élan. Technicien avec une vision de grande qualité, il n’est facile à arrêter en un contre un. Après une prestation de haut niveau contre l’Algérie où il a marqué le but de la victoire sur pénalty. Il a remis ça face au Zimbabwe en ouvrant le score sur une frappe contrée puis en délivrant une passe décisive pour Mskani dans la foulée. Sliti est devenu le moteur du jeu d’une équipe tunisienne qui ne cesse de monter. Bien connu sur les pelouses françaises, l’Afrique est entrain de découvrir le petit prince du Nord.

Géraud Viwami 

Can 2017: Ochaya, la perle

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre septième coup de cœur.

Joseph Ochaya (22 ans, Ouganda/Kampala CC ) la perle
Il est l’un des rares joueurs issus du championnat ougandais à être titulaire dans le onze de Cranes. Positionné arrière gauche sur le premier match face au Ghana, il bien a tapé dans l’œil par ses montées et aller-retour sur le côté. Un goût pour l’offensive qui s’est confirmé au second match puisque le sélectionneur, Milutin Sredojevic l’a replacé plus haut en position d’ailier contre l’Egypte. Son pied gauche naturel était une fois encore dans les bons coups de son équipe, il a su prendre son couloir. Percutant avec une bonne présence dans les derniers mètres adverses, il a posé des problèmes aux Pharaons et s’est même vu refusé un but en seconde période. Déjà passé par l’Ashante Kotoko dans le championnat ghanéen, il a aussi connu une brève expérience en Asie. Mais le bon tournoi que vient de faire le numéro 2 des Cranes devrait relancer sa carrière.

Géraud Viwami 

Can 2017: Hegazy , l’impertubable

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre nos six dernières découvertes aujourd’hui. Voici notre sixième coup de cœur.

Ahmed Hegazy (26 ans, Egypte/ Al Ahly) , l’imperturbable.
On s’attendait à voir sur quoi l’Egypte allait s’appuyer pour son renouveau et on a été agréablement surpris de voir que c’est lui le chef de la défense centrale. Outre sa grande stature (1,95 m) qui le rend presqu’imbattable sur les duels aériens, il a un sens du placement nettement au dessus de la moyenne. Joueur sobre rarement mis en difficulté. Il est le vrai socle de la défense égyptienne qui n’a toujours pas concédé le moindre but dans ce tournoi. Encore énorme face au Ghana, il a été désigné homme du match par la Caf à juste titre. On pourrait même se demander pourquoi le joueur d’Al Alhy n’a pas réussi à percer en Italie à la Fiorentina il y a quelques années. En quarts, celui qui vient de fêter ses 26 ans (le 25 janvier dernier) fera face à des clients d’un autre style que seront les attaquants marocains. Jusqu’ici rien ne semble l’effrayer.

Géraud Viwami 

Can 2017: Tisserand , comme un patron

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre cinquième coup de cœur.

Marcel Tisserand (24 ans, Ingolstadt/ RD Congo) , comme un patron 
C’est sa première Can mais on a l’impression que c’est sa énième. Associé en défense centrale à Bope , l’ancien monégasque à tout d’un crack et d’un chef en même temps. Défenseur véloce et difficile à prendre au duel, le joueur d’Ingolstadt ne laisse rien passer. Si les Léopards paraissent si solides derrière il en est pour beaucoup. Devenu quasiment indispensable aux yeux de Florent Ibengué , il a mis tout le monde d’accord en tenant la dragée haute à  des clients comme l’ivoirien Wilfried Bony et le togolais Emmanuel Adébayor. Passeur décisif heureux sur le troisième but des siens face au Togo, il s’est aussi apporter un présence offensif sur les coup de pied arrêtés. En quarts il fera face à des attaquants d’un autre calibre face au Ghana, entre la puissance d’Asamoah Gyan et la technicité de Jordan Ayew on verra qui est le patron ?

Géraud Viwami 

Can 2017: Bebou , la promesse

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ces pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre quatrième coup de cœur.

Ilhas Bebou (23 ans, Togo/ Dusseldorf) , la promesse
C’était le petit nouveau parmi les joueurs offensifs togolais pendant cette Can mais il s’est bien fait remarqué. Son aisance technique se fait voir dès ses premières touches et son envie de percuter a fait mal aux adversaires. Aligné sur le côté lors des premières rencontres, il a bien animé son flanc même s’il a manqué pas grand-chose pour faire la décision. Face à la RD Congo, lors de l’ultime match, il a cette fois-ci démontré des dispositions dignes d’un meneur de jeu dans l’axe. Entre récupération basse, choix de passes verticales, il a joué simple et juste. Séduisant. la polyvalence lui va comme une paire de gants. Le Togo est sorti au premier tour mais a peut être trouver un pilier d’avenir.

Géraud Viwami

Can 2017: Hervé Koffi , plus qu’un pompier

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ses pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre troisième coup de cœur.

Hervé Koffi Kouakou (20 ans, Burkina Faso/ Asec), plus qu’un pompier
C’est l’une des belles histoires de cette Coupe d’Afrique, alors qu’il devait être remplaçant, ce petit bonhomme de 20 ans s’est vu propulsé dans les cages des Etalons comme numéro un. Il profite de la blessure de Diakite. Pour son baptême de feu, il sort un match monstrueux face au Cameroun et reste dans ses standards face au Gabon avec une parade incroyable devant Bouanga en fin de match. Même s’il se fait avoir par la malice d’Aubameyang sur le penalty qu’il a concédé. Face à la Guinée-Bissau, il a signé son premier clean sheet du tournoi, bon pour la confiance. Le gardien de l’Asec d’Abidjan a déjà montré qu’il est un joueur d’avenir, il devra encore le confirmer en quarts de finale face à des tunisiens très en réussite. On ne demande qu’à en voir plus.

Géraud Viwami 

Can 2017: Bissouma , l’audacieux

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ses pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre deuxième coup de cœur.

Yves Bissouma (20 ans, Mali/ Lille) , l’audacieux
Il est devenu maître dans l’art de brûler les étapes. Il jouait le Chan avec les locaux maliens il y a un an environ, l’été dernier il signe pro à Lille. Et cet hiver, il s’est déjà imposé comme l’avenir chez les Aigles du Mali. Milieu offensif de talent , il a l’art du drible facile et la vista de mettre les siens en lumière. Sa fougue et son débordement d’envie laissent entrevoir sa jeunesse sur certaines phases de jeu mais le joueur du Losc a bien lancé sa carrière. Titulaire (enfin) hier, lors de la troisième sortie des maliens, il signe un but venu d’ailleurs sur coup franc. Une fois encore l’audace du gamin à la coupe peroxydée a payé. Après deux entrées en jeu réussies et une titularisation assumée en Coupe d’Afrique. Malheureusement le Mali est éliminé mais lui il a de l’or sur la tête et dans les pieds.

Géraud Viwami 

Can 2017: Bouanga , l’inconsolable

Avant le début des quarts de finale samedi prochain, Bjfoot.com vous présente les onze révélations du premier tour de la Can 2017. L’Afrique peut bien compter sur ses pépites dans les années à venir. On vous offre cinq découvertes aujourd’hui. Voici notre premier coup de cœur.

Denis Bouanga (22 ans, Gabon/Tours) , l’inconsolable
Il a coulé des larmes à la fin du troisième match face au Cameroun, l’ailier formé à Lorient a tout donné pendant ce premier tour sans économie. Passeur décisif sur le premier but du tournoi marqué par son capitaine Pierre-Emerick Aubameyang, il a quasiment volé la vedette à la star de Dortmund. Motivé et inspiré, les actions les plus dangereuses des Panthères portaient sa griffe. Dribleur fin et rapide il n’a pas été verni dans la finition. Sa grosse occasion manquée face au Burkina Faso est encore dans les têtes tout comme sa frappe enroulée qui a ricoché sur le poteau dans les arrêts de jeu face au Cameroun. Ce beau gosse de 22 ans est devenu le nouveau chouchou du public qui digère doucement cette élimination prématurée. Déjà auteur de cinq buts Ligue 2 française avec son club, Tours, cet ailier prometteur un motif d’espoir pour les Panthères.

Géraud Viwami

Can 2017 – Groupe D : l’Egypte chipe la première place au Ghana

Devant dix milles spectateurs, ce soir à Port-Gentil, l’Egypte s’est imposée 1-0 devant le Ghana sur un bijou de Mohamed Salah et prend la tête du groupe D pour son troisième match du premier tour. Les deux nations sont qualifiées.  Adversaires dans l’autre affiche, le Mali et l’Ouganda sont éliminés.

Homme du match : Mohamed Salah , milieu Egyptien.

On est tenté de dire qu’il a juste marqué puis s’est éteint au fil du match mais le meneur de la Roma a assuré l’essentiel pour les siens. Son coup franc est un régal tout comme sa passe décisive lors du match précédent. Sans faire du bruit, c’est bien lui l’homme fort des pharaons puisqu’il fait gagner les matches.

Le bijou de Salah, le sale coup de Gyan

C’était le match de la première place dans le groupe D.  Leader avant le coup d’envoi donné par Asamoah Gyan , le Ghana sera cueilli à froid par Salah.  Jonathan Mensah manque sa passe en retrait  et oblige John Boye à commettre la faute. La sentence est dure. Salah marque à la lisière la surface de réparation d’un coup franc aussi précis que puissant qui laisse Razak surplace (10e). 1-0. Les pharaons prennent la tête du groupe.

Le jeu est rythmé, les deux équipes sont très en place, les ghanéens qui jouaient ce soir avec un milieu à trois ont pris le ballon et jouent dans le camp égyptien sans vraiment secouer la défense. Mais c’est sur coup de pied arrêté qu’ils se signaleront à la demi-heure de jeu. Tettey , tire fort un coner au premier poteau , Gyan coupe la trajectoire au premier poteau dessus. (30e)

Quelques minutes plus tard, le capitaine des Black Star n’était pas loin de reprendre un centre d’Ayew qui avait réalisé un bon travail à gauche. Hicham El Haddary capte le ballon juste devant  Gyan (32e)

Généreux sur le front  Gyan va sortir sur blessure, visiblement touché aux adducteurs, il sera remplacé par  Jordan Ayew à cinq minutes de la pause.

Titularisé à gauche, le jeune Samuel Tettey (21 ans)  réussit son drible intérieur mais enlève trop sa frappe enroulée du droit (39e).

Le Ghana ose sans faire vraiment bouger des Egyptiens qui n’ont toujours pas encaissé. Les Pharaons passent près de doubler la mise juste avant la pause.

Razak, manque son dégagement sur Fhamy sur l’angle de la surface de réparation alors que le gardien ghanéen avait vidé ses buts. L’attaquant manque le cadre (40e)

Les Blacks Stars poussent encore cette fin de première période.

Astu , en verve comme d’habitude sur son flanc droit , enroule bien un coup excentré au second poteau mais Daniel Amartey pourtant esseulé rate le cadre de la tête (42e)

Le Ghana est mené à la pause par une équipe d’Egypte qui lui chipe la première place du groupe D.

El Haddary toujours vivant

Le second acte sera à l’image de la fin de la première, le Ghana  prend l’ascendant mais devra attendre l’heure de jeu pour s’approcher des cages de l’Egypte.

Festival d’Astu à droite qui trouve Jordan Ayew dans la surface mais El Haddary se jette dans les pieds de l’attaquant d’Aston Villa et concède le coner.   (62e)

Harrison Afful, pénètre intérieur et adresse une merveille de passe en profondeur à Astu dans le dos de la défense égyptienne. Mais le gaucher de Newcastle voit sa frappe fuir le cadre pour quelques centimètres. (65e)  Enorme occasion pour les Black Stars. Dans la foulée El Haddry est mis à l’épreuve sur une lourde frappe de Badu qu’il se déploie à dévier. (66e)

Cet orage passé, la défense égyptienne contient parfaitement les assauts des hommes d’Avram Grant qui ne manquent pas d’entrain. L’ultime opportunité viendra en fin de match.

Jordan Ayew résiste à Mosaad et place un tir pointu du droit à l’entrée de la surface , El Haddary s’envole et détourne. Quel arrêt ! (89e)

L’Egypte gagne son match au mérite et prend la tête du groupe D. Seule nation à ne pas avoir encaisser lors de ce premier tour , l’Egypte jouera contre le Maroc en quarts. Quant au Ghana, il se déplacera à Oyem pour y défier la RD Congo.  Dans l’autre affiche du groupe l’Ouganda, déjà éliminé a tenu le Mali en échec (1-1). Les Aigles sont aussi éliminés à leur tour.

De Port-Gentil , Géraud Viwami

 

 

Ghana

Razak – Mensah, Boye , Afful , Kyere-Yiadom – Amartey, André Ayew , Badu (Wakaso 80E) –  Tettey (Tekpetey 72e)  , Atsu, Gyan (Jordan Ayew 40e)

Coach : Avram Grant

Egypte

El Haddary- Hegazy , Ibrahim , Mosaad, Eissa- Elneny, Hamed- Salah, Behkit (Warda 75e)  , Hassan- Fahmy (Soliman 68e)

Coach : Hector Cuper