Entretien : Mounié  « on me reconnait plus dans la rue »

Avant le déplacement de Montpellier à Bastia ce soir, l’attaquant Steve Mounié s’est confié  en exclusivité à votre site préféré. L’international béninois est revenu sur son bon début de saison en Ligue 1, l’arrivée de Stéphane Sèssegnon ses choix de carrière et sur les Ecureuils. Entretien. 

Avec trois buts en neuf matches joués cette saison, vous réalisez des débuts plutôt encourageants en Ligue 1, le championnat est-il est plus facile que prévu ?

Je ne dirai pas que c’est aussi facile j’ai un temps d’adaptation, aujourd’hui  j’ai commencé à connaître le championnat à connaître mon équipe et c’est beaucoup plus facile pour moi. Et je pense que sur la fin de saison ça ira encore mieux

Si vous devez comparer le niveau de la Ligue 2 où vous avez brillé la saison dernière et la Ligue 1 que vous découvrez cette saison ?

Je dirai que la différence est au niveau de l’intensité  dans le match. Les courses qu’on fait en Ligue 1 sont plus intenses et  l’impact physique aussi. Cet aspect là est vraiment différent  de la Ligue 2. Après il y a aussi la précision, en Ligue 1 les joueurs sont plus précis. On ne loupe pas une passe quand ils ont une occasion elle va au fond  c’est pareil pour nous il faut mettre de l’intensité et être précis si on veut être performant dans nos matches.

Avec la blessure de Casimir Ninga , vous êtes devenu  le fer de lance de l’attaque héraultaise surtout après votre match contre Marseille, vous ressentez une certaine pression ou est-ce que ça change les regards des supporters sur vous notamment ?

Au contraire la blessure de  Ninga nous a beaucoup attristés. Après je ne ressens aucune pression au contraire je ressens plutôt une fierté de pouvoir être l’attaquant numéro un de mon club formateur. Pour l’instant les résultats sont en ma faveur, j’arrive à marquer des buts  et faire de bonnes performances, j’espère que ça va continuer. C’est vrai que les regards des supporters changent un peu sur moi. Surtout après ce but contre Marseille, ils commencent à se rendre compte que je tiens la baraque en attaque et que je suis capable de réaliser de gros matches.  Donc leurs regards ont beaucoup changé. On m’apprécie beaucoup plus on me reconnait beaucoup plus dans la rue. C’est une très bonne chose et je suis content de pourvoir rendre à ça à mon club.

Vous êtes désormais coéquipiers avec Stéphane Sèssegnon, votre capitaine en sélection comment l’avez-vous accueillis  et est-ce qu’il s’est rencardé chez vous avant de débarquer ?

Oui c’est un grand honneur  de recevoir notre capitaine dans mon club où j’ai grandi ça fait vraiment plaisir d’évoluer avec lui. Après il s’est rencardé  auprès de moi avant de venir mais je ne lui ai pas tout dit parce que je voulais qu’il vienne. Il ne fallait pas lui dire les mauvaises choses qu’il y avait dans le club. On a essayé de lui dire les bonnes choses pour qu’il vienne nous aider parce qu’on en avait besoin. C’est toujours bien de jouer avec des béninois, il est même assis à coté de moi dans le vestiaire. Je suis heureux qu’il nous ai rejoint.

Il y a un troisième béninois dans l’effectif dont on parle très peu, il s’agit de votre troisième gardien Jonathan Ligali, est-ce qu’il vous arrive de parler de la sélection béninoise avec lui ?

Oui bien sûre on en parle souvent. Je lui dis que de bonnes choses de la sélection j’essaye de le faire venir. Pour l’instant il n’est pas encore prêt de toutes les façons il n’a pas encore été appelé. Il a le temps. Et puis nous avons deux très bons gardiens. Que ce soit Saturnin Allagbé qui fait des prouesses  à l’heure actuelle avec Niort et Fabien Farnolle qui est toujours présent. Si Jonathan exprime un jour le souhait de venir je pense qu’il a les qualités aussi pour faire partie de cette équipe.

Avec du recul comment analysez-vous le naufrage de Bamako en septembre dernier avec les Ecureuils ?

Ce match du Mali je l’analyserai en disant que le match n’a pas été préparé dans les conditions optimales dans lesquelles ont doit préparer un match international. C’est ce qui a fait que nous n’étions pas préparé sur le plan physique ou mental à jouer un match avec un tel en jeu ce jour là.  Cela  n’explique pas tout mais je pense que c’est quand même  très important d’être mis  dans de très bonnes conditions avant un match d’une telle importance où avant  n’importe quel match pour pourvoir avoir des résultats. Si le Bénin reste dans ses anciennes habitudes nous n’arriverons jamais à nous qualifier pour des compétitions telles que la Can.  La Can nous ne la perdons pas qu’au Mali. Il faut rappeler qu’au mois de juin nous avons failli louper le match face à la Guinée Equatoriale parce qu’il y avait pas de président de la fédération. Et ça a failli jouer contre nous et on aurait pu perdre la qualification dès ce match. Je pense quand même que c’était déjà une belle chose d’arriver où on a été. On a quand même eu 11 points au terme de cette campagne et on a été éliminé à la différence de buts. Je pense que le parcours a été beau et qu’il ne faut pas se focaliser sur ce match du Mali. Il faut se focaliser sur l’ensemble des conditions dans lesquelles on a été  mises du début à la fin et ce qu’on a réussi à faire malgré ces conditions.

En parlant justement de ces conditions, comment vivez vous l’absence de matches amicaux sur les dates Fifa d’octobre et de novembre ?

Comme je le disais c’est toujours mieux de faire des matches amicaux pour la cohésion de l’équipe. C’est cela qui nous permet après quand on a des matches officiels  pour des qualifications on se connait et on plus prêts pour réaliser des performances. Aujourd’hui moi j’adore venir en sélection  quand je vois  mes partenaires qui sont aussi internationaux qui partent en sélection et je dois rester  ça me fait mal surtout que je suis international. Il y a des possibilités d’avoir des matches amicaux mais qu’on en pas. C’est ça qui est dommage.  Nous sommes une équipe qui a actuellement  de bons joueurs qui évoluent dans des clubs assez importants. C’est très dommage de ne pas pouvoir  créer une équipe encore plus solide par des matches amicaux pour travailler des choses pour l’avenir. Et on ne nous en donne pas la possibilité.

Fulham était prêt à vous débaucher l’été dernier et puisque vous confirmez déjà les attentes placées en vous, votre téléphone ou celui de votre agent sonne t-il déjà pour recevoir des sollicitations pour le prochain mercato ?

C’est vrai que cet été que ce soit le téléphone de mon agent ou le mien ça a beaucoup sonné. On a eu beaucoup de coups de fil de divers clubs. C’était une période  où on était très sollicités j’ai pris la décision de rester à Montpellier donc même au mercato hivernal il n’y aura pas de mouvement je pense à part offre exceptionnelle.  Dans ma tête je souhaite terminer ma saison à Montpellier et essayer de faire une belle saison en Ligue 1 et de mener mon équipe à une très bonne place.

Entretien réalisé par Géraud Viwami

 

 

 

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