Caen : Imorou, la saison galère

Il n’avait plus joué en Ligue 1 depuis le 6 février dernier, Emmanuel Imorou n’aura tenu que 79 minutes samedi dernier contre Lorient alors qu’il faisait son retour à la compétition. L’arrière gauche béninois touché cette fois-ci au tendon d’Achille ne reviendra pas avant la fin de la saison. Retour sur sa  saison galère.

15 petits matches pour un but ainsi se résument les statistiques d’Emmanuel Imorou avec Caen en Ligue 1 française cette saison. Pour un titulaire indiscutable ses chiffres sont très maigres.  C’est d’ailleurs son plus faible total sur une saison, hormis la saison de ses débuts (2007-2008) où il n’a joue que sept matches avec Châteauroux en Ligue 2. Habitué à toujours dépasser la barre des vingt matches ce qui risque de ne pas être le cas cette saison puisqu’il ne reste que cinq journées à disputer  et il ne sera pas rétabli avant la fin de l’exercice.

Absent des pelouses de Ligue 1 depuis le 06 février, il croyait signer son grand retour lors de la 33e journée contre Lorient  le samedi dernier à d’Ornano mais ça tourne court puisque blessé au tendon d’Achille il cédera sa place à son compatriote Jordan Adéoti à la 79e minute. La grosse tuile,  le coup de trop cette saison.

L’arrière gauche a été blessé à six  reprises  cette saison.  Des ennuis musculaires, lombaires mais aussi gêné au mollet  et une rupture partielle du talon d’Achille contracté samedi dernier. Cette nouvelle blessure le prive de la fin saison.  Avant ce dernier coup dur, l’ancien clermontois a déjà  été indisponible pendant quatre-vingt jours cumulés  depuis le début de la saison.

Pourtant avant ses ennuis de santé, l’international béninois faisait des siennes, si Saint-Etienne lorgnait sur lui ce n’était pas pour rien. Il était en pleine progression après son premier but en Ligue 1 contre le Gazélec Ajaccio en septembre dernier. En fin de contrat en juin 2016, la régularité de ses performances a même poussé  les dirigeants normands à prolonger son bail jusqu’en 2019. Pour sa première en Ligue 1, Imorou avait aligné 30 titularisations n’ayant été blessé qu’une seule fois, cet exercice  qui devrait être celui de la confirmation est bien plus compliqué pour lui malheureusement.

Plus incontournable en sélection ?

Ses nombreuses blessures l’ont  évidemment empêché d’être régulier dans les rangs des Ecureuils. Si en club, Vicent Bessat et  Chaker Alhadur  qui l’ont souvent suppléent ne semblent pas en mesure de lui ravir la vedette à son retour, en sélection la donne pourrait changer.

Sur les sept matches disputés par la sélection nationale depuis juin 2015, Imorou n’a joué qu’une mi-temps contre le Congo à Brazzaville en amical en octobre dernier. Touché au dos, il a été remplacé à la pause par David Kiki. L’arrière gauche de Niort qui ne s’est pas fait prier pour s’installer sur le coté gauche de la défense béninois en son absence. Kiki fait l’unanimité tant ses prestations  lors des six dernières sorties des Ecureuils sont plutôt convaincantes. On en vient presque à oublier l’absence d’Imorou, le préposé au poste.  Omar Tchomogo pourrait bien faire face à un casse-tête si le caennais revenait. Les Ecureuils peuvent s’estimer heureux d’avoir une concurrence de bon niveau sur le flanc gauche à condition qu’Imorou soit de retour avant la réception de la Guinée Equatoriale en juin prochain. En attendant nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Géraud Viwami

Une réflexion au sujet de « Caen : Imorou, la saison galère »

  1. Dans la vie, il y a des hauts et des bas, des moments difficiles et des moments de gloire. Dieu l’aidera à se relever pour le bonheur de sa famille et de la nation béninoise.

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