Entretien : Dossou « Atteindre les dix buts minimum»

Auteur d’une bonne première phase de championnat en deuxième division autrichienne, Jodel Dossou (23 ans)  l’ailier international béninois de l’Austria Lustenau est revenu en exclusivité avec Bjfoot.com sur son début de saison , son départ du Redbull  Salzbourg , ses nouvelles ambitions, son retour  chez les Ecureuils entre autre. Entretien.

Vous venez de terminer la phase aller avec de bonnes stats ,  trois buts , six passes décisives sur quinze matches joués , quel est votre bilan de cette première phase de compétition ?

Le premier point positif de cette mi-saison c’est que j’ai eu beaucoup de temps de jeu. Sur 19 matches j’ai joué 15. Sur la durée personnellement je ne suis pas satisfait de mes rendements je vais essayer de travailler pendant la trêve pour marquer plus. Atteindre les dix buts minimum en fin de saison, mon objectif c’était de marquer dans les six buts avant la trêve mais bon je n’ai pas pu. Je ne suis qu’à trois buts, j’ai du pain sur la planche du coup je dois progresser sur ce point. Sur le plan collectif on continue  de bosser on a un programme très chargé.

De  RedBull Salzbourg à l’Austria Lustenau, parlez nous de votre arrivée au club, l’intégration et l’adaptation ?

A Redbull je n’avais pas beaucoup de temps j’ai demandé à partir, nous avions trouvé un accord j’étais en fin de contrat aussi et j’ai quitté le club.  Après le choix de Lustenau s’est fait rapidement. Le club me connaissait j’avais joué contre eux quand je jouais avec la réserve de Salzbourg. J’ai même marqué contre eux.  Je connaissais bien le championnat et c’était un challenge pour moi. J’ai été contacté par les dirigeants, l’entraineur m’as appelé pour m’exposer ses ambitions et qu’il voulait vraiment me recruter.  Donc je suis arrivé j’ai fais la préparation, quelques matches amicaux et ça s’est fait tout seul. Le club est ambitieux, nous avons une bonne génération de joueurs, le coach est impliqué. Nous nous donnons bien à fond afin de faire monter le club en première division. C’est notre objectif.

Après l’échec à Salzbourg, une petite revanche à prendre sur vous-même avec ce nouveau départ…

A Redbull, il y avait des soucis extra sportif c’est des choses qui arrivent dans une carrière je n’aimerais pas revenir sur cela. J’en ai tiré de bonnes leçons et j’avance. J’ai  accepté Lustenau comme je le disais c’était un challenge et je connais déjà le championnat et cela allait me permettre de vite revenir au top. C’est un bon club, ils sont ambitieux et le projet sportif était bien défini. Tout se passe bien et ça me convient. Je continue de progresser, je regarde vers l’avenir.

Votre carrière est désormais relancée quelles sont désormais vos ambitions ?

Comme tous les joueurs je rêve d’aller le plus loin possible dans ma carrière. Personnellement je suis dans cette philosophie de prétendre à jouer dans les meilleurs clubs du monde. Mettre toutes les chances de mon coté. Après je dis ça mais, on prend aussi les choses comme elles viennent. Quand tu fais de bons matches et tu fais te remarquer et ça peut aller vite. Même cet hiver il y a des clubs qui se sont renseignés sur moi déjà mais je ne prends pas la tête il y a pas de départ prévu cet hier. Le club est d’ailleurs catégorique (rires).  Mais tout est discutable…

Ces sollicitations viennent d’où ?

(rires). Je n’ai pas le droit d’en parler ! Les informations sortiront au moment venu. Pour l’instant ce n’est pas d’actualité.

Vous aviez signé un retour plutôt satisfaisant en sélection contre le Burkina Faso mais les Ecureuils ont échoué dans la course au Mondial, à votre avis il manque quoi à la sélection pour franchir le palier dans ce genre de rencontre ?

Ce qui nous a manqué sur les deux matches  face au Burkina Faso, je  dirai qu’on a beaucoup de jeunes joueurs comme moi d’ailleurs, il y a les cadres aussi. Nous avions manqué d’expérience sur le match retour  à Ouagadougou. Nous avions fait des erreurs de concentrations. On gagne en expérience  en jouant de grands matches, on grandit ensemble et j’espère qu’on aura une meilleure équipe dans les années à venir. On se connait tous bien, on est une bonne génération. Le Bénin peut rêver si on travaille sur la durée ça va finir par payer.

Vous êtes un pur produit du football local au Benin, vous aviez débuté votre carrière au Mambas Noirs  de Cotonou, Requins, Cifas et Tonnerre de Bohicon au Bénin, aujourd’hui  les compétitions locales sont arrêtés au pays depuis mars dernier, quel regard jetez-vous sur cette situation ?

Je suis déçu sincèrement. J’aimerais que les choses  se normalisent. J’ai mes anciens coéquipiers et amis qui sont toujours  dans l’attente. C’est notre gagne-pain je suis vraiment déçu qu’ils ne jouent pas. J’espère que les choses  puissent redevenir au moins comme il  y a quelques années qu’ils retrouvent la joie de jouer. N’oublions pas que je dois tout à ce championnat, c’est grâce à ça que je suis à ce niveau aujourd’hui.  Je me suis révélé dans le championnat local si  les choses reprennent il y en a aura d’autres comme moi.  Je souhaite vraiment du courage à mes amis parce que ça aiderait également la sélection nationale et je lance un appel aux dirigeants par ce canal afin qu’ils pensent aux joueurs.

Conclusion ?

Joyeux Noel par anticipation !  (Rires) aux lecteurs de Bjfoot.com et à tous !

Entretien réalisé par Géraud Viwami

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