Soccerex : Lagos, carrefour du foot-business, quel part pour le Bénin ?

Le marché du foot n’est pas celui du ministère des sports à travers lequel l’Etat peut injecter des milliards sans retombées probantes. Il s’agit d’institutions, de structures et de transactions financières, de modèles économiques comme dans tout domaine où la rentabilité est calculable et réelle. A Lagos, on a parlé de développement du foot avec la crème du foot africain et même mondial, sans le Bénin…

Aubay

Jeudi 27 et vendredi 28 septembre se tenait la grand-messe des décideurs du football. Ce séminaire international hébergé par l’Etat de Lagos, tout près, n’aura vu la participation d’aucun béninois de la haute sphère du football national. Et pourtant, ils sont nombreux à dépenser (malheureusement, au lieu d’investir) leur argent sans compter dans le football, en espérant qu’un jour, ils pourraient récupérer quoi que ce soit. En général, ils finissent déçus et délaissent les clubs, au mieux, ils finissent dans la fédération de foot, devenant ainsi des otages d’un système qu’entre-temps ils ont combattu. Voilà qui vient nous enseigner que le football béninois n’est pas encore entré dans une ère de planification, de production et de gains. A Lagos, c’est le gratin du foot-business (n’ayons pas peur de cette expression) qui s’est rassemblé deux jours durant. Tous les aspects du football ont été abordés. De la formation au monde professionnel, de la rentabilité des clubs au statut des joueurs professionnels, l’Afrique de l’Ouest  a eu un regard franc de spécialistes locaux et mondiaux sur son football. Une sous-région parmi les plus rayonnantes à travers les performances des sélections nationales et des talents dans le monde, mais aussi un des moins structurés au vu des performances faméliques des clubs de cette région, sur la scène africaine.

Des approches de solutions, des expériences sont partagées, si près du Bénin, mais si loin de nos pratiques. Le football ici reste associatif et l’Etat est une pompe à fric…au moment où à côté de chez nous, cette entreprise qui paye ses impôts à l’Etat tente de devenir une vraie industrie de développement.

Auteur : Rolland

journaliste sportif...

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