Suite à la visite des experts de la Fifa à Cotonou : Athanase Bocco dénonce une démarche unilatérale

Publié le: 20/08/2012 15:13:37 UTC

La conférence de presse tenu par Prosper Abéga et Primo Corvaro n’ont pas laissé insensibles, les alliés de Victorien Attolou, dont particulièrement Athanase Bocco, coordonateur des Requins qui réagit ici aux propos des mandatés de la Fifa et de la Caf. Entretien.

Primo Corvaro et Me Abéga étaient-ils à Cotonou le week-end dernier pour repréciser la menace de la FIFA et procéder à un début de toilettage des textes de la FBF ? Cette visite est-elle opportune pour la résolution de la crise ?
Primo Corvaro et Abega ne peuvent pas venir au Bénin pour toiletter les textes de la Fédération. Parce que nous sommes en pleine crise. Ils doivent respecter ce pays où les gens ont un problème à régler. Ils n’ont pas le droit de venir remodeler les textes sur lesquels la justice béninoise se base. Chose curieuse, ils n’ont même pas présenté une lettre les mandatant pour parler au nom de la FIFA. Et même si un tel travail devrait se faire, ces deux « mandatés » de la FIFA doivent en principe nous rencontrer, discuter avec ceux qu’ils appellent « dissidents ». Mais contre toute attente, ils sont venus comme un cheveu sur la soupe et procéder à une révision des textes de la Fédération. C’est de l’aberration, une insulte envers mon peuple, et les institutions de mon pays.
Les deux envoyés de la CAF et de la FIFA ont parlé d’une possibilité de négociation, êtes-vous prêts à collaborer ?
S’ils étaient venus pour collaborer, ils auraient cherché à nous rencontrer. Ils n’allaient pas derechef prendre parti pour donner une conférence de presse. Ils doivent en principe prendre langue avec les « dissidents » et voir dans quelle mesure discuter. Maintenant qu’ils ont brulé le protocole en oubliant une partie des acteurs du football, nous ne sommes plus prêts à les rencontrer. Pour rappel, j’ai été le seul mandaté à les rencontrer à l’hôtel du Lac, quand ils étaient arrivés pour prendre contact avec les deux camps au début de la crise. Primo Corvaro m’a dit en toute honnêteté qu’ils étaient venus pour maintenir leur homme… Je suis prêt à le lui rappeler s’il peut oser démentir.
Mais, selon ces mêmes « mandatés » et le président Anjorin, c’est le camp Ajavon qui refuse toute négociation. Quel est votre avis ?
Je le confirme. J’insiste et je persiste d’ailleurs que nous ne sommes pas prêts à collaborer quand l’on bafoue notre autorité de la sorte. On ne peut pas faire venir un quelconque individu de nulle part pour venir régler un problème aussi délicat que celui-ci. Je ne peux que déplorer mon frère Abéga, que je connais si bien. Il est le seul à savoir ce pourquoi il prend un tel parti. Car avant de donner une telle conférence, permettez-moi de revenir là-dessus, ils doivent rencontrer tous les acteurs. Même pas moi qui aie été l’un des éléments du camp d’en face favorable à la collaboration, à l’époque. J’ai appris tout comme mes autres collègues, la nouvelle dans la rue. Je profite pour vous annoncer que je les assigne devant la justice béninoise. Car ce qu’ils viennent de faire est une incitation à rébellion contre une décision de justice dans un pays souverain. Donc je les assigne au nom de la constitution. Je demande aux magistrats de prendre leur responsabilité.
Parlant justement de la Constitution béninoise, selon les deux émissaires de la FIFA, l’institution est prête à confirmer sa menace de suspension même si la Cour constitutionnelle venait à révoquer le camp Anjorin ?
Ça leur ressemble. Car la constitution chez nous au Bénin, est l’instance suprême. L’institution que tout le monde respecte au mieux lorsqu’elle donne une décision de justice. Voilà des étrangers qui viennent fouler au pied ces principes qui nous sont chers. Il est temps maintenant que la FIFA suspende le Bénin. Nous voulons que cette décision intervienne une bonne fois pour toute.
Est-ce la meilleure décision à prendre, quand tout marche à nouveau avec le football chez les cadets et les juniors ?
Le Bénin n’allait nulle part et n’ira pas loin tant que cette crise n’aurait pas trouvé une issue favorable. Nous voulons tout recommencer. Après tout ce sont nos enfants. Ils sont sous notre responsabilité. Il urge que nous nous prenions au sérieux au Bénin. Maintenant que nous réclamons cette suspension agitée de toute pièce, si elle ne venait plus, alors on saura que la FIFA est incapable.

Author: Rolland

journaliste sportif…


Auteur : Rolland

journaliste sportif...

2 réflexions sur « Suite à la visite des experts de la Fifa à Cotonou : Athanase Bocco dénonce une démarche unilatérale »

  1. La menace de la suspension du Bénin par la FIFA et la CAF tant agitée depuis des lustres n’émoussera pas nos ardeurs.Elle ne fait d’ailleurs que nous conforter dans notre démarche de rétablir la vérité que ne cesse de camoufler les apprentis sorciers et les débiles mafieux de l’institution de zurich.
    Après le passage de Corvaro et de Abéga, le ministre Aplogan est entré en scène pour confirmer tous nos soupçons. Il se sent dans une mauvaise posture et quémande à la limite, le soutien forcené de ses paires du gouvernement ainsi que celui de son chef. Pitié! n’est-ce pas?
    Anjorin et sa bande sont des ennemis éternels du principe « Respect des engagements » et ils n’ont d’égard que pour la versatilité et la boulimie. Et lorsque vos partenaires sont gouvernés par de tels principes, point n’est besoin de poursuivre la route avec eux puisque finalement vos serez tous confondus.
    L’autre n’a t-il pas dit que les moutons se promènent ensemble mais qu’ils n’ont pas les mêmes prix? Et alors?……………………..

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