Jacques Bessan signe 5 ans à Es Zarzis ( Tunisie)

L’attaquant international Béninois de 19 ans, Jacques Bessan vient de parapher un contrat de 5  ans en faveur du club tunisien de l’Es Zarzis en division d’élite Tunisienne. Après quelques semaines d’essai, l’ancien buteur de Soleil Fc , où il a passé ses 3 dernières saisons a convaincu le staff.

Réaction du Pdt de la Fbf Victorien Attolou après la sortie du ministre Didier Aplogan

Après le point de presse du ministre Didier Aplogan hier jeudi, le Pdt de la Fbf Victorien Attolou a réagi par rapport aux différentes explications données par le patron des Sports. Lisez de façon résumée, la réaction de Victorien Attolou. C’était ce jour !

« Ma sortie ce jour fait suite au point de presse tenu par le Ministre Didier Aplogan hier. Si cette sortie n’avait pas eu lieu je n’avais pas pensé intervenir » Continuer la lecture de « Réaction du Pdt de la Fbf Victorien Attolou après la sortie du ministre Didier Aplogan »

Quelques morceaux choisis du point de presse du Ministre Didier Aplogan de ce jeudi

Didier Aplogan a expliqué la décision du Conseil des ministres

Expliquer la décision prise par le gouvernement béninois en conseil des ministres le mercredi 25 juillet dernier, telle était la raison du point de presse initié par le ministre en charge des Sports Didier Aplogan. C’était ce jeudi à la salle de conférence du Mjsl. Ici, vous aurez quelques morceaux choisis de la réaction du Ministre à ce point de presse. Lisez ici quelques morceaux choisis du point de presse !

D’entré de jeu, le ministre Didier Aplogan tient à dire ceci « après la décision de la Cour d’appel, certains de vos confrères (en parlant des journalistes) ont voulu avoir mon opinion à ce sujet. Je leur ai dit pour la plupart que je ne voulais pas me prononcer. Je ne voulais avoir une autre position que celle du gouvernement. Maintenant que c’est fait, je peux me prononcer »

Juste après, Didier Aplogan va faire une relecture du communiqué du conseil des ministres aux hommes de la presse dont la teneur est « l’annulation de la passation de service entre Anjorin Moucharaf et Victorien Attolou et le rétablissement d’Anjorin Moucharaf à la tête de la fédération béninoise de football »

Pour le ministre, cette décision est en conformité avec  la constitution du 11 décembre 1990. Les raisons fondamentales qui ont poussé le gouvernement à prendre cette décision est « de permettre aux jeunes de s’adonner au football dans le cadre et les normes institués par la Fifa »

Pour ce qui est de la sanction du Bénin, Didier Aplogan dit « la sanction était sensée tomber aujourd’hui. Mais nous pensons qu’elle ne tombera pas car nous avions pris des contacts avec la Fifa afin d’essayer d’avorter cette suspension »

Malgré que se soit un point de presse, le patron des sports au Bénin a bien voulu répondre à quelques questions. Celles-ci tournaient autour de plusieurs points à savoirs :

–          Le gouvernement n’a-t-il pas violé la constitution en prenant cette décision ?

–          Quels sont les fondements de la décision du gouvernement ?

–          Pourquoi ne pas trouver un consensus vu que l’un (Anjorin Moucharaf) à une légitimité à l’international et l’autre (Victorien Attolou) légitime au plan national ?

–          N’est-ce pas une violation des articles 13 et 17 de la Fifa par le gouvernement ?

–          La rencontre des juniors face aux ivoiriens aura-t-il lieu ?

–          Pourquoi ne voulez-vous pas recevoir le camp Attolou ?

Telles sont les principales préoccupations des medias. Toutes ces interrogations n’ont pas trouvés réponses. Didier Aplogan a plutôt et surtout tenu à donner sa version des faits en refaisant toutes l’histoire de la crise depuis son prédécesseur Modeste Kérékou en passant par sa prise de fonction au Mjsl jusqu’à l’heure de ce point de presse.

« Ce n’est pas moi qui a créé la crise mais les acteurs de la crise eux-mêmes. Victorien Attolou ne symbolisait rien du tout. C’est Sébastien Ajavon est le moteur de la crise. Pendant trois heures d’horloge, je l’ai reçu et proposé de faire un bureau consensuel avec à sa tête Anjorin mais pour lui c’était tout sauf Anjorin Moucharaf. Il a passé tous son temps à me donner des leçons » a déclaré Didier Aplogan.

«  J’espérais que la cour infirme la décision du juge de Porto-Novo mais malheureusement ce ne fut pas le cas » dixit Didier Aplogan au sujet de la décision de la Cour d’appel de Cotonou.

Concernant la prise de position du gouvernement et d’autres préocupations, le ministre dit :

 « Cette décision vient pour sauver les meubles et pour éviter la sanction de la Fifa. Pour la violation des articles 13 et 17 de la Fifa par le gouvernement, c’est possible mais il revient à la Fifa d’en juger ». « On me dit que je n’ai pas voulu recevoir le camp Attolou. C’est un mensonge. C’est lundi à 19 heures que j’ai reçu un coup de fil de ma secrétaire m’appelle pour me dire que j’ai reçu un courrier disant qu’il voulait me rencontrer pour parler du match des juniors et de la coupe de l’indépendance. Et déjà mardi matin sur Canal 3, Bernard Hounouvi est allé dire que je ne voulais pas les recevoir. Alors j’ai donc décidé que ce n’étais pas important de les recevoir étant donné que l’affaire a été porté sur la place publique ».

« Je m’en voudrais de noter que le gouvernement n’a pas touché à la décision de la Cour d’Appel. C’est une décision administrative qui vient régler un problème administratif. On dit que je n’ai pas répondu présent à la passation de service du d’Attolou. Comment voulez-vous que j’y sois si l’épée de Damoclès de la Fifa pendait sur notre tête. Une passation qui a fini encore une fois sur le terrain de Sébastien Ajavon.  Je n’ai rien contre sa personne mais vous voyez pourquoi je dis que seul Sébastien Ajavon peut mettre fin à cette crise » 

«Les discussions se poursuivent pour essayer d’obtenir le report de la rencontre de dimanche. Pour ce qui est de l’équipe, elle s’est préparée. J’ai même appris que treize (13) joueurs ont plus que l’âge requis. J’ai demandé des explications afin qu’on m’apporte des preuves que ces joueurs sont belle et bien dans la tranche d’âge. Car je suis farouchement opposé à la tricherie sur les âges des joueurs ».

Conclusion du Ministre Didier Aplogan

« Je rêve de trouver des solutions consensuelles et définitives dans ce feuilleton à rebondissement. J’ai besoin que notre pays le Bénin s’en sortes. Aidez-nous à régler cette crise »     

Un résumé de Armel ROLENGA KASSAVI

 

Didier Aplogan attaque Adjavon…et se trompe de combat

Lors de son intervention face à la presse ce matin, le ministre des sports s’est acharné contre l’homme d’affaires Sébastien Adjavon. Pas vraiment étonnant quand on sait que le gouvernement béninois a décidé de lancer une offensive fiscale contre la société de ce dernier. Désormais, le mauvais, c’est Adjavon, pas Anjorin. Didier Aplogan aura du mal à nous le faire croire…

En conclusion selon le ministre des sports, Sébastien Ajavon en rachetant les clubs et faisant la promotion de la ligue professionnelle a été la véritable source de la crise à la FBF, il conclut en ces termes « L’auteur de la crise c’est Sébastien Ajavon ».  Etonnant n’est-ce pas ?

Aplogan espère toujours une porte de sortie consensuelle, et appelé la presse à l’aide « Aidez-nous a régler cette crise »

Pour finir, Aplogan laisse planer un doute inquiétant «  la situation n’est pas terminé, c’est un feuilleton à rebondissement » A quand le prochain épisode ?

Crise à la FBF: le gouvernement choisit tristement le camp perdant

Rebondissement dans la crise à la Fbf. Le gouvernement béninois à travers le conseil des ministres de ce jour déclare ne pas reconnaître la passation de service entre le président Anjorin Moucharafou et son successeur Victorien Attolou. et Attends la décision de la Cour Suprême….Dans ce cas, le football béninois entre dans une nouvelle crise qui ne dit pas son nom!

Affaire à suivre!

Vous serez informez de la suite à tenir de cette nouvelle épisode qui commence!

 

 

 

 

Le communiqué du Conseil des ministres qui maintient Anjorin Moucharaf à la FBF

 

REPUBLIQUE DU BENIN ————- PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ————- SECRETARIAT GENERAL C O M M U N I Q U E DU GOUVERNEMENT ———— N°15/PR/SGG/Extra/Com

 

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mercredi 25 juillet 2012, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

 

Le Conseil des Ministres a essentiellement consacré ses travaux à l’examen de la Communication par laquelle le Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs lui a rendu compte de l’évolution de la situation de crise à la Fédération Béninoise de Football.

 

De l’exposé de ladite communication, il ressort que dans son arrêt n°025/12 du 12 juillet 2012, la Cour d’Appel de Cotonou a annulé les conclusions de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération Béninoise de Football tenue le 15 avril 2011 ayant légitimé le Comité Exécutif coopté par le Président Moucharafou ANJORIN. Par la même occasion, la Cour d’Appel a en revanche validé les conclusions de l’Assemblée Générale du 04 février 2011 ayant porté Monsieur Victorien ATTOLOU à la tête de la Fédération Béninoise de Football. Elle a ordonné au Président Moucharafou ANJORIN de passer service à Monsieur Victorien ATTOLOU.

 

Réagissant à cette décision de la Cour d’Appel de Cotonou, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a dénoncé une ingérence dans les affaires intérieures de la Fédération Béninoise de Football et une violation des dispositions des statuts de cette dernière.

 

La Fédération Internationale de Football Association conclut alors que la mise en application de l’arrêt de la Cour d’Appel de Cotonou pourrait la mettre dans l’obligation de saisir le Comité d’Urgence en vue d’une décision pouvant aboutir à la suspension de la Fédération Béninoise de Football avec pour conséquence immédiate, l’exclusion du Bénin de toutes les compétitions internationales, y compris les qualifications pour la Coupe du Monde, Brésil 2014. Une telle mesure signifierait que tous jeunes, officiels, clubs et autres, membres de la Fédération Béninoise de Football seront privés de contact sportif avec les instances continentales et internationales. De même, toute assistance de la FIFA et de la CAF à la Fédération Béninoise de Football sera coupée.

 

Par ailleurs, il convient de noter qu’aux termes de l’article 64. 1 et 2 des statuts de la Fédération Internationale de Football Association : « Les Confédérations, les membres et les Ligues s’engagent à reconnaître le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) comme instance juridictionnelle indépendante. Ils s’engagent à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que leurs membres ainsi que leurs joueurs et leurs officiels se soumettent à l’arbitrage du Tribunal Arbitral du Sport. Les mêmes dispositions s’appliquent aux agents de match et aux joueurs licenciés. »

 

Or, à la suite de la prise de service par l’équipe dirigée par Monsieur Victorien ATTOLOU, le Comité d’Urgence de la FIFA a saisi le Bénin pour lui signifier que : « la décision de la Cour d’Appel est une violation manifeste des articles 13 et 17 des statuts de la FIFA qui obligent les associations membres à diriger leurs affaires en toute indépendance sans l’ingérence d’aucun tiers. En application de l’article 13 paragraphe 3, le Comité d’Urgence a décidé d’octroyer un délai jusqu’au mercredi 25 juillet 2012 y compris, pour que la décision soit révoquée et à défaut de suspendre la Fédération Béninoise de Football (FBF) avec effet immédiat jusqu’à ce que l’interférence cesse. »

 

Eu égard à ce qui précède, le Conseil des Ministres, tenant compte de la Constitution de 1990 qui proclame la supériorité des normes internationales souscrites par notre pays aux lois et règlements nationaux, et respectueux des engagements internationaux, ne peut accepter de faire courir à notre pays le risque de se voir exclu de toutes compétitions officielles, même amicales ainsi que de tout contact en matière de football.

 

C’est pourquoi le Conseil des Ministres a décidé :

 

  de l’annulation, jusqu’à nouvel ordre, de la prise de service opérée par le Comité Exécutif dirigé par Monsieur Victorien ATTOLOU, en attendant le règlement du présent contentieux en accord avec la FIFA ;

 

  du rétablissement dans l’exercice de ses fonctions, à la tête de la Fédération Béninoise de Football, du Comité Exécutif présidé par Monsieur Moucharafou ANJORIN, en cohérence avec la décision administrative prise par le Conseil des Ministres, en sa séance du mercredi 05 octobre 2011 sur la base des décisions du Tribunal Arbitral du Sport, de la Confédération Africaine de Football et de la Fédération internationale de Football Association (FIFA).

 

Les mesures ainsi prises n’ont aucune vocation à encourager l’impunité encore moins à prendre partie. Elles visent à permettre aux jeunes Béninois de s’adonner au football dans le cadre et les normes institués par la FIFA.

 

A cet effet, le Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs a été instruit pour la mise en œuvre sans complaisance des présentes mesures prises par le Conseil des Ministres.

 

Fait à Cotonou, le 25 juillet 2012

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

 

Eugène DOSSOUMOU

Boni Yayi et son gouvernement ont pris position

 

Fbf : Les nouveaux dirigeants du football béninois

17 mois sont passés et on a eu le temps d’oublier la majorité des membres de la nouvelle fédération béninoise de football. Le Président Victorien Attolou, évidemment, étant la tête, tout le monde le connaît…

Les quatorze (14) membres du Comité Exécutif élus ont été aussitôt installés. Il s’agit de :

– Président : ATTOLOU Victorien F.S

– Président délégué : Président de la Ligue de Football Professionnel du Bénin

– Vice Président :

            * LAWSON Sylvain

            *OKE Magloire

            * YACOUBOU M Souley

            * ADECHOKAN Maroufou

            * ADJAVON Rock

– Membres

            * CAPO CHICHI Gilbert

            * HINVI Pierre

            * HOUANDJINOU Adrien

            *NONSOU Mohamed

            *RODRIGUEZ Arsène

            * AFFOGNON Wilfried

            * DE SOUZA N. T. Christian

– Représentant du Football Féminin

            * MEFFON Constance

Le 15ième membre étant statutairement le Président de la Ligue de Football Professionnel du Bénin qui est Vice-président délégué.

Crises répétées dans le football béninois : L’argent public comme cause d’un conflit permanent

La bataille engagée autour du football depuis 10 ans a pris d’autres allures depuis 2 ans au niveau de la Fbf. L’une des raisons principales de cette tension reste les caisses de l’Etat entièrement trop ouvertes pour le foot. La crise qui touche à sa fin reste un argument qui peut amener l’Etat à changer de cap.

 

Aubay

 

Moucharafou Anjorin a évincé Martin Adjagodo en 2005 puis ses alliés Bruno et Quentin Didavi en 2009. Il ira ensuite les chercher en 2010 pour combattre Sébastien Adjavon et le « sortir du football » selon l’expression consacrée. Tout ce remue-ménage autour du football n’est pourtant pas anodin. Premier élément : septembre 2002. Le Bénin joue contre la Tanzanie pour les éliminatoires de la Can Tunisie 2004. Le stade de l’Amitié est en rénovation, le stade René Pleven a été choisi pour abriter la victoire 4-0 des Ecureuils. Martin Adjagodo rapportera à des témoins plus tard, que le président de la république du moment, Mathieu Kérékou inspiré par cette victoire, donnera carte blanche au ministère des sports pour disposer des fonds nécessaires pour faire grandir la sélection nationale. Le Bénin avec quelques 1 milliard 300 millions de francs Cfa (2 millions d’euros) va se hisser en coupe d’Afrique des nations 2004. Une première après 43 ans d’indépendance. L’argent de l’Etat circule désormais en abondance dans le foot, et cela attise les convoitises. Moucharafou Anjorin va peu à peu constituer son clan à l’intérieur de la fédération. En 2005, au retour du mondial des moins de 20 ans aux Pays-Bas, il réussit à avoir le soutien du ministère des sports pour évincer Martin Adjagodo. Seul aux commandes, Moucharafou Anjorin va se faire ami avec chaque ministre des sports qui passe afin de bénéficier de budgets conséquents de la part de l’Etat. Des rubriques comme la « préparation psychologique » ou encore achats de billets d’avion vont apparaître en bonne place dans les budgets des matches.

 

 

 

L’Etat se ruine pour des matches, le secteur privé en retrait

 

L’argent de l’Etat fait qu’à chaque match, les clans se forment et se reforment, les divisions naissent et se calment ou pas. Seulement voilà, le discours et les actes de Victorien Attolou soutenu par le milliardaire Sébastien Adjavon, président du patronat dérangent. Le rêve de créer une autre économie du football, avec des clubs viables économiquement et des compétitions nationales mieux organisées et sponsorisées par de grandes marques, n’est pas du goût de tout le monde. Le système a peur que l’Etat ne sorte plus autant d’argent qu’avant, car l’argent des sponsors ne peut être dévié de sa trajectoire si facilement. L’affaire Mtn qui a valu à Moucharafou Anjorin 5 mois de prison en 2011 est un puissant indicateur. Là est la vraie raison de la bataille autour de la fédération béninoise de football. Le combat de deux systèmes, l’un bien établi, et l’autre en cours d’établissement. Le premier ruine l’Etat avec des complicités internes, le second se veut très peu dépendant des fonds publics. Les fonctionnaires se posent des questions, et avec eux, ceux qui au sein de la fédération ont tissé des liens. Tous agitent donc la menace Fifa au mépris de la justice béninoise.

 

L’Etat face à cette bataille, ou cette pagaille, devrait se poser désormais les vraies questions. 2 milliards dans le football chaque année et pas d’infrastructure sérieuse ? Pourquoi participer à des compétitions sans une vraie politique de formation ?

 

Un pays pauvre ne peut continuer à se ruiner comme ça pour des groupes se prévalant du soutien d’une puissance internationale comme la Fifa.

Fédération béninoise de football : Le Bénin attend d’être suspendu

 

Le Nouveau bureau de la Fédération béninoise de football

 

 

(La Fifa ira-t-elle jusque-là?)

Un Etat de droit ne peut fonctionner autrement que sur la base des textes de lois qui régissent la république. Dans le cas de la fédération béninoise de football, association régie par la loi du 1er juillet 1901, n’a pas le choix face à la justice béninoise. La suspension annoncée de la Fifa respecte la logique souvent discutable de l’institution, mais apparaît bien injuste.

Aubay

Seule une suspension du comité exécutif de la Fifa adressée après une assemblée générale de celle-ci est à considérer. Pourquoi ? Le service juridique de la Fifa, devant le tribunal arbitral du sport à Lausanne l’année dernière (dans l’affaire Fbf contre Fifa) a reconnu que les correspondances administratives n’ont qu’un « caractère informatif » et ne sont donc pas des injonctions qui contraignent le pays à une quelconque exécution. Seules les décisions du comité exécutif prises lors d’un congrès sont donc à prendre en compte. Nous y voilà. La suspension du Bénin annoncée pour ce 25 juillet 2012 n’aura de valeur que si en septembre prochain, le congrès de la Fifa s’y penchait.

D’autre part, le Bénin ne dispute aucune compétition sérieuse cette année et n’a donc pas tant de pression que cela. Le prochain rendez-vous du foot béninois est pour le 24 mars 2013 pour un match face à l’Algérie dans le cadre des qualifications du Mondial 2014. La diplomatie béninoise aura donc tout le temps pour expliquer auprès de la Fifa, que dans un Etat de droit, le gouvernement ne peut remettre en cause une décision de justice.

 

Un pays très pauvre, très dépensier dans le foot

Un pays pauvre très endetté qui chaque année depuis 2003 dépense environ 2 milliards de francs Cfa, soit 3 millions d’euros dans le football et qui n’a participé qu’à 3 coupes continentales des nations et engrangé 1 point en tout. Voilà le vrai portrait du Bénin. En face, la Fifa qui assure avoir mis beaucoup de subventions à la disposition du pays peut se rendre compte que sur le terrain, seule la pelouse synthétique du stade René Pleven est visible. Les centres de formation annoncée il y a 10 ans à Missérété et Abomey n’ont jamais démarré leurs activités. Aucun footballeur béninois n’a été formé avec l’argent de la Fifa malgré les projets Goal 1,2 et 3. Voilà l’image que les béninois ont de l’action de la Fifa au Bénin.

La suspension à laquelle s’attend tout le peuple béninois serait alors injuste. Ceci au vu du portrait du pays dans le monde du football dressé plus haut, de la perception qu’ont les béninois d’une Fifa défendant son pré-carré et surtout des lois béninoises. En envoyant un courrier pour suspendre le Bénin, l’administration de la Fifa devra attendre de soumettre le dossier Bénin au comité exécutif avant que cela ne soit considéré comme la position officielle de la Fifa. Et non celle automatiquement adoptée en règle générale.

 

Encadré 1

Le combat juridique

Victorien Attolou président de la fédération béninoise de football a pris fonction dans un climat particulier, 10 jours après la décision de la cour d’Appel de Cotonou. Si cela ne tenait qu’au nouveau président du foot béninois, il aurait pris fonction depuis bien longtemps ! Le Bénin est un pays de droit, et ses adversaires ont épuisé leurs voies de recours dans une bataille juridique dans laquelle ils ont pris part pleinement. Moucharafou Anjorin n’a pas fait d’Etat financier de sa gestion avant de céder les clés de la fédération.

Une question d’égo qui a fait que c’est par exploit d’huissier que l’ancien président a quitté l’instance faîtière du sport-roi béninois.

Il était question de reconnaître deux assemblées générales, celle du 04 février 2001 ayant vu l’élection de Victorien Attolou et celle du 15 avril 2011 ayant vu la validation des cooptations effectuées par Moucharafou Anjorin. L’absence d’une juridiction d’arbitrage interne à la Fbf comme prévu par les textes, a amplifié la crise.

L’article 69 des Statuts de la Fbf stipule « Quand la Fifa prend une décision définitive contraignante à une fédération, cette décision peut être interjetée devant le Tas ». Cela justifie toute la procédure engagée devant le tribunal arbitral du sport à Lausanne en Suisse. Ce tribunal n’a pu juger dans le fond la crise, la Fifa ayant déclaré que ses courriers contraignants n’étaient pas des « actes décisionnels ». Tant qu’il n’y avait pas « autorité de la chose jugée, le juge béninois s’est déclaré compétent », rappelle la décision ayant demandé à Moucharou Anjorin de céder la place à Victorien Attolou.

 

 

 

 

 

Fbf : Attolou Victorien prend service, Sébastien Ajavon promet soutenir la nouvelle équipe

Après avoir remercié tous ceux qui sont, de près ou de loin, intervenus dans la résolution de cette crise, le tout nouveau président de la Fédération béninoise de football, Victorien Attolou a donné ses premières impressions. « Loin d’être la concrétisation de la victoire d’un camp sur un autre, cette décision sonne l’alerte au rassemblement. Nous ne poserons aucun acte qui frisera la chasse aux sorcières. L’heure est donc au rassemblement. Le football à la base est notre crédo. Notre premier combat sera la mise en place des infrastructures. 77 terrains synthétiques  et 77 terrains naturels seront progressivement misent en place » a déclaré Victorien Attolou.

Attolou chez Ajavon

Juste après sa prise de fonction, le nouveau patron d la Fbf, Victorien Attolou est allé rendre une visite de courtoisie au promoteur du Centre international de football Ajavon Sébastien (Cifas), Sébastien Ajavon. Il s’agissait pour  lui de demander de bien vouloir ré-ouvrir le centre pour le bonheur des jeunes béninois. En retour, l’homme d’affaires béninois et ex-président de la ligue de football professionnel a déclaré « seul Dieu pourra prédire ce qui va arriver par la suite. Mais sachez que vous pouvez compter sur moi pour quoique se soit ». Chose qui prouve que le football béninois semble renaître de nouveau.

ARK

Sébastien Ajavon promet soutenir la nouvelle équipe fédérale

Prise de possession du siège de la Fbf

Les employés introuvables, le bureau du président vide…

Avant tout discours, c’est sous bonne escorte que se sont ouvertes les portes de la fédération béninoise de football devant Victorien Attolou et son comité exécutif. Massés dehors, les supporters ont suivi de loin l’inspection des lieux qui aura duré 1h30 environ.

Aubay

« Scellés apposés ce jour, 16 juillet 2012 par le ministère de Maître Janvier Rigobert Dossou-Gbété, Huissier de justice près le Tribunal de première instance de Porto-Novo et la Cour d’Appel de Cotonou ».

On retrouve cette mention sur 3 bureaux au 1er étage du siège de la fédération béninoise de football. La visite du siège peut commencer. Les membres du comité exécutif de la Fbf, l’huissier Charles Coovi et le commissaire central de Porto-Novo vont entreprendre une mission de vérification. Au secrétariat, la paperasse foisonnante est étudiée avec minutie. C’est le seul bureau où il y a un signe de vie administrative…

Au 2e étage, on retrouve la salle de congrès Moucharaf Gbadamassi et autres bureaux non-scellés.

Anjorin laisse un cachet « Le président » sur un bureau

Ce sera ça, l’héritage du passage de Moucharaf Anjorin dans un bureau immense vidé de tout document. A 10h47, quand les dizaines de visiteurs y pénètrent, c’est un cachet griffé « Le président », et sur un encreur posés sur une table qui les accueillent. Rien de plus. L’huissier présent et ses collaborateurs vont faire le point avant, la dernière étape, le dernier étage. Le magasin y est quasi-vide. C’est de cette terrasse très spacieuse avec vue imprenable sur la lagune et également sur la ville de Porto-Novo que Victorien Attolou va saluer le peuple du foot venu le soutenir et poser en compagnie des membres de son bureau. Signe des temps qui changent…

 Ingérence ?

Le ministère des sports, qui a pris l’initiative de reconnaître Moucharafou Anjorin et son bureau coopté après l’aval du Conseil des ministres a choisi la voie du silence. Deux analyses nous sont inspirées par cette attitude. Premier aspect, le ministre des sports déçu par la défaite judiciaire de Moucharafou Anjorin avec qui les relations tissées sont au beau-fixe, a décidé de garder ses distances. Les tenants d’une thèse de la connivence du ministre des sports avec la Fbf sont donc servis. Mais attention, qui ne dit mot consent aussi…et ce silence montre bien que le gouvernement ne va pas sauver une fois encore le soldat Anjorin.

Deuxième aspect, le gouvernement en plein bras de fer contre les magistrats se refuse d’intervenir dans la bataille juridique entre membres d’une même association pour éviter d’irriter encore plus les juges. Dans le même ordre d’idées, le ministère des sports, fait preuve de sagesse en se tenant à l’écart, car en réalité, un seul mot de l’Etat béninois équivaudrait à une «ingérence dans les affaires du football ». Principal argument utilisé en Afrique par la Fifa pour menacer les pays de suspension. Dans le cas d’espèce, Moucharafou Anjorin ayant soumis un appel devant un tribunal ne peut se soustraire à la décision de ce dernier. On peut noter ici que contrairement aux autres cas en Afrique, ce n’est pas le ministère des sports qui fait plier un président de fédération, mais la justice, 3e pouvoir dans un état de droit.

Déclaration intégrale du Président de la Fédération béninoise de football

«  La situation de notre football n’autorise pas de discours, elle requiert plutôt une thérapie de choc.

Mais en pareilles circonstances, il est d’usage de lever un coin de voile sur les perspectives.

C’est à cela que nous allons nous atteler ici à travers une trilogie des R (Remerciements, Rassemblements et Rénovation).

Remerciements

–          Au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement qui a su prendre de la hauteur pour ne pas s’immiscer personnellement dans la crise que nous conjuguons au passé.

–          Au ministre de la Jeunesse, des sports et loisirs qui, préoccupé par le développement de notre football a crû devoir adopter la posture qui lui paraissait juste,

–          A l’endroit du tribunal arbitral du Sport en Suisse qui par sa décision du 13 septembre 2011 a davantage clarifié la famille du football dans le monde entier sur les relations entre la Fifa et les fédérations Membres de la Fifa,

–          A l’endroit des respectables institutions Fifa et Caf qui ont tout de même manifesté leur souci de voir la balle rouler au Bénin

–          A l’endroit du Cnosb qui s’est débattu comme il pouvait pour aider à une solution,

–          A toutes les fédérations sœurs qui nous ont soutenus pendant cette traversée du désert,

–          A l’endroit des anciens footballeurs qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour tenter un arbitrage,

–          A tous les journalistes en général et aux journalistes sportifs en particulier qui n’ont ménagé aucun effort pour appeler au retour de la paix

–          A tous les anciens et actuels footballeurs de renommée internationale qui n’ont pas hésité à s’indigner de la violation flagrante des normes dans la gestion de cette crise,

–          A tous les supporters de nos différentes équipes qui ont su se contenir malgré leur passion

–          A l’endroit de toute la famille du football au Bénin sans exclusion aucune,

–          A cette dernière famille, nous rappelons que rien de bon ne se construit dans la désunion. Il nous faut nous rassembler, oui, nous rassembler sur la base de la justice et de l’éthique.

Rassemblement

« Ce n’est pas la victoire d’un camp sur l’autre, c’est la victoire du football »

La décision de la Cour d’Appel de Cotonou qui rappelons-le, n’a pas été saisie par nous, sonne le rassemblement. Ce n’est pas la victoire d’un camp sur l’autre, c’est la victoire du football.

Nul ne peut en effet se prévaloir de suffisamment de talent pour faire à lui seul décoller le football aussi bien chez nous au Bénin qu’ailleurs.

Chers amis du football, nous prenons ici, devant vous, en face du monde et devant Dieu le ferme engagement de ne poser aucun acte qui frise ce qu’on appelle « la chasse aux sorcières ».

Nous sommes convaincus, chers amis du football qu’il n’y a pas entre nous des sorcières pour qu’il y ait besoin de chasse.

Il y a de la place pour tout le monde et nous sommes à cet effet largement ouvert à toutes les propositions visant le retour à l’harmonie dans notre famille en vue d’une rapide rénovation de notre football.

Rénovation

Oui, il nous faut rénover. N’oublions pas qu’en 2009, notre football a connu une période novatrice qui a malheureusement cédé place à la crise qui elle aussi fort heureusement rentre dans l’histoire.

Chers amis du football, l’équipe que j’ai l’honneur de présider a été élue sur la base d’un programme auxquels vous avez massivement adhéré.

Plus de dix sept mois après cette élection, il est plus évident que les réalités ne sont plus les mêmes.

Nous allons donc faire très rapidement le tour du propriétaire en vue de sortir un chronogramme des actions à mener lequel chronogramme aura pour assiette bien évidemment notre plan d’action.

Chers amis du football, il y a certes une urgence à agir pour sortir notre football de sa torpeur mais il nous faudra comme le disait le défunt président chinois MAO TSE TUNG » agir en homme de pensée et penser en homme d’action ».

Allocution de Monsieur Victorien ATTOLOU, Président de la Fédération Béninoise de Football à l’occasion de la cérémonie de passation de service

Mesdames et Messieurs

La situation de notre football n’autorise pas de discours, elle requiert plutôt une thérapie de choc.

Mais en pareilles circonstances, il est d’usage de lever un coin de voile sur les perspectives.

C’est à cela que nous allons nous atteler ici à travers une trilogie des R (Remerciements, Rassemblement et Rénovation)

  • Remerciements :

Au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement qui a su prendre de la hauteur pour ne pas s’immiscer personnellement dans la crise que nous conjuguons au passé,

Au Ministre de la Jeunesse des Sports et Loisirs qui, préoccupé par le développement de notre football a cru devoir adopter la posture qui lui paraissait juste,

Au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement qui a su prendre de la hauteur pour ne pas s’immiscer personnellement dans la crise que nous conjuguons au passé,

Au Ministre de la Jeunesse des Sports et Loisirs qui, préoccupé par le développement de notre football a crû devoir adopter la posture qui lui paraissait juste,

A l’ endroit du Tribunal Arbitral des Sports en Suisse qui, par sa décision du 13 Septembre 2011 a davantage éclairé la famille du football dans le monde entier sur les relations entre la FIFA et les Fédérations Membres de la FIFA,

A l’ endroit des respectables institutions FIFA et CAF qui ont tout de même manifesté leur souci de voir la balle rouler au Bénin

A l’endroit du CNOSB qui s’est débattu comme il pouvait pour aider à une solution,

A toutes les fédérations sœurs qui nous ont soutenus pendant cette traversée du désert,

A l’endroit des Anciens footballeurs qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour tenter un arbitrage,

A tous les journalistes en général et aux journalistes sportifs en particulier qui n’ont ménagé aucun effort pour appeler au retour de la paix

A tous les anciens et actuels footballeurs de renommée internationale qui n’ont pas hésité à s’indigner de la violation flagrante des normes dans la gestion de cette crise,

A tous les supporteurs de nos différentes équipes qui ont su se contenir malgré leur passion

A l’endroit de toute la famille du football au Bénin sans exclusion aucune,

A cette dernière famille, nous rappelons que rien de bon ne se construit dans la désunion. Il nous faut nous rassembler, oui nous rassembler sur la base de la justice et de l’éthique.

  • Rassemblement

La décision de la Cour d’Appel de Cotonou qui, rappelons-le, n’a pas été saisie par nous, sonne le rassemblement. Ce n’est pas la victoire d’un camp sur un autre, c’est la victoire du football.

Nul ne peut en effet se prévaloir de suffisamment de talent pour faire à lui seul décoller le football aussi bien chez nous au Bénin qu’ailleurs.

Chers amis du football, nous prenons ici devant vous, en face du monde et devant Dieu le ferme engagement de ne poser aucun acte qui frise ce qu’on appelle ” la chasse aux sorcières “.

Nous sommes convaincus chers amis du football qu’il n’y a pas entre nous des sorcières pour qu’il y ait besoin de chasse.

Il y a de la place pour tout le monde et nous sommes à cet effet largement ouvert à toutes les propositions visant le retour à une harmonie dans notre famille en vue d’une rapide rénovation de notre football.

  • Rénovation

Oui, il nous faut rénover. N’oublions pas qu’en 2009, notre football a connu une période novatrice qui a malheureusement cédé la place à la crise qui, elle aussi fort heureusement rentre dans l’histoire.

Chers amis du football, l’équipe que j’ai 1 ’honneur de présider a été élue sur la base d’un programme auxquels vous avez massivement adhéré.

Plus de dix sept mois après cette élection, il est plus évident que les réalités ne sont plus les mêmes.

Nous allons donc faire très rapidement le tour du propriétaire en vue de sortir un chronogramme des actions à mener, lequel chronogramme aura pour assiette bien évidement notre plan d’action.

Chers amis du football, il y a certes une urgence à agir pour sortir notre football de sa torpeur mais il nous faudra comme le disait le défunt Président Chinois MAO TSE TUNG “agir en homme de pensée et penser en homme d’action “.

Vive le Football Béninois

Vive le Football Africain

Vive le Football Mondial.

Je vous remercie

 

Attolou prône le rassemblement et la rénovation….

Fédération béninoise de football – Victorien Attolou va prôner le Rassemblement et la Rénovation

Moucharafou Anjorin a transmis les clés par voie d’huissier

Une dizaine de jours après la décision de la cour d’Appel de Cotonou, la fédération béninoise de football change de tête avec Victorien Attolou. Le nouveau président fera à Porto-Novo ce matin à 10h une déclaration en 3 axes : Remerciements, Rassemblement et Rénovation.

Aubay

Ce lundi 23 juillet marque le début du mandat de Victorien Attolou et de son bureau élu le 04 février 2011. Au fil de la bataille juridique nationale et internationale ponctuée des courriers « non décisionnels » de la Fifa, c’est le début de la fin d’une crise qui n’a que trop durée. Le début de la fin, car le peuple du football est divisé en deux. Pas forcément deux parties égales, tant la morale et la légitimité plaident contre Moucharafou Anjorin qui a battu tous les records d’impopularité. Victorien Attolou, ce chef d’entreprise officiant dans les bâtiments et travaux publics remerciera tous ses soutiens dans une bataille très longue. «Il entend désormais rassembler tout le peuple du football », souligne-t-on de source proche du nouveau président de la Fbf. L’essentiel de son adresse sera consacré à la réconciliation. Il tendra donc la main à l’aile moins dure de la crise dans le camp Anjorin et surtout aux plus farouches opposants.

Enfin, dans son discours très attendu qui fera date et marquera un nouveau départ, une nouvelle ère, l’ex-président des Caïmans du Zou parlera de rénovation du football, explique la même source. Celui qui a conduit à la victoire le 04 février 2011 la liste « Renaissance du football » devrait également à travers ses premiers mots, montrer ses intentions vis-à-vis des partenaires institutionnels. Le gouvernement béninois et la très réticente – et c’est un euphémisme- Fédération internationale de football association (Fifa).

Fervent militant de la transparence, ce passionné de football dont le père fut secrétaire général de la fédération béninoise ne part pas du néant, loin de là…Et sa bataille contre Moucharafou Anjorin lui a permis de savoir à quel point la planète foot est complexe.

 

De la décision à la passation…

Jeudi 12 juillet peu avant 10h, Moucharafou Anjorin sait que la cour d’Appel de Cotonou vient de le frapper au cœur. Les heures qui suivent donnent lieu au début du déménagement des locaux de la Fbf à Porto-Novo. Malgré un courrier de la Fifa, celui qui est désormais dans le collimateur de la justice va recevoir samedi par voie d’huissier un extrait de la décision comportant les conclusions. Mais la version finale se fait attendre. Les supputations vont bon train. Une semaine passe, et c’est jeudi 19 juillet au soir que « la minute », c’est-à-dire la décision complète, d’une quarantaine de pages va être disponible. Tout va alors très vite. Moucharafou Anjorin reçoit copie par huissier vendredi. A la mi-journée, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Moucharafou Anjorin transmet par voie d’huissier à Victorien Attolou, les clés du siège de la Fbf et envoie un rapport dont le contenu  n’est pas encore dévoilé. En réponse, le nouveau président de la Fbf fixe la date du lundi 23 juillet pour la passation de service et invite son prédécesseur à s’y présenter. En vain. Victorien Attolou précisera également qu’en cas de contrevérité dans l’état des lieux du siège transmis par l’ancien président, « ceci lui sera opposable », rapportent nos sources.

Le silence du gouvernement désarme la thèse de l’ingérence

Le ministère des sports, qui a pris l’initiative de reconnaître Moucharafou Anjorin et son bureau coopté après l’aval du Conseil des ministres a choisi la voie du silence. Deux analyses nous sont inspirées par cette attitude. Premier aspect, le ministre des sports déçu par la défaite judiciaire de Moucharafou Anjorin avec qui les relations tissées sont au beau-fixe, a décidé de garder ses distances. Les tenants d’une thèse de la connivence du ministre des sports avec la Fbf sont donc servis. Mais attention, qui ne dit mot consent aussi…et ce silence montre bien que le gouvernement ne va pas sauver une fois encore le soldat Anjorin.

Deuxième aspect, le gouvernement en plein bras de fer contre les magistrats se refuse d’intervenir dans la bataille juridique entre membres d’une même association pour éviter d’irriter encore plus les juges. Dans le même ordre d’idées, le ministère des sports, fait preuve de sagesse en se tenant à l’écart, car en réalité, un seul mot de l’Etat béninois équivaudrait à une «ingérence dans les affaires du football ». Principal argument utilisé en Afrique par la Fifa pour menacer les pays de suspension. Dans le cas d’espèce, Moucharafou Anjorin ayant soumis un appel devant un tribunal ne peut se soustraire à la décision de ce dernier. On peut noter ici que contrairement aux autres cas en Afrique, ce n’est pas le ministère des sports qui fait plier un président de fédération, mais la justice, 3e pouvoir dans un état de droit.

Aubay

Fédération béninoise de football : Le football à la base comme priorité

(Dixit Victorien Attolou, président de la Fbf)

11h15, sur le perron du siège de la Fbf, Victorien Attolou entouré de son comité exécutif s’adresse, sans papier, au peuple du football…

Aubay

Une série d’hommages va débuter. Son père, ancien secrétaire administratif de la Fbf durant une dizaine d’années, puis son oncle, François, ancien arbitre international sont les deux premiers qui reçoivent ses hommages. Le nouveau patron du football béninois montre ainsi que les chiens ne font pas des chats et qu’il n’est pas un étranger dans le football.

Les anciens footballeurs défunts et tour à tour toutes les composantes du football béninois y passent. Victorien Attolou souligne la fin heureuse de la crise du football, mais rappelle tout de même que personne n’est sorti indemne de celle-ci. Il va alors en appeler au rassemblement dans la justice et l’équité, tout en précisant qu’aucune chasse aux sorcières ne serait engagée.

 

Arrêter le cirque et repartir à la base

« Une victoire par hasard et 2 défaites qui suivent », c’est le cycle qu’entend briser le nouveau patron de la Fbf. Ce cycle qu’il qualifie de cirque qu’il faut arrêter pour se consacrer à la préoccupation fondamentale : « le football à la base ». Et pour cela, le premier combat annoncé est celui des infrastructures.

 

77 communes, 77 terrains

Le nouveau défi est entendu. Le Bénin qui dispose de 77 communes devra avoir 77 terrains en pelouse synthétique annonce le nouveau président sous les clameurs des supporters présents.

 

Soulager l’Etat à travers le sponsoring

Pour finir, le président Attolou annonce que désormais la fédération béninoise de football développera « le sponsoring pour soulager les caisses de l’Etat.»

Loin d’un discours programme, cette adresse du président de la fédération béninoise de football est un prélude au chronogramme précis qu’il promet au peuple du football qui pourra ainsi suivre ses actes et ses promesses.

 

Tournoi de football de l’Espoir « Trophée Math Coiffure » :La compétition démarre le 29 juillet prochain

La 4è édition du tournoi de football de l’ESPOIR « Trophée Math Coiffure » démarre le 29 juillet prochain. Les inscriptions ont déjà commencé et ont pris fin le mercredi 18 juin dernier au siège du Comité d’organisation sis à Sikecodji. M. Mathieu Ibiladé, est le promoteur de cette compétition.
C’est déjà les vacances et la 4è édition du tournoi de football de l’Espoir doté du trophée « Math Coiffure » va connaître son envol. C’est un tournoi destiné aux élèves et étudiants béninois pour leur permettre de passer d’agréables moments pendant, de ses distraire, se familiariser autour d’un idéal qu’est le sport roi (Football). Aussi, faut-il le rappeler, le tournoi de football de l’Espoir a pour objectif de permettre aux jeunes apprenants de pratiquer des loisirs sains pendant la période des vacances. Ainsi, les hostilités vont démarrer le dimanche 29 juillet 2012 avec la catégorie junior sur le mythique terrain du Bicentenaire à Sikecodji. Au total, 32 équipes sont attendues dans cette catégorie pour ce tournoi maracana. Elles seront réparties en huit groupes de quatre. Après les matchs de poule, les huitièmes de finale, les quarts de finale et les demi-finales, les deux équipes les plus méritantes vont se qualifier pour la finale. Ce sera la méthode du mondial de football. De quoi permettre aux Cotonois de vivre des moments intenses de football pendant les vacances. Si les juniors démarrent le 29 juillet leur compétition, les cadets vont quant à eux rentrer dans la danse le 19 Août 2012. L’initiative porte les griffes de Mathieu Ibiladé, responsable du salon Math Coiffure. A quelques jours de l’ouverture de cette compétition, toutes les équipes attendues sont aux complets. Pour plus d’infos appelés le 97-95-79-79 ou le 93-02-22-01.

Président de club Nigérian : El Hadj Gafari Lyamidi rend visite à l’EFAP de Porto-Novo

La matinée du samedi dernier a permis aux jeunes de l’Eveil Football Académie de Porto-Novo (EFAP) de recevoir un invité de marque en la personne d’El Hadj Gafari Lyamidi, président du club de l’élite Nigérian 36 Lions Football Club. Le dirigeant Nigérian  d’origine béninoise est venu poser les jalons d’une coopération durable avec ses compatriotes.

Manque de matériels adéquats pour la formation des jeunes, absence de compétition des pour les catégories inférieures, absence de cadre pouvant permettre aux jeunes footballeurs de s’entraîner librement, manque de moyens financiers… Tels sont les difficultés auxquelles sont soumis encadreurs et apprenants de l’EFAP. Dans son exposé liminaire, Zul Kifl Lopez, organisateur de l’EFAP a remercié le président de 36 Lions pour son déplacement. Il a ensuite invoqué la clémence divine afin que les activités de ce dernier connaissent une évolution histoire de lui permettre de suivre de près  et d’apprécier à sa juste valeur les efforts fournis au sein de l’académie. A sa suite, le président de l’EFAP, Raïmi Adjilèyè a loué l’humilité, l’amour et l’esprit d’entraide pour le sport roi qui ont guidés El Hadj Gafari Lyamidi à se rendre au chevet des jeunes de son académie. Pour lui, ce geste est un signal fort pour les dirigeants béninois qui doivent comprendre que sans les acteurs, ils n’existent pas. « C’est pour la première fois qu’un dirigeant de club de division d’élite s’approche de nous pour toucher du doigt ce que nous faisons. Je ne peux que demander à Dieu de nous unir davantage et de permettre aux enfants de jouir véritablement des fruits de cette coopération » A-t-il martelé.  En ce qui concerne El Hadj Gafari Lyamidi, il a exprimé toute sa joie à ses amis béninois en affirmant que c’est dès l’instant qu’il parle que le plus dur commence. Selon ses explications, la coopération entre son club et l’académie consiste à aider l’EFAP à travers des équipements, et à s’occuper des produits exportables c’est-à-dire des jeunes qui méritent de monnayer leur talent au-delà des frontières nationales. Il n’a pas manqué de prodiguer de sages conseils aux jeunes académiciens.

Il est utile  de savoir qu’El Hadj Gafari Lyamidi a promis d’effectuer une nouvelle visite en Août  afin de rentrer dans la phase active du partenariat.

El Hadj Gafari Lyamidi, Pdt de 36 Lions Football Club du Nigéria

 

Amadou Moudachirou « Prêt à apporter un plus au développement du football de mon pays »

Longtemps demeuré silencieux pour ce qui est de la crise du football béninois et de sa gestion, l’ex-capitaine des Ecureuils du Bénin, Amadou Moudachirou a décidé de sortir de son mutisme. C’est au cours d’un entretien qu’il a bien voulu accordé à votre site Bjffot.com. Dans cet entretien il parle du changement survenu à la tête de la fédération béninoise de football, du nouveau bureau et de ce qu’il peut apporter au football de son pays si d’aventure on lui faisait appel. Il n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils à la nouvelle équipe pour l’évolution du football béninois. Lire plutôt l’entretien !

L’actualité au Bénin, c’est le changement à la tête de la Fbf. En tant qu’ex-capitaine des Ecureuils, que pensez-vous de cela ?

Je dirai tout simplement que l’heure d’Anjorin Moucharaf a sonné pour quitter la fédération. Tout le peuple béninois est découragé de ce qui se passe actuellement au niveau du football béninois. Pour moi, il devrait facilement passé service. A un moment donné, j’ai dû laisser mon brassard de capitaine en équipe nationale. Il a fait qualifier le Bénin pour la Can. Il est donc temps qu’il permette à d’autres personnes de diriger le football au Bénin. Anjorin doit partir comme un grand homme.

Quel bilan faites-vous du Président Anjorin à la tête du football béninois ?

Comme je l’ai déjà dit, il a qualifié le Bénin à trois (03) reprises à la Coupe d’Afrique des Nations (Can). Mais ce bilan est négatif car ces trois participations n’ont rien donné au Bénin. Il voulait juste que les gens disent que c’est grâce à lui qu’on était à la Can. Pendant ces Can, le Bénin n’a même pas eu une seul victoire. On a pendant longtemps triché avec le football et cela ne paye pas. Il a fait des passeports  aux gens qui ne le méritaient pas du tout. Il faut travailler avec ceux qui ont vraiment fait le football.

A vous entendre, vous optez pour le football aux footballeurs. Comment faire dans ce cas ?

Dans le nouveau bureau, il y a Bernard Hounouvi, Christian De Souza et  beaucoup d’autres qui mettent les moyens. On peut amener les anciens footballeurs à prendre part à la gestion du football béninois. je prend l’exemple de l’Allemagne où je vis. Au Bayern Munich, il y a Beckenbauer et autres qui dirigent ce club.  Même à l’équipe nationale il y a des anciens joueurs qui sont associés à la gestion de la chose du football. Pourquoi pas dans mo pays ? Donc je suis content du départ d’Anjorin car il sait qu’il a fait régresser le football béninois. Il a gâché la carrière de beaucoup  de joueurs comme moi.

A l’état actuel des choses, avez-vous espoir quant à l’avenir de ce football ?

Oui. Bien sûr!  Je ne connais pas très bien M. Attolou mais ceux qui l’entourent sont très importants pour moi. Ceux là peuvent faire du bon boulot pour le football béninois. J’ai donc la certitude que ce football ira de l’avant.

Si on vous faisait appel, êtes-vous disposer à travailler avec ce bureau ?

J’ai plusieurs fois tenté d’apporter mon plus au développement du football béninois et à l’équipe nationale. Mais on m’a toujours écarté. J’ai tout fait mais sans succès. C’est dommage parce que je n’ai pas de parrain. Malgré ton niveau et qui que tu sois, si tu n’a personne au Bénin pour t’aider, tu es perdu. C’est un sujet très important. Je suis entraineur-joueur dans un club de quatrième division ici en Allemagne. Je suis prêt à apporter un plus au développement du football de mon pays. Si on me faisait appel, c’es avec plaisir que je serai là. Il n’y a pas de relève. Il faut donc ramener les anciens pour permettre au football béninois de retrouver ses lettres de noblesse.

Quels conseils avez-vous à l’endroit d’Attolou et son équipe pour faire avancer le football béninois ?

Je leur dirai qu’il faut travailler avec tout le monde surtout avec les anciens footballeurs. Il y a de bons éléments dans cette nouvelle équipe tels Bernard Hounouvi et Christian De Souza. Je suis d’ailleurs en contact avec eux. On doit reprendre le football à  zéro. Retourner à la base pour former les jeunes talents béninois. il faut travailler pour l’avenir.

Un mot à l’endroit du public !

Il ne faut pas se décourager. Il faut avoir la patience avant toute chose. Même si la Fifa venait à nous suspendre trois voir quatre ans, il faudra mettre ce temps à profit pour travailler. Ce n’est même pas un souci car on n’est qualifier ni pour la Can ni pour le mondial donc il ne faut pas s’en faire.

Recueillis et transcris par Armel ROLENGA KASSAVI

Amadou Moudachirou, l’ex-capitaine des Ecureuils du Bénin, sort de son mutisme

Présidence de La FBF : Anjorin Moucharaf passe service par exploit d’huissier

Prévu pour ce tenir ce lundi au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo, la passation de service entre le Président sortant de la Fbf, Anjorin Moucharaf et celui entrant Victorien Attolou a, contre tout attente, déjà  été effectuée. Le Président Anjorin, hors du territoire national, aurait passé service ce vendredi par exploit d’huissier. C’est du moins ce qu’à déclaré le conseil (avocat) du nouveau Président de la Fbf, Maître Issiaka. « Nous avons reçu un exploit d’huissier avec les inventaires des biens et les clefs de la fédération. Avec un huissier, nous allons faire un contre inventaires de tout cela en présence du Président Anjorin. S’il venait à être absent, il sera tenu responsable » a expliqué Me Issiaka avant de conclure « c’est l’épilogue de ce qu’on peut appelée la crise du football béninois ».

ARK

Anjorin a passé service à Attolou ce vendredi

Fédération béninoise de football : Victorien Attolou et la carte de l’apaisement

 

17 mois d’attente et enfin décision de justice plus solide que les précédentes. Quels sont les réels enjeux aujourd’hui où la crise de la Fbf a rebondi vers un dénouement ?

Aubay

Les forces pacifistes doivent entrer dans la danse pour empêcher les faucons des deux camps de s’exciter. Le football c’est la passion et cela se ressent à tous les étages en général. Le gouvernement béninois, par la voix du ministère des sports avait décidé d’interpréter la décision du tribunal arbitral du sport pour ouvrir la voie à Monsieur Anjorin et son bureau coopté.

Les mois sont passés, et voici que la justice béninoise, pas celle de Lausanne en Suisse, vient ouvrir la voie à la prise de pouvoir de Victorien Attolou. Faut-il encore manœuvrer ? Au Bénin, tout est possible. Courant 2011, le tribunal de Porto-Novo avait déjà demandé à Monsieur Attolou et son bureau de prendre service. La police a été du côté du gouvernement, évidemment, et a protégé monsieur Anjorin. Cette fois-ci, la cour d’Appel a rendu une décision très claire et sans ambages.

 

Attolou, un tournant historique

Je me replace dans le contexte politique du Bénin il y a 22 ans. La conférence nationale a ménagé le sortant, pour favoriser les chances de réconciliation et d’alternance au sommet de l’Etat. Mathieu Kérékou sûr d’une retraite apaisée a laissé le pouvoir pacifiquement à Nicéphore Soglo. Nous en sommes là en fait dans notre football. Sans concession, sans amnistie, on sait que les faucons du camp Anjorin vont monter la tête à ce dernier, jusqu’au bout. Faire tourner en rond le pays, prendre en otage le foot, agiter la menace Fifa…pour gagner ou perdre du temps.

Quand on a raison, c’est difficile de rester patient, mais quand on a à faire à un groupe complexe d’individus, on doit avoir du tact et de la diplomatie. C’est l’obligation du vainqueur. Victorien Attolou a pu tenir de longs mois, avec anxiété pour attendre des décisions de justice. Je pense qu’il a beaucoup appris de ces attentes-là et qu’il sait manœuvrer en bon diplomate, bon rassembleur, pour obtenir gain de cause par finir. Il est l’une des clés de ce tournant. Son comportement et ses paroles pèseront lourds. Sa modestie habituelle est une arme face à tant d’entourloupes de ses amis d’en face. Les jours peuvent être très courts ou longs, mais au bout, seule la justice et le peuple béninois doivent être clamés comme vainqueurs. Attolou est come l’ange de la paix qui a fait un combat pour le peuple, il s’est montré jusque-là très digne des béninois, patients dans la souffrance et confiant en l’avenir. Il saura, à notre avis, prendre de la hauteur pour montrer qu’on peut diriger le foot sans être roublard pour deux sous et excité pour un oui ou pour un non. Quand la justice vous donne raison, vous êtes si fort que c’est votre calme qui fait peur à vos adversaires !

 

 

Décisions de justice et obligations du gouvernement

Notre justice a parlé. Mais cela ne s’appliquera pas par lui-même. Là commence le plus dur. Au-delà du football, d’autres considérations vont-elles venir pourrir encore plus l’ambiance ? La justice, si elle est appuyée par le gouvernement, peut ne pas avoir à rendre d’autres actes, des astreintes par exemple, pour faire appliquer sa décision. Le gouvernement béninois est donc face à une nouvelle responsabilité. La première pièce maîtresse de cette responsabilité demeure le ministre des sports et sa présentation des choses au Conseil des ministres. Didier Aplogan, à ce niveau, aura un rôle important, mais surtout difficile. Etre réaliste avec ses amis de plus de 20 ans en leur expliquant que la justice est un pouvoir à part, libre, et dont les décisions sont au-dessus du gouvernement. C’est difficile, mais tenable quand on est légaliste.

Aubay

 

 

 

Football béninois: Tout à l’arrêt….en attendant le Pdt de la Fbf, Victorien Attolou

 

C’est le statut quo  au niveau du football béninois. Depuis la décision de la Cour d’Appel de Cotonou qui confirme la  Présidence de Victorien Attolou à la tête de la Fédération béninoise de football, tout est à l’arrêt.

Les rencontres de la coupe de l’indépendance annulées

Le Bénin sera dans sa 52ème année le 1er août prochain. Comme il est de coutume, les équipes départementales sont depuis peu en préparation pour jouer les rencontres devant permettent de se hisser en finale de cette compétition. Mais suite à la décision de Justice u sujet de la crise de football, les matches des quarts de final qui devraient se tenir se week-end ont été annulés. C’est l’œuvre de  la Fbf dirigée jusqu’à l’heure de la décision par le bureau du Président Anjorin Moucharaf. A quelques deux semaines  du 1er août, quel sera alors  le sort réservé à cette compétition ?

La préparation des Juniors, suspendue

Le 29 juillet prochain, les Ecureuils juniors rencontrent leur homologue de la Côte d’Ivoire à Cotonou pour le match aller. C’est dans le cadre des éliminatoires de la Can U20 Algérie 2013. Et depuis près d’un mois, les juniors béninois ont livrés plusieurs rencontres de préparation. D’autres rencontres étaient encore prévues pour mieux aguerrir ces jeunes qui défendront les couleurs du drapeau béninois. Hier dimanche déjà, les poulains à Ulrich Alohoutadé devraient affronter le Nigéria et par la suite le Togo et le Ghana. Mais toutes ces rencontres sont rangées au placard pour le moment. La préparation prend de ce fait un coup. Quel sera la suite à tenir dans ce retournement de situation dans le football béninois ? Seul la prise de fonction du Président Victorien Attolou, probablement prévu pour demain, situera tout le monde.

ARK