Football/ Interview avec Gustavo Carlos, formateur des académiciens en Côte d’Ivoire : Je pense que la génération qui arrive est plus forte

gustavo carlos,

 

 

Il est brésilien et ceci explique certainement pourquoi les joueurs ivoiriens qu’il a formés en compagnie de Jean-Marc Guillou portent des surnoms brésiliens. De Maestro à Gervinho, Gustavo Carlos livre son analyse sur les générations dorées du foot ivoirien et parle de Sessègnon.

Réalisée à Old Akradé (Est du Ghana) par Aubay

Gustavo Carlos, après 20 ans en Afrique au service du foot burkinabè puis surtout ivoirien, quel bilan tirez-vous ?

Le bilan est positif, parce que l’Afrique est plein de talents naturels. Les joueurs sont costauds physiquement et aussi intelligents dans le jeu. Ils sont aussi bons techniquement. C’est donc facile de faire la formation en Afrique, parce que les parents aussi facilitent le recrutement des joueurs. Je suis très content de mon travail ici.

Il y plus d’une dizaine d’années, vous avez commencé avec Jean-Marc Guillou à Sol Béni. Quelle comparaison faites-vous aujourd’hui entre les différentes générations que vous avez formées ?

Je pense que la génération qui arrive est plus forte.

 Sur quel plan ?

Au niveau technique et au niveau mental. Ils ont un mental plus costaud. Je pense qu’ils vont réussir à s’imposer plus facilement dans les clubs européens que leurs aînés de la première promotion. Ceci parce qu’on a amélioré la formation, les entraînements et aussi  dans les détections, on a pris des plus costauds. Ils sont donc techniquement et physiquement forts. Ils ont de bons gabarits. Et je pense que la Côte d’Ivoire va être plus forte.

Qu’est-ce qui fait la force  de la Côte d’Ivoire par rapport à vos concurrents en Afrique de l’Ouest  comme le Nigeria, le Ghana, le Mali et le Sénégal ?

La formation, justement. Le niveau de la formation est meilleur en Côte d’Ivoire présentement et c’est pour quoi on est numéro1 en Afrique actuellement. On fait un meilleur travail qu’auparavant. Par contre, les talents au Nigeria et au Ghana sont plus nombreux.

Qu’est-ce manque à la génération Drogba pour remporter une grande compétition ?

Un bon coach pour faire une bonne coupe d’Afrique et un bon parcours en coupe du monde. On n’a pas encore eu la chance d’avoir un bon coach.

Pour vous qui les avez connu en 1993, que ce soit Maestro Didier Zokora, Copa Barry, Aruné Dindane etc. Qui était le meilleur à ses débuts et n’a pas réussi à être plus haut aujourd’hui?

Aruna Dindané. Il était le meilleur de tous. Aujourd’hui au niveau sportif, il n’a pas la même réussite que Yaya ou Kolo. C’est peut-être ses choix de clubs ou encore le fait qu’il soit resté trop longtemps en Belgique.

Dans la génération que vous formez aujourd’hui à Ivoire Académie, pensez-vous qu’il y a des joueurs exceptionnels ?

Si. Il y en a deux. Moustapha Noël que j’ai surnommé Aruna, et Jean Aholou. Ils ont des talents différents de celui d’Aruna. Ce sont des génies.

Dans l’organisation du foot ivoirien aujourd’hui, que faut-il améliorer pour avoir de meilleures performances ?

Il y a beaucoup de choses à améliorer. Surtout les terrains.  Les pelouses ne sont pas agréables. Il y a aussi l’absence des championnats de jeunes. C’est ce qui est important et qui reste à faire en Côte d’Ivoire.

Le Brésil vous manque-t-il ?

Toujours. Mon pays natal me manque, mais ça ne me fait pas défaut !

 

Pour la Can à venir, selon vous entre le Sénégal, le Ghana et la Côte d’Ivoire, quel est le favori ?

C’est la Côte d’Ivoire. Si elle arrive à produire un meilleur jeu que présentement elle peut gagner. Mais vous savez, dans le foot, ce n’est pas souvent le favori qui gagne. Ce n’est pas facile. Il faut jouer d’abord.

Depuis 20 ans que vous êtes en Afrique, quel est l’événement ou le joueur qui vous a le plus marqué ?

Jay Jay Okocha. Parce qu’il est complet. Pied gauche, pied droit, le dribble facile. Il était merveilleux.

 

 

 

Parlons de Sessègnon, notre perle à nous au Bénin. Pourquoi n’a-t-il pas joué à l’académie de l’Asec ?

La pratique à l’académie était de recruter chaque 3 ans. On fait jouer 5000 voire 5500 jeunes et on en prend 20 avec lesquels on travaille 5 ans avant de sortir la promotion. Quand j’ai découvert Sessègnon, la promotion en place était plus jeune que lui. Salomon Kalou, Yaya Touré et consorts étaient plus jeunes. Et donc il n’a pas pu entrer à l’académie au même moment que ceux-là. Sa découverte avait été faite plus tard au moment où la liste était arrêtée. Je le lui ai expliqué.

 

Football/ Finale coupe Valère Glèlè/ Soleil-Aspac 1-0 : Adam Mohamed donne à l’Aspac une leçon de réalisme

 

 

Une relance longue vers l’axe central de l’Aspac, une hésitation et puis la belle accélération de Mohamed Adam qui bat Saturnin Allagbé. (1-0 ; 90’). Soleil a eu l’Aspac à l’Usure dans un match ou les 10 meilleures occasions étaient portuaires.

 

Aubay

Deux tirs d’Adam Waidi, une tête plongeante manquée de Loba montrent que l’Aspac domine outrageusement ce début de match face à une équipe de Soleil en panne de solutions offensives, mais qui peut compter sur une bonne solidité défensive. A l’image de ce centre contré d’Atchègo vers Waidi au second poteau (20e). La meilleure occasion de la première période sera portuaire avec Loba qui frappe en force sur un gardien de but bien campé sur ses appuis. Score nul vierge à la pause avec un début de seconde période en faveur de l’Aspac. La première action des portuaires est limpide. Décalage de Bouraïma pour Waïdi à droite. La défense de Soleil Fc veille au grain (46e). Loba à nouveau va se mettre en évidence. Un beau gâchis en fait, car l’attaquant préfère une frappe dans l’angle fermé pendant que deux partenaires au point de penalty attendent le ballon qui finit largement au-dessus des buts adverses (54e). Les combinaisons se multiplient du côté des bleus face à des jaunes toujours bien en place en défense. Kassa part de son arrière base et sert Waïdi qui remise. L’arrière gauche de l’Aspac centre pour une tête de Loba au premier poteau. C’est cadré mais bien capté (62e). Une autre action quasiment identique va intervenir pour, à la conclusion, la tête de Bouraïma sans danger quoique spectaculaire (65e). La réplique des jaunes de Soleil Fc est belle. Allagbé stoppe sur sa ligne le ballon (67e) !

 

Soleil Fc, le hold up parfait

Dans les 20 dernières minutes, Owunka entré en jeu va être super actif, mais toujours aussi peu efficace. Une fois à la passe, une deuxième fois à la frappe, Owunka le nigérian et les siens butent sur un double arrêt (69e). Derrière, Fanou montre quelques signes de fébrilité avec cette faute grossière sur Bessan qui partait au but (73e). Le coup franc sifflé est tiré largement à côté. La balle du 1-0 est pour Bouraïma dans ce dernier quart d’heure. Bouraïma manque de lucidité en tournant beaucoup en rond dans les 16 mètres avant de placer une frappe qui ne surprend pas le gardien adverse (75e). Dommage.

L’Aspac grille peu à peu ses cartes et va redonner de l’éclat à Soleil Fc. Un appel de Jacques Bessan alors hors-jeu permet à Adam Mohamed de se jouer de la naïveté défensive de l’axe central portuaire pour filer battre Allagbé. (1-0 ; 90e).

Les portuaires courent après le score, et Owunka va s’offrir un slalom à l’entrée des 16 mètres adverses. Il obtient un coup franc. Bouraïma compte sur sa force pour marquer, c’est à côté. Soleil Fc remporte le trophée du tournoi Valère Glèlè.

 

 

 

 

Moussa Kamara, directeur de Diambars : « Aujourd’hui, compte tenu des compétences, l’Afrique peut prétendre à gagner quelque chose au plan mondial»

 

Trois joueurs du Diambars étaient invités à la première édition du « Talent Camp 2011» qui s’est tenu du 21 au 25 novembre au Ghana. Présent pour les encadrer, Moussa Kamara, le Directeur de l’académie de football Diambars basé au Sénégal a répondu sourire aux lèvres à nos questions. Interview Exclusive! (Suite et fin)

 

Le fait ou le joueur qui en huit ans vous marqué ?

Ils ont tous le talent, mais parfois le mental fait défaut. Celui qui nous a le plus impressionné est encore en gestation, c’est Idrissa Gana Gueye qui est à Lille en concurrence avec Pedretti et Mavuba. Mais je pense que c’est un gamin qui est sérieux et appliqué et qui mérite sa réussite. Il y a aussi Lopi à Sochaux et qui est en réussite. Il y en a plein qui sont sur la bonne voie et ça fait plaisir.

  

Entre les débuts du projet, les détections, la formation et le placement en Europe des jeunes talents, quelle est l’étape la plus difficile ?

Tout a été dur. Rien n’est facile. Je pense que le plus dur à Diambars, c’est le choix des gamins. Sur 5000 on en prend une vingtaine. C’est un travail très ardu et…

 Impitoyable ?

Oui ! Impitoyable, parce que c’est des jeunes qui sont en désarroi, et qui viennent avec plein d’espoirs et qui ont finalement éliminés en phase finale. Ça fait vraiment mal. Je crois que la phase de détection est la plus difficile.

 Il y a eu combien de générations qui ont intégré Diambars en 8 ans ?

On part du principe selon lequel chaque année il doit y avoir une rentrée de promotion. Mais compte tenu du fait qu’on ne trouve pas d’accueil immédiatement à l’université ou dans des clubs pros au fur et à mesure, on a dû décaler de deux ans certaines rentrées de promotion. Mais l’objectif de Diambars est de faire rentrer chaque année une promotion.

Par rapport à l’environnement du foot sénégalais, que faut-il améliorer pour que des institutions comme Diambars puissent pleinement jouer leur rôle ?

Le sérieux, le travail et l’amélioration des infrastructures. Diambars par exemple a deux terrains synthétiques et là on en installe 3 autres. Ce qui fera 5 terrains synthétiques plus 2 terrains en herbes. Tout ceci sera effectif à partir de l’année prochaine. Ce qu’il nous faut aussi améliorer en Afrique, c’est la compétence, le sérieux et la rigueur.

 Quand on forme des jeunes destinés au haut niveau européen, quelles sont en général les qualités recherchées chez les africains par les clubs ?

Toutes les qualités modernes au niveau d’un footballeur de haut niveau. C’est la vitesse, la rapidité, la clairvoyance, la discipline, par exemple. Nous on travaille à viser cela et il n’y a pas de complexe à avoir par rapport aux joueurs européens qui à bas âge ont la chance de commencer la formation par des phases d’éveil et d’initiation. Ce qui en Afrique est complètement occulté. C’est une phase important. Chez nous à Diambars, on prend les jeunes à 13 ans. Quand on calcule par rapport au début de la phase d’éveil et d’initiation, ça fait donc 5ans environ qu’ils sont laissés à eux-mêmes. On essaye donc chez nos de leur donner cette base. 

Les vitrines des centres de formation, ce sont les clubs et les sélections nationales. Quel serait l’impact selon vous, à long terme, d’institutions comme Diambars sur le foot africain ?

L’impact espéré est que l’Afrique puisse au moins gagner quelque chose sur le plan mondial. Et nous à Diambars, l’objectif est de gagner des titres au plan national puis au plan continental. Aujourd’hui, compte tenu des gens compétents qui ont vécu à l’étranger et qui sont revenus en Afrique, et d’autres compétences surplace, l’Afrique peut prétendre à gagner quelque chose.

 

Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana : pour la prochaine Can, quel est votre favori ?

Bien sûr le Sénégal ! Là je parle en tant que supporter ! Mais je pense qu’il ne faut pas aller plus vite que la musique. Le Sénégal doit être modeste au vu du vécu du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Mais le Sénégal doit être ambitieux, car il a les moyens de gagner la coupe d’Afrique. Compte tenu du parcours dans les éliminatoires avec beaucoup de buts marqués et une défense qui tient la route, on peut espérer gagner la Can.

Réalisée à Old Akradé par Aubay

 

 

 

Football / D1- Interview exclusive avec Athanase Bocco, président des Requins : « Je suis pour une solution intermédiaire satisfaisante, sinon nous ne jouerons pas »

 

 

Un championnat sans un des 3 clubs les plus populaires au Bénin depuis plus de 30 ans, ce n’est jamais arrivé. Et pourtant, selon Athanase Bocco, c’est ce qui va se passer, car les Requins ne joueront pas en l’état actuel des choses, le championnat de Transition de D1. Explications.

 

Réalisée  par Aubay

 

Les Requins joueront-ils oui ou non le championnat de transition de D1 ?

Merci pour l’importance que vous m’accordez. Je vous dis d’entrée de jeu que les Requins ne joueront pas, simplement parce que nous nous sommes inscrits au championnat et avons fait preuve de bonne volonté. Mais tout ce qui a suivi ne convient pas. J’ai pourtant attendu que la situation soit claire et c’est d’ailleurs pour cela que je me suis rendu à la rencontre du jeudi dernier au siège de la fédération. Après cette rencontre, j’ai pris ma décision de ne pas jouer parce que rien n’est fait.

 

Quels sont les 3 ou 4 points les plus importants sur lesquels vous ne vous entendez pas avec la Fédération ?

Depuis mars 2010, nous avons décidé de transformer tous les clubs en entreprises ayant un conseil d’administration donc un Pca (Président du conseil d’administration). Ça veut dire que nous devons continuer dans la perfection et non régresser. C’est ma vision des choses. Je ne peux plus redescendre à l’amateurisme après avoir essayé un professionnalisme admiré de tous, même à l’étranger. Les textes sont clairs ensuite sur le nombre de clubs. Si on aujourd’hui on passe à 16 et que c’est approuvé en assemblée générale, moi je suis entièrement d’accord. 3e point, on a géré des joueurs qui gagnaient entre 120 et 250 mille francs cfa par mois (185 et 350 euros environs). Vous avez dû remarquer qu’ils ne passent plus de maisons en maisons pour demander de l’argent, ils ont acheté de belles motos. Vous voulez que je ramène ces enfants-là à 60 mille francs aujourd’hui ? Si les joueurs aveint un syndicat, que voulez-vous qui se passe ?

 

La suite de votre refus, quelle sera-t-elle ?

 

Il faut qu’on départage les choses. Le ministère n’a rien à avoir dans le championnat. Le ministère a juste à soutenir la fédération en finançant une partie du championnat. Maintenant, le ministère nous laisse aller jusqu’au bout et il se rendra compte qu’on va y arriver.

 

Le ministère a quand même rendu une décision que vous respectez. Avez-vous saisi le ministère ces derniers temps ?

Nous avons saisi le ministre avec des pétitions. Ce qui m’a choqué est que le ministre m’a lancé que la tenue d’une assemblée générale est inopportune. Mais après une crise de plus de dix mois, on ne peut pas dire ça. Moi j’avais prévu qu’à la prochaine assemblée générale, on bloque la porte et qu’on s’entende entre nous avant de sortir. C’était possible.

 

Face à des personnes qui ne vous écoutent pas, qu’arrivera-t-il ?

C’est simple ! Dans ce pays, lorsque vous ne respectez pas la Constitution, on va vers la cour constitutionnelle. De la même façon, nous irons devant les tribunaux si on ne peut pas trouver un terrain d’entente. Ou alors, je suis d’accord, il faut que les gens d’un certain âge de ce pays se réunissent avec nous pour qu’on discute. Je suis d’accord pour une solution intermédiaire qui puisse satisfaire les uns et les autres, sinon nous irons devant les tribunaux.

 

 

Les Requins, justement, on avait cru comprendre un éclatement du club en deux entités antagonistes…

J’ai demandé à la commission chargée de régler ce problème, si mon fils Steven pouvait me demander si Athanase Bocco est son père. Ce serait une aberration. Je leur ai dit de suivre le dossier qu’on leur a remis et de trancher. C’est comme un marché d’adjudication. Si les dossiers disent que les Requins appartiennent à Ajavon, vous les lui laissez. Au cas contraire, vous remettez le club à l’aile qui le revendique. Je puis vous dire que je n’ai pas fait de négociation. Au dernier moment on s’est entendus pour que la balle revienne à terre. Et j’ai d’ailleurs tenu à leur rappeler qu’ils ont oublié la déclaration commune faite au Novotel et soutenue par la Fifa qui demandait que les clubs soient transformés en entreprises. Ils appartenaient quand même à quelqu’un avant d’être transformés en entreprises. C’est donc le comité exécutif qui a créé cette situation pour tous les clubs afin de faire diversion. Voilà là où on en est aujourd’hui.

 

Vous pensez que c’est le comité exécutif de la fédération qui a créé cette situation-là ?

Bien sûr ! Je vous donne un petit exemple, nous sommes allés à Porto-Novo jeudi dernier. On pouvait ne pas y aller. C’est une fois là-bas qu’on nous distribue des règlements et qu’on nous dit que c’est quelques semaines après le début du championnat qu’on va convoquer une assemblée générale. Et de ne pas penser que ce sont les anciens 51 membres qui vont y prendre part, que d’autres vont s’y ajouter. Cela veut dire qu’il y a un objectif. C’est précis. On ne peut pas faire ça ! Nous n’allons pas de but-en-blanc chercher des clubs de divisions inférieures les amener en D1 et dire qu’ils sont professionnels. Vous voyez les tares que ça occasionne ?

 

Pensez-vous que l’esprit de la décision du ministre qui a voulu que le bureau soit reconnu et que l’autre partie soit impliquée dans les affaires du football, est travesti ?

D’abord je vais vous dire que quand j’ai rencontré le ministre je n’ai pas pipé mot. Maintenant, le ministre a promis devant moi que le championnat sera organisé par la ligue du football professionnel. Après cela, il a reconnu le comité exécutif. Il n’y a pas de problème. On parle de réconciliation, soyez honnêtes, la réconciliation passe par la justice pour en arriver à la paix. C’est ce que dit le Pape. Le minimum c’est de dire à la ligue professionnelle de continuer. Et là, les acteurs seront obligés de travailler ensemble, et là, c’est la meilleure réconciliation. Le comité exécutif n’a pas le droit d’organiser un championnat professionnel. Jusque-là, non. Quiconque n’a qu’à me dire le contraire.

 

Justement, c’est pour ça qu’on parle de championnat de transition…

Dans quel pays avez-vous déjà entendu un championnat de transition durer 15 journées à l’aller et 15 au retour ? Transition pour quoi faire ? Piper les dés ? Vous savez, je suis habitué à voir des arbitres officier pour faire tourner le cours d’un match. J’ai des exemples.

 

Passer de 14 à 16 clubs D1, pour vous, ce n’est pas un progrès ?

C’est sur la base des statuts et règlements adoptés en assemblée générale que nous nous sommes entendus sur le nombre de clubs. Et d’ailleurs, merci de m’en donner l’occasion. C’était dit qu’avec le temps on devrait revenir à 12 puis 10 clubs en Ligue1 et 8 en Ligue2. Ceci pour pouvoir supporter les frais. Parce que, détrompez-vous, un vrai championnat coûte cher. Par exemple, les Requins me coûtent plus de 5 millions par mois en masse salariale et d’entretien. Dans le même temps, vous voulez qu’on me donne 3 millions pour 9 mois de gestion ? Je ne vois pas là où je vais…

 

 

Dans ce cas, que vont devenir les joueurs ?

Non, soyez tranquille. Je peux vous dire que j’ai un budget prévisionnel et que j’ai déjà les fonds en ma possession. C’est une question de temps. Je dois voir mon entraîneur pour qu’il me mette sur pieds une équipe. Mais si nous ne réglons pas les problèmes de fond, comment on peut avancer ? Regardez à combien de jours du championnat le comité exécutif me dit que je suis le responsable des Requins…

 

Les délais sont trop courts ?

Alors ! Quand vais-je mettre mon équipe sur pieds ? Ma décision n’exclut pas le fait que je dois mettre mon équipe sur pieds. On est en train de travailler avec ma coordination pour que l’équipe soit sur pieds.

 

Votre coordination, justement, parlons-en. On a appris qu’il y a eu de gros problèmes en son sein…

Vous savez, c’est l’occasion de rendre hommage à mes deux frères Ada Euloge et Adjovi Joachim. Un jour, un journaliste a dit que notre club est l’équipe la mieux gérée du pays en ce moment. Chaque salarié a un compte bancaire et on tient des bilans mensuels à jour. Sur le plan de la discipline, nous avons été l’équipe qui a le plus sanctionné des joueurs. Des gens nous ont décriés, mais pourquoi aujourd’hui tous revendiquent la paternité des Requins ? Il y a encore beaucoup de poissons dans la mer ! Ils peuvent aussi créer des équipes et les appeler Baleines, Dauphins etc. Je ne vois pas pourquoi ce sont les Requins qui intéressent tout le monde.

 

Moussa Kamara, Directeur de Diambars : «Les jeunes joueurs ont tous le talent, mais parfois le mental fait défaut»

 

moussa kamara, directeur de l'académie de foot Diambars du Sénégal

 

 Trois joueurs du Diambars étaient invités à la première édition du « Talent Camp 2011» qui s’est tenu du 21 au 25 novembre au Ghana. Présent pour les encadrer, Moussa Kamara, le Directeur de l’académie de football Diambars basé au Sénégal a répondu sourire aux lèvres à nos questions. Interview Exclusive! Première Partie

Réalisée à Old Akradé par Aubay

En huit ans, quelle appréciation faites-vous du chemin parcouru ?

Très long mais plein de réussites. En huit ans, on est arrivés à faire monter les jeunes en ligue1. En 2011-2012, Diambars pour la première fois va évoluer en Ligue1 avec des jeunes qui sont là depuis 2003. C’est quelque chose à magnifier et à bonifier par rapport à notre travail qui a été fait depuis le début.

Jouer le championnat d’élite, ça faisait partie de vos objectifs ?

Absolument. A Diambars, tout est planifié, on sait où on va. Et dès que c’était possible que l’équipe joue en championnat, on allait se lancer. Là, quand on a commencé la Ligue2, on s’est dit qu’en 3 ans il fallait monter en Ligue1. C’est ce qui a été fait dans ce délai-là.

Aujourd’hui, Diambars a combien d’ambassadeurs en Europe ?

Beaucoup d’ambassadeurs. On s’en réjouit parce qu’il y en a 3 à Lille et qui sont champions de France et vainqueurs de la coupe de France. Trois sont en Norvège à Tromso, un à Sochaux, et un autre à Montréal au Canada et plusieurs jeunes qui vont partir dans la période hivernale. On a à peu près une dizaine de jeunes dans les clubs pros en Europe sans oublier ceux qui sont dans de grandes écoles et universités européennes, parce que Diambars c’est l’éducation avant tout. C’est vrai que le football est la vitrine, mais l’éducation est une chose importante pour les jeunes. Diambars a un taux de réussite important au Bac par exemple Bfm.

 

Aspac – Tonnerres, Les réactions: « Nous sommes heureux de reprendre » dixit Adam Wahidi

 

 

Emile Enassouan, Adam Wahidi, l’Aspac et Durand Rock Ayité de l’As Tonnerres ont parlé après le match.

Propos recueillis par Géraud Viwami 

Emile Enassouan, coach de l’Aspac

«  Nous venons de commencer, donc il y a encore des réglages à faire. Physiquement l’équipe n’a pas pu récupérer du travail foncier qui a été fait. Donc c’est progressivement que nous allons entrer dans la compétition».

 

Adam Wahidi, attaquant de l’Aspac

« Vraiment ça fait du bien, de reprendre. Nous ne sommes pas encore très en jambes parce que ça fait longtemps qu’on a arrêté. Mais avec le temps ça viendra pourvu que les dirigeants s’entendent, qu’ils se réconcilient pour que le championnat continue. Nous sommes vraiment heureux ce soir  et on prie Dieu que cela ne s’arrête plus».

 

Durand Rock Ayité, milieu défensif de l’As Tonnerres

«  C’est un plaisir qu’on retrouve  même si on n’a pas eu la victoire c’est le début du championnat. On est entrain de mettre notre équipe en place,  le recrutement continu et j’espère que ça payera».

 

 

 

D1: Aspac -Tonnerres 1-0, les portuaires envoient un signal à la concurrence.

  Samedi, dernier  le lancement du championnat national de transition a eu lieu au stade René Pleven d’Akpakpa. L’Aspac champion en 2010, s’est imposé sans grands efforts 1-0 devant Tonnerres. 

Temps ensoleillé, une bonne mobilisation du public qui a juste rempli la tribune officielle même si l’entrée était gratuite. Une pelouse qui aura attendu huit mois de crise pour accueillir un match de championnat nationale de première division. Et pour compléter ce décor qui sentait  « le rachat » des dirigeants, la présence du ministre des sports qui d’ailleurs prononcé un discours solennelle en guise de lancement. On pourrait en retenir ceci «  On a déjà eu un championnat, qui  a été d’un niveau honorable, nous espérons que celui-ci aussi sera à la hauteur » Le défi est bien lancé.

Sur le terrain les joueurs font leurs entrées. Avec à peine quatre semaines de préparation, on ne s’attendait pas à voir un match de grosse facture. Tonnerres, est encore en plein recrutement donc sans véritable homogénéité. C’est l’Aspac qui a logiquement  le plus pris des initiatives même, l’équipe était parfois trop statique. La première occasion du match arrive à la 5e, Hassane Sako , puis Bouraima Moukaila manque de peu , de reprendre un coup franc de Affisou Fayémi. Les portuaires vont se faire peur à la 16e, suite à une perte de balle du défenseur central Hassane  Sako, dans ses 30 mètres. Malheureusement pour les visiteurs, Dieudonné Flacandji n’ira pas loin.

La meilleure occasion de cette période est à mettre à l’actif de l’Aspac une vraie action d’école de football. Tout part d’Hubert Atchègo, dans ses trente mètres, il élimine son vis-à-vis d’un superbe contrôle puis écarte sur Adam Wahidi complètement à droite. Il renverse le jeu  à gauche sur Jonhson Onwuka dans les seize mètres, qui fixe son défenseur et enveloppe le ballon, mais Isaac Nato Ado  sort la parade qu’il faut.

Score nul et vierge à la pause.

A la reprise, les portuaires accentuent leurs dominations même s’ils manquent de fraicheur. Tout comme l’As Tonnerres qui aura tenu le nul jusqu’à la 75e. Wahidi Adam sert Bouraima Moukaila dans la surface de réparation, la défense étant absente, il marque du plat du pied 1-0.

Derrière, Tonnerres n’en pouvait plus et l’Aspac aura gaspillé des occasions de creuser l’écart comme celle d’Adam Wahidi à la 82e, alors Nato Ado était presque battu.

Score finale 1-0, le jeu n’aura pas été fameux mais au delà ça, le simple fait de rependre réjouit déjà.

Géraud Viwami

Equipes alignées

Aspac :

Alignés:

S.Allagbé – V. Fanou, H. Sako, A. Kassa, L. Fousséni- A. Fayémi (V.Adigoun 53e), H. Atchègo, G. Yolou- A. Wahidi, M. Bouraima , J. Onwuka (A.Sakibou 73e).

Non entrés : W. Salami, C. Adjé, D. Bissiriou, M. Assane

As Tonnerres :

Alignés :

  1. A.    Nato- J. Adjavon,C. Chimenzié,G. Amara, R. Kiki, E. Tchibozo (E. Joseph 49e), S. Traoré, D. Flacandji, A. Agbossou (L.Gheteme 49e), D. Ayité, F. Agossou

Non entrés : A. Ismaël, J. Kiki,

 

 

 

 

Talent camp 2011 : 9 académies présentes

 

Elles étaient 9 invitées à cette première édition du « Talent Camp ». Chaque académie aura disputé 3 matches d’une durée de 30 minutes chacun en deux jours.

 Right to Dream (Ghana) ;  Fc Johansen (Ghana), As Racines (Nigeria) ;  Pepsi Academy (Nigeria) ; Ivoire Academie (Côte d’Ivoire); McJeff Fc (Nigeria);  Cds Olufadé (Togo); Liberty Professionals (Ghana); Nero Soccer Academy (Sierra Leone)

Talent camp 2011 : Le Bénin, grand absent

 

Dans ce marché ouest-africain où le Togo était représenté avec l’académie Cds Olufadé, le Bénin est le seul pays du Golfe de Guinée à ne pas être présent pour le tournoi des académies. Selon un membre du comité d’organisation, l’arrêt du championnat et la fermeture du Cifas sont les deux raisons évidentes de cette absence. Ceci aura privé les jeunes béninois d’une opportunité d’exposition de leurs talents et d’une compétition dont le niveau technique était relevé.

On pourra se contenter de la présence durant toute la semaine des deux internationaux béninois Jodel Dossou et Alain Hounsa détectés au tournoi de l’Uemoa.

Talent Camp 2011 : Plus de 400 footballeurs et 40 matches supervisés

 

Lundi mardi, jeudi et vendredi, c’est sur les installations de l’academie Right to dream que se déroulent des parties de football en n’en plus finir. Si lundi et mardi, seuls les recruteurs de Manchester City supervisaient 50 joueurs invités, les 3 autres jours de la semaine, c’est quelques 15 scouts de clubs étrangers qui ont assisté à plus de 40 matches.

Mercredi a été une journée charnière durant laquelle plusieurs clubs ghanéens de différentes divisions ont disputé une demi-heure voire une heure en fonction du planning. Le principe étant de superviser un maximum de joueur. Cette journée qui s’est déroulée au centre des sports Tema aura vu évoluer une première sélection d’african sports management composée de 16 joueurs invités choisis parmi la cinquantaine.

Dans la suite de la semaine, jeudi et vendredi ont donné lieu à une sorte de boulimie du foot ! De 7h à 17h, joueurs, présidents de clubs ou d’académies  et recruteurs se croisent dans une ambiance studieuse devant les envoyés des Celtics Glasgow, Espanyol de Barcelone, le Havre, Young Boys de Berne, Manchester City et d’autres grands clubs européens. Les matches s’enchaînent et ne durent qu’une demi-heure. Un tournoi réservé au moins de 20 ans a vu 9 académies réparties en 3 poules s’opposer durant deux jours. Simultanément, les 50 joueurs invités venus du Liberia, Sénégal, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Tanzanie, Cameroun et du Mali se sont affrontés dans des matches où les équipes sont modifiées chaque jour en fonction des performances.

Evalués sur une base mondiale

Nombreux sont les observateurs et agents de joueurs qui étaient pressés de savoir si leurs joueurs étaient retenus par les recruteurs ou pas. Mais dans ce genre d’opération, les plus grands clubs au monde ont des méthodes dignes des recensements de population ! En effet, selon les informations que nous avons pu glaner à la fin de la semaine, les recruteurs pour la plupart font des fiches sur les joueurs les plus talentueux repérés et vont ensuite comparer les qualités à celles d’autres joueurs repérés dans le monde, en Amérique du Sud par exemple. Ce qui fait que les « heureux élus » de ce « Talent camp » devront attendre une semaine voire deux avant d’être fixés. Chaque club opérant en fonction de ses besoins dans chaque compartiment de jeu, du talent du joueur et du coût de l’opération. Autant de paramètres qui font comprendre que le football mondial est devenu un marché où la sélection du produit est minutieuse et la guerre économique fait rage !

Réalisée entre Old Akradé, Akusé et Tema (Ghana), par Aubay

 

Evénement / « Talent camp », nouveau supermarché du foot africain

 

 

Cette première édition constitue un événement inédit en Afrique de l’Ouest. Dans un univers où seul le football compte, plusieurs acteurs d’horizons différents se sont rencontrés pendant une semaine entière. Un grand supermarché du footballeur africain s’est donc tenu à l’Est du Ghana.

Réalisée entre Old Akradé, Akusé et Tema (Ghana), par Aubay

Le principe du « Talent camp » est d’offrir un espace d’exposition aux jeunes footballeurs des académies et des clubs africains durant une semaine. African sports management pour cette première a essayé de rassembler le maximum de pôles de qualité. Et en la matière, Right to dream football academy au Ghana, le Diambar’s du Sénégal, Ivoire Academie ou encore Liberty du Ghana et Pepsi du Nigeria font office d’exemple en matière formation. La qualité est donc le premier aspect important du casting. Le Ghana, comme pôle d’excellence en matière de football d’une part,  et du fait des activités de la structure organisatrice, African football management, d’autre part,  s’y prête bien.

 

Talent camp 2011/ 3e journée : 15 recruteurs en quête de la perle rare

 Tard dans la nuit du mardi, quelques joueurs sont réveillés par Hanson Parker : surprise, le lendemain matin, il faudra aller à Tema. Mercredi matin donc, c’est une autre étape qui marque un premier tournant dans ce talent camp 2011.

Le format est différent, l’envergure aussi. 15 recruteurs de plusieurs clubs européens sont assis sous une tente. Une sorte de foire aux joueurs de différentes équipes réserves et de D2 ghanéenne venues d’accra et de Tema va se dérouler toute la matinée et une partie de l’après-midi. La sélection d’African sports management aura droit à deux matches de 35 minutes chacun pour l’occasion. C’est un groupe de 16 joueurs parmi lesquels entre autres 3 sénégalais, 2 ivoiriens, 1 camerounais, 1 malien et quelques ghanéens de l’académie Right to Dream. Nos deux béninois sont au repos, comme les deux tiers de l’effectif.

Sur le terrain synthétique, la chaleur va se faire sentir encore plus. Dans ce premier match un peu rude, la sélection va parvenir à inscrire son unique but sur corner juste à la dernière minute de jeu. Le jeune malien finaliste du tournoi de l’Uemoa, Tiécoro Keita a bien servi le défenseur sénégalais Ass Mandaw, vainqueur de la même compétition.

A la reprise, quelques remplacements sont effectués pour affronter le deuxième adversaire de la matinée. L’attaque est plus animée et cette partie se soldera par une victoire de la sélection 2-1. Un attaquant nigérian et un autre sénégalais se distinguent. Les recruteurs passent quelques coups de fil…Ils reverront le même groupe et le reste des joueurs laissés au repos ce jeudi et demain vendredi.

Aubay, A Tema

 

 

Talent Camp2 : Hounsa et Dossou tentent de se distinguer

Devant un public sélect composé de présidents de clubs comme Djoliba du Mali, ou de dirigeants d’académies de football comme Diambar’s du Sénégal venus avec leurs protégés, la deuxième journée du «Talent Camp 2001» se déroule en deux parties.

Aubay, à Akusé (Est du Ghana)

Pour nos deux béninois, l’aventure se poursuit. Jodel Dossou qui dispute le premier match avec son équipe et Alain Hounsa qui est dans la deuxième vague.

Ce mardi après-midi, les « scouts » de Manchester City restent les seuls présents pour superviser en exclusivité les joueurs de leur choix. Dans un premier match plein d’hésitations, Jodel Dossou va se signaler à la 6e minute sur une frappe osée, mais pas cadrée. Un quart d’heure passe, et le béninois va une fois encore être dangereux. Après une belle accélération, Jodel Dossou glisse le ballon en profondeur pour l’avant-centre qui décale à droite. La frappe passe à côté (21e). Dans ce match spécial qui ne durera que 45 minutes, le béninois va beaucoup bouger et tenter de désaxer son vis-à-vis. Il place une frappe-surprise des 30 mètres, mais le ballon est à ras de terre et sans effet sur le gardien de but adverse.

En face, la réaction va suivre avec ce lob de Ballack, jeune avant-centre libérien qui trompe le gardien de but et ouvre ainsi le score (1-0 ; 35e). La réplique de la bande à Dossou est attendue, mais un penalty va intervenir. Le jeune camerounais Baliang transforme (2-0 ; 37e). Sur son côté gauche, Dossou porte le danger dans le camp adverse. Il est stoppé net par un tacle dans les 25 mètres, mais le béninois va revenir très vite. Un crochet pour éliminer son adversaire immédiat et un centre du gauche au premier poteau qui ne trouvera malheureusement pas de preneur (41e). Dossou ! Dans les 18 mètres, il réussit sa belle feinte, mais la frappe enchaînée n’est pas cadrée. Ce sera la dernière action de cette deuxième journée de détection. Jeudi et vendredi seront d’autres jours décisifs avec de nouveaux « scouts » de clubs européens.

De son côté, Alain Hounsa en cette deuxième journée, va livrer son 2e match en défense sur son flanc gauche. Face à deux adversaires il reste sur ses appuis et se dégage (5e). Dans un match qui ne dure que 30 minutes, les actions se multiplient. Sous la pression, Hounsa parvient à éliminer deux adversaires puis relance et fait souffler son équipe acculée (8e). Hounsa a droit à un côté droit adverse très actif, il parvient à réaliser une louche sur son côté en direction de l’avant-centre. Son équipe sous-pression va encaisser un but sur  une frappe des 25m. Le défenseur béninois tente de rester dans le rythme et réussit une belle feinte suivie d’une relance longue de bonne qualité. Son équipe peut souffler. Les passes longues s’enchaînent, toutes aussi précises les unes que les autres  avec une dernière qui provoque un corner puis un coup franc (28e). La partie en restera là pouyr ce deuxième jour de camp.

 

 

« Talent camp 2011 » au Ghana : Deux jeunes béninois supervisés par Manchester City

 

Ils sont venus de partout en Afrique de l’Ouest. Du Ghana, évidemment. Du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Liberia, du Sénégal. Les plus éloignés viennent du Cameroun et de la Tanzanie surtout ! Et puis…du Bénin !

Aubay, à Akusé (Est du Ghana)

Deux joueurs béninois sont présents dans ce camp très select. Leur présence, ils la doivent à leur niveau de jeu affiché au tournoi de l’Uemoa. Jodel Dossou et Alain Hounsa que nous suivrons toute cette semaine.

Arrivés dimanche soir pour la plupart, comme c’est le cas des deux béninois, le groupe a pris ses quartiers à quelques encablures du lac Volta. Des résidences réservées à l’autorité de la rivière Volta et mises à disposition pour l’occasion. Le brassage entre francophones et anglophones  est un peu rude, du fait de la barrière linguistique. Qu’importe ! Sur le terrain, dès la séance du lundi matin, ils devront parler un langage universel compréhensible par les scouts de Manchester City. Dès lundi après-midi, c’est Andrew Farrent, directeur des événements pour le compte de African Sports Management (partenaire privilégié de Manchester City) qui va exposer le programme et les objectifs à la quarantaine de joueurs triés sur le volet.

Quatre équipes sont formées et la priorité ira tout de suite à Manchester City pour les deux premiers jours. Le programme est clair, ce sera le club anglais d’abord et puis l’ensemble des autres scouts.

 

Premiers matches

Quatre équipes se forment aux bons soins d’Andy Farrent avec comme base, la langue afin de faciliter la cohésion des groupes. Jodel Dossou va ainsi se retrouver sur son flanc gauche avec une équipe où figurent des internationaux sénégalais vainqueurs du récent tournoi de l’Uemoa. Dans la même équipe, quelques ivoiriens également. « Jouer comme des personnes intelligents. Ne chercher pas à vous mettre en avant forcément, car ceux qui sont là connaissent le foot ! » La consigne du directeur de l’académie est claire et intervient juste avant l’entrée sur la pelouse. Il lâche en dernier « les consignes sont données à l’arbitre pour que les tacles par derrière soient sanctionnés par des expulsions sans hésitations ». Le but est de protéger chaque joueur venu d’un club.

Sur le terrain, la qualité du jeu est au rendez-vous, es équipes s’équivalent bien et le jeu va vite dans les deux sens. Le béninois Dossou va faire admirer sa qualité de passes et surtout ses accélérations et enfin son altruisme en combinant très bien avec son compère du flanc gauche, arrière latéral. Le milieu excentré des Ecureuils à l’Uemoa prend des initiatives sur les corners ou  encore ce coup franc de la pleine lucarne détournée de peu par le gardien adverse juste avant la pause.

La seconde période est animée et les lignes se desserrent quelque peu. Des individualités ressortent du lot. 3 buts seront marqués, dont deux contre l’équipe de notre Dossou national. 2-1 au finish. Ce n’est qu’un premier match sur 4. Et il va encore falloir marquer les esprits…

 

Encadré

Jodel Dossou parle de la première journée

« Ce lundi matin à l’entraînement, les joueurs étaient tous là, chacun est venu tenter sa chance, essayer d’avoir une opportunité de contrat. Maintenant, cela n’empêche qu’on soit là pour s’entraider…

Cet après-midi, on a vu un bon très bon niveau de jeu. Je pense que cela est dû au fait que les joueurs présents sont la plupart en compétition. Personnellement, je me suis senti très bien et je pense que c’est le bénéfice du tournoi de l’Uemoa que j’ai disputé en début de mois. J’essayerai de tirer mon épingle du jeu ».

Recueillis par Aubay, à Akusé dans l’Est du Ghana

 

 

 

Sessegnon pourrait revenir en France et…à l’OM ?

 

Parce que ses cinq enfants sont toujours en France

Selon la presse anglaise, l’ancien milieu de terrain du PSG Stéphane Sessegnon, aujourd’hui à Sunderland, pourrait déjà quitter son club lors du mercato d’hiver. Un membre du staff du club évoque la situation du Béninois: “Ce n’est pas que Stéphane ou sa femme n’aime pas Wearside. C’est simplement que leurs 5 enfants sont toujours en France. Quand il ne joue pas ou ne s’entraîne pas, il passe tout son temps sur Skype pour parler à sa famille. Nous espérons qu’il trouve une solution bientôt parce Stéphane est un bon garçon”, explique-t-il à The People… Dès lors, selon le tabloïd, Sessegnon pourrait faire son retour dans le championnat de France est principalement à l’OM, où son agent l’aurait proposé… Sessegnon, le bon coup de l’OM au mercato d’hiver?

(Avec Football.fr)

 

Moustapha Hedna, parle du tournoi de l’Uemoa et de la sélection béninoise

Moustapha Hedna, recruteur pour l'As Monaco en France

 

 

Football/ Interview avec un recruteur pour l’As Monaco

 

Il tient à saluer le monde du football béninois et annonce déjà qu’il sera à Cotonou en 2012. En attendant, il jette un œil de spécialiste sur le tournoi de l’Uemoa et l’équipe du Bénin.

 

 

Votre sentiment général après ce tournoi

J’ai raté la première journée parce que je suivais un match en France. J’ai été agréablement surpris par le niveau du tournoi qui est plus que correct. Parce que les conditions de jeu n’étaient pas évidentes avec deux matches par jour sur le même terrain et un état physique pas évident avec des matches chaque deux jours. Malgré tout cela on a pu voir des joueurs de bon niveau.

 

Quelle équipe vous a le plus marqué ?

Le Sénégal, non pas parce que c’était la meilleure équipe qui possédait le plus d’individualités, mais celle qui était le plus organisé. Elle dégageait plus de maturité et d’assurance, elle était régulière et quand il fallait gagner, elle gagne.  De temps en temps, des facteurs externes comme l’arbitrage les ont aidés.

 

Comparons avec les tournois que vous supervisez en Europe, quelle analyse faites-vous du niveau ?

Je pense qu’il y a quelques joueurs qui peuvent évoluer à des niveaux intéressants en Europe. Que ce soit dans le compartiment défensif, au milieu de terrain ou en attaque. Il y a des qualités certaines. Les maliens au départ ont semblé très fort au début, mais plus la compétition avançait, moins les joueurs répondaient présents. Il y a des joueurs que j’ai trouvés intéressants et qui ne seraient pas ridicules en France. Au début d’année j’ai supervisé la Can des moins de 20 ans et je puis dire que le niveau du tournoi de l’Uemoa est bien plus élevé. Après, les joueurs de l’Uemoa sont des seniors et ceux de la Can moins de 20 ans sont jeunes. J’ai repéré quelques camerounais avec un bon niveau.

 

Concernant le mode d’organisation, le rythme des matches que faut-il selon vous améliorer ?

A mon avis c’est déjà une initiative d’organiser un tel tournoi. Ensuite, des équipes qui jouent deux matches par jour sur le même terrain, ce n’est pas évident. Ce tournoi ne devait pas durer une semaine. Il devait s’étaler sur une dizaine de jours pour permettre des phases de récupération entre les matches beaucoup plus importantes afin de produire un meilleur spectacle. Il faudrait aussi régler le problème du stade pour ne pas joueur sur la même pelouse tous les matches en une semaine. La pelouse à un moment donné est abîmée. J’ai été joueur et vous pouvez le croire, le plus important est le terrain de foot. Dans un avenir futur, la prochaine édition serait sur 10 jours avec deux stades par exemple.

 

Si le club de Monaco a mis des moyens pour vous faire superviser un tel tournoi, avez-vous une assurance de retour sur investissement ?

Là je ne devais pas venir, mais finalement le club m’a envoyé. J’ai vu un joueur qui est très intéressant et dans un proche avenir il pourrait venir chez nous.

 

Le Bénin à présent, qu’en avez-vous pensé ?

C’est vrai que le Bénin au prime abord n’est pas une grande nation du foot africain. On se dit que c’est comme la Guinée-Bissau et qu’on ne va pas trop faire attention. Mais nous en France on a des repères sur le Bénin comme Sessègnon et puis le jeune Adénon qui est au Mans. Après, moi j’ai vu l’équipe du bénin qui n’a pas eu trop de chance à chaque fois. Mais j’ai vu un joueur, le N°12 (Ndlr : Jodel Dossou) qui m’a fait une très forte impression à chaque match, c’est votre attaquant côté gauche. Il a des qualités de percussions et de vitesse et c’est un gamin qui peut avoir une chance au haut niveau. Il m’a fait une très bonne impression.

Réalisée par Aubay à Dakar

 

 

 

 

 

Uemoa/ Abraham Quenum : «J’ai beaucoup appris sur le comportement du public et le style d’animation»

 

Tournoi de l’Uemoa côté tribune

 

Abraham Quenum, responsable logistique et hébergement au sein de l’Union nationale des associations de supporters était au tournoi de l’Uemoa pour soutenir les Ecureuils. Il jette ici un regard sur le rôle des supporters et l’autonomie tant espérée des associations vis-à-vis  de l’Etat.

 

Réalisée à Dakar par Aubay

 

 

Abraham Quenum, que faites-vous tout seul à Dakar dans ce tournoi de l’Uemoa ?

Première chose, je suis venu voir des partenaires. Deuxième chose, je représente l’Union nationale des associations de supporters qui a décidé d’être présente à chaque fois que les Ecureuils se produisent. Je suis donc là dans ce cadre.

 

 

Quel a été votre rôle auprès de cette équipe nationale en tant que membre du bureau de l’Unas ?

Mon rôle a été à chaque match d’aller à l’hôtel des Ecureuils ou dans le vestiaire pour les encourager à défendre vaillamment notre drapeau national et que nous sommes à leurs côtés pour les soutenir.

 

Qu’avez-vous pensé du niveau global des Ecureuils dans cette compétition ?

En tant que supporter, j’ai constaté qu’il n’y a pas eu trop d’engouement comme au Bénin ou au Niger.  Par contre, personnellement, j’ai beaucoup appris sur le comportement général du public populaire. Le style d’animation est différent et une fois au Bénin je verrais quoi faire avec notre bureau directeur.

 

L’équipe béninoise, selon vous, n’a-t-elle pas manqué de soutien ?

Pas trop à mon avis parce que c’est une équipe qui mentalement est forte et se savait loin de ses bases. Loin de toute pression, les sélections béninoises s’expriment bien à l’extérieur quand elles se préparent bien. Ensuite, l’absence de championnat a enlevé une certaine pression du résultat aux joueurs.  Le but était surtout de participer sans être ridicule. Enfin, le ministre des sports était là en début de tournoi, et la conseillère technique aux sports durant toute la semaine de compétition. L’équipe n’était donc pas seule.

 

Faut-il nécessairement que l’Etat finance le voyage des supporters avant qu’ils ne se décident à voyager quand la sélection nationale joue à l’étranger?

A l’étape actuelle, tant que les associations n’auront pas des objectifs précis, on va balbutier et attendre le gouvernement. Par exemple, le ministre Modeste Kérékou avait tenté une approche de solution afin que les associations soient représentées dans la délégation officielle à chaque voyage. Mais la vraie solution est que les associations de supporters soient autonomes.

 

 

 

 

La communauté béninoise ne savait pas que sa sélection nationale venait à Dakar !

 Interview avec Géraldo Gagnon, ancien footballeur béninois résident à Dakar

 

Il a fait sa classe dans le football et aura disputé deux saisons avec l’équipe de Tonnerres Fc de Bohicon en D1 au Bénin avant de filer au Sénégal. Géraldo Gagnon était un des rares béninois que nous avons croisés dans les tribunes du Stade Léopold Sedar Senghor de Dakar. Il évoque le football béninois.

 

Par Aubay à Dakar

 

Que pensez-vous de la prestation des Ecureuils au tournoi de l’Uemoa ?

Effectivement j’ai suivi la sélection béninoise dans ce tournoi. On a senti que nos joueurs n’étaient pas en jambes. Ils ont essayé de se débattre physiquement, mais le collectif n’y était pas. J’ai vu quelques individualités comme Jodel Dossou, Junior Salomon et Alain Hounsa. Mais le niveau n’était pas ce qu’il devrait être. Cela montre que le pays n’a pas de championnat.

 

Vous avez vu l’équipe des Lions du Sénégal jouer cette année contre le Cameroun dans les éliminatoires. Quelle analyse faites-vous par rapport au Bénin ?

Ce n’est pas comparable ! Le Sénégal a un championnat professionnel bien animé et régulier. Il y a beaucoup d’étrangers comme des maliens, burkinabè, ivoiriens. Les clubs travaillent beaucoup plus qu’au Bénin. Après, quand vous voyez l’équipe sénégalaise au tournoi de l’Uemoa, elle est plus forte parce que composée de joueurs mieux préparés avec un meilleur collectif. C’est des joueurs qui sont ensemble depuis 3 à 4 ans et il y a eu juste quelques changements d’une année à l’autre. C’est à peu près la même équipe qui était à Cotonou en 2009 et a remporté le tournoi.

 

Pour les béninois qui vivent au Sénégal, qui sont les meilleurs dans l’équipe nationale A ?

Ici quand on pose la question, le premier nom qui sort, c’est Sessègnon ! Ensuite, il y a Razak Omotoyossi, pas autant que Sessègnon, après il y a Adénon.

 

La communauté béninoise et le football, comment ça se passe ?

La communauté béninoise ne s’active pas trop dans le football. Même les étudiants ne s’intéressent pas trop au foot quand il s’agit de jouer entre communautés. Ils estiment qu’ils ne sont pas là pour le foot, mais pour les études. C’est dans ce sens là que même quand l’équipe nationale arrive dans le cadre du tournoi de l’Uemoa, elle n’est pas soutenue. Les gens se disent que la délégation n’aura rien à donner à la communauté.

 

On n’a pas vu un seul drapeau béninois dans les tribunes, malgré la forte communauté béninoise ici…

Posez-vous la question de savoir si la communauté béninoise est au courant de cela. On n’a eu aucun communiqué. Même au niveau du consulat il n’y a rien eu. J’ai eu l’information par une personne qui ne savait rien du programme et c’est à l’ouverture que je suis venu découvrir qu’effectivement l’équipe béninoise était là au stade. Dans ce cas, que voulez-vous ? On ne peut se décarcasser pour ce qu’on ne connaît pas !

 

Vous regretter cette situation ?

Amèrement. Parce que le Bénin est une nation et si les enfants de cette nation ne se manifestent pas dans ce genre de situation, c’est qu’il y a un problème et j’en suis désolé.

Uemoa / Le Mali bat le Bénin 1-0 et se hisse en finale face au Sénégal

 

Les Ecureuils ont eu plus d’occasions, mais le réalisme était malien ce vendredi à Dakar. 1-0 au finish et le Mali s’offre une finale face au sénégal dimanche prochain.

De Dakar, Aubay

Mauvais timing, les joueurs s’échauffent à nouveau en maillot avec des ballons chaque équipe dans son camp, en attendant que l’heure ne sonne.

Le Niger joue au même moment au stade de Pikine face à la Guinée Bissau. Le Bénin est premier du groupe, mais les écarts sont serrés et une victoire reste plus certaine si l’équipe d’Edmé Codjo veut passer en finale.

Le Bénin engage et Louté va obtenir une première faute. Dossou à la lutte laisse le ballon pour Lanignan qui frappe. Cadré mais le gardien capte. Dossou se signal à son ancien coéquipier des Requins, Drissa Traoré. Faute signalée (2e)

Petites combinaisons Louté-Lazadi, le ballon finit en touche. Les Ecureuils cherchent leurs marques. (3e)

Petites combinaisons Louté-Lazadi, le ballon finit en touche. Les Ecureuils cherchent leurs marques. (3e)

La tension est perceptible de chaque côté, les joueurs ont beaucoup de déchets techniques. (6e)

Louté très actif dans ce début de match obtient un corner, le premier de la partie. (8e) Mal tiré au premier poteau.

Beaucoup de fautes dans ce début de match des deux côtés avec une équipe malienne plus rugueuse.  (13e).

But pour le Mali ! Un dégagement venu de la défense, un rebond laissé par Salomon et Ousmane Cissé des 25 mètres bat Valère Amoussou. (14e ; 0-1).

La réplique béninoise sur corner ne donne rien. Les Ecureuils se précipitent quelque peu à l’image de Lazadi qui bute deux fois sur un même défenseur qui stoppe ses passes vers Louté. (16e)

Louté décale Mama qui frappe des 20 mètres. C’est à côté.

Lanignan et Dossou combinent et servent Louté qui tombe avant de donner la passe en profondeur. (17e).

Mésentente entre Amoussou et Barazé. Le défenseur dégage et peut râler, le gardien était trop loin de l’action et n’est pas vite sorti. (19e)

Salomon et Barazé pris de court par le buteur malien du jour, concède le corner. Ils jouent avec le feu à force de ne pas savoir qui doit aller au marquage le premier.

Coup franc pour le Bénin sur la ligne médiane. Salomon tire, la défense repousse. Sur Mama qui sert Gozo. La frappe de ce dernier est cadrée, mais ne peut faire mouche. (22e).

Mama récupère et relance très rapidement. Jodel Dossou dans les 25 mètres place sa frappe. C’est à côté. (25e).

Petits errements de Lanignan qui joue avec le milieu de terrain pendant que Jodel Dossou attendait le ballon (27e).

Trop de longues passes sans précision côté béninois. Du coup, les Ecureuils courent beaucoup derrière le ballon.

Salomon jette le ballon vers le gardien de but…c’est bien dommage. Les bons étant rares côté béninois. (32e).

Coup franc pour le Mali dans l’angle des 16 mètres après une faute de Nabil Yarou. ça peut être dangereux.

Coup franc pour le Mali dans l’angle des 16 mètres après une faute de Nabil Yarou. ça peut être dangereux. (35e). Le mur repousse et Dossou a une occasion de contre, mais la passe vers Louté est trop longue.

Trop de fautes d’Isaac Louté dans ce match. (38e). Le temps passe et les Ecureuils sont plus ou moins dans le tempo, mais avec beaucoup de déchets techniques (39e).

Centre de Louté vers la surface de réparation. Lanigan au duel n’y arrive pas face au défenseur malien. (41e).

Yarou manque un retourné et Tiécoro Keita va partir seul dans la surface avant d’être rattrapé par Salomon qui cause un corner qui en donner un autre. (42e).

  Mama après un rude contact semble amoché. Les Ecureuils restent à 10 pour le moment en attendant l’entrée effective de Coréa. (44e).

seconde période

Les Ecureuils obtiennent un bon coup franc. Gozo tire en force. Salomon et Louté manquent de peu leur duel aérien. (46e).

Deux changements côté béninois avec Fassassi et Bessan qui vont rentrer. Lanignan et Fousséni sortent.

Dossou balle au pied reste toujours aussi dangereux,  mais la défense malienne veille aux grains. (51e).

Fassassi choisit de tirer, c’est au-dessus (51e).

Dossou balle au pied reste toujours aussi dangereux,  mais la défense malienne veille aux grains. (51e). Fassassi choisit de tirer, c’est au-dessus (51e).

Les Ecureuils semblent avoir une meilleure emprise sur le jeu depuis la reprise. (56e).

Fassassi à l’entrée des 16 mètres manque de concentration dans le jeu et c’est dommage (58e).

Tête malienne ! Sans danger pour Amoussou (59e). Bessan manque de lucidité et perd son ballon devant le gardien adverse (61e).

Amoussou se couche bien sur ce centre malien et relance proprement. Fassassi va obtenir un corner. (62e). Jodel Dossou tire au second poteau pour Salomon qui va devoir concéder la touche et empêcher la relance malienne…

Jacques Bessan rate sa remise et gâche l’offensive béninoise. La suite est favorable pourtangt avec un belle série de passes et ce centre de Bessan pour Gozo qui glisse et envoie le ballon dans les airs. Les Ecureuils se tiennent la tête. (65e).

Fassassi place un centre-tir, sans souci pour Soumaïla Diakité. (70e). Long ballon de Coréa vers Bessan qui obtient une touche sans suite. Les maliens déjouent, mais les Ecureuils n’en profitent pas.

Jodel Dossou ballade avec deux maliens et obtient un corner précieux. Il tire au premier, c’est repoussé. (73e).

Dernier quart d’heure

Barazé va en rajouter une couche aux déchets techniques avec cette rétropasse vicieuse vers Valère Amoussou qui dégage en catastrophe. (77e).

Jodel Dossou tourne sur lui-même et frappe dans un trou de souris, c’est directement sur Soumaïla Diakité. (79e).

Fassassi tente de trouver Jodel Dossou sur l’autre flanc. C’est raté, le ballon file en sirtie de but. Les maliens vont contraindre Amoussou à dégager son camp. (84e).

Coup franc pour le Bénin. Gozo va jeter le ballon au-dessus des buts adverses. (86e). Tout le monde attendait le ballon dans les 16 mètres.

Coup franc pour le Bénin. Gozo va jeter le ballon au-dessus des buts adverses. (86e). Tout le monde attendait le ballon dans les 16 mètres.

Dossou ! Il frappe, c’est contré, Louté temporise, mais tire sur le gardien, sans danger ! (87e ). Occasion de finale manquée…

3 minutes de temps additionnel

De longs ballons côté béninois et même une faute de main de Louté. Coup franc pour Alain Hounsa sur le flanc droit. C’est la dernière chance du Bénin.

Tête de Salomon et cafouillage puis frappe stoppée par le gardien malien.

Dernier coup franc malien sur Amoussou ! C’est capté. Fin du match

Sénégal – Mali en finale.

Uemoa : Le Sénégal en finale

 

C’est fini dans le groupe A! Le sénégal jeudi en deuxième heure s’est hissé en finale après un nul sans relief face au Burkina Faso (0-0).

 Togo- Côte d’Ivoire 2-0 (Kondo ArimiYaou 15e et Segbefia 87e).

Classement

Senegal 7 pts + 4

Burkina Faso 5 pts + 2

Togo 3 pts -3

Cote d’Ivoire 1 pt -3