Uemoa : sélectioneur et joueurs parlent du match nul face au Niger

 

 

Edmé Codjo, sélectionneur

 

Suis déçu, car on les a bien contrés. Il fallait jouer haut pour les empêcher de jouer. Mais j’ai senti tout de suite qu’avant la mi-temps les joueurs voulaient gérer l’avantage au score alors qu’il fallait tuer le match en même temps. Parce que le Niger s’était annoncé comme grand favori et le fait de les surprendre de par notre principe de jeu les a surpris. Ensuite, il y a ce geste naïf sur un adversaire qui n’était pas du tout dangereux dans notre camp. Tout cela est dû au manque de compétition. Il va falloir gérer la récupération.

 

Valère Amoussou, capitaine

Il nous a manqué de la concentration vers la fin du match. Une petite erreur et on la paye cash. Mais on peut aller très loin si on se concentre et on joue la solidarité. On a eu un maytch nul et il nous faut 2 victoires pour aller plus loin.

 

Salomon Junior, défenseur

On mène 1-0 et après le penalty égalisateur on n’a pas d’autres occasions. On pouvait gagner, mais c’est le football. En principe un nul avec le vainqueur en titre, c’est bien. Il va falloir penser au deuxième match.

de Dakar, Aubay

Tournoi de l’Uemoa : Bénin- Niger 1-1

 

le onze béninois : Valère Amoussou; Fanou vincent, Junior Salomon, Seidou barazé; Alain Hounsa; Fabrice Gozo, Mama Seibou; Jodel Dossou, Lazadi Fousséni, Isaac Louté, Lanignan Gbenga.

1ere journée – Groupe B

Face au Niger : Un nul  1-1 et quelques regrets pour les Ecureuils

Louté Isaac marque à la 27e minute, Mossi Moussa Issa répond sur penalty en seconde période match nul 1-1 pour le Bénin en début de compétition.

Aubay

Valère Amoussou, capitaine choisit un camp. Le Niger engage et tente de construire avec son arrière-base. Deux interventions aériennes de Salomon rassurent les siens (2e).

Le Niger tente de partir après une perte de balle de Lazadi, mais Hounsa veille aux grains et sert Amoussou (3e). Première offensive de Lazadi qui obtient un corner. Louté va tirer au premier poteau. Chaude alerte, deuxième corner, puis un troisième et puis rien…(4e). Jodel Dossou s’illustre à gauche, mais le centre est capté sans problème par Alzouma Moussa (5e). Lanignan décalé par Louté frappe des 20 mètres. C’est cadré, pas puissant. Alzouma Moussa capte (8e).

Les 10 premières minutes sont béninoises, mais le Niger paraît très serein. Mama va s’extirper de sa base pour pousser l’arrière-droit nigérien à la touche.

Les lignes défensives béninoises sont en place et c’est tactiquement bien joué pour l’instant. Mama Seïbou servi par Lanignan tente d’accélérer, mais il est contré par un nigérien. Sortie de but (14e). Alain Hounsa s’élève très haut et repousse le ballon de la tête vers Louté qui perd son duel (15e). Barazé sert Louté sur le côté, mais le centre de l’attaquant est raté. Jodel Dossou hésite, mais finit par faire le bon appel dans le dos de l’arrière-droit nigérien qui met le ballon en corner (17e). Bon jaillissement de Hounsa suivi quelques secondes plus tard par la bonne intervention de Salomon Junior. Lanignan se joue de Issiakou et place une belle frappe à l’entrée des 16 mètres ! Moussa se détend, mais le ballon n’est pas dans le cadre ! (19e).

Jodel Dossou tente de surprendre Moussa des 25 mètres. C’est cadré, mais pas inquiétant pour le Niger (22e). Jodel Dossou accélère et sert Lanignan sur le côté. Ce dernier laisse sur place son poursuivant et centre pour Louté qui reprend du gauche, c’est hors du cadre ! (23e).

Louté marque 1-0

Mama Seïbou tente sa chance de très loin en voyant Moussa hors de ses buts. Le ballon est largement à côté…(25e). Les Ecureuils sans prendre de risques sont en train de maîtriser leurs adversaires  dans cette première période. Mais le Niger tente de réagir sur ce raid de Abdoulaye Ousmane. C’est contré ! Le Bénin enchaîne avec Hounsa qui centre pour Lanignan qui se rate, mais Louté opportuniste et seul au second poteau va glisser le ballon au fond ! (27e)

Jodel Dossou servi par Gozo efface deux adversaires mais manque de lucidité dans sa passe. Dommage (28e). Lanignan servi par Dossou va tenter de centrer, mais il écrase sa passe…Chaude alerte sur les buts de Valère Amoussou devancé par Barazé qui let en corner (31e) Le corner donne un contre pour le Bénin, mais la transversale de Dossou ne parvient pas jusqu’à Lazadi. Barazé rate son dégagement avec un adversaire dans le dos, c’est un avertissement sans frais, mais le même va revenir avec quelques rebonds lâchés, sans frais toujours (36e). Fanou provoque et centre au second poteau pour Lanignan signalé hors-jeu. C’est peu évident. Hounsa fait admirer à nouveau sa détente verticale par deux fois (40e). Le Bénin reste solide derrière. Vincent Fanou se perd complètement dans son replacement et contre le ballon qui profite à Ousmane. Le centre en retrait de ce dernier file heureusement droit vers Amoussou (42e). Le Bénin lève le pied et le Niger tente d’en profiter, mais sans succès (44e). Fanou s’oublie et s’aligne mal. Salomon avec un adversaire dans le dos va commettre la faute en revenant sur ce dernier. Coup franc dans les 18 mètres pour le Niger. Dans le mur (45e). Jodel Dossou fait son festival à gauche et centre sur Louté. Le ballon va arriver sur Lazadi qui plante son vis-à-vis, mais centre mal…(45+2) On restera dessus. Mi-temps.

Le Niger égalise sur pénalty par Mossi Moussa…

Le Bénin engage et reste présent dans les duels aériens avec Barazé qui s’élève deux fois en une minute (46e). Louté tente de récupérer un ballon difficile et se fait tacler. Le coup franc est loin et va donner des hésitations côté béninois. Le ballon finira dans le camp des Ecureuils avec Amoussou qui plonge bien (49e). Le Niger va mettre la pression et obtenir un coup franc des 35 mètres dégagé par Salomon. Dossou est astucieux sur ce coup en servant Lanignan sur le côté. Ce dernier remise sur Gozo dont le centre est manqué. Le jeu va vite. Et Barazé se troue devant l’avant-centre nigérien. Salomon se place bien et ferme l’angle. La frappe nigérienne finit dans les bras d’Amoussou (51e). Le Mena pousse et obtient un corner, puis une touche pour mieux assiéger les buts béninois. Hounsa va écarter plusieurs fois le danger, mais les touches s’enchaînent (53e). Les nigériens réclament une faute de main dans la surface. L’arbitre Amina Fall  ne bronche pas. Le Bénin s’offre un contre qui est conclu par un centre de Fanou pour Louté qui reprend du gauche. Ça frôle la transversale de Alzouma qui capte bien (53e).

Combinaison nigérienne dans une défense béninoise absente. Mais la frappe de Ousmane est largement au-dessus. Le Bénin respire (56e). Lazadi Fousséni tente un raid à droite et obtient un corner. Occasion nigérienne avec une belle tête captée par Amoussou (63e). Lanignan sans solution sur le flanc droit parvient quand même à centre. Sans problème pour Almouza (65e).

Hounsa sauve à nouveau un ballon adverse. Le Niger pousse et va contraindre Amoussou à sortir dans les pieds de Ousmane (68e). une faute de Salomon va donner au Niger un coup franc dangereux. La reprise de la tête au-dessus des buts de Valère Amoussou (70e).

Une offensive anodine nigérienne va provoquer un penalty ! Fanou crochète son vis-à-vis dans la surface. Faute bête sur un adversaire de dos. Mossi Moussa issa le nouvel entrant marque ! (1-1 ; 70e). Fassassi entre et va réussir à centre au second poteau sur la tête de Bessan. Faute sur le gardien.

Les Ecureuils sont sous pression, mais parviennent à sortir le ballon pour une offensive de Lazadi qui centre pour personne dans la surface (74e).

Quelques petits coups francs pour le Niger, sans conséquence pour le Bénin (77e). Le Bénin se procure un coup franc qui va occasionner une faute sur le gardien Almouza. Il reste au sol. Le jeu reprend avec le ballon pour le Niger.le rythme a baissé. Le Bénin semble avoir pris un coup avec ce but. Capitaine Amoussou effectue une belle sortie sur ce centre nigérien (80e).

Jacques Bessan sur le flanc droit tente de partir, mais il est stoppé par un adversaire. C’est une touche béninoise qui va occasionner un coup franc intéressant à l’angle de la surface de réparation (85e). Louté tire, mais au-dessus. Hounsa quelques secondes après va avoir du mal à centrer. (86e).

Fanou se rachète bien sur ce coup et protège le ballon pour Amoussou (89e).

Score final 1-1. EdméCodjo met les mains aux genous.

Les changements

Niger

Mamoudou moussa sort, Mossi Moussa Issa entre. (59e)

Mouminou Boua sort, Toudjani Yacouba entre 78e

Bénin

Jodel Dossou sort, Jacques Bessan entre (60e).

71e Lanignan sort, Fassassi entre

Uemoa 2011: Le Mena futur caniste face aux Ecureuils « Chômeurs »


Les Ecureuils locaux affronte le Mena cet-après midi pour le compte de leur première sortie au tournoi de l’Uemoa qui a démarré hier à Dakar. Une rencontre aux enjeux diverses.


Affiche de la finale de l’année dernière à  Niamey, ce match Bénin-Niger promet malgré tout.  Entre une équipe du Niger qui pense à sa CAN et des Ecureuils au chômage depuis neuf mois.

La première raison est tout simple, le Niger va disputer dans moins de trois sa première Coupe d’Afrique des Nations. Les joueurs présents à Dakar étant la charpente de l’équipe  A elle-même le Mena ne sera pas là pour rigoler. La préparation a  déjà commencé ! Encore que les émissaires Gabonais, Tunisiens et Marocains devraient faire un tour à Dakar pour espionner leur futur adversaire. Champion en titre le Niger a donc tout à prouver.

Pour le Bénin, Les Ecureuils locaux comme l’a dit  Edmé Codjo « joueront leurs chances à fond » Sur le plan collectif, le Bénin ne sera pas aussi extraordinaire que son adversaire. Ça c’est sure.  Les joueurs étant sans compétition depuis neuf mois. Ils manqueront de fraicheur physique. On comptera donc sur les exploits individuels.

Louté , Salomon, Barazé , Fassassi , et Coréa l’expérience comptera !

Isaac Louté, auteur de deux buts lors du dernier tournoi à Niamey,  représente la première arme béninoise, même s’il n’est pas dans une grande forme.  Dans son sillage, Djamal Fassassi, auteur d’un superbe but contre les Ivoiriens lors de l’édition dernière, reste un bon joker dans ce tournoi tout comme Cédric Coréa.

En défense, Edmé Codjo alignera, Salomon-Barazé, ce duo qui avait déjà été titulaire lors du tournoi de 2010.  Cette paire sera la tour de contrôle de la base arrière.

Lanignan, Dossou futurs étoiles ?

Le meneur de jeu d’Avrankou, qui compte déjà deux sélections en équipe A, a tout ce qu’il faut pour crever l’écran dans ce tournoi. Techniquement doué, avec une vision de jeu et une qualité de passe presqu’impeccable. Daniel Lanignan Gbenga ne demande que du temps de jeu pour éclore. Edmé Codjo devra compter sur lui.

Il a été rappelé par Edmé Codjo in extrémis, pour ce tournoi, alors qu’il n’était pas dans le groupe de locaux ayant participé aux deux derniers matches des éliminatoires 2012. Jordel Dossou,  l’ailier des Requins de l’Atlantique a été convaincant lors des rencontres amicales livrés à Cotonou, même si c’était des équipes de faibles niveaux. Ce jeune de 19 ans, a tout de même un potentiel insoupçonnable. Dribleur fin et malicieux, avec sa pointe de vitesse et son habilité, il peut causer des problèmes au Nigériens sur son flanc gauche.

Baptème de feu en vue pour Hounsa, Gozo, Mama, Yaro, Naim et Fanou

Sur les vingt joueurs retenus, dix, découvriront le tournoi de l’Uemoa. Un baptême de feu en vue donc pour eux. Alain Hounsa sera logiquement aligné sur le coté gauche de la défense. Quant à Brice Gozo, il a tout les chances de conserver son poste de  milieu défensif. Afissou Fayémi, le gaucher de l’Aspac ainsi son ex-capitaine Vincent Fanou, Seibou Mama et Djibril Naim les jeunes internationaux cadets surclassés, Nabil Yaro le défenseur discret de Tanéka Fc et le rugueux, Guy Akpagba des Dragons,  peuvent eux-aussi grappiller du temps de jeu.

Seul Edmé Codjo a ses cartes en main. Il devra surtout opérer un choix difficile entre trois gardiens de buts qui se valent bien. Entre Saturnin Allagbé de l’Aspac, Ludovic Alla des Mambas Noirs, et Valère Amoussou du Mogas.

Géraud Viwami

Transfert/Exclu: Christian Kotchoni signe à Al Nadha (Oman)


L’attaquant international Béninois, Christian Akandé Kotchoni  vient de s’engager en première division Omanais avec le club d’Al Nadha.


Christian Akandé Kotchoni, a trouvé un  point de chute pour relancer sa carrière. Le géant  (1.95m) attaquant de 23 ans s’est engagé avec le club omanis d’Al Nadha. Il découvrira la première division omanaise, Oman Mobile League, ainsi que la ligue des champions asiatique la saison prochaine, compétition pour laquelle le club s’est qualifié.

Al Nadha avait été champion d’Oman en 2009 et le club de phare de la capitale Omanaise, Mascate.

Christian Kotchoni sera le deuxième béninois à découvrir ce championnat, dans le golf, après Seidath Tchomogo qui évolue à Al Ourouba.

Christian Kotchoni, avait débuté sa carrière en 2006 aux Cheminots, avant de s’exiler très tôt à Denizlispor, en première division Turque en 2007-2008. Il dispute la saison suivante à Kartalspor en deuxième division turque. Affaibli sérieusement par les blessures. Ce natif de Parakou est rentré au pays pour se relancer. Il a signé aux Requins de l’Atlantique en 2009. Sa première saison est quasi-parfaite, il forme avec Yaovi Bézo , le duo le plus prolifique de la Moov ligue 1. Kotchoni avait fini la saison avec 13 buts en 16 matches joués.  Mais il va rechuter à nouveau, durant de long mois avant de retrouver la compétition contre le Mogas il y a environ un an.  Avant l’arrêt du championnat local, il comptait un seul but inscrit en cinq  apparitions.

Sur ce lien vidéo vous pouvez voir son dernier inscrit sous les couleurs des  Requins de l’Atlantique.

Géraud Viwami


Sessegnon encore décisif avec Sunderland

Il faut bien croire que Sessegnon a enfin pris la mesure de sa portée sur le jeu des blacks cats. On n’a plus le meneur de jeu des écureuils aussi décisif et constant en club depuis…sa premère saison au PSG. Après avoir marqué et fait marquer pour une victoire finale 0 – 2 face à Bolton, S² a confirmé tout le potentiel que son coach Steeve Bruce trouvait en lui en gratifiant la premier league d’une prestation ausi semblable ce weekend face à Aston Villa mené par son attaque tout feu tout flamme composé de Darrent Bent et Agbonlahor.

Résultat, crochet à l’entrée des 18 yards, puis passe lumineuse pour un but de Connor Wickam, avant de permettre à Sunderland de revenir au score….d’une tête hors de portée de Shay Given s’il vous plait en fin de match. Les images parlent d’elles même.

Can 2013 : Ethiopie – Bénin, pour le premier tour des éliminatoires

Les rencontres éliminatoires de la CAN Orange 2013 sont connues. Deux tours préliminaires permettront aux équipes qualifiées de disputer un barrage contre les équipes qualifiées à la CAN Orange 2012.  

Les équipes qualifiées disputeront un tour de barrage contre les équipes qui auront disputé la CAN Orange 2012. Les quinze équipes seront qualifiées pour la CAN Orange 2013 où elles retrouveront l’Afrique du Sud, pays organisateur.  Les rencontres se disputeront en septembre et octobre 2012.

En clair, le Bénin aura 4 matches à disputer pour se qualifier. 4 finales donc!

Les rencontres :

Tour préliminaire :
Seychelles – Swaziland
Sao Tome/Principe – Lesotho

Premier tour :
Ethiopie – Bénin
Rwanda – Nigeria
Congo – Ouganda
Burundi – Zimbabwe
Algérie – Gambie
Kenya – Togo
Sao Tome/Principe ou Lesotho – Sierra Leone
Guinée Bissau – Cameroun
Tchad – Malawi
Seychelles ou Swaziland – RD Congo
Tanzanie – Mozambique
Centrafrique – Egypte
Madagascar – Cap Vert
Liberia – Namibie

Uemoa : la sélection béninoise à Dakar

 

Ce samedi soir, veille de l’ouverture, les ecureuils ont rallié l’Hôtel Ndiambour où ils rejoignent les Eléphants de Côte d’Ivoire. le groupe concocté par Edmé Codjo aura une journée pleine de récupération avant de défier le Niger, favori de la compétition le lundi.

Le programme de la première journée

dimanche 16h00 (Gmt) : Côte d’Ivoire – Burkina

Ce n’est pas encore la Can! mais le tirage au sort replace les deux équipes dans un contexte particulier à travers ce match d’ouverture!

dimanche 18h00 (gmt) : Sénégal – Togo

L’autre favori du tournoi, hôte de la compétition et fort de ses deux finales, les Lions locaux tenteront de faire honneur à leur peuple d’entrée.

Lundi 16h (gmt) Niger – Bénin

L’affiche finale de l’an dernier est devenue le match le plus attendu du groupe B. Le Bénin en crise, essayera de faire oublier ses vieux démons face à une équioe nigérienne déjà en préparation pour la Can. Le Tirage au sort ayant choisi le Gabon, La Tunisue et le Maroc pour le Mena, l’heure n’est plus à la ballade!

Lundi 18h (gmt) : Mali – Guinée Bissau

Les aiglons tenteront de se faire un nom, car en vue de la Can, quekques places pourraient être en jeu chez les grands! Face à une équipe bissau-guinéenne en général dernière de la compétition depuis 4 ans, le Mali n’a pas droit au faux-pas en attendant les deux coriaces du groupe B.

Interview avec Edmé Codjo, sélectionneur national: « Nous allons jouer notre carte à fond et essayer de créer la surprise »

Edmé Codjo à la veille du départ des Ecureuils pour le tournoi de l’Uemoa nous décrypte sa sélection et parle de l’impact sur l’avenir.

Réalisée par Aubay

C’est votre première en tant que sélectionneur national, et c’est la 5e fois que le Bénin prend part à la compétition. Quels sont vos objectifs dans ce tournoi ?

Il faut tenir compte des événements et des réalités du moment. Il n’en demeure pas moins que depuis un mois on a forcé le passage en intégrant à la sélection des locaux qui devraient grandir à travers ce tournoi. L’un dans l’autre, ça leur fait quand même deux mois de préparation et deux matches internationaux pour certains. Certains joueurs ont du vécu à un niveau international et ont remplacé dans cette sélection les expatriés qui vivent en Europe.

Nous allons donc à ce tournoi en affrontant d’entrée une équipe du Niger qui joue les premiers rôles au niveau sous-régional et au niveau africain. Avec seulement 3 joueurs en Europe, cette équipe a les arguments.

Quand vous savez que vous jouez le Niger qui est forcément favori, vous jouez comment ? Les contrer ou bien jouer d’égal à égal ?

C’est le terrain qui commande. Maintenant, nous nous préparons à les surprendre. Parce qu’avec les événements qui ont cours dans notre pays, ils sont au courant et tomberont peut-être dans l’excès de confiance. Nous allons donc jouer notre carte à fond et essayé de créer la surprise.

Pensez-vous que vos joueurs restés sans compétition depuis des mois ont les capacités à répéter des efforts chaque 3 jours ?

Je pense que tout se joue dans la gestion de la récupération par chaque joueur. Et ensuite, il faut souhaiter qu’on n’ait pas de pépins physiques. S’ils ont tenu devant le Burundi à Bujumbura et poussé le Rwanda en seconde période, je pense qu’ils peuvent enchaîner les efforts sur le terrain. Tout le travail fait jusque-là est dans ce but et sera combiné avec la récupération là-bas. Il leur faut aussi un bon encadrement médical.

Quand on voit la configuration de votre équipe, quel est le meilleur compartiment ?

Sur les deux matches récents de la sélection, on a vu que la défense tient bon. Mais dans ces matches, nous n’avions pas sur les couloirs des joueurs qui avaient de grosses capacités de pénétration des défenses adverses. Il s’agissait de faire des centres en retrait qui auraient pu perturber l’adversaire et créer des situations. Cette fois-ci, nous avons repéré des garçons qui peuvent le faire, aller vite dans les couloirs et secouer l’adversaire.

Dans 9 mois, le Bénin rentre dans d’autres éliminatoires. Pouvez-vous dire aux Béninois que demain sera meilleur qu’hier ?

Demain sera meilleur si on arrivait à taire nos malentendus. Les gens sont appelés à cohabiter et devront taire leurs querelles pour qu’on avance. De l’autre côté, ces jeunes locaux béninois, en travaillant régulièrement et en répondant aux rendez-vous des journées Fifa, le moment venu, on aura un groupe plus élargi et plus fourni y compris avec ceux qui sont à l’étranger.

entretien avec Salomon Junior « Le premier match compte beaucoup on jouera pour gagner »

De Ouadougou à Niamey, il a connu tous les tournois de l’Uemoa jusqu’ici. Véribale taulier de l’équipe locale béninoise, et probable capitaine. Junior Salomon, (24 ans, 5 sélections en équipe A) parle aisément d’un tournoi qu’il connait bien. Entretien.

Après la performance de Niamey, le Bénin peut-il rêver d’une nouvelle finale ?
Ce sera un difficile, on espère bien. On est resté sans championnat, on a une poule visiblement difficile. Rien n’est facile mais on peut bien relever le défi.
On remarque dans l’effectif qu’il y a assez de jeunes qui vont vivre une première, l’intégration ?
Tout se passe bien, ils sont jeunes et nouveau on doit les accompagner. Ils vont vivre une première, il faut leur faire confiance et les soutenir.
Le match contre le Niger sera sans aucun doute le plus attendu ?
Pour ce tournoi, c’est un grand match. Jouer le Niger d’entrée, alors qu’ils sont qualifiés pour la Can avec un fort taux de joueurs locaux. On ne les craint pas, nous sommes prêts à tout donner. Le premier match compte beaucoup, on va jouer pour gagner.
Avec les mauvais résultats accumulés par la sélection nationale ces derniers mois, le public attend beaucoup de ce tournoi ?
On a le devoir de faire mieux. Récemment on est en baisse dans les résultats. On veut profiter de ce tournoi pour se réconcilier avec le public. On doit donc tout faire pour livrer un bon tournoi.
Propos recueillis par Géraud Viwami

Alain Hounsa : « Il faut avoir la tête sur les épaules »

 

Il vient juste d’enchainer deux matches internationaux d’affilée avec l’équipe nationale A en  éliminatoires 2012. Alain Hounsa (23 ans, 2 sélections en équipe A) , va connaitre la semaine prochaine son premier tournoi majeur avec  les Ecureuils locaux à Dakar. Il s’est confié à nous juste avant le départ de la troupe.

Après les apparitions, en équipe A,  dans quel état d’esprit allez vous aborder ce tournoi de l’Uemoa ?

Ce sera une vraie première pour moi. C’est une compétition à grand enjeu sous-régional. On affronte le Niger, on avait déjà perdu la finale l’année. On va donner le maximum et pourquoi jouer pour la revanche, même si l’équipe du Niger a beaucoup de qualité.

Ressentez-vous une certaine pression ?

Non, vous savez dans le football, tout va vite, ça peut changer à tout moment. Comme ce qui m’arrive en ce moment. L’essentiel c’est d’avoir la tête sur les épaules et ne pas s’affoler.

Le groupe est-il suffisamment aguerri pour aller loin ?

On reste sans championnat depuis neuf mois. Mais il y a un noyau qui est resté depuis juillet avec le coach Edmé Codjo. Cela peut bien nous être utile. Pourquoi se propulser encore en finale ?

Propos receuillis par Géraud Viwami

Préparation Uemoa :Match nul 3-3 pour des Ecureuils en rodage

 

Cet après-midi au stade de l’Amitié de Kouhounou, les Ecureuils ont livré leur premier match de préparation du tournoi de l’Uemoa qui débute la semaine prochaine. Face à une sélection encadrée par Nourou Bello, c’est un match nul 3-3 qui a sanctionnée la rencontre.

Edmé Codjo a passé en revue une bonne partie de sa troupe. Face à une sélection cotonoise, où on retrouvait quelques joueurs issus de la ligue 1 comme Rodrigue Tito, Akim Oladjidé, Louis Iréké Agonhossou ou encore  Chakirou Abikoyè.

La première occasion, du match sera pour Jacques Bessan, seul au point de pénalty suite à un centre de Lazadi venu de la droite. Mais l’avant-centre tire mollement sur le gardien. Jordel Dossou, bien remuant sur son flanc gauche, crée un pénalty à la 15e minute. Seïdou Barazé en profite pour ouvrir le score 1-0. Les Ecureuils ont la possession mais ils concèdent l’égalisation à la 30eminute. Rodrigue Tito, l’ancien des Requins, devance la sortie de Ludovic Alla et rétablit la parité. Les Ecureuils finiront par concrétiser leur domination sur cette première période à la 37e minute. Bessan marque d’un tir à mi-volée, sur une ouverture de Brice Gozo.

En seconde période, tous les remplaçants sauf, Saturnin Allagbé et Fayèmi Afissou font leur entrée. Edmé Codjo a varié les options aussi bien défensives qu’offensives.

La première alerte de cette période est signée Daniel Gbenga Lanignan. Sa frappe enroulée est renvoyée par le poteau (47e). Les Ecureuils sont moins organisés et seront surpris. Entre la 51e et la 53e Chakirou Abikoyè marque deux fois. D’abord, il égalise sur un joli coup franc des vingt mètres et donne  l’avantage aux siens deux minutes plus tard à bout portant.

Les Ecureuils reviendront dans le match en toute fin de  partie à la 83e minute. Jordel Dossou crée son second pénalty de l’après-midi. Cette fois-ci, c’est Cédric Coréa qui marque. 3-3 score final.

Equipe aligné d’entrée

Alla- Barazé, Salomon, Yaro, Hounsa- Gozo, Seibou, Dossou, Lazadi- Bessan, Lanignan.

 

 

Où est passé Alohoutadé ?

Le sélectionner national adjoint est rare depuis le début du stage. Hier au stade, Edmé Codjo était à nouveau tout seul face à son groupe. Le staff technique est donc réduit au minimum. Ce qui montre bien que le tournoi de l’Uemoa n’est pas un challenge excitant pour tout le monde. Et pourtant, c’est là où se prépare la relève.

Aubay

Edmé Codjo, attend Isaac Louté !

 

Dans moins d’une semaine le Bénin entre lice, dans le cadre du cinquième tournoi de l’Uemoa à Dakar.  Edmé Codjo peaufine sa préparation avec une vingtaine de joueurs locaux. La grosse information est qu’Isaac Louté se fait attendre.

Grande révélation,  de l’édition de Niamey, Isaac Louté  n’a toujours pas rejoint le groupe. L’attaquant de Soleil fait attendre Edmé Codjo qui devrait faire de lui sa pierre angulaire dans son système offensif.

Le reste de l’équipe s’est entrainé dans une bonne ambiance hier après-midi au stade de l’amitié de Kouhounou.  Après quelques exercices offensifs devant les buts et match d’entrainement on peut tirer les conclusions suivantes.

Première remarque : Alla, Allagbé, Amoussou, derniers remparts !

Il y a bien de la concurrence dans les buts, avec le talentueux, Saturnin Allagbé de l’Aspac, Ludovic Alla  de Mambas Noirs, titulaire lors de la dernière édition, et Valère Amoussou du Mogas, titulaire  à Bamako en 2008 et à Cotonou  en 2009.

Seconde remarque : Salomon-Baraze, comme repère

La défense est presque connue. Dans l’axe la paire Junior Salomon-Barazé  Seidou, déjà titulaire à Niamey sera probablement reconduite. A gauche, Alain Hounsa , premier  choix sur les deux derniers matches de la sélection A devrait conserver son statut. A droite, Fousséni Lazadi , aussi titulaire à Niamey, semble prendre son quartier.

Troisième remarque : Gozo la sentinelle !

Dans 4-4-2, classique d’Edmé Codjo, on observe une nette préférence pour un axe central avec deux milieux défensifs. Brice Gozo, international A

 de l’Us de la plage sera la pierre angulaire dans ce secteur. Il pourrait être associé à Seibou Mama, auteur de beaux buts hier à l’entrainement. Ou encore Cédric Corea associé à Fayémi Affissou dans l’équipe d’en face. Sur les cotés, Jordel Dossou, buteur à l’entrainement s’aligne comme un titulaire potentiel à gauche. Pendant qu’à droite Djamal Fassassi, très enthousiaste, hier a été bien actif sur son flanc.

Un meneur recherché ?

Dans ce secteur, Daniel Gbenga Lanignan, se profile comme le futur meneur de cette équipe. En mode, neuf-et-demi derrière  Jacques Bessan, auteur d’un joli but de tête, il a fait preuve d’une touche technique irréprochable, et d’une bonne lecture de jeu.  Thomas Viza et Mohammed Guindo, aligné dans l’équipe d’en face auront leur chance au cas où l’absence d’Isaac Louté sera confirmé.

Aux dernières nouvelles l’équipe devrait disputer un match amical, ce jour à 13 heures au stade de l’Amitié de Kouhounou.

Aubay

Liste des joueurs vus à l’entrainement hier

Gardiens : Valère Amoussou (Mogas), Saturnin Allagbé (Aspac), Ludovic Alla (Mambas Noirs)

Défenseurs : Junior Salomon (Aspac), Lazadi Fousséni ( Aspac), Guy Apkagba (Dragons), Mama Seibou (Cifas-centre), Nabil Yaro (Tanéka), Seidou Barazé (As Tonnerres) , Vincent Fanou (Aspac)

Milieux de terrain : Cédric Corea (Uss Kraké), Brice Gozo (USP), Djamal Fassassi (Uss Kraké), Jordel Dossou (Requins), Alain Hounsa (Uss Kraké) , Afissou Fayémi (Aspac), Djibril Naîm (Cifas-centre).

Attaquants : Daniel Lanignan Gbenga (Avrankou), Jacques Bessan (Soleil), Mohammed Guindo (Onze créateurs), Thomas Viza (Mogas 90)

Préparation du tournoi de l’UEMOA : Côté terrain et côté coulisses

 

 

Le Bénin est toujours surpris par le tournoi de l’Uemoa depuis 4 ans. C’est un paradoxe, mais dans un pays où même le 1er août, notre anniversaire, nous surprend, plus rien n’étonne vraiment ! voici quelques repères sur l’équipe que vous critiquerez ou féliciterez lundi prochain après-midi devant votre télé !

L’équipe en regroupement 

écrit que le sélectionneur a fait bosser son groupe quatre fois sur les 5 derniers jours, toute personne normale pense que l’équipe est prise en charge dans un campement. Seulement voilà, l’argent se fait rare au Bénin, c’est général. La bulle « Ecureuils » dans laquelle on a fait quelques excès en cours d’année est donc à un régime sec ! Résultat : l’équipe béninoise qui affronte le Niger lundi prochain n’aura pas plus de 6 jours de regroupement au pays. C’est un handicap certain, mais bon, avec le magicien Edmé Codjo, on espère toujours un miracle ! Ce mardi, le groupe a enfin pris ses quartiers non loin du stade de l’Amitié.

La guerre des listes est finie

Depuis deux semaines, les listes sont publiées dans la presse pendant que le sélectionneur est à la recherche des hommes-clés de son futur dispositif. C’est bien rigolo dans le Bénin du football enfoncé dans sa crise, rien ne surprend vraiment. Au fil des listes, la bonne est déposée aux autorités.

3 séances à la plage

Edmé Codjo seul face à son défi, peut-être le dernier de son nouveau tour à la tête de la sélection nationale, a décidé de prendre en charge son groupe dès jeudi dernier. Trois jours et 3 séances dans le sable chaud de la plage, accompagné par la brise marine. Pour les joueurs, c’était ce qu’il fallait afin de se remettre dans le rythme. Retard physique à compenser pour footballeur sans championnat depuis 9 mois. Ça, c’est fait.

Doubles inscriptions des clubs aux championnats nationaux : Eternel, Buffles, Soleil et Requins : Qui sont les vrais patrons ?

Qui paye les salaires dans ses clubs ? Qui sont les présidents ? Les 3 questions  méritent une réponse claire pour ne pas avoir à gérer des bagarres sur nos stades.

 

L’histoire est simple, ou presque. La semaine écoulée, la fédération validée par le ministère des sports et présidée par Moucharafou Anjorin a décidé de lancer à nouveau les championnats nationaux de Ligue1 et Ligue2. Bonne nouvelle, les équipes membres du collectif des clubs annoncent leurs intentions de s’inscrire. Seulement voilà, au moment d’aller retirer les fiches d’inscriptions, les présidents de quatre clubs constatent que leurs employés ou des ex-dirigeants sont déjà passés ! Ayant déjà vécu un pareil scénario le 15 avril dernier lors de l’assemblée générale la plus contestée de l’histoire de la fédération, les présidents de clubs décident de ne pas se laisser faire. Ils font le pied de grue et font pression pour recevoir en fin de compte les fiches auprès du Directeur Exécutif Quentin Didavi. Les inscriptions à présent terminées, les doublons sont constatés pour les quatre clubs précités. Que faire ? L’Etat en choisissant de valider une fédération, a promis l’accompagner dans ses actions. Voilà qui est bien beau. Seulement, la paternité des clubs au plan juridique devra être respectée pour éviter de vives tensions en pleine crise.

Aubay

Victoire à Bolton 2-0 : Sessègnon marque et fait marquer, Sunderland souffle

Le bonheur ne vient jamais seul!
Flirtant dangereusement avec la zone de relégation avant cette journée, Sunderland s’est offert une bouffée d’oxygène à la faveur d’une victoire 2-0 sur le terrain de Bolton samedi.
Sur une bonne dynamique depuis les phases de préparation, Sessègnon a montré de l’envie et du talent face à Arsenal lors de la défaite 1-2 le week-end d’avant. Samedi, il a inscrit le premier but et créé le second pour Nicklas Bendtner. Mais avant, le béninois a dû buter à plusieurs reprises sur la défense adverse, sur à la 52e minute où sa frappe est bloquée par le gardien adverse. C’est à l’usure que le béninois aura raison de Bolton sur une belle reprise à la suite d’un corner tiré par Larsson à la 82e minute et sur une passe décisive à la 93e minute.

Le Procureur général maintient Moucharafou Anjorin en prison, l’affaire devant la Cour Suprême

 

 

Ils ont annoncé sa libération, mais il est toujours dans l’attente. Au bout de plus de 2 mois, Moucharafou Anjorin et son avocat se tourneront vers la Cour Suprême pour connaître la suite de la libération provisoire.

Aubay

27 juillet 2011, le juge Opinta prend le monde du foot à contrepied en incarcérant le président de la fédération Moucharafou Anjorin. Le 17 octobre, les médias relayent ce qui est la rumeur de sa libération. Seulement voilà, les arcanes de la justice ne sont pas si faciles à franchir. Voici le point.

Libération retardée, reportée ou annulée? Le président de la Fédération béninoise de football restera indisponible au moins quelques jours encore. Le juge d’instruction Opinta du deuxième cabinet du tribunal de Cotonou a refusé de le libérer sous caution. Mais son avocat, a interjeté appel auprès de la chambre d’accusations. Cette dernière a donné un avis favorable à sa mise en liberté provisoire. Un délai de 72 heures était nécessaire pour le pourvoi en cassation. C’est ce qu’a fait le Procureur Général, chargé de défendre les intérêts de la communauté, en saisissant la Cour Suprême. Dernier recours en la matière pour décider d’une libération provisoire ou pas. A cette étape, c’est le Greffier qui aura à rassembler les différents dossiers comprenant le mémoire de l’avocat de Moucharafou Anjorin pour l’adresser à la Cour Suprême. La haute juridiction étudiera le dossier et décidera si elle casse la mise en liberté provisoire prononcée par la Chambre d’accusations ou si elle valide.

L’autre possibilité reste une nouvelle demande devant le juge Opinta en charge de l’affaire dans un délai d’un mois. Mais ceci reste peu probable au vu du refus de ce dernier il y a quelques jours seulement d’accorder la liberté provisoire.

C’est au bout de ce circuit que Moucharafou Anjorin sera à nouveau disponible pour gérer en dehors de la prison les affaires du football.

La libération du président de la Fédération reconnu par le Gouvernement se joue donc dans les plus hautes sphères de la justice et il va falloir prendre son mal en patience.

Aubay

 

 

 

 

 

 

L’Etat valide le bureau coopté par Moucharafou Anjorin

Didier Aplogan , a donné vendredi dernier , à la salle de conférence de son ministère , une conférence de presse au sujet de la crise qui secoue le football béninois. Le ministère des sports a officiellement annoncé la reconnaissance du bureau d’Anjorin Moucharafou, une décision qui jailli directement du conseil des ministres.


« Nous validons l’assemblée générale du 15 Avril dernier », donc par conséquent le bureau coopté par Anjorin Moucharafou. C’était le principal centre d’intérêt de la conférence donné par Didier Aplogan, qui se prononçait officiellement, pour la première fois  sur la crise qui secoue le football Béninois. Selon le ministre, l’Etat Béninois ne fait que suivre  la décision de la Fifa du 15 Avril dernier. Pour éviter les sanctions au plan international. Il est important de rappeler que la décision a été prise en conseil des ministres en l’absence du président Boni Yayi.

Les efforts de réconciliations continuent !

Le ministre des sports, a également, évoqué les actions entreprises afin d’aboutir à une solution interne entre les deux camps en désaccord.  Mais à en croire le ministre, le camp Attolou, celui des démissionnaires du 15 décembre 2010, n’est toujours pas prêt à aller à la table de négociation avec le camp Anjorin qui est quant à elle  prête à faire des concessions. Didier Aplogan envisage un comité de transition pour les deux années de mandat qui reste au bureau reconnu. Didier Aplogan assure que les efforts de négociations continuent et qu’il espère qu’ils aboutiront.

La décision du Tas, jeté à la poubelle

Pendant longtemps, le public pensait  que la décision du tribunal arbitral sportif , libérerait le foot de ce mal qui le gangrène. Seulement le Tas a certes rendu une décision claire où il a reconnu Attolou en tant président de la fédération béninoise de football. Et lors de la conférence de presse le Dr Cheikh Diop, avocat de Victorien Attolou, a bien rappelé qu’il revenait  aux juridictions béninoises d’entériner le bureau d’Attolou. Mais comme cette décision de droit diversement interprété pour le ministre, la requête étant rejetée pour la forme. Cette décision est donc de nul effet.

Le sort du football béninois réside entre les mains d’un président de fédération en prison, et d’un bureau fédéral qui n’a aucune garantie d’offrir un championnat de qualité au peuple béninois dont le dégoût pour le sport roi s’amplifie à cause de ses dirigeants.

Géraud Viwami

Décision du TAS / L’analyse du camp Attolou aux antipodes de celle du ministère des sports

 

Nous vous proposons l’analyse de la décision du Tas telle que proposée par le camp Attolou. Vous y comprendrez pourquoi l’heure de la négociation semble encore loin d’être venue. L’analyse du camp Attolou, partie au procès – il ne faut pas l’oublier – étant aux antipodes de celle du ministère des sports, qui n’est pas partie au procès.

« En rejetant la demande reconventionnelle de la FIFA tendant à ne pas reconnaître la qualité de représentant de la FBF à Monsieur ATTOLOU Victorien, le Tribunal Arbitral du Sport a décidé qu’il a bel et bien la qualité pour agir pour le compte de la FBF.

S’agissant de la nature de la mesure contestée, les parties se sont opposées vigoureusement devant le TAS.

Pour la FIFA, cette correspondance ne constitue pas un acte décisionnel, justifiant ainsi l’irrecevabilité de l’appel.

Pour la FBF représentée par Monsieur ATTOLOU, au contraire, la correspondance constitue bien un acte décisionnel de non reconnaissance des nouvelles institutions de la FBF. Il ne peut en être autrement, car au regard de la définition donnée par le TAS conformément au droit suisse des associations, cette correspondance a modifié la situation juridique du Comité Exécutif présidé par Monsieur ATTOLOU depuis l’assemblée générale du 4 février 2011.

En réponse, le Ministre par sa correspondance n°0083/MJSL/DC/SGM/ DSE/ SP-C du 08 février 2011 a pris acte de la tenue de l’assemblée générale du 4 février 2011, mais a dit qu’il attend la décision de la FIFA pour opiner.

Dès que le contenu de la lettre du 15 février 2011 est rendu public, le Ministre qui, par une précédente lettre en date du 27 décembre 2010, invitant au respect de l’article 41 des statuts de la FBF, avait fait savoir que le Directeur Exécutif est désormais son seul interlocuteur jusqu’à l’assemblée générale élective, a révisé sa position pour ne reconnaître que ANJORIN Moucharafou, comme interlocuteur et président légitime de la FBF comme cela est écrit dans ladite lettre. En conséquence, la crise s’est accentuée et la situation est devenue plus tendue.

Au finish, le TAS a pris fait et cause pour la FIFA en déclarant que cette lettre du 15 février 2011 n’est pas un acte décisionnel pouvant lui permettre de se pencher sur le fonds de la requête de la FBF représentée par Monsieur ATTOLOU Victorien. Par conséquent, il conclut à l’irrecevabilité de l’appel.

Il découle de cette décision trois observations:

– La question de fonds relative aux immixtions intempestives de la FIFA dans les affaires internes des Fédérations membres, violant ainsi leur indépendance, demeure entier;

– Toutes correspondances provenant de la FIFA, en dehors d’une décision du Comité Exécutif de la FIFA, ne doivent plus être considérées comme acte décisionnel, imposable aux membres, car elles ne sont pas attaquables devant le TAS au cas où elles seraient contraignantes pour l’un de ses membres;

– La lettre du 15 février 2011 relative à la non-reconnaissance du Comité Exécutif dirigé par Monsieur ATTOLOU, étant remise en cause par la FIFA elle-même, cela veut dire simplement qu’il n’existe aucun autre acte qui conteste la légitimité dudit Comité Exécutif. La décision du 3 mars 2011 n’en a pas fait cas. Cette décision n’est rien d’autre que des recommandations  conditionnées. Elle n’est pas du tout impérative. De plus, aucune décision de la FIFA n’a confirmé le bureau des 12 cooptés.

En conclusion et au regard de tout ce qui précède, il paraît illusoire de penser que la FIFA était dans son droit en proposant le processus qu’elle a ordonné entre décembre 2010 et avril 2011.

(…)Le seul Comité Exécutif légal et légitime à ce jour est celui issu de l’assemblée générale extraordinaire du 4 février 2011.Toutefois, dans un souci d’apaisement de la situation, une nouvelle assemblée générale extraordinaire élective pourra être organisée.»

Après sa demande de validation du bureau d’Anjorin : Le Gouvernement charge le ministre Aplogan de négocier avec le camp Attolou…

 

(Mais le bout du tunnel reste loin)

Mercredi dernier, la crise du football béninois a franchi un cap. Le conseil des ministres a eu droit à un compte rendu du ministre Aplogan sur la crise. Des négociations sont en train d’être ouverte avec le camp Attolou.

Aubay

 

« Un compte rendu du Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs relatif à la sentence du Tribunal arbitral du Sport sur la crise de football au Bénin ». Cette phrase que vous avez lue dans le conseil des ministres du 5 octobre 2011 et signée le 7 octobre reste brève. Mais la communication introduite par Didier Aplogan en conseil des ministres évoque en 5 points et 5 pages la crise à la Fbf. Ce document dont nous avons pu avoir une copie détaille expose la crise, telle que vue par le ministère des sports. L’objet est une question : « est-il opportun que le Gouvernement béninois prenne acte de la sentence rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), relative à la crise que connaît la fédération béninoise de football ? »

Dans la deuxième partie de sa communication, Didier Aplogan a recommandé que le conseil des ministres « prenne acte de la sentence rendue par le Tribunal arbitral du sport (…), entérine les conclusions de l’assemblée générale du 15 avril dernier, et (…) poursuive les négociations avec les parties en conflits.»

Dans le point N5 des recommandations, le ministre Aplogan devra prendre « les dispositions nécessaires en vue d’amener les différents acteurs à se conformer à la décision du TAS. Seulement voilà, la décision du TAS n’aborde pas la crise en tant que telle dans le fond. Elle reste donc aussi floue que la crise elle-même !

En fin, le point N9 des justifications de la communication du ministre Aplogan introduite en Conseil expose que la reconnaissance du bureau d’Anjorin « permettra de situer les uns et les autres et de mettre fin aux interprétations tendancieuses de cette tendance par certains acteurs ».

Ces acteurs auxquels allusion est faite ont eux aussi leur idée sur la décision du TAS, étant partie au procès contre la Fifa ! Et il serait quand même déséquilibré de ne pas en faire cas dans cet article.

 

 

 

 

Football : Les dessous d’un système générateur d’échecs et de semi-victoires

 

 

 

Allons-nous continuer à soutenir un système qui a ruiné notre pays financièrement pendant les 10 dernières années, et qui salit depuis quelques mois notre image ? Allons-nous continuer à soutenir des hommes, des pions, aux détriments d’une organisation mieux réfléchie ?

 

Aubay

Ils ont dépensés 277 millions de francs Cfa pour aller à Accra en mars, et en octobre, les caisses sont si vides que l’équipe n’est internée à l’hôtel que la semaine du match ! Dites-nous que vous avez toujours raison…et vous dira aujourd’hui que la prison n’est même pas là où tous les acteurs de ce système doivent crécher, mais l’asile ! Depuis dix ans, l’équipe nationale n’a pas de base. Du défunt hôtel de la plage à la récente Atlantic Beach hôtel, en passant par le défunt hôtel Croix du sud, le sun beach hôtel, le Plm Alédjo, ou encore le Sheraton, ils ont fait le tour, entre quête effrénée de ristournes et querelles intestines pour choisir les hôtels hébergeurs. Combien a-t-on dépensé dans des hôtels ? Cet argent, croyez-moi, peut servir à en construire au moins deux ! Et quand en début de semaine on demande à un responsable de proposer un hôtel sur Porto-Novo, il produit un devis plus élevé que tous les hôtels de meilleurs standings de Cotonou ne pouvaient en proposer ! Résultat des courses : l’équipe vit à Cotonou, s’entraîne à Porto-Novo. Ce qu’il faut relever à ce stade est que malgré les motards accélérateurs de trajets, le nombre de kilomètres parcourus restent le même ! Les Ecureuils qui évoluent à domicile font ainsi du mardi au dimanche quelques 80 kilomètres par jour pour s’entraîner ! C’est du jamais vu. La faute à qui ? A personne évidemment ! Vous cherchez une solution ? Donnez d’abord à l’équipe un hôtel précis avec un terrain d’entraînement juste à côté. Et après, on pourra dire que nous sommes une nation de foot. Voilà qui réduirait les budgets et bien d’autres choses.

 

Drapeau salit, moral en berne

Le bilan de ces éliminatoires n’est pas juste une catastrophe, mais un séisme dont l’onde de choc devrait toucher chacun et tous y compris le premier des béninois, l’élu légitime du peuple. L’image est salie, le drapeau par terre et l’honneur est bien atteint tout comme le moral. A-t-on déjà essayé, à travers l’Insae (institut national des stats, pour faire court) de faire une étude sur le moral des béninois quand les Ecureuils gagnent ? Ce serait une façon de quantifier l’investissement public et les retombées positives sur le contribuable. Pas une seule victoire à domicile en 3 matches face à des équipes qui au classement Fifa sont bien loin de nous et qui n’ont qu’une participation à la Can dans leur palmarès. L’expérience acquise depuis 10 ans n’a pas été capitalisée, parce que la cupidité et l’absence de vision de ceux qui gèrent notre football sont flagrantes.

 

La valse des sélectionneurs : une instabilité qui rappelle la période des coups d’Etat

On a fait une liste non exhaustive des hôtels, voulez-vous savoir combien de sélectionneurs notre football a consommé en 1 an ? Trois. Chacun avec une vision différente du football. Avions-nous jamais atteint une croissance économique de 5% pendant la période d’avant 1972 où les coups d’Etat s’enchaînaient à longueur d’années ? Je pense que non. Alors, comment pouvons-nous croire qu’en changeant de sélectionneurs aussi rapidement, on puisse accroître nos performances sportives ? Nous utilisons ce parallèle avec les coups d’Etat pour que ceux qui ne sont pas fans ou experts de foot comprennent mieux. Et il en est autant des joueurs. Le Bénin doit en avoir utilisé une bonne quarantaine durant les éliminatoires. Le noyau est inexistant. Beaucoup de personnes auraient aimé qu’on s’attarde sur les joueurs, le sélectionneur quasiment sans adjoint crédible. Trop loin des réalités comme Oumar Tchomogo qui ne vit pas au Bénin, ou encore inexpérimenté comme Alohoutadé. On n’a pas eu de staff. Et puis, pourquoi tirer sur une ambulance au lieu de préparer la salle d’urgence et panser les plaies ? Déverser sa bile ne sert à rien, et c’est bien pourquoi après ce genre de match, il nous est difficile d’écrire un article, sans au moins 24 heures de recul ! Sinon on vitriolerait tout le monde, par excès de passion.

 

Des hommes, des pions et pas d’organisation

Monsieur Anjorin est présumé innocent. Mais il est en prison. Malgré cela, personne ne veut lui faire comprendre que sa situation est délicate et que dans les pays qui se respectent on devrait le prier de partir, quitte à revenir plus tard. Non, on veut le maintenir et créer un système à deux vitesses. En taillant pour ses adversaires un nouveau costume. Tout ça pour plaire à des hommes et non pour faire avancer notre football avec une organisation précise. Alors, on a des pions et pas d’organisation. Et ce comportement du politique reflète les pratiques dans les arcanes de la sélection depuis des années. Pas de championnat de football. Résultat, chaque responsable de la fédération vient avec les noms des sélectionnables en promettant l’enfer au sélectionneur. Il vaut mieux en rire pour ne pas choper un infarctus.

Et ensuite, certaines personnes ont cru utile de déclencher des polémiques sur la non-sélection de leurs stars préférées : Ogunbiyi et Omotoyossi. Ces deux joueurs sont talentueux, nous sommes mêmes fans ! Le premier est sur la fin de carrière, le second change de clubs comme il change de chaussures, faut de bons conseillers. Les parrains de ces deux joueurs déclenchent des cyclones, vicient l’atmosphère pour le sélectionneur quand à chaque fois qu’ils ne sont pas en sélection. Et quand ils y sont, ils deviennent les « cas » à gérer par le sélectionneur. Talentueux et capricieux, ils sont des pions utilisés par des personnes lorsque cela arrange ou non. Tout ceci parce que durant 10 ans de gestion, ces parrains-là n’ont pas compris que des centres de formation et de bons championnats auraient produit 4 Ogunbiyi et Omotoyossi plus disciplinés !

Voilà qui nous ramène à nos vraies réalités. Et nous renvoie à d’autres modèles. Sommes-nous prêts à devenir plus mature ? Une chose est sure, dans 9 mois, une autre aventure recommence, et tant que le ver serait dans le fruit, rien de bon ne sera tiré de notre foot. Le dire, c’est être réaliste, pas pessimiste. Ceci vaut pour nous tous, pas juste pour un ministre des sports sur la tête duquel tout tombe sans qu’il ne sache vraiment d’où ça vient.

Aubay