Football béninois / Malgré la décision du Tas : Le bout du tunnel encore loin

 

Il y avait 3 crises en 1. Une crise morale, une crise administrative et une crise à la fois sportive et sociale.

Aubay

La suite est que le président de la fédération est en prison soupçonné de distraction de fonds issus du sponsoring 2008 – 2010 de Mtn. Cette crise se poursuivra jusqu’au moment du procès. Elle sera la toile de fond des actions financières à mener par la fédération de Moucharafou Anjorin. L’Etat peut toujours continuer à confier les fonds concernant les Ecureuils à une telle fédération, mais l’opinion restera sur ses gardes et un peu sceptiques.

La 2e crise est administrative : après la démission des 12 membres, les réactions de la Fifa et la décision finale du Tas nous fixent sur la conduite à tenir.  De mars à septembre 2001, la décision fut attendue et bien longue à venir. Pendant 6 mois, il y a eu la saison du bluff et des intox. Au final, le camp Anjorin jubile. Mais le football béninois peut-il s’en tirer gagnant ?

 

De la crise à la Fbf à la crise du football

Au début, la crise était au sein de la fédération, et puis, elle est descendue sur les pelouses. Après le Tas, c’est là où la 3e crise, celle du football va commencer. Les marches des joueurs n’ont pas ému grand monde. Mais aujourd’hui, que va-t-il advenir des clubs soutenus par le mécène milliardaire Sébastien Ajavon ? Le mal du football mondial en général, et le nôtre en particulier reste l’absence de moyens. Ils sont nombreux les milliardaires connus au bénin. Ils sont très rares à investir (entre nous, claquer leur argent) dans le football.

A présent, quand les choses sérieuses vont reprendre, avec un championnat national, les populations d’Abomey, pour le compte des Caïmans fc et du Dynamo Fc, tout comme celles des Buffles Fc de Parakou vont se demander ce que vont devenir leurs enfants. Avec elles, celles des autres villes où Monsieur Ajavon a décidé de mettre les moyens financiers. C’est désormais donc le début de la troisième crise. Car parmi ceux qui se disent gagnants, il y en a (Asos, Tonnerres, Dragons) qui ont les moyens pour faire du football et payer des salaires sur une saison. Mais entre nous, les autres n’ont pas de quoi entretenir un club. Ils s’essayent, en espérant gagner de l’argent avec la sélection nationale (système Ecureuil), car n’ayant pas de modèle économique viable et les compétences pour mener à bien leurs clubs.

 

 

Auteur : Rolland

journaliste sportif...

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