Ecureuils : Le défenseur Salomon Junior raconte la première journée

 

Il évolue au Bénin avec l’Aspac et prend part à un énième stage avec les Ecureuils. Après une première séance lundi avec une petite dizaine de joueurs.

«On a fait une bonne séance le matin, le coach a parlé du match, de la concentration. Dimanche ça va être dur mais on peut gagner a-t-il précisé. On a bossé avec le ballon, tous les pros étaient à 100%.

L’après-midi, nous avons travaillé la conservation de balle.

Je pense que c’est le foot. Si nous jouons à 100% nous pouvons être performants et gagner ».

Affaire des visas refusés par la France : Le système de formation et la progression des footballeurs bloqués

 

Sur les cinq dernières années, ils sont peu nombreux à trouver leurs voies en Europe (à peine 5). A la faveur du football professionnel, et au fil des participations au tournoi de l’Uemoa, les clubs béninois ont commencé à attirer les recruteurs.

 

Aubay

L’élan pris va ralentir et le football béninois à la base va connaître un cran d’arrêt. Comme si la crise à la fédération qui a contraint les clubs au repos depuis 3 mois ne suffisait pas, voilà la crise des visas. Depuis le trio Sessègnon-Maïga-Séka parti à Créteil en 2004, on attend toujours que le football béninois ait la chance d’exporter une vague de joueurs. Cette année, après quelques essais la saison écoulée, le Cifas a trouvé la porte. A travers les partenariats noués avec des clubs Bretons comme Vannes et Brest par exemple, le club béninois monté en Ligue1 cette année a été supervisé par des présidents et des techniciens venus d’Europe. Au fil des opérations, 4 noms de joueurs se sont dégagés. Le Cifas a espéré ouvrir la porte sur le Bénin, mais le club est victime de la légèreté avec laquelle le pays a géré des dossiers parfois sensibles. Les visas. La crise de confiance, comme on l’a dit lundi, couvait depuis 2005. Elle a été banalisée par les dirigeants du football et les autorités du ministère des sports. Et c’est au moment où les clubs béninois s’apprêtent à récolter les fruits de 18 mois de football sérieusement pratiqués que la crise surgit.

 

Au-delà des 4 du Cifas, le foot béninois freiné

Quand vous verrez dimanche l’équipe béninoise sur le terrain, en comparant avec celle de la Côte d’Ivoire, vous constaterez que la qualité est outrageusement ivoirienne. Les Ecureuils sont le symbole de la vision béninoise du football depuis toujours. La gestion à la petite semaine. Ce qui fait que des générations entières ont été stoppées dans le pays sans pouvoir s’expatrier. On constate donc que la moitié de l’équipe béninoise est formée entre la France, le Nigeria et la Côte d’Ivoire au moment où les 95% des Eléphants sont formés à Abidjan. Le football béninois est donc un domaine où l’expatriation est limitée. Cette saison devrait marquer une charnière entre le constat fait et l’avenir qui s’ouvre à ce sport phare. Au-delà du Cifas donc, ce sont les jeunes footballeurs béninois qui sont interdits d’avoir le rêve légitime des gamins de leurs âges. Ensuite, les 4 du Cifas ne sont que la partie visible de l’Iceberg, car ayant eu plus tôt que d’autres des invitations pour des essais. D’autres jeunes de plusieurs clubs (environ 8) devraient formuler des demandes de visas vers la France. Ils sont bloqués et suspendus aux décisions des autorités françaises, ou plutôt aux garanties des autorités béninoises.

Le marché des transferts (mercato) débute en France le 9 juin et se fermera le 31 août. La réalité est que les joueurs devant être mis à l’essai sont invités plus tôt afin de faciliter leur enregistrement auprès de la fédération en cas de succès. Le temps qui passe joue donc contre le Bénin et ses jeunes footballeurs. C’est l’avenir de la sélection nationale qui est ainsi hypothéquée, car plus tard ils partiront moins bons ils sont.

Bénin – Côte d’Ivoire du 5 juin : Première séance pour la bande à Sessègnon

 

Mardi matin, sans repos, au lendemain de leur arrivée, les Ecureuils se sont entraînés sous la direction de Fortuné Glèlè au stade de l’Amitié. Sessègnon, Arsène Ménessou, Imorou Emmanuel, Khaled Adénon entre autres ont pris part à cette séance. La sélection béninoise est lancée vers un dimanche très attendu pour un match déjà historique face aux Eléphants de Côte d’Ivoire.

Aubay

 

 

Le ministre Didier Akplogan veut bannir l’amateurisme et la gestion personnelle

Passation de service au ministère des sports

Le palais des sports a abrité mardi en fin de matinée la passation de pouvoir de Modeste Kérékou à Didier Akplogan Djibodé, nouveau ministre des sports.

Aubay

« Sortir les secteurs jeunesse, sports et loisirs des sentiers battus ». La déclaration est ambitieuse et n’a surtout rien de personnel, car le nouveau ministre précise qu’être à ce poste-là n’est « pas une promotion sociale personnelle (…) mais pour accomplir le projet de société du président Boni Yayi. Après avoir tracé le cadre général, Didier Akplogan lance un premier avertissement qui stipule en substance que « l’amateurisme et la gestion personnelle des affaires sportives sont à proscrire ». Troisième étape d’un discours-éclair, l’inévitable match Bénin- Côte d’Ivoire face à la crise fratricide. « J’appelle les différents protagonistes de la crise à se mobiliser pour l’exploit » a lancé le ministre Akplogan avant de demander aux médias de jouer le rôle d’apaisement et mobilisation dans le cadre du match de dimanche.

Enfin, le ministre des sports annonce pour première action une rencontre avec les fédérations et les associations non fédératives pour une meilleure planification. Il exhortera les acteurs à « retrousser les manches pour aller plus loin».

Se méfier des groupes d’intérêts et du conservatisme

Avant le ministre entrant, c’est Modeste Kérékou fort de ses 11 mois et 9 jours passés à la tête des sports qui va énoncer les défis « importants et pas faciles » qui attendent le ministre Akplogan. « Les réformes sont difficiles car touchant des intérêts de groupes constitués aux relais insoupçonnables ». Il citera entre autres comme actes attendus, la relecture de la charte des sports et les documents d’application, la poursuite du règlement définitif de la crise au sein de la Fbf, la formation des coaches et des trésoriers des fédérations. Au plan des infrastructures, c’est le stade de Natitingou qui doit mériter les attentions, suggère le ministre Kérékou, ceci en raison de la fête de l’indépendance dans cette ville. Le ministre sortant évoquera aussi les baux litigieux des stades (le stade René Pleven par exemple), et également la pose des sièges au stade de l’Amitié.

En attendant les discours des deux ministres, c’est le message de la responsable du syndicat-maison qui a fait sensation. Madame Mondé évoque les « difficultés de la gestion des hommes dans un environnement de plus en plus corrompu ». Elle « regrette le conservatisme » qui sévit dans ce ministère. Comme il y a 11 mois, elle a conseillé au nouveau ministre de savoir « distinguer le bon grain de l’ivraie ».

Elle fera un clin d’œil à Modeste Kérékou qui aura satisfait « une petite partie des revendications» des syndicats.

Didier Akplogan porté par ses réseaux

La passation de service au Bénin est l’occasion de voir les réseaux d’amis et de sympathisants du nouveau ministre. Mardi au palais des sports, on a pu mesurer la densité du gratin réuni pour assister à la prise de pouvoir de Didier Akplogan. La famille, avec le chef des Akplogan Djibodé d’Allada et ensuite le cercle élargi des anciens amis à l’Université. Un réseau bien étendu qui part de la société civile à la fédération béninoise de football ! Le clan des volleyeurs, pas si nombreux, mais si important pour celui qui reste président de la fédération de volley-ball. Et enfin, la plus influente certainement, le clan des désormais ex-collaborateurs du nouveau ministre pendant qu’il était à la présidence de la république. Le cercle est large.

6 passations en 6 ans !

En février 2005, au lendemain de la médaille de bronze décrochée par les Ecureuils Juniors à Cotonou, Valentin Houdé a quitté la tête des sports. Jean-Baptiste Edayé l’a remplacé. Ce dernier, en avril 2006 cèdera sa place à Théophile Montcho. Juin 2007 verra Galiou Soglo s’installer aux commandes avant de céder en octobre 2008 le siège à Etienne Kossi. C’est Modeste Kérékou qui en juin 2010 viendra remplacer l’ingénieur des télécoms qui aura géré la Can 2010. Didier Akplogan s’est installé aux commandes et devient le 6e ministre en 6 ans et 4 mois ! La longévité de Valentin Houdé (presque 5 ans) reste un record à battre ! Didier Akplogan pourrait bien le faire, s’il sait s’y prendre…Bonne chance !

Aubay

Le ministre Didier Akplogan veut bannir l’amateurisme et la gestion personnelle

Passation de service au ministère des sports

Le palais des sports a abrité mardi en fin de matinée la passation de pouvoir de Modeste Kérékou à Didier Akplogan Djibodé, nouveau ministre des sports.

 

Aubay

« Sortir les secteurs jeunesse, sports et loisirs des sentiers battus ». La déclaration est ambitieuse et n’a surtout rien de personnel, car le nouveau ministre précise qu’être à ce poste-là n’est « pas une promotion sociale personnelle (…) mais pour accomplir le projet de société du président Boni Yayi. Après avoir tracé le cadre général, Didier Akplogan lance un premier avertissement qui stipule en substance que « l’amateurisme et la gestion personnelle des affaires sportives sont à proscrire ». Troisième étape d’un discours-éclair, l’inévitable match Bénin- Côte d’Ivoire face à la crise fratricide. « J’appelle les différents protagonistes de la crise à se mobiliser pour l’exploit » a lancé le ministre Akplogan avant de demander aux médias de jouer le rôle d’apaisement et mobilisation dans le cadre du match de dimanche.

Enfin, le ministre des sports annonce pour première action une rencontre avec les fédérations et les associations non fédératives pour une meilleure planification. Il exhortera les acteurs à « retrousser les manches pour aller plus loin».

 

Se méfier des groupes d’intérêts et du conservatisme

Avant le ministre entrant, c’est Modeste Kérékou fort de ses 11 mois et 9 jours passés à la tête des sports qui va énoncer les défis « importants et pas faciles » qui attendent le ministre Akplogan. « Les réformes sont difficiles car touchant des intérêts de groupes constitués aux relais insoupçonnables ». Il citera entre autres comme actes attendus, la relecture de la charte des sports et les documents d’application, la poursuite du règlement définitif de la crise au sein de la Fbf, la formation des coaches et des trésoriers des fédérations. Au plan des infrastructures, c’est le stade de Natitingou qui doit mériter les attentions, suggère le ministre Kérékou, ceci en raison de la fête de l’indépendance dans cette ville. Le ministre sortant évoquera aussi les baux litigieux des stades (le stade René Pleven par exemple), et également la pose des sièges au stade de l’Amitié.

En attendant les discours des deux ministres, c’est le message de la responsable du syndicat-maison qui a fait sensation. Madame Mondé évoque les « difficultés de la gestion des hommes dans un environnement de plus en plus corrompu ». Elle « regrette le conservatisme » qui sévit dans ce ministère. Comme il y a 11 mois, elle a conseillé au nouveau ministre de savoir « distinguer le bon grain de l’ivraie ».

Elle fera un clin d’œil à Modeste Kérékou qui aura satisfait « une petite partie des revendications» des syndicats.

 

Didier Akplogan porté par ses réseaux

La passation de service au Bénin est l’occasion de voir les réseaux d’amis et de sympathisants du nouveau ministre. Mardi au palais des sports, on a pu mesurer la densité du gratin réuni pour assister à la prise de pouvoir de Didier Akplogan. La famille, avec le chef des Akplogan Djibodé d’Allada et ensuite le cercle élargi des anciens amis à l’Université. Un réseau bien étendu qui part de la société civile à la fédération béninoise de football ! Le clan des volleyeurs, pas si nombreux, mais si important pour celui qui reste président de la fédération de volley-ball. Et enfin, la plus influente certainement, le clan des désormais ex-collaborateurs du nouveau ministre pendant qu’il était à la présidence de la république. Le cercle est large.

 

6 passations en 6 ans !

En février 2005, au lendemain de la médaille de bronze décrochée par les Ecureuils Juniors à Cotonou, Valentin Houdé a quitté la tête des sports. Jean-Baptiste Edayé l’a remplacé. Ce dernier, en avril 2006 cèdera sa place à Théophile Montcho. Juin 2007 verra Galiou Soglo s’installer aux commandes avant de céder en octobre 2008 le siège à Etienne Kossi. C’est Modeste Kérékou qui en juin 2010 viendra remplacer l’ingénieur des télécoms qui aura géré la Can 2010. Didier Akplogan s’est installé aux commandes et devient le 6e ministre en 6 ans et 4 mois ! La longévité de Valentin Houdé (presque 5 ans) reste un record à battre ! Didier Akplogan pourrait bien le faire, s’il sait s’y prendre…Bonne chance !

Aubay

 

Un Didier ministre pour un Didier joueur !

Eliminatoires Can 2012 / Bénin – Côte d’Ivoire du 5 juin

Le cadeau n’est pas empoisonné ! Il est beau. Car si Boni Yayi a attendu les périodes creuses du football les fois précédentes (à part Montcho qui a été sauté en pleine victoire 4-1 face à au Togo en juin 2007), cette fois-ci, c’est à une semaine d’un match « capitalissime » qu’il a nommé Didier Akplogan. Face à l’équipe de Didier Drogba, le nouveau ministre a donc peu de temps pour comprendre les rouages et les combines qui entourent un tel match. Ce genre de rencontres arrive une fois tous les deux ans et c’est l’occasion pour les acteurs principaux du système de changer de voiture. Car en amont, le budget alloué par l’Etat est costaud et les recettes du match assez conséquentes. C’est donc une vache à lait que le nouveau ministre prend en train de se faire traire ! Il a un virage à négocier donc, dès sa première semaine de travail. La crise étant, il ne lui sera fait aucun cadeau. Les spécialistes du foot et notamment des Ecureuils sont aux aguets. Bonne chance, Didier Akplogan.

Ministère des sports : Didier Akplogan face à la crise du football et la répartition équitable des ressources

 

 

Si Modeste Kérékou a été précédé par la réputation de son père et la sienne propre du fait de son passage à l’assemblée nationale, Didier Akplogan n’est connu que de connaisseurs du sport et des arcanes du pouvoir. Le nouveau ministre en terrain quasi-connu a d’importants défis à relever.

Il a été conseiller à la communication du chef de l’Etat pendant 5 ans. Il connaît donc les arcanes du pouvoir. Pour ce spécialiste de la communication, passionné de volley-ball devenu président de la fédération de la même discipline en janvier 2010, être ministre est un défi. Plus qu’une récompense. La balle lancée dans le camp de Didier Akplogan. Face à lui, une vingtaine de fédérations qui repensent à l’ère Montcho. Ce dernier, premier ministre des sports nommé par Boni Yayi était aussi président de fédération, celle d’athlétisme. Il a décidé de la répartition « démocratique et à part égale » des ressources du ministère des sports. En son temps, l’équipe nationale junior de volley-ball a pu prendre par au championnat d’Afrique de sa catégorie. La plupart des fédérations ont engrangé plus de 25 millions par an contrairement aux miettes (2 millions) qu’elles encaissaient les années auparavant. C’est donc dans ce sens que l’arrivée de Didier Akplogan fait sauter de joie les « petites » fédérations qui s’endettent pendant que le football s’engraisse. L’équité dans la répartition des ressources est donc la nouvelle clé du développement transversal du sport au Bénin. Didier Akplogan a donc un défi à relever, qui est par exemple d’en donner plus que prévu aux handballeurs juniors béninois  qualifiés pour deux coupes du mondes dans la même année. Au lieu de filer comme ses prédécesseurs, plus de deux millions par exemple pour aller jouer un match de foot au Burundi ou au Rwanda.

 

La crise au football, comme un os dans la gorge

Sur les 3 dernières années, à chaque ministre, ses crises. Etienne Kossi a connu la crise des fédérations d’Athlé, de Cyclisme et de Tennis. Modeste Kérékou a connu celle du football. Depuis décembre 2010, le football béninois est face à une crise, sans doute la plus grave de son histoire. Le gouvernement ayant posé un acte important en conseil des ministre, en validant la lettre de sommation adressée à la Fédération, Didier Akplogan a donc une balise, pour attaquer le sujet.  La résolution de cette crise est une question de carrure et de poigne. Modeste Kérékou avec son nom arrivait à faire trembler les plus récalcitrants, dans un camp comme dans l’autre. Attaquer un « Kérékou », c’est attaquer un symbole de la république, le père ayant encore beaucoup de ramifications partout. Didier Akplogan n’a pas l’avantage du pédigrée, mais son passé récent à la présidence lui garantit, on l’espère, des entrées auprès du chef de l’Etat. Ceci lui sera utile car dans cette crise, des interférences nuisibles viennent de partout dans le système du pouvoir. C’est un casse-tête qu’il peut résoudre en limitant la casse. En devenant ministre des sports, il est devenu une cible et devra donc en tenir compte.

  

Bénin – Cote d’ivoire en direct sur Bjfoot !

Les stars ivoiriennes seront à Cotonou ce dimanche. Bjfoot vous offre en exclusivité le 2e direct de ces éliminatoires 2012. Vous pouvez suivre ce dimanche sur votre site à partir de 15 heures temps universel. Bénin -Cote d’ivoire ce ne sera pas vous. L’offrande est signée Bjfoot.Soyez connecté.

Didier Akplogan , nouveau patron des sports

Pour son premier gouvernement de son second quinquennat , le président BOni Yayi a confié le portefeuille des sports à Didierr Akplogan actuel président de la fédération Béninoise de Volley. Modeste Kérékou a donc fait ses valises et c’est le nouveau ministre qui hérite de la crise qui secoue le sport roi à une semaine du match retour contre la Cote d’Ivoire à Cotonou.
Géraud Viwami

La France refuse les visas aux footballeurs, le gouvernement béninois interpelé

 

(Un an après la fugue d’un jeune international)

 

Les jeunes footballeurs béninois en partance pour la France pour effectuer des essais dans des clubs qui les ont invités sont bloqués à Cotonou. Depuis la fugue d’Affo Gnambo Bari, le football béninois est sur liste noire et le gouvernement devra réagir.

 

Aubay

Affo Gnambo Bari, c’est par lui que le scandale arrive. Ce jeune international béninois vient de fermer une année de fugue en France. Depuis, le consulat a mis l’embargo sur les visas pour les footballeurs. Le Bénin a eu le privilège d’être invité au mondial des minimes de Montaigu en France en avril 2010. L’expédition s’est bien déroulée. La sélection nationale béninoise a appris bien de choses au contact des meilleures du monde. Mais c’est à Paris, sur le chemin de retour que se produit un incident. Après avoir échappé à la vigilance des responsables de la délégation au retour du mondial des minimes (moins de 16ans) de Montaigu. Depuis, c’est la course contre la montre. De Paris à Bassila, de la justice béninoise jusqu’à l’Interpol, c’est d’abord Félix Côme d’Oliveira alors membre de la fédération béninoise de football qui va entreprendre les démarches et recouper les informations. La complicité des parents, papa et frère, du jeune international étant établie, c’est la justice béninoise qui a été saisie. Mais les pesanteurs sociologiques étant, c’est dans les hautes sphères qu’il a été décidé de faire taire l’affaire et baisser la pression sur le père. Les interventions sont bien bonnes, mais le Bénin est mal barré sur ce coup.

 

La défaillance de l’administration du ministère des sports

Face à une situation comme celle-là, il faut comprendre que les cadres de l’administration du ministère des sports sont restés impassibles. Une fois la mission terminée et les frais empochés, l’incident a été pris à la légère. Aucun rapport du ministère des sports n’a été fait au gouvernement pour signaler qu’un mineur ayant été autorisé à voyager dans une délégation officielle a disparu. L’affaire est considérée comme un épiphénomène. La course pour le retour ou tout au moins la localisation du jeune international est devenu l’affaire de la fédération, puis du Cifas, centre auquel il appartenait avant de porter les couleurs nationales. Une année passe et toujours rien.

 

Le consulat dans un souci de clarté, le gouvernement béninois interpelé

Les autorités françaises après avoir cumulé les informations sur les fugues de jeunes internationaux béninois depuis les deux stages des Ecureuils juniors en 2004 et 2005 ont constaté que le cas Affo était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le Bénin désormais au pied du mur, devra réagir au plus haut niveau pour atténuer les effets de cet incident quasi-diplomatique. Car après une année, 4 jeunes du Cifas ont la chance d’aller s’essayer dans des clubs bretons qui les ont régulièrement supervisés puis invités.

(A suivre : Les effets néfastes de la crise des visas sur le football béninois)

 

Bilan des Ecureuils: Jocelyn Ahoueya, Strasbourg

Jocelyn Ahoueya, Strasbourg

Commentaires sur sa saison :

Après deux dernières saisons galères à Sion, Ahoueya a retrouvé la compétition à Strasbourg mémé si c’est en 3e division Française. Malgré ses problèmes de qualification en début de saison. Il a su travaillé pour gagner progressivement dans le onze type. Dans le jeu il va  mieux qu’il y a 2 ans, mais il est loin du niveau qu’on lui connaissait. A noter que son club pourrait être promu en ligue 2 .

Matches joués : 17 (7 remplaçants)

But : 1

Cartons jaunes : 4

Bilan des Ecureuils: Michael Poté, Le Mans (Prêt depuis Janvier)

Michael Poté, Le Mans  (Prêt depuis Janvier)

Commentaires sur sa saison

Condamné au banc de touche au bord de la cote d’Azur, Poté a fait ses valises en janvier et a rejoint Le Mans. Là-bas il a retrouvé du temps de jeu : 12 matches sur une vingtaine possible. L’ancien clermontois s’est mieux senti chez les sarthois, alors qu’à Nice ses bourreaux n’ont toujours pas déménagé. Peut-être qu’il doit sérieusement envisager son départ de Nice ou un bel avenir ne lui est pas promis ?

Matches joués : Nice 8 (8 remplaçants)  d’Août à Décembre

Le Mans  12 (5 remplaçants)

Buts : 3

Carton jaune : 1

Bilan des Ecureuils : Khaled Adénon, Le Mans

Commentaires sur sa saison

De retour de prêt en provenance de Bastia. Cette saison Adénon a tout prouvé à la ligue  2 et au Mans. Véritable cadre de l’arrière mancelle, Il n’a jamais été remplaçant cette saison. Son club a manqué la montée pour peu, mais l’ex-mimo attire déjà des sirènes en ligue 1 (Saint Etienne, Nice et Toulouse). Un transfert vers l’élite serait tout à fait logique, car sa saison a vraiment été accomplie.

Matches joués : 30 (0 remplaçant)

Buts : 2

Cartons jaunes: 11

Cartons rouge : 2

Bilan des Ecureuils : Emmanuel Imorou

Emmanuel Imorou, Châteauroux

Commentaires sur sa saison

Même sans un statut de titulaire indiscutable, Imorou a réalisé une saison honorable. Très pointu dans ses performances, le latéral ou milieu gauche béninois a su convaincre les fins observateurs. Au point où le SC Braga à la recherche d’un spécialiste du couloir gauche ne s’est pas fait prier pour l’enrôler en vue de la saison prochaine. Une ascension méritée.

Matches joués: 29 (14 remplaçants)

Buts : 0

Cartons jaunes : 6.

Géraud Viwami

Bilan des Ecureuils : Stéphane Sèssègnon

Le bilan complet de la saison des Ecureuils

Quand on parle des Ecureuils, il y a les plus connus du fait de leur talent et du niveau où ils évoluent : Sessègnon, Poté, Adénon, Imorou. Et il y a ceux qui essayent de se relancer : Ogunbiyi, Ahouéya et Djima Koukou…La saison est presque terminée et voici le point complet des Ecureuils sur lesquels les informations sont accessibles et qui évoluent à un niveau intéressant.

Angleterre – Premier League

Stéphane Sèssègnon, Sunderland

Commentaires sur sa saison

Barré par Guily au Psg, il a dû aller au bras de fer avec le club Francilien pour traverser la manche. Bien accueilli et installé dans le onze-type des Black Cats par Steeve Bruce, l’ex-Awissi Wassa, s’est bien adapté à la Premier League avant d’aller en crescendo au fil des matches. De son arrivée en janvier à la fin de la saison il n’a été remplaçant qu’une fois. Un statut qu’il doit confirmer la saison prochaine.

Psg : 23 matches (11 remplaçants) d’août à septembre

Sunderland : 14 matches (1 remplaçant)

Buts : 3

Cartons jaunes : 2

Ses buts à Sunderland en images

[hdplay playlistid=1 ]

Bénin – Côte d’Ivoire J-10, sale temps autour des Ecureuils

Les Ecureuils du Bénin seront-ils en mesure de transcender l'environnement actuel très hostile?

 

Quand une maison est divisée, c’est les enfants qui en souffrent…Cees Ecureuils-là peuvent-ils tranquillement, sereinement préparer un match de ce niveau-là ? Avec un staff technique qui n’en est pas vraiment un…sans coach titulaire et entraîneur des gardiens…Avec un environnement électrique dû à la crise.

Que faut-il espérer? Un sursaut d’orgueil, une envie de gagner? Le mercato qui s’ouvre quelques jours après le match du 5 juin reste une motivation pour quelques Ecureuils en quête de point de chute. Pour les autres, moins huppés, c’est un grand match. Mais une préparation inexistante et une prise en compte des aspects psychologiques dans le coaching subjectif restent deux handicaps.

Un miracle reste possible, disent les plus fervents supporters. Mais au-delà des clans, reconnaissons que ce match ne se présente pas sous de bons auspices pour les Ecureuils…face à la salection ivoirienne qui effectue une première sortie officielle sous l’ère Ouattara. Le symbole politique est fort du côté des Eléphants, pendant que dans la maison Ecureuils, on parle de non respect à l’Autorité de la part de la Fédération. Le président Anjorin ayant décidé de ne pas transmettre les documents d’une asemblée générale plus que contestée.

C’est un sale temps qu’il fait en ce début juin  au Bénin…une saison des pluies qui coincide bien avec la division de la famille du football.

La  et la grisaille qui la précède n’ont jamais fait bon ménage avec le jaune flambant et ensoleillé des Ecureuils. Attention à ne pas subir le déluge sface aux Eléphants. Plus que 10 jours.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Signature historique d’un Ecureuil chez « Minhotos »

Emmanuel Imorou au Portugal

Signature historique d’un Ecureuil chez  « Minhotos »

En l’espace de deux saisons, il a connu une ascension fulgurante.  De son passage de Guegnon (National) à Chateauroux, son club formateur en ligue 2. Ou encore son statut d’international Béninois fièrement acquis lors de la Coupe d’Afrique des Nations Angola 2010. Emmanuel Imorou vient de s’engager pour le SC Braga, récent finaliste de l’Europa League, à compter de la saison à venir. Mais qui est-il ? Portrait.


Emmanuel Imorou, est footballeur Béninois polyvalent capable d’évoluer en positon de milieu ou d’arrière gauche. Il évolue actuellement avec Chateauroux en Ligue 2.  Il possède une bonne qualité technique souvent sobre mais efficace. Il entre bien dans la lignée des latéraux modernes en prenant souvent son couloir. Didier Tholot n’hésite pas à l’aligner plus haut en position d’ailier.

Imorou est né le 16 septembre 1988 à Bourges en France. Il possède donc la double nationalité franco-béninoise. Ce jeune gaucher a commencé sa carrière à Chateauroux où il a été formé. Il a fait ses débuts en équipe A en 2007-2008. Cette saison il n’aura joué qu’une seule rencontre en ligue 2. La saison suivante est peu mieux mais pas vraiment joyeuse. Il a eu droit seulement à 7 rencontres. Il décide alors de descendre d’un cran histoire de grappiller du temps de jeu. Un pari  qu’il va réussir à Guegnon en National où il réalise une saison 2009-2010 complète. Il joue 22 matches et marque  à une seule reprise. A la fin de cet exercice, quelques clubs de ligue 2  s’aligne déjà  pour faire signer la pépite Béninoise. Lemans va passer à l’attaque, mais les dirigeants Castelroussins ont été « gourmands ». Imorou ne prolonge pas et va disputer sa dernière année de contrat avec La Berri. Actuellement à une journée  la fin de la saison en ligue 2. Il présente les statistiques suivantes : 29 matches disputés (14 titulaires, 15 remplaçants).

L’Angola a  monté  sa cote !

En décembre 2010, Imorou accepte de porter les couleurs de la sélection Béninoise bien qu’il soit né en France.  Il  réussi son baptême de feu en Janvier 2010 contre la Lybie à Cotonou en préparation de la CAN qui débute quelques semaines plus tard. Il fera officiellement ses débuts contre le Nigéria lors de la 2e sortie des Ecureuils. Il a été crédité d’un bon match. Michel Dussuyer lui réitère sa confiance contre l’Egypte, mais il ne dispute qu’une mi-temps et sort sur blessure. Pour une première au sein du groupe, il a convaincu. Il sera à nouveau titulaire pour les trois premiers matches de la phase aller des éliminatoires 2012. Sans pour autant briller. Mais il a su s’imposer sur le flanc de la défense Béninoise.

Prochaine étape : les Minhotos

Libre de tout contrat à partir de juin prochain. Imorou à signer un contrat de 5 ans en faveur du Sc Braga qui le suivait depuis plusieurs mois. A  22 ans, il va connaitre une première division et ce sera la Liga Sagres au Portugal. Un pays en passe de ravir la vedette à la France au plan Européen. Imorou va découvrir un championnat en plein essor et un club qui a le vent en poupe. SC Braga a disputé la ligue des champions cette saison avant de finir en finale de l’Europa League.  «  Les Minhotos » comme les surnomme ont fini troisième du dernier exercice du championnat remporté par le Fc Porto. Ils disputeront l’Europa League la saison prochaine.

Géraud Viwami

Fiche

Emmanuel Imorou

Date et lieu de naissance : 16 septembre 1988 à Bourges

Nationalité : Béninoise

Poste : Arrière ou milieu gauche

Club formateur : Chateauroux

Futur club : SC Braga (A partir de juin prochain)

Statut : international A (6 sélections)

Nouveau but (3e) pour Sèssègnon avec Sunderland

Sunderland était en déplacement sur la pelouse de West Ham ce dimanche. Les Black Cats ont ouvert le score par Zenden (17e) . Avant que Sèssègnon en corse l’addition à la 51e. Le capitaine des Écureuils confirme sa bonne fin de saison. Riveros ajoute un dernier but en fin de partie. Sunderland s’impose 3-0.Une bonne nouvelle pour le Onze National qui reçoit les Eléphants le 05 juin prochain.

[hdplay playlistid=1 ]

Géraud Viwami

Mercato: des nouvelles de Emmanuel Imorou

Annoncé depuis quelques mois du côté du Portugal, Emmanuel Imorou (22 ans), en fin de contrat du côté à Châteauroux (L2) a choisi sa destination. L’international béninois s’est engagé selon nos confrères de footmercato pour cinq ans avec le Sporting Clube de Braga finaliste malheureux de l’Europa League. Il succèdera à l’international portugais Silvio (23 ans) en partance pour l’Atlético Madrid. C’est une aubaine pour le jeune écureuil, qui après 4 années à voguer entre la ligue 2 et le National, goûtera aux joies d’une compétition européenne. C’est tout le mal qu’on puisse lui souhaiter!!

Special: Au coeur du financement du football béninois et de la gestion des clubs

Au cœur du mal-être du football béninois…Qui finance et qui en profite?

Le football béninois, malgré l’argent de l’Etat et des sponsors, malgré les efforts de bonnes volontés qui aiment  le sport-roi, piétine et est englué souvent dans les question  de gestion non transparente et de luttes intestines à la fédération A cela, il faut ajouter,  l’intrusion tyrannique  et protectrice de certains hommes par  la FIFA, les incohérences d’intérêts de ceux qui dirigent le football  au détriment  du progrès des clubs et des joueurs. L’argent et le pouvoir, affolent  les esprits  des dirigeants,  alors que le football béninois a plus que jamais besoin de financement adapté,  des hommes compétents,  soucieux avant tout de la modernisation,  de la rationalisation et de la moralisation du secteur. Au cœur du mal-être du football béninois…

La Ligue du football pro, les subventions et l’endettement

Faire du football professionnel avec une élite réduite (10 ou 12 clubs vue la taille et les moyens), c’est le vœu de la Fifa qui entend rendre rémunérateur et mieux organisé le football en Afrique. Le Bénin, dans cette droite ligne s’est lancé en 2009. L’Etat a créé le cadre en imposant 50 millions (80 mille euros) comme caution bancaire aux clubs de Ligue1, et 30 millions de francs Cfa (50 mille euros) aux clubs de Ligue2. La machine est lancée avec un mécénat prononcé. Sébastien Ajavon a pris la tête de la ligue du football professionnel avec pour ambition la recherche de sponsors et la viabilisation des clubs. Après une saison et 3 quarts. Nous nous sommes procuré des chiffres. Et tout le monde sait qu’en général au Bénin, c’est compliqué d’avoir de vrais chiffres !

Première saison (dépenses et recettes)

Dépenses

Subventions directes aux clubs de Ligue1

14 x 15 millions par clubs de Ligue1 (3 clubs ayant eu 25 millions) = 240 millions F.cfa

Les fonds alloués aux clubs de Ligue2 sont indisponibles

Ortb / Production et diffusion des matches

48 millions de francs Cfa

Apport de la Fédération et du sponsor officiel

Fbf (arbitres et officiels): 44 millions

Sponsor – Moov : 125 millions

Dette : 119 millions fcfa

A la fin de la saison, le bilan certifié après un audit interne a été voté à l’unanimité par tous les clubs.

Deuxième saison (en cours)

Nous nous sommes procuré des chiffres que les clubs eux-mêmes n’ont pas encore.

Apports (Fbf, Moov, Cajaf) = 220 millions fcfa

Sponsor-Moov : 140 millions

(Payés en deux tranches – Reste : 60 millions pour la Ligue1 et 70 millions pour la Ligue2)

Cajaf Comon : 50 millions

Fbf : 30 millions

(Une baisse de 31% par rapport à la première saison)

Dépenses (273millions environs)

Subventions directes aux clubs de Ligue1

14 clubs x 8 millions = 112 millions fcfa (- 10 millions pour 2 clubs)

Les Dragons ayant porté des maillots non-officiels a reçu une pénalité et s’est donc refusé de toucher les subventions.

Tonnerres Fc ayant eu des sanctions la saison écoulée suite aux échauffourées sur le stade de Bohicon face à Soleil a refusé de toucher les subventions. Ceci par peur de se voir déflaquer les amendes.

Subventions directes aux clubs de Ligue2

12 clubs x 5 millions = 60 millions fcfa

Ortb = 12.millions500mille

2 jeux de maillots par clubs de Ligue2

12millions140mille

Frais d’organisation des matches

5millions100 mille x 17 journées = 86 millions700mille

Dette : 52 millions

Quelques indications

Ce point n’intègre pas la pose des grilles de sécurité sur les stades de René Pleven à Cotonou, Goho à Abomey, Stade municipal de Djougou et stade de Parakou.

Les rémunérations : le directeur administratif selon nos sources reçoit des indemnités pour les déplacements et la communication (environ 500 mille francs cfa par mois). Trois autres membres du conseil de gestion reçoivent chacun la moitié de ce montant. Is sont employés à plein temps.

Le fonctionnement mensuel de la Ligue étant de 4 millions f.cfa, autant dire que l’activité est menée à perte pour le moment…

Peut-on financer le football professionnel avec des subventions ?

Mécène, sponsoring (merchandising), subventions de l’Etat, des instances faîtières et transferts de joueurs. Voilà les sources principales de financement des nouvelles entreprises qui se créent peu à peu dans les pays en voie de développement. La jeunesse fait 65% et on aurait tort de croire que le football ne peut pas être rentable. Sa popularité même est sa première source de rentabilité.

Mais dans un pays où l’argent public a tourné la tête à la majorité des acteurs du football, avoir un club devient une occasion de penser vivre au crochet des subventions destinées aux joueurs. Même les clubs soutenus par des hommes d’affaires apparemment aisés se laissent aller à ce mode de pensée. Les subventions sont en général inférieures à 20% des budgets dans le meilleur des cas.

L’Etat entre la bulle « Ecureuils » et le financement des emplois locaux

Le championnat était inexistant au début des années 2000 quand Mathieu Kérékou et son gouvernement ont compris que le football méritait une attention. Que s’est-il donc passé ? Les fonds destinés au sport sont allés directement vers l’entretien de la bulle « Ecureuils » naissante. Les trois glorieuses ont suivi : première participation à la Coupe des nations (2004), organisation et médaille de bronze de la Can juniors (2005) et coupe du monde juniors aux Pays-Bas (2005). Depuis, Kérékou a cédé le pouvoir à Yayi et l’Etat a poursuivi ses folles dépenses au nom de la diplomatie ! 10 milliards de francs Cfa (15 millions d’euros) en 5 ans. Même l’Etat français n’a pas mis autant dans les Bleus.

Pendant ce temps, 9 ans sont passés sans que l’Etat n’investisse le moindre franc dans l’animation interne du football. Les clubs et les joueurs sont donc devenus des instruments orientés vers la bulle « Ecureuils ». Les réseaux se sont développés pour assurer aux joueurs locaux la promotion en maillot jaune de la sélection, seul moyen de glaner quelques sous.

Aujourd’hui, la crise met à nues les pratiques peu orthodoxes. Les affaires éclatent et le football interne, entre-temps organisé en Ligue professionnelle devient une entité dont la voix porte.

L’Etat ne peut plus continuer à faire semblant d’ignorer les employés du foot local au profit des expatriés-ambassadeurs majoritairement surévalués du point de vue du talent.

Quand les clubs professionnels roulent à perte faute d’organisation…

On peut être homme politique sans avoir appris la politique dans une université. L’instinct guide et parfois peut perdre. Dans le football professionnel, la passion et l’argent dont disposent les présidents de clubs font des merveilles dans bien des cas, tout en montrant leurs limites dans d’autres. Les structures sont à mettre en place et l’organisation à améliorer.

Passage du statut d’association à celui de société

Des amis se mettent ensemble et décident de créer ou de gérer un club existant. Ils y mettent leurs économies, pour le plaisir. Ce schéma est vieux et dépassé dans le contexte actuel. Le passage au professionnalisme demandé et puis exigé par la Fifa en Afrique oblige les amoureux du football de voir les choses autrement. Les clubs dans leurs anciens schémas ont donc quelques années, 5 au plus pour devenir de vraies sociétés. Ceci obligerait les membres des bureaux directeurs à comprendre que les recrutements fantaisistes de joueurs sans talents et donc non rentables à terme sont des opérations ruineuses.

Même dans un petit pays aux ressources limitées comme le Bénin, les clubs peuvent être professionnels, car le tissu économique est suffisant. Il reste le cadre légal à améliorer, et les mentalités à réformer pour y arriver.

Mécènes, sponsors et la logique de rentabilité

Roman Abramovic est à Chelsea ce que feu Robert-Louis Dreyfus était à L’Olympique de Marseille : un mécène. Ce sont des mécènes certainement comblés la plupart du temps, car ces clubs remportent des titres et sont populaires. Au Bénin, Valère Glèlè, Mathurin De Chacus et bien d’autres prennent le risque de devenir président de clubs non rentables, car mal gérés et surtout non sponsorisés. Le mécène en arrivant dans le sport ne saurait être un bailleur éternel. Au fil des années et des dépenses, les millions engloutis font mal et parfois le mécène se découvre d’autres talents dans le football. On a connu le cas de Séfou Fagbohoun qui dans les années 1980 avait porté très haut les Dragons avant de s’éclipser, refusant toute ambition politique dans le football.

L’étape du mécénat doit être dépassée au bout d’un certain nombre d’années pour passer à un stade mixte mécénat-sponsoring. Et enfin au niveau professionnel pur et simple. En dehors des clubs Aspac et Mogas appartenant à de grandes sociétés d’Etat, et ayant donc un sponsor-titre fixe, Tonnerres Fc de Bohicon semblait sur la bonne voie. En termes de régularité au niveau des résultats, le club du Centre du pays, avait le vent en poupe. Mais le cap des infrastructures, des structures, du sponsoring et des transferts internationaux n’a pas vraiment été passé. C’est là où le football peut devenir une activité bien ruineuse.

La logique de rentabilité est liée au sponsoring et surtout au placement en Europe de joueurs de talents détectés en amont. Ceci implique un projet sportif qui au Bénin met du retard au niveau des différents clubs.

Structures unipersonnelles et absence de politique de recrutement

La plupart des clubs sont financés par un petit groupe de personnes qui tirent leurs fonds d’activités non liées au football. De fait, ces personnes deviennent les « demi-dieux » autour desquels gravitent des courtisans. Ces derniers souvent sans emplois décents ou à rémunération correcte, se donnent corps et âmes pour la gestion quotidienne des clubs. Malheureusement, ce schéma de gestion des clubs professionnels ne respecte pas les exigences de structures professionnelles tout court, encore moins de structures de clubs professionnels.

On constate trois niveaux différents dans la gestion des clubs au Bénin. Les bailleurs. Les administratifs et les courtisans. Et enfin les techniciens. Ces derniers sont souvent exposés au bon vouloir des seconds qui sont essentiels dans leur recrutement. C’est la source des conflits dans les systèmes où l’entraîneur n’est pas le patron des recrutements. Ce faisant, les politiques de recrutement ne sont pas définies, ce qui amène le club à perdre beaucoup de bons éléments d’une saison à l’autre. Illustrons cela par le cas des Dragons qui à la fin de la saison dernière ont dû perdre quelques 5 internationaux, sans compter les autres bons joueurs laissés sur le carreau. Le club a manqué évidemment de suivi au plan technique et les investissements deviennent des dépenses à perte. Le coach belge recruté a filé à l’anglaise en début de saison et emporté avec lui les espoirs de transferts des meilleurs du club.

C’est en cela qu’on se pose des questions sur les différentes formations initiées par la Fifa. Elles sont souvent à l’endroit des présidents de clubs souvent peu compétents au départ pour gérer des clubs. Les vrais gestionnaires des clubs étant souvent laissés sur le carreau dans le cadre de ces formations. Au bout du rouleau, les pratiques changent peu malgré les formations. Les rôles sont souvent peu définis.

Le football professionnel ne saurait se bâtir sur des subventions publiques ou associatives. Il est une entreprise qui se gère comme toutes les autres. En Afrique noire, c’est encore difficile de le penser et le réaliser. Le chemin est long. Bien long.

Quid des cellules de recrutement ?

Les coachs qui coupent les salaires des joueurs, les dirigeants qui recrutent les plus offrants. La base technique des recrutements dans nos clubs professionnels est faussée. Les cellules de recrutement n’existent pas vraiment, car les courtisans sont nombreux autour du club. Du coup, les transferts ou arrivées de joueurs peu fructueux sont légions.

Le système se retrouve pris à son propre piège. Les dirigeants se surprennent que leurs joueurs ne « voyagent pas en Europe » comme ça se dit souvent. Les raisons sont là. Têtues. La mauvaise gestion des recrutements et de la détection est incompatible avec le haut niveau européen.