« Adoula », technicien prisé ou symbole de la guerre des clans

Bruno Goudjo "Adoula" à droite, a franchi un cap. Oké (à g) peut sourire...

Ligue1 – Bénin / Nouveau directeur sportif de l’Us Kraké

Bruno Goudjo « Adoula » est au cœur d’un transfert qui fera date dans la jeune expérience du football professionnel. Le nouveau directeur sportif de l’Us Kraké, désormais ex-coach d’Avrankou omnisports a été présenté à la presse en début de semaine.

Aubay

Augustin Ahouanvoébla et son club Avrankou Omnisports ont perdu leur coach. Bruno Goudjo « Adoula » a fini dans la première partie du classement la saison écoulée. Sa progression a fait la fierté de son président et des émules chez des entraîneurs locaux. Apparemment pas que : Magloire Oké, président de l’Us Kraké lui a signé un contrat intéressant en début de semaine. 450.000 fcfa par mois (contre 250.000fcfa à Avrankou) et une prime de signature de 500.000Fcfa pour 18 mois de contrat. On connaît ses revenus, ce qui est rare au Bénin. Ceci peut s’expliquer aussi par le contexte. La guerre des clans à la fédération. L’équilibre entre les membres s’effrite et rejaillit sur leurs clubs à travers les transferts. Celui de l’entraîneur d’Avrankou vers Kraké, de par la mise en scène organisée pour la presse a des allures plus politiques que techniques. Bien évidemment, et heureusement pour l’Us Kraké, Moussa Latoundji reste le coach et dans la hiérarchie, au-dessus du tout nouveau directeur sportif. Ce transfert dont les chiffres sont affichés, laisse donc beaucoup d’observateurs sceptiques. Quand on connaît le profil du jeune coach Adoula, on sait qu’il aime bouger et faire des choses. Il a envie de bien faire et de progresser. Il ne cache pas non plus ses ambitions. Un rôle dans l’ombre est difficilement compatible avec son profil. Car le banc de touche, quand on y prend goût, on n’a pas envie de s’en éloigner. A Kraké, il aura certes un salaire intéressant, mais il sera loin de la scène. Après ce gros coup frappé par Magloire Oké sur le marché, il va falloir penser à ne pas en faire un éléphant blanc. On se souvient du cas Jacques Roux, notre confrère nommé manager général la saison dernière et qui reste désormais peu visible dans les faits…

Aubay

Auteur : Rolland

journaliste sportif...

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