Claude Codjo Yenke: « On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Publié le: 21/10/2010 12:59:27 UTC

Entretien exclusif avec Claude Codjo Yenke, coach des Requins

« On peut être champion si tout le monde adhère à cet état d’esprit »

Nous avons rencontré, le technicien togolais des Requins de l’Atlantique. Claude Codjo Yenke parle du club. De son arrivée, de son groupe, de l’organisation. Tout ceci en exclusivité !

Réalisé par Géraud Viwami

Présentez vous au public béninois ?

Je suis Claude Codjo Yenké, marié père de trois enfants. J’ai 49 ans (Né le 06 mars 1961). J’ai été, attaquant de formation, j’ai fait toute ma carrière de footballeur à Asco de Kara en première division togolaise. J’ai été trois fois champion du Togo (1984,1987 et 1996), deux fois vainqueur de la coupe nationale du Togo (1987 et 1995). J’ai eu 37 sélections en équipe nationale A au Togo de 1984 à 1998. J’ai été capitaine des Eperviers de 1994 à 1998.

Votre carrière d’entraineur ?

Je suis devenu entraineur sur un coup du sort, parce que j’ai écopé d’un carton rouge à Tunis en en ligue des Champions Africaine contre l’Espérance de Tunis. Au retour notre entraineur a été limogé. Alors il a fallu que je prenne les camarades  pendant les deux semaines pour préparer le match retour. Et ça a marché, la  preuve on a battu les Tunisiens à Lomé 3 buts à 1. Et les dirigeants ont décidé de ce que j’entame la carrière d’entraineur-joueur.  Deux ans plus tard j’ai raccroché complètement pour me consacrer à cette noble mission.

Votre Parcours ?

J’ai été d’abord entraineur adjoint à Asco de Kara  de 1998 à 2000. De 2001 à 2003 j’étais à l’As douane de Lomé. La première année en tant qu’adjoint,  et  la dernière année en tant que titulaire. A la fin de cette période je me suis rendu à Togo Télécom, j’ai été entraineur principal pendant une saison. Ensuite je suis retourné à Kara (nord du Togo). Avant d’atterrir aux Requins j’étais encadreur à l’académie de Liberty Professionnel à Lomé.

Le contact avec les Requins ?

J’ai reçu un coup de fil le 05 septembre, je suis arrivé à Cotonou le 07, juste pour prendre contact avec les dirigeants. A mon grand étonnement on m’apprend que le championnat commence le 13. J’étais obligé de me sacrifier et rester. Vu la grandeur de la tache qui m’attendais.

Vu la proximité du championnat pourquoi avoir  accepté l’offre ?

En acceptant je ne savais pas que le championnat démarrait dans une semaine. Je pensais avoir un ou deux mois. C’est sur le terrain qu’on m’apprend que ça démarrait le 13 septembre. Je n’avais plus le choix.  Soit je reste soit je pars. Et comme j’aime relever les défis je suis resté.

Avant votre arrivée, connaissez-vous le club ?

Avant d’arriver je connaissais le club de nom.

Votre Contrat ?

J’ai signé officiellement un contrat d’un an renouvelable.

L’objectif fixé ?

Etre champion  et on peut y arriver si tout le monde adhère  à l’état d’esprit d’être champion. On ne peut être champion en restant les bras croisés.

Le contact avec le groupe ?

Franchement quand j’étais arrivé il n’y avait pas de groupe. Il y avait une quarantaine de joueurs. Il fallait tamiser et sortir une équipe avant  la fermeture du mercato. Avec mes adjoints on a du s’atteler à cette tache qui n’a pas été facile. C’est vrai que si on avait eu plus de temps on aurait  pu faire de meilleurs choix. Maintenant c’est fait, on fait avec ce que nous avons. Et si on doit refaire des choix, ce ne serait qu’au mercato de janvier 2011.

Avez-vous la pression ?

J’ai pas de pression, les supporters sont là pour critiquer quand ça ne vas pas et pour vous aduler quand ça marche. Je m’y connais ;  c’est leur droit. A moi de faire le travail pour qu’on soit en harmonie. Au niveau des dirigeants personne ne me gène dans mon travail.

Vous gagnez votre premier match de la saison Pobè et perdez ensuite  à domicile contre l’As Tonnerres, quel était votre sentiment ?

Je me suis senti très mal à l’aise, si on veut gagner le championnat, la règle c’est gagner tous les matches chez soi, faire au moins un nul ou gagner à l’extérieur. Ça m’a fait bizarre de gagner à l’extérieur et perdre trois buts à un à domicile.

Le derby Requins –Dragons ?

Les dirigeants m’ont contacté et les joueurs l’ont dit, que ce match était  un classico. Ils m’ont aussi dit  que ces dernières  années  le club avait souvent pris l’avantage à Kouhounou. On ne devait donc pas déroger à la règle. Surtout que lors du match précédent on avait  pris une raclée  contre Tonnerres .Il fallait remettre les garçons en confiance, et du même coup, faire un cadeau aux supporters. Et c’est ce qu’on a fait.

L’abondance de joueur étrangers ?

Je ne dirai pas que j’ai beaucoup de joueurs étrangers, j’ai quatre Togolais, un Ghanéen et des Nigérians. Et c’est des joueurs que j’ai retrouvés au Bénin.  Je n’ai pas fait venir de joueur  de l’extérieur.

Mais,  j’ai un principe.  Quand dans mon équipe un joueur autochtone et un joueur étranger ont le même niveau, je privilégie l’autochtone. Pour que j’accepte un étranger,  il doit être supérieur à l’autochtone.

Dernier mot ?

Je demande un peu de patience aux supporters des Requins. Le championnat est long et on n’a même pas fait la moitié de la phase aller. Et je souhaite vivement atteindre mon objectif, celui d’être champion à la fin de cette saison 2010-2011.

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