Bénin – Ligue 1: Un championnat « pro », des stades amateurs

Publié le: 13/10/2010 19:17:50 UTC

le stade Paulin Tomanaga de Bohicon

La qualité d’un championnat ne dépend pas uniquement du niveau des   joueurs  y évoluant. Elle dépend aussi des infrastructures. Pourtant Certains des stades homologués pour la ligue 1 et la ligue 2 ne remplissent toutes les conditions requises.

Géraud Viwami

Le minimum  pour avoir un bon stade  pour la pratique du football. C’est une bonne aire de jeu, des gradins et des mesures sécuritaires élémentaires.

Force est de constater que sur les terrains de la ligue 1 et de ligue 2 ces conditions élémentaires sont inexistantes.

Une sécurité  approximative

Assurer les sécurités dans nos stades n’est pas une tâche facile. Mais la ligue et les clubs lésinent sur les moyens à déployer pour assurer la sécurité dans nos enceintes.

D’habitude on note simplement la présence d’une dizaine de policiers qui protège uniquement les arbitres. Aucune mesure à l’endroit, des joueurs, des autres officiels et des journalistes. Ils sont donc exposés aux agressions de personnes indélicates à l’issue de certains de matches tendus.

On a vu ce genre de situation la saison écoulée à l’issue du match, Tonnerres –Soleil à Bohicon lors de la 23e journée.

Il faut également noter que les entrées sur  certains stades ne sont surveillés ni par des stewards ni par des agents de sécurité. C’est souvent des personnes civiles qui n’ont pas la compétence requise pour ce genre de service qui s’y prêtent.

Outre le déploiement des agents de sécurités. La ligue doit également exigée, la présence de grille de sécurité aux alentours de tous les stades. Au stade René Pleven par exemple la grille est déjà chantier. A Kraké ,à Djèffa et à Porto-Novo on retrouve des grilles impeccables. Mais sur les stades situés au nord et au centre du  pays. Ces grilles soient, elles n’existent pas  ou elles sont en mauvais état.

La ligue doit pourvoir prendre les mesures qui s‘imposent pour une meilleure sécurité sur nos stades. Pour le bien être de tous.

Des terrains impraticables !

Pour produire du beau football quelque soit leur  talent.  Les joueurs ont besoin des aires de jeu praticable. Au minimum bien gazonné et posé. Outre les clubs de Cotonou qui reçoivent au stade René Pleven d’Akpakpa et au stade de l’amitié de Kouhounou. En plus des clubs de l’Est qui reçoivent sur le terrain d’Avrankou, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. L’Uss Kraké  ou du Cifas sont les seuls clubs disposant de pelouse acceptable.

Tous les autres clubs de la ligue 1 et de la ligue 2 reçoivent  sur des terrains impraticables. A savoir les stades de Parakou, d’Abomey, de Bohicon, de Pobè, et de Djougou. Ce sont des aires de jeu, non gazonnés presque  des champs de patates, indigne d’un championnat qu’on dit pro.

Ces aires de jeu ne permettent pas aux joueurs d’évoluer correctement. Et ces derniers s’en plaignent mais leurs cris tombent dans des oreilles de sourds. Or ce sont des paramètres  qui peuvent influer sur les résultats.

Pour preuve, Dynamo d’Abomey a réussi à se maintenir la saison écoulée. Grace, au sans-faute enregistré, en accueillant, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo  pendant que le stade de Goho était suspendu.

On sait tous qu’il n’est pas du devoir de la ligue de construire ou d’aménager les infrastructures. Cette responsabilité revient aux autorités locales et aux clubs.  A eux donc de réagir pour améliorer l’image de notre championnat.

Author: Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV


Auteur : Geraud V.

Rédacteur en chef ! Passionné de foot un peu trop attaché aux Écureuils du Benin. @GerovinhoV

4 réflexions sur « Bénin – Ligue 1: Un championnat « pro », des stades amateurs »

  1. Mais c’est ptetr aussi du devoir de la ligue d’accepter des clubs en ligue1 que si disposant d’un terrain de foot respectant un certain nombre conditions, et probablement disposant d’un certain budget au minimum. C vrai que nous sommes à nos débuts en pro, mais vu le retard qu’on a déjà, il serait suicidaire de juste se frotter les mains, contents d’avoir un championnat pro!

  2. Nos clubs n’ont pas les moyens de se construire un stade. Mais pour les responsabiliser, ils peuvent participer a un investissement conjoint avec le prive et le gouvernement pour financer une bon air de jeu.
    25% club host
    50% ligue ( ou federation)
    25% prive

    chacun en aura pour son compte.

  3. moi je suis un fervant partisan de yayi boni mais cependant si j’ai une grande critique à porter à son endroit c’est dans ce domaine INFRASTRUCTURES SPORTIFS …avec lui et surtout avec sa determination je m’attendais plus.. réhabilitation d’un seul stAde au vue de ce qu’il y à faire c’est vraiment trop peu …et puis ce qui énerve ….construire un stade c’est pas aussi chèr …le proget de abomey calavi 25000 places on parle de 30 milliards ,,ce qui revient à dire que avec de petits progets de moindre envergure on peut y arriver avec peu 8 ,10 ,15 milliards des stades pouvant accueillir entre 10000 et 15000 places qui sont largement suffisant pour des villes comme bohicon abomey pobè djougou ,et autres departements,,,,, vraiment c’est regrettable je dirai ….meme si je reconnais que la priorité vu notre retard dans tous les domaines .,,,c’est plutot la santé l’education ,les infrastructures routières mais j’ai foi en l’avenir …….

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